La croisée du temps et des âmes
Disclaimer: Bonjour ! J'ai mis plus de temps mais je n'avais pas d'inspiration sur Saint Seiya ces derniers temps. De plus, je ne tenais pas à bâcler le chapitre. J'espère que vous l'aimerez !
Le Sanctuaire au 20 ème siècle
L'impensable s'était produit il y avait de cela deux jours : au pied des douze maisons du zodiaque, Kiki avait découvert des corps familiers. Était-ce seulement un rêve ou un miracle divin ? Les chevaliers d 'or ressuscités et ramenés dans le monde des vivants, ayant tous droit à une seconde chance. Quoi qu'il en soit, force avait été de constater que ce qui s'était passé était bel et bien la réalité, pure et dure.
Sur les ordres de Marine et Shaina, Jabu et ses compagnons avaient avec d'infinies précautions amené tout ce petit monde à l'infirmerie, en attendant qu'ils se réveillent. Ca avait été le branle bas de combat pour aménager des lits, trouver des médecins, des pansements, ou de quoi faire des radios…
Reprenant lentement conscience, Deutéros se rendit compte qu'on l'avait allongé sur un lit, il nota la caresse du drap sur sa peau, les autres lits dans la pièce tous occupés. Un peu plus loin Asmita semblait lui aussi reprendre connaissance avant de replonger dans l'inconscience.
Bon sang, quelle foutue migraine ! Essayant d'habituer tant bien que mal ses yeux à la clarté du jour, et au prix d'un effort colossal, il se rassit. Un regard lui donna la seconde information importante à ses yeux : manifestement son jumeau était juste à côté de lui et paraissait souffrir dans son sommeil. Ce fût en retombant qu'il comprit qu'il s'était passé quelque chose de bien plus grave et troublant : son corps n'était absolument pas le sien ! Sa peau était claire, dégageait un vague parfum d'iode. Sur son torse, des piqûres probablement l'aiguille écarlate le démangeaient horriblement et avaient l'apparence de points rougis. Que s'était il passé ?!
Il était surprenant de voir que bien que très endommagé, le lien entre les jumeaux fonctionne encore, car Saga semblait avoir perçu cet éveil.
L'aîné des golds se redressa avec brusquerie sur son lit, indifférent aux protestations de son corps et au vertige qui l'assaillait. Tout ce qui importait en ce moment c'est que son frère soit en vie et à ses côtés !
Comment pouvaient ils avoir survécu ? Leur déesse avait elle demandé à Zeus leur résurrection ? Quand étaient ils revenus sur terre ? Trop de questions, qui passaient à ses yeux au second plan.
Kanon et lui étaient vivants, vivants ! Alors qu'il avait péri avec la ferme conviction que plus jamais ils ne se reverraient. Qu'il était parti en faisant face au mépris profonde de son frère, sans pouvoir lui parler. La maigre consolation qu'il avait eu était son changement. Ils avaient enfin une seconde chance, imméritée, inattendue, mais peut être pourraient ils réussir à recoller les morceaux ?
Impossible de rester allongé plus longtemps, il voulait lui parler, l'étreindre !
- Kanon ! Tu es vivant, bon sang je suis si soulagé !
En voyant l'inconnu ouvrir ses bras et l'appeler par un nom qui n'était pas le sien, Deutéros lui jeta un regard glacial le mettant au défi de le toucher. Ce qui arriva et le résultat ne se fit pas attendre.
- Laisse moi tranquille ! Avec violence il se dégagea, s'étant raidi dès que les doigts l'avaient frôlé.
Pour qui se prenait ce type ? La peur et la colère avaient tout de suite pris le pas, une chose était sûre : ce n'était sûrement pas son frère, Aspros, sans l'ombre d'un doute !
Ce qui n'avait pas échappé à Saga manifestement blessé de ce rejet, qui s'attendait quand même à cette éventualité. Mais la lueur de sauvagerie et le ton plus que cassant l'avaient frappé, il n'avait jamais vu Kanon se montrer extrême de cette façon.
