chapitre 78 : Le Fléau de Mongolie

Les steppes mongoles s'étendaient à perte de vue, vastes et silencieuses, sous un ciel voilé de nuages menaçants. L'air était frais, mais portait une étrange lourdeur, comme si le monde lui-même retenait son souffle. Les montagnes en arrière-plan semblaient veiller, immobiles, sur cette terre solitaire. Dracula, Ciri, et Geralt venaient de sortir du portail dimensionnel, leur voyage entre les mondes les ayant conduits ici, dans cette étendue déserte et énigmatique.

Ciri scrutait l'horizon avec une légère méfiance. Ses yeux émeraudes, capables de discerner des choses invisibles aux autres, ne détectaient pourtant aucune menace immédiate. Malgré cela, quelque chose dans l'air l'inquiétait.

Ciri : « Il semble que notre voyage ensemble s'arrête ici, Gabriel. »

Geralt, quant à lui, demeurait calme, sa main effleurant instinctivement la garde de son épée en acier. Même dans ce monde, ses réflexes de chasseur de monstres ne l'abandonnaient jamais.

Geralt de Riv : « Tu as ta propre bataille à mener ici. Fais attention à toi. Les monstres ne manquent pas, même dans ton monde. »

Dracula, toujours aussi imposant, regardait ses compagnons avec un mélange de gratitude et de respect. Il savait que leurs chemins allaient se séparer, mais il portait en lui l'assurance que leurs liens ne disparaîtraient pas avec la distance.

Dracula : « Vous m'avez beaucoup aidé. Nos chemins se croiseront peut-être de nouveau. Mais jusqu'à ce jour... »

Il marqua une pause, les fixant avec intensité.

Dracula : « Que vos routes soient sûres. »

Ciri hocha la tête, un léger sourire aux lèvres. Elle n'était pas une femme sentimentale, mais elle avait appris à apprécier la présence de ce seigneur des ténèbres, devenu pour elle plus qu'un simple allié temporaire. Geralt, fidèle à lui-même, ne fit qu'un simple signe de la tête, sans mots inutiles.

Ciri leva son bras, et un portail scintillant se matérialisa devant eux, illuminant brièvement les steppes ternes. Sans un mot de plus, ils franchirent l'ouverture magique, leurs silhouettes se fondant dans la lumière avant de disparaître complètement. Le silence retomba, et Dracula se retrouva seul.

Il observa l'endroit un instant, méditant sur le périple qui l'avait amené ici. Les steppes, désertes et infinies, semblaient absorber son regard. Mais bientôt, une sensation désagréable vint troubler ce calme. Une présence malveillante se fit ressentir, comme un souffle froid à l'arrière de son esprit. Randall Flagg.

Dracula serra les poings. Il savait que Flagg n'avait pas abandonné ses plans de destruction. Ce sorcier, manipulateur des mondes, n'avait jamais été du genre à se contenter d'échecs. Quelque chose se préparait, et Dracula en sentait les échos vibrer dans l'air même qu'il respirait.

Sans perdre de temps, il se mit en marche vers l'est, là où il percevait une énergie plus sombre. Ses pas, légers mais déterminés, le menèrent vers un village reculé. Le terrain devenait plus rocailleux, les montagnes se rapprochant à l'horizon, semblant enfermer cette petite communauté dans un écrin de silence oppressant.

Dracula le savait. Une ombre se profilait à l'horizon, et un danger que seul lui pouvait affronter approchait.

En voyant, un village, Dracula repris son apparence de Gabriel.

Le village, niché entre des montagnes arides et des plaines poussiéreuses, semblait figé dans une terreur oppressante. À mesure que Gabriel s'en approchait, il ressentait une lourdeur palpable dans l'air, une peur profondément ancrée dans les cœurs de ses habitants. Les visages qu'il apercevait aux fenêtres étaient pâles, les yeux grands ouverts et cernés, scrutant les alentours comme si une menace invisible les guettait. Même les animaux, habituellement si bruyants dans ces régions, semblaient étrangement silencieux.