- Kanon… Tu m'en veux encore de tout ce qui s'est passé, c'est cela ?
- Arrête de m'appeler par ce nom ! Tu te trompes !
Cette réplique inattendue eût autant d'effet qu'une gifle assenée avec mépris sur l'aîné des golds. Il arborait à présent un air choqué et ses yeux n'exprimaient qu'une profonde perplexité. Il se sentait blessé dans le plus profond de son âme et de sa chair.
Deutéros se recula le plus possible dans son lit, avant de poser un pied tremblant sur le sol, fermement décidé à essayer de comprendre ce qui se passait. Qui était ce type ? Pourquoi ressemblait il à ce point à Aspros ? Il avait vraiment cru retrouver celui qui était sa moitié, qu'il avait vénéré, mais ce n'était pas le cas.
- C'est pas bientôt fini ?! Bravo, vous tenez vraiment à tous nous réveiller avec votre dispute! La voix d'Aioros venait de retentir, froide et calme, à son visage, le grec se retenait pour ne pas hurler. Ça ne l'empêchait pas de dévisager Saga avec colère et rancœur.
- Bien sûr que non, mais je ne comprends pas ce qui arrive à mon frère, se défendit Saga.
- Ce serait bien d'arrêter ce jeu stupide, finit par gronder Deutéros. Faisant désespérément appel à son sang froid, essayant tant bien que mal de ne pas s'effondrer: prisonnier d'un corps qui n'était pas le sien, en face de quelqu'un qui se prétendait être son jumeau. Et dans ce cas, pourquoi... Oui pourquoi Sisyphe était il là?
Quelqu'un pourrait oui non lui dire ce qui se passait ?
Sans la moindre hésitation, Deutéros rejeta avec violence la couverture et se leva d'un pas tremblant, ponctué d'un "non ne fais pas ça!" auquel il ne prêta pas la moindre attention, sortir de cet endroit vite très vite et réussir à réfléchir, à comprendre.
Aioros se contenta de le regarder aller vers la porte, tant bien que mal sans essayer de faire le moindre geste dans sa direction. La porte claqua et plus rien; ah si des larmes de dépit coulaient sur le visage de Saga qui avait prit une teinte blanche.
- Pourquoi ? finit il par demander d'une voix tremblante, brisée.
Alors que tu pouvais le raisonner, intervenir, mais tu n'as rien fait, rien. Et il me traite comme si je n'étais rien à ses yeux. Rien, répéta il ne pouvant croire à cette mauvaise surprise, ou épouvantable cauchemar.
- Donne moi une seule bonne raison. A cause de ce que tu as fait, de tes accusations, Aiolia a continuellement souffert de brimades, humiliations. Traité comme un traître qui devait avaler la boue des autres, sans que tu ne fasses quoi que ce soit. Tu as trahi sans hésiter ton serment de chevalier, et selon toi une ancienne amitié serait prétexte à te rendre service? Tu as tout à fait tort! lui assena il avec dureté et rancœur.
Maintenant, si tu veux bien m'excuser, ajouta il alors que le lion remuait doucement dans son lit. Illico l'archer se colla à ses cotés, chuchotant d'un ton rassurant qu'il était là, alors que Saga restait les yeux dans le vide, sans réussir à pleurer trop ébranlé par ce qui venait de se passer.
Par tous les dieux, quel était cet épouvantable cauchemar ? Rêvaient ils encore, ou était ce vraiment une affreuse réalité ? Si tel était le cas, ou si les dieux s'étaient amusés à s'acharner sur eux, on peut dire qu'ils avaient bien réussi !
Les Enfers
Seul dans le désert de glace éternelle, Yôma donnait libre court à sa joie, riant plus que jamais, ravi de ce qu'il commençait à voir. On pouvait dire que ce qu'ils avaient mis en place était dès le lever du rideau divertissant. Non seulement cet insolent d'Aspros semblait en pâtir, mais cet espèce de « numéro deux » sans scrupules non plus. Ou encore celui qu'on comparait à un dieu et qui avait été incapable de tuer Athéna, ou encore celui qui se prétendait un démon. Mais qui en fait était trop sensible et idiot pour vraiment l'être.
Qu'il y ait deux scènes ajoute du piment au jeu, mais ça donnera sans l'ombre d'un doute quelque chose de novateur, de jamais vu ! Et même ceux qui ne pensent pas encore avoir un rôle et être spectateur finiront par jouer ou danser sur cette même scène.
Une chance d'avoir à nouveau recouvré le même corps et ce château ! Personne ne se rendra compte de ce qui finira par se produire.
Tirant avec négligence sur sa cigarette, Yôma rejoua avec son nœud papillon, un sourire plus machiavélique que jamais. Les rouages commençaient à tourner, les acteurs à se mettre en place, et dans peu de temps le temps de la revanche sonnerait !
Trop absorbé dans la contemplation des insignifiants pêcheurs et de la silhouette de la Caïna qui se découpait dans le lointain, il ne perçût pas les bruits de pas, et la voix grave qui le hélait.
- Que fais tu ici, Yôma, ou devrais- je dire : spectre de Méphistophélès ? Rhadamanthe n'appréciait pas beaucoup ce spectre qui n'avait en aucun cas choisi de se battre aux côtés du Seigneur Hadès.
- Bah, j'admirais la perfection de cet enfer. Quel dommage que nous n'ayons pas pu y conserver les chevaliers d'or, continua il avec son fichu sourire aux lèvres.
- Et tu crois que je vais te croire ? Lâcha le juge, bras croisés, une bonne dose de menace dans la voix.
- Oh, faut pas le prendre comme ça, on est du même bord voyons !
La provocation eût l'effet retour immédiat : la Whyvern l'agrippa violemment par sa chemise le soulevant du sol. Peu importe qu'il risque d'étouffer.
- Ne me fais surtout pas rire, gronda Rhadamanthe encore plus menaçant. Où étais tu quand nous nous sommes tous éveillés dans le but d'assister sa majesté Hadès ? Comment avec tous les pouvoirs dont tu disposes n'as tu pas une seule seconde pensé à agir ? Tu es ici, uniquement parce que tu sais que rien ne t'arriveras, misérable vermine !
Pour enfoncer le clou, il envoya ce fanfaron indigne de confiance valser sur cent mètres.
-Admettons, finit il par lâcher, son sourire effacé. Mais j'en ai autant à ton égard, toi le bon toutou de Pandore, qu'elle a si bien dressé. Il ne te faut que des ordres pour que tu agisses, ou l'intérêt d'une friandise en récompense d'une bonne initiative.
- Moi au moins, certains savent qu'ils peuvent totalement me faire confiance, répondit durement l'anglais.
Ouvre bien tes oreilles, car je ne te le dirais qu'une fois : je te tiens à l'oeil, un seul écart, et spectre ou non, tu regretteras très vite tes petits jeux sournois et ton insolence.
Devant la grande puissance croissante et quasi invincible, l'ancien dieu du temps se sentit pour une fois inquiet : c'était le genre d'homme à se tenir à ce qu'il promettait et à l'appliquer au centuple.
Ce fût avec un petit ouf qu'il le vit lui tourner le dos, après l'avoir mis en garde. Quelque chose qu'il se demandait si il ignorerait ou le garderait bien au chaud dans un coin de sa tête.
L'endroit dans lequel un homme prisonnier d'un autre corps et d'une autre époque était un jardin grec, avec de nombreux massifs fleuris. Des pas avaient été installés dans le sol, les papillons et les abeilles butinaient encore, malgré le temps automnal. L'homme était pieds nus, vêtu uniquement d'une chemise de nuit, mais ça semblait être le cadet de ses soucis.