Gabriel traversa la petite place centrale du village, et bientôt, des habitants sortirent lentement de leurs maisons, leurs regards désespérés se fixant sur cet étranger.

Finalement, un homme plus vieux, dont les mains tremblaient visiblement, s'avança timidement. Ses vêtements étaient en lambeaux, mais ce qui attirait le plus l'attention de Gabriel, c'était l'expression de désespoir gravée sur son visage.

Villageois : « Vous... Vous n'êtes pas d'ici. Vous devriez fuir. Un monstre... un être infernal est apparu il y a quelques jours. Il nous a dit... qu'il détruira notre village dans sept lunes. Nous... nous sommes perdus. »

Ses paroles étaient entrecoupées de sanglots. Le désespoir, ce sentiment que Gabriel connaissait si bien, était ici exploité par une force sombre et malveillante. Il comprenait immédiatement que l'ennemi dont il était question n'était pas une simple créature sauvage ou un démon ordinaire.

Un autre villageois, plus jeune, se rapprocha, visiblement en état de panique.

Jeune Villageois : « Vous ne comprenez pas ! Il était là, au sommet de la montagne, il a ri en nous regardant... Il a dit qu'il savourerait notre terreur, que nos pleurs le nourrissaient. Nous avons essayé de partir, mais... il nous a empêchés. Il contrôle tout ici ! Vous ne pouvez plus fuir, étranger.»

Le regard de Gabriel se tourna vers les montagnes. Et là, loin mais parfaitement visible, une silhouette colossale se détachait sur l'horizon. Perché au sommet d'une falaise escarpée, l'ogre massif dominait le paysage. Le Gandalfhon.

La créature était encore plus imposante que Dracula ne l'avait imaginé. Une masse musculaire grotesque et disproportionnée, recouverte de piquants métalliques scintillant sous la lumière du soleil couchant. Son corps massif était surmonté de longs bras puissants terminés par des griffes acérées comme des lames, prêtes à trancher tout ce qui oserait s'opposer à lui. Son visage, ou plutôt l'absence de visage, ajoutait à son apparence cauchemardesque. Là où auraient dû se trouver des yeux, il n'y avait qu'un vide noir, insondable. Mais Gabriel savait que cela ne rendait pas le monstre aveugle. Sa perception extrasensorielle lui permettait de sentir et de manipuler la peur de ses victimes.

Le Gandalfhon leva alors l'une de ses gigantesques griffes, pointant en direction du village. Sa voix, grave et pleine de moquerie, résonna comme un coup de tonnerre, secouant les âmes des villageois.

Gandalfhon : « Pauvres petits mortels... Vous avez encore six lunes avant que je ne réduise ce lieu en cendres. Je peux déjà sentir votre désespoir... il est si délicieux. Continuez donc à pleurer et à vous cacher, cela me divertira jusqu'au jour de votre fin. »

Un ricanement sinistre s'éleva de la créature. Elle semblait se repaître de la terreur qu'elle inspirait, savourant chaque goutte de désespoir qui émanait des villageois.

Gabriel, impassible, ne quittait pas la créature des yeux. Son analyse était rapide, claire. Le Gandalfhon n'était pas qu'une brute. Il jouait avec les émotions, se nourrissait de la peur. Un prédateur des âmes autant que des corps. Gabriel savait que ces créatures étaient rares et d'une violence inouïe. Pourtant, cela ne suffisait pas à l'intimider.

Le vieil homme, toujours à ses pieds, s'effondra en pleurant.

Dracula baissa les yeux sur cet homme désespéré, sentant dans ses larmes la douleur d'un peuple déjà condamné dans leur esprit. Ils n'avaient plus rien à quoi se raccrocher, et ce désespoir nourrissait le monstre au sommet de la falaise.

Gabriel : « Relevez-vous. »

Sa voix était froide, mais pas sans une pointe de compréhension. Il posa une main sur l'épaule du vieil homme, l'aidant à se redresser. Gabriel s'avança alors, observant la créature qui continuait de savourer l'atmosphère d'épouvante. Il y avait quelque chose de profondément répugnant dans la manière dont ce monstre manipulait ses victimes.

Gabriel : « Cette créature ne tiendra pas sa promesse de vous anéantir dans sept lunes. Je suis un chasseur de monstre.»

Il se tourna vers les villageois, son regard brûlant d'une détermination inébranlable.

Gabriel : « Je vais l'affronter dès aujourd'hui. »

Un murmure se répandit parmi les villageois. Certains osaient à peine y croire. Gabriel ne perdit pas de temps en paroles. Il savait que chaque instant de répit donnait au Gandalfhon davantage de pouvoir.

Tandis qu'il s'éloignait du village pour monter vers la créature, il savait qu'un combat acharné l'attendait. Le Gandalfhon, bien que doté d'une force colossale, n'était pas invincible. Mais sa capacité à manipuler la peur et à déchaîner des éclairs allaient rendre la bataille plus complexe que n'importe quelle confrontation physique.

Le Gandalfhon tourna lentement sa tête massive vers Dracula, sentant sa présence approcher. Sa respiration, déjà lourde et rauque, s'accéléra légèrement, comme si l'apparition d'un nouveau jouet excitait sa nature perverse. Mais en voyant l'apparence humaine de Dracula, il ne put s'empêcher de ricaner, un son rauque et profond qui résonna dans toute la vallée. Ses longs bras musclés, ornés de griffes et de lames acérées, se tendirent paresseusement, comme un félin s'étirant avant de s'amuser avec sa proie.

Gandalfhon : « Alors c'est toi, le sauveur ? Cet humain si pitoyable croit pouvoir se mesurer à moi ? Pauvres mortels, ils s'accrochent à des illusions de bravoure... »

Dracula marchait d'un pas régulier et calculé, chaque mouvement mesuré, chaque geste empreint de calme et de contrôle. Ses yeux perçaient l'obscurité autour du Gandalfhon, analysant les faiblesses potentielles du monstre. Son visage était impassible, détaché de l'arrogance de son adversaire. Il savait que le Gandalfhon attendait une réaction de peur, un frisson de terreur qui viendrait alimenter son amusement cruel, mais il n'y aurait rien de tel aujourd'hui.

Le colosse observait Dracula, ses bras se croisant sur sa poitrine en signe de condescendance. Il était habitué à ce que les humains tombent à genoux, suppliant pour leur vie avant même de tenter la moindre résistance. Mais ce nouvel arrivant était différent. Aucun signe de peur, aucune hésitation. Cela piqua l'intérêt de la créature, bien que, pour l'instant, il ne voyait en Dracula qu'une curiosité éphémère.

Gandalfhon : « Oh, regarde-toi. Si fier. Si... stoïque. Les humains sont si fragiles, pourtant tu te tiens devant moi comme si tu avais une chance. Je pourrais te réduire en cendres en un seul mouvement. »

La créature éclata d'un rire sinistre, faisant trembler le sol autour de lui. Ses piquants métalliques scintillèrent sous les éclairs qui crépitaient déjà dans l'air, se concentrant autour de son gigantesque marteau, Angurolax. Le monstre tendit un bras, pointant son arme vers Dracula, alors qu'un grondement électrique commençait à s'intensifier.

Gandalfhon : « Vois la foudre, petit homme. Elle n'a pas de maître, mais moi, je la commande. Elle peut anéantir des villes entières, réduire des armées à néant... Tu n'es qu'un insecte sous mes pieds ! »

Un éclair jaillit soudainement du ciel, frappant Angurolax avec une force dévastatrice. L'énergie électrique se diffusa dans tout le corps du Gandalfhon, illuminant ses piquants et créant un champ d'électricité qui se déployait autour de lui. Le sol se fissura sous l'impact, et des pierres furent projetées dans les airs, comme si la nature elle-même se soumettait à la volonté du monstre.