Il était rare que Deutéros ait envie de se laisser aller, de pleurer sans la moindre retenue. Après tout, les larmes et l'affliction étaient la plupart du temps inutiles. Mais ça avait quand même quelque chose de libérateur, donnant malgré tout l'envie d'aller de l'avant quoique réserve l'avenir.
Une seule question tournait en boucle dans son esprit : Pourquoi ?
Pourquoi, une fois de plus le destin se montrait il à ce point cruel et injuste à son égard ? Était ce vraiment concret d'être né sous une mauvaise étoile. Quelqu'un de maudit qui n'apportait que le chagrin, la douleur et la mort ? Quelqu'un qui n'était même pas assez ambitieux et mature pour se protéger lui même ?
Depuis cette fameuse nuit, depuis qu'à cause de lui Aspros avait été blessé, il se l'était juré : plus jamais il ne serait un fardeau pour quiconque. Plus jamais, il ne rendrait les autres dépendants de son sort, et il affronterait seul les problèmes, comme un digne apprenti chevalier. Ce ne serait plus le gamin timide qui se ferait marcher dessus sa détermination était sans pareil. A un moment, il avait quand même pu réussir à fendre ce gigantesque rocher, les yeux brillants de détermination. Un regard qui avait avec le silence commencé à creuser un fossé entre eux deux.
Deutéros restait lucide : même si ils avaient fini par se retrouver, ce ne serait plus jamais comme avant. Çà avait éclaté en tellement de morceaux qu'il paraissait presque insurmontable de les recoller, de recouvrer une relation fraternelle normale. Son seul maigre réconfort au cours de la Guerre Sainte, c'est d'avoir eu le mot de la fin de la bouche de ce fumier de spectre !
Mais maintenant… Plus jamais il ne pourrait parler avec son frère, le toucher, essayer de mettre les choses à plat. Ni revoir Asmita, ou les autres. Prisonnier d'un corps, d'un passé qui n'étaient pas les siens, un naufragé du temps, il se sentait plus que jamais désespéré et à fleur de peau.
Pourquoi, oui pourquoi une telle injustice ? Qu'avait il donc fait pour mériter un sort aussi cruel ? Après tout ce qu'il avait fait ? Avait il encore vraiment envie de rester en vie et une fois de plus faire appel à son courage, éternellement seul ? Acculé par ces questions sans réponses, la souffrance le taraudant, il n'y tînt plus, et laissa ses larmes couler librement, longtemps.
Personne pour le prendre en pitié, pour lui demander ce qu'il avait, dans ce cas tant mieux ! Songea il assis sur le banc de pierre. Tout à son chagrin, ce flot d'émotion, cette liberté émotive, il ne se rendit pas compte que quelque chose avait changé, l'air était devenu plus froid. En une fraction de seconde, son esprit guerrier reprit illico le dessus. Néanmoins, il y avait quelque chose de vaguement familier….
Il connaissait cette façon d'agir, celle de Degel le chevalier du Verseau. Mais bien sur ce n'était qu'un souvenir, soupira intérieurement Deutéros avant de pleurer à nouveau.
- Deutéros. La voix était calme, presque douce mais n'eût pas d'effet.
- Deutéros, veux tu qu'on parle?
Nouvel essai, cette fois, l'homme qui lui tournait le dos, se figea et se retourna lentement presque de façon menaçante. Cependant le gémeaux trop surpris qu'on l'appelle enfin par son vrai nom lui laissa quand même le bénéfice du doute.
Il connaissait ce regard froid et calme, cette attitude paraissant presque détachée. En un tournemain, ce qui semblait appartenir à une vie ancienne refit surface.
- Degel? Toi aussi tu es là?!
Il était si surprenant de le voir avec cette chevelure bleue et les yeux de la même couleur. Cela dit, lui aussi, il avait tellement changé.