Avec un ricanement malsain, il fit tournoyer sa massue dans les airs, la chargeant d'une énergie redoutable, puis la fit frapper violemment le sol. Des arcs d'éclairs jaillirent dans toutes les directions, frappant la terre autour de Dracula. Les rochers explosèrent, et les éclairs s'écrasèrent violemment contre le sol, créant des ondes de choc qui secouèrent toute la vallée. Les villageois, observant de loin, crièrent de terreur en voyant l'immense pouvoir du Gandalfhon, leurs craintes alimentant davantage la satisfaction cruelle du monstre.

Dracula resta pourtant immobile, observant calmement le spectacle de destruction. Il ne bougeait pas, même lorsque les éclairs frôlaient son corps, évitant habilement chaque décharge avec une précision millimétrée. Le Gandalfhon, frustré par ce manque de réaction, fit un pas en avant, ses lourds pieds s'enfonçant dans la terre comme des marteaux.

Gandalfhon : « Pourquoi ne fuis-tu pas, petit homme ? Pourquoi ne cries-tu pas de terreur comme les autres ? Tu penses pouvoir me défier ? »

La voix du monstre était un mélange de colère et de moquerie. Il n'aimait pas cette indifférence froide que Dracula affichait, comme si sa toute-puissance n'avait aucun effet sur lui. C'était là son jeu favori, faire naître la peur chez ses victimes avant de les anéantir. Mais cet homme... ce Dracula... semblait étrangement imperméable à ses tentatives d'intimidation.

Dracula leva les yeux vers le colosse sans la moindre émotion. Il n'avait pas besoin de répondre immédiatement aux provocations du monstre. Chaque mouvement du Gandalfhon révélait un peu plus de ses faiblesses, chaque ricanement un peu plus de son arrogance aveugle.

Dracula (calme) : « Tu parles trop. »

Ce furent les seuls mots que Dracula prononça. Il n'y avait pas de menace dans sa voix, seulement une constatation froide, une observation indifférente. Le Gandalfhon, un instant déstabilisé par la sérénité de son adversaire, fit un pas de plus, écrasant le sol sous son poids, le ton changeant.

Gandalfhon : « Tu veux te battre, alors ? Parfait ! J'adore les défis. Mais sache ceci, humain. Ta mort est inévitable. Tes os ne seront que cendre et poussière sous ma massue. Mais je te promets une chose : je te laisserai le temps de contempler ta propre destruction. »

Le Gandalfhon rugit, sa massue Angurolax brillant d'une intensité électrisante. L'énergie contenue dans l'arme pouvait raser une ville entière, mais Dracula ne montrait toujours aucune peur.

Dracula savait que ce serait un combat difficile. Le Gandalfhon possédait une force brute immense et une puissance élémentaire redoutable. Mais Dracula n'était pas un simple mortel, ni même un guerrier ordinaire. Ce combat serait une danse mortelle, où chaque coup porté aurait son importance.

Le Gandalfhon leva alors sa massue, prêt à déchaîner sa foudre, impatient de voir ce qu'allait faire cet adversaire qui semblait insensible à sa terreur. Mais le regard inébranlable de Dracula commença à troubler même cette créature cruelle.

Le Gandalfhon fit tournoyer sa massue Angurolax avec une violence dévastatrice, créant un tourbillon d'électricité autour de lui. Chaque coup qu'il portait semblait faire trembler la terre elle-même. Les éclairs s'abattaient autour de Gabriel, frappant les rochers et créant des cratères dans le sol, mais aucun ne parvint à l'atteindre. Grâce à sa Mist Form, Dracula se fondait dans l'air, évitant avec une facilité surnaturelle chaque coup porté par le monstre.

Le Gandalfhon rugit, frustré par l'esquive habile de Gabriel. Sa massue descendit avec une force colossale, mais à chaque fois, Dracula se dématérialisait en brume, réapparaissant ailleurs, agile et insaisissable. Le colosse frappait le sol à répétition, ses coups projetant des ondes de choc massives, mais sans succès.

Puis, d'un coup, Dracula réapparut, cette fois dans sa forme de vampire, son visage pâle et ses yeux rouges scintillant d'une lueur meurtrière. Sa longue veste noire flottait derrière lui, ses crocs brillants à la lumière des éclairs. Le Gandalfhon, d'abord déconcerté par la transformation, recula d'un pas. Ses dents métalliques grincèrent alors qu'il observait cette nouvelle forme avec une curiosité dégoûtée.

Gandalfhon : "Un... vampire ? Hah ! Tu n'es qu'un parasite des ténèbres ! Tu n'es rien face à ma puissance, créature de la nuit !"

Ses provocations n'avaient aucun effet sur Dracula, qui, d'un bond rapide, se précipita vers la créature, Void Sword en main. L'épée crépitait d'une énergie sombre, et lorsqu'elle frappa la chair du Gandalfhon, un hurlement retentit dans toute la vallée. La lame de Dracula trancha profondément dans le corps massif du monstre, coupant à travers ses muscles blindés et ses piquants acérés.

Cependant, à la grande surprise de Dracula, la chair du Gandalfhon se régénéra presque instantanément. Les plaies béantes se refermèrent, et les lames métalliques du monstre brillèrent à nouveau sous les éclairs. Le Gandalfhon se redressa, riant de façon sinistre.

Gandalfhon : "Tu ne peux pas me vaincre, vampire ! Je suis invincible !"

Un sourire froid apparut sur les lèvres de Dracula. Il savait que la créature possédait une grande force régénératrice, mais cela ne l'intimidait pas. Il se contenta de se repositionner, analysant chaque mouvement du monstre pour comprendre la nature de sa régénération.

Le Gandalfhon, agacé par l'indifférence de Dracula, leva à nouveau Angurolax. Cette fois, il concentra toute son énergie dans la massue, créant un tourbillon d'éclairs qui crépitaient autour de l'arme. Il abattit Angurolax avec une telle force que le ciel sembla se déchirer en deux. Un éclair jaillit de la massue et rebondit sur Dracula, frappant le sol tout autour de lui. L'électricité se propagea dans les rochers, créant des explosions qui pulvérisèrent les environs.

Dracula se retrouva momentanément désorienté par la puissance de l'attaque. L'éclair qui l'avait frappé s'était diffusé à travers ses veines, mais sa nature immortelle et sa maîtrise des ténèbres le rendirent rapidement insensible à la douleur qui aurait tué un mortel. Pourtant, le Gandalfhon souriait, croyant qu'il avait enfin blessé son adversaire.

Gandalfhon : "Tu vois, vampire ? Même toi ne peux résister à la puissance de la foudre ! Rends-toi, et je t'épargnerai une mort lente et douloureuse."

Mais au lieu de céder, Dracula se releva avec une grâce tranquille. Son corps crépitait encore des résidus d'électricité, mais il restait indéfectible. Sa silhouette noire était presque spectrale au milieu des ruines fumantes.

Dracula (calme) : "Ta puissance n'est rien face à la maîtrise des ténèbres."

Puis, avec une rapidité surnaturelle, Dracula se jeta de nouveau dans la bataille. Il plongea dans la brume, se matérialisant juste sous le Gandalfhon, frappant ses jambes massives avec sa Void Sword, cherchant à déséquilibrer la créature. Le Gandalfhon tituba, mais se redressa immédiatement, ses blessures se régénérant comme si elles n'avaient jamais existé.

Dracula, cependant, comprenait que quelque chose dans la créature l'empêchait d'exploiter ses faiblesses habituelles. La régénération du Gandalfhon était trop rapide pour être vaincue par la force brute. Il devait trouver un autre moyen de neutraliser la bête.