-Oui, soupira il. Et je ne sais pas pourquoi le type qui se nomme Milo, si j'ai bien compris m'appelle Camus et me traître de traître à Athèna, de renégat... C'est fou, il ressemble à s'y méprendre à Kardia. Une chance qu'il se soit présenté le premier.
Deuteros grogna, et bah, si ça n'arrivait pas qu'à lui... Ça avait quelque chose de soulageant et dur à vivre en même temps.
Degel avait noté les traces de larmes sur le visage inconnu de celui avec qui il avait combattu les berserkers d'Arès mais s'abstînt de tout commentaire.
C'était si bizarre de voir cet homme se dévoiler, baisser sa garde, parce qu'il était rongé par le désespoir et le désarroi. Mais c'était aussi la preuve que c'était quelqu'un de profondément seul, traité comme un pestiféré, quelqu'un qu'on pouvait sans problème rabaisser. Alors qu'il avait tant de qualités, et pas seulement en ce qui concernait le combat !
- Que viens tu faire ici, Degel?
Une chose qui ne changeait pas, c'est le coté taciturne de Deutéros. Ça lui redonna un peu de motivation.
- On est tous les deux prisonniers de cette époque sans savoir quand et comment revenir, où sont les autres. Même si on est au Sanctuaire, je ne ferais pas confiance aux autres, on les connaît absolument pas.
Mais toi... Une fois, tu as quand même accepté de me faire confiance, de combattre à mes côtés.
C'est différent. Acceptes tu de le refaire une seconde fois?
- Pourquoi devrais je te croire? demanda il ses yeux verts brillant de méfiance. La trahison, il avait connu, et avait tout sauf envie de la revivre.
- Je ne suis pas un manipulateur sans foi ni loi ! ( Il s'était retenu de ne pas prononcer le mot maudit, pas la peine de remuer le fer dans la plaie.) Tu n'es ni un numéro deux ni un pantin, mais Deutéros le chevalier d'or des gémeaux. Crois le ou non, mais quand j'ai su de quelle machination tu étais victime, j'ai été dégoûté et choqué du plus profond de moi,continua il. Oser t'infliger un truc pareil !
Tu as le droit de ne pas immédiatement te jeter dans mes bras en croyant tout ce que je dis. Mais je suis sincère, ajouta il ses yeux bleus brillant de résolution.
Deutéros lui avait tourné le dos à nouveau, s'éloignant à grand pas pour cacher ses larmes. Il ne savait vraiment plus quoi penser, si il avait quand même le droit à ce qu'on le voit que comme un humain comme les autres. D'un autre coté, ça faisait mal, si mal d'être séparé de son jumeau, de ne pas à nouveau se voir s'expliquer...
Même si il le connaissait à peine l'attitude de de Degel avait quand même quelque chose de réconfortant, et lui aussi devait souffrir autant que lui.
Si il trouvait les fumiers qui avaient fait ça, il le leur ferait payer très cher, songea il en essuyant avec rage les larmes.
- J'en ai déjà un qui a essayé de faire ça, un dénommé Saga, marmonna l'ancien Gémeaux. En même temps qu'il pestait, quelque chose lui traversa l'esprit : cet homme semblait autant souffrir que lui de ce qui s'était passé. Lui aussi avait un frère qui était la moitié de son âme, une part de lui même, sa vie… Quelque chose sans doute teinté de conflits, de silences, de duels inutiles, et sans doute d'amour.
Quand il aurait recouvré assez de forces, lui et Degel chercheraient une solution, ensemble.
-Merci de me refaire confiance, finit il par lâcher.
- Tu es plus que digne de cette confiance, en as tu conscience ? Demanda le français, qui s'était approché, et laissa sa main près de l'épaule de son interlocuteur. A son grand étonnement, Deutéros accepta un bref instant ce contact, qui scellait semblait il le début d'une amitié.
Quelque chose qui leur permettrait de ne pas s'effondrer face à leur sort des moins enviables….
A suivre