Le Gandalfhon, exaspéré par l'insistance de Dracula, frappa le sol avec Angurolax une nouvelle fois. Un autre éclair jaillit de la massue et se propagea, cette fois en frappant les rochers proches de Dracula. Les éclairs bondissaient comme des serpents, frappant les objets métalliques ou conducteurs autour d'eux. La force de la foudre était telle que même les roches autour d'eux se fissuraient sous la pression.

Dracula esquiva une autre série d'attaques en se transformant en brume, se faufilant dans les ténèbres créées par les débris et la poussière. Il réapparut de nouveau, frappant cette fois les bras du Gandalfhon, visant spécifiquement les articulations. Mais le géant se régénéra encore et encore, semblant presque se moquer des efforts de Dracula.

Gandalfhon : "Continue donc, petit vampire. Ta lame ne peut me détruire ! Mon corps est une forteresse de désespoir, et chaque coup que tu portes ne fait que renforcer mon pouvoir !"

Dracula ne répondit pas, mais son esprit fonctionnait à toute allure. Il observait chaque mouvement du Gandalfhon, chaque régénération, cherchant un point faible, une ouverture. La créature semblait presque invincible, mais Dracula savait qu'aucun être n'était véritablement immortel, pas même un Gandalfhon.

Tandis que les éclairs continuaient de danser autour de lui, Dracula comprit qu'il devait chercher une faiblesse dans la nature même de l'énergie de la créature. Angurolax, l'arme du Gandalfhon, semblait concentrer et libérer l'énergie des éclairs, mais il y avait peut-être un moyen de retourner cette puissance contre lui-même.

Il était temps d'utiliser la stratégie plutôt que la force brute. Le véritable combat commençait à peine.

Dracula observa attentivement le Gandalfhon, chaque mouvement de la créature révélant un peu plus de sa faiblesse. La foudre qui circulait dans son corps, bien que destructrice, semblait aussi en être la source de sa régénération. Mais Dracula savait qu'aucune régénération ne pouvait résister à une véritable puissance sacrée, et les flammes purificatrices des Chaos Claws seraient l'arme clé pour percer cette défense presque invincible.

Il se propulsa dans les airs, déployant ses grandes ailes démoniaques dans un battement rapide. Le ciel grondait, les éclairs du Gandalfhon frappant autour de lui comme s'ils tentaient de l'abattre en plein vol. Mais Dracula, tel un rapace des ténèbres, évitait chaque attaque avec une précision surnaturelle. Il savait que la clé de la victoire résidait dans un coup précis, infligé au bon moment.

La créature, frustrée par l'évitement constant de Dracula, frappa le sol avec sa massue Angurolax, libérant une nouvelle vague d'éclairs qui rebondirent de roche en roche, essayant de piéger Dracula dans un champ d'énergie destructrice. Mais encore une fois, Dracula s'éclipsa dans une forme brumeuse, réapparaissant juste au-dessus de la créature, son regard fixé sur la main gauche du monstre, celle qui tenait Angurolax.

C'était là la clé. La massue Angurolax amplifiait les pouvoirs du Gandalfhon, l'alimentant et lui permettant de canaliser son énergie destructrice. Sans cette arme, ses éclairs seraient bien moins redoutables.

Dracula serra ses Chaos Claws, et dans une explosion de flammes, se précipita vers la main du Gandalfhon. Le monstre, ressentant le danger, leva Angurolax pour se défendre, mais il était déjà trop tard. Dracula, rapide comme l'éclair, abattit ses griffes enflammées sur la main du Gandalfhon, tranchant d'un seul coup net. Un cri terrifiant résonna dans la vallée alors que la main du colosse, toujours serrée autour de la massue, tomba lourdement au sol, accompagnée par des étincelles crépitantes.

La créature, titubant sous la douleur, poussa un rugissement bestial, mais Dracula ne lui laissa aucun répit. Les Chaos Claws étaient enflammées, et il les utilisa pour embraser la plaie béante où la main avait été coupée. Le Gandalfhon, incapable de se régénérer aussi rapidement sous l'effet des flammes, se tordit de douleur. Des éclairs jaillissaient de son corps, mais cette fois, ils semblaient moins contrôlés, presque chaotiques.

Gandalfhon (enragé) : "Misérable vampire... tu n'es qu'une vermine ! Je vais te réduire en cendres !"

Rassemblant toute l'énergie qui lui restait, le Gandalfhon tenta une dernière attaque désespérée. Son corps entier se chargea d'électricité, des arcs électriques dansant sur sa peau hérissée de lames. Le ciel au-dessus de lui devint noir, des éclairs déchirant les nuages en un spectacle apocalyptique. La créature leva son unique main valide vers Dracula, concentrant tout son pouvoir dans un rayon électrique titanesque qui jaillit de son corps avec une violence inouïe.

Mais Dracula, dans une manœuvre calculée, évita l'attaque. Il vola à une vitesse incroyable, se déplaçant en un arc de cercle autour du monstre, anticipant chaque mouvement. Le rayon d'énergie frappa les rochers environnants, les réduisant en poussière, mais Dracula resta insaisissable, tel une ombre noire dans la tempête.

Alors que le Gandalfhon perdait le contrôle de son propre pouvoir, Dracula réunit ses dernières forces et combina ses pouvoirs sacrés à ses flammes chaotiques. Ses yeux brillèrent d'une lumière divine, une rare étincelle d'énergie sacrée fusionnant avec son essence vampirique. Il savait qu'une telle combinaison de pouvoirs serait dévastatrice, mais nécessaire pour détruire un être aussi corrompu que le Gandalfhon.

Dracula (calme, mais déterminé) : "Ta destruction est proche."

Dans un ultime assaut, Dracula plongea à une vitesse fulgurante vers la créature, ses Chaos Claws et la lumière sacrée formant un tourbillon incandescent autour de lui. Il frappa le cœur du Gandalfhon avec une puissance décuplée. La créature hurla alors que la lumière sacrée consumait son corps de l'intérieur, ses chairs se décomposant sous l'effet combiné du feu et de l'énergie divine. L'explosion de lumière et de flammes qui suivit fit trembler la terre.

Le Gandalfhon tenta de résister, mais son corps ne supportait plus l'assaut des deux forces opposées. Son cri de rage se transforma en un hurlement de terreur alors que ses lames s'effondraient et que ses muscles fondaient sous l'effet des flammes. Sa main restante se désintégra, laissant tomber Angurolax au sol avec un bruit sourd. Le pouvoir de la foudre qu'il maîtrisait si bien se retourna contre lui, et en quelques instants, la créature qui s'était tant nourrie du désespoir des autres se retrouva elle-même engloutie par le désespoir de sa propre mort.

Dracula se tenait à présent debout au-dessus de l'immense carcasse en décomposition. Les flammes sacrées dévoraient ce qui restait du Gandalfhon, réduisant cette créature autrefois invincible à des cendres. L'éclat de l'énergie divine disparut doucement, laissant la vallée plongée dans un calme étrange, presque apaisant.

Dracula se redressa, son visage serein malgré l'intensité du combat qu'il venait de livrer. Il savait que la menace avait été éliminée, et que le village était désormais en sécurité.

Le silence régna un instant, alors que les cendres du Gandalfhon se dispersaient dans le vent. Dracula contempla les ruines, sentant l'air purifié après la destruction du monstre. Ses yeux se tournèrent ensuite vers le village, où les habitants, qui avaient observé à distance avec une terreur muette, se mettaient à avancer timidement vers lui, incrédules.

Dracula, toujours calme et sans mot, leur adressa un dernier regard avant de disparaître dans les ombres, laissant derrière lui un peuple sauvé, mais ignorant la véritable nature de leur mystérieux bienfaiteur.

La menace du Gandalfhon était enfin éteinte, et Dracula pouvait désormais retourner auprès de sa famille, sachant qu'un mal de plus avait été éliminé de ce monde.

Après l'élimination du Gandalfhon, Gabriel se tenait seul, le vent de la Mongolie caressant ses cheveux. La menace qui planait sur le village était enfin écartée, mais un sentiment de fatigue l'envahissait. Le poids de ses batailles éternelles contre les forces du mal, la solitude de son existence, tout cela le ramenait toujours à un seul point fixe : sa famille. Ils étaient son ancre, le lien qui le gardait attaché à son humanité, à son amour pour le monde qu'il protégeait.

Sans un mot, Gabriel, dans son apparence humaine, utilisa les ombres qui l'entouraient pour se téléporter. En un battement de cœur, les steppes désertiques laissèrent place à l'architecture gothique et imposante de Castlevania, son château maudit, suspendu entre les mondes. Mais il ne s'y attarda pas, préférant retourner directement à son refuge plus intime, en Italie. Un souffle sombre l'enveloppa, et en un instant, il se retrouva devant les portes de son manoir à Ponza.

Le soleil se couchait sur la mer Méditerranée, les dernières lueurs orangées effleurant les murs de pierre de la demeure. Gabriel poussa les grandes portes de bois, et à l'instant où il entra, un souffle d'air chaud l'enveloppa. La douce odeur des plantes méditerranéennes et le crépitement du feu dans l'âtre l'accueillirent avec une familiarité réconfortante.

Dans le grand hall, ses trois bien-aimées l'attendaient. Circé, majestueuse et sereine, le regard empli de tendresse ; Carrie, son visage illuminé d'un sourire de soulagement ; et Eleven, les bras croisés mais avec des yeux brillants d'émotion.

Circé, avec sa grâce habituelle, s'avança la première. « Gabriel, tu es enfin rentré », murmura-t-elle, sa voix douce trahissant la profondeur de son inquiétude passée. Elle tendit la main vers lui, et il la prit, sentant la chaleur réconfortante de son contact.

Carrie et Eleven s'approchèrent ensuite, leurs pas pressés trahissant leur impatience. Carrie, avec son éternelle sincérité, ne put cacher son soulagement. « Papa, tu nous as tellement manqué ! » s'exclama-t-elle avant de se jeter dans ses bras, suivi par Eleven, toujours plus réservée, mais dont le sourire trahissait une affection tout aussi profonde. « Nous avons tenu bon en ton absence... mais c'est tellement mieux quand tu es là », murmura Eleven, ses yeux reflétant une force intérieure qu'elle avait sans doute puisée dans ses combats contre les ténèbres aux côtés de Carrie.

Gabriel les enlaça toutes les trois, les serrant contre lui. L'odeur familière de leurs cheveux, la douceur de ce moment, tout cela fit fondre en lui les tensions accumulées lors de ses derniers combats. Le Seigneur des Ténèbres, l'invincible Dracula, n'était plus qu'un homme, entouré de sa famille.

« Je suis désolé d'avoir été si longtemps absent », murmura Gabriel en les regardant, sa voix douce mais teintée d'une promesse sincère. « Plus jamais je ne laisserai quoi que ce soit m'éloigner de vous. » Il caressa doucement les cheveux de Carrie, puis d'Eleven, avant de se tourner vers Circé, son regard plein de gratitude. « Vous êtes tout ce qui compte. »

Circé, avec son sourire mystérieux, posa une main réconfortante sur son épaule. « Nous sommes ensemble maintenant, Gabriel. Rien ne pourra nous séparer. »

Il s'installa dans le salon, entouré de sa famille, un sourire apaisé sur les lèvres. Les combats, les épreuves, les douleurs semblaient lointaines maintenant, et pour la première fois depuis longtemps, il ne ressentait plus ce besoin constant de se tenir prêt à affronter le danger.