Un matin givré.

Titre du 02/01/2021 : Un matin givré

Poisson : Brienne (GOT)

B : Brienne de Tarth

Prénom 249 : Jaime / Jamie

UA Challenge 170 : UA!Voyage dans le temps

Liste 111 :
1 Le mot "raison"
2 Un personnage roux
3 Du Hurt/comfort
4 Plus de 400 mots

Quatre aspects de… Dumbo: Clown : écrire sur une personne aimant divertir ses proches ou écrire sur les jumeaux Weasley

137) 100 façons d'écrire du drama

75) 50 nuances de Game of Thrones

9 défis fusionnés (titre du jour, horoscope, alphabets, elles ont dit, UA Challenge, les contraintes, quatre aspects, 100 façons, 50 nuances)

Commencer par quoi? Faillit lui rétorquer Tyrion dont l'esprit bouillonnait tellement qu'il ne savait même pas de quelle manière débuter cette conversation qui aurait étonné bien des gens de Winterfell ou venant de Port-Réal s'ils en avaient eu connaissance.

Il y avait tant à dire, tant à faire, tant à penser et tant à organiser que le nain se sentait complètement perdu et impuissant face à l'immense tâche qui les attendait et qu'il avait le sentiment que s'il avait été seul, il aurait sans doute abandonné et laissé tomber face à l'ampleur de ce qu'ils étaient censés accomplir.

Sa raison le lui affirmait en tout cas, ça ne pouvait pas marcher, c'était insensé, tout allait s'écrouler, ils avaient sept ans (peut-être moins que ça et tic tac, tic tac, le temps filait à toute allure et il n'avait aucun moyen de le retenir ou de le ralentir) pour arranger les choses et ce ne serait peut-être même pas suffisant.

La dernière fois, ils auraient pu faire les choses bien, sauver le monde de la destruction imminente qui le menaçait, mais ils avaient été bien trop occupés à s'entre-tuer et à s'écharper et de ce fait, ils n'avaient absolument rien venir.

Tyrion s'était dit à l'époque, avant d'être renvoyé plusieurs années plus tôt, que ça n'aurait sans doute rien changé de le savoir à l'avance.

Maintenant, il allait pouvoir déterminer correctement s'il avait eu raison ou tort.

Le nain avait l'impression de se trouver devant une gigantesque montagne devant laquelle, si petit déjà, il sentait minuscule et seul.

C'était absurde bien sûr, quatre autres personnes étaient revenues elle aussi, mais ils étaient cinq dans tout le royaume à savoir ce qui allait arriver, ce qui devait être empêché, et il y avait des moments où il doutait, où la peur se frayait un chemin jusqu'à lui sans qu'il ne puisse la repousser.

C'était cette peur qui, la nuit, l'empêchait de dormir, de respirer ou qui lui donnait des cauchemars, qui le poussait à vouloir se réfugier dans l'alcool à la moindre occasion, une part de lui souhaitant parfois presque pouvoir s'y noyer et ne plus jamais réémerger de ce gouffre sans fond dans lequel il aurait été si facile pour lui de sombrer.

Il tentait d'éviter de le faire, le plus possible, de rester lucide, de garder le contrôle, parce que c'était le meilleur moyen pour lui de s'accrocher, de ne pas abandonner, parce que putain, lui, Tyrion Lannister, le Lutin, le fils haï par son père simplement parce qu'il existait, il avait l'occasion de contribuer à rendre le monde meilleur.

Et son orgueil de lion refusait de laisser cette occasion s'échapper.

§§§§

«Commençons, oui, fit le noble, n'ayant aucune idée de ce qu'il allait dire pour une fois.

Lui qui était pourtant si doué avec les mots d'ordinaire.

Lui qui avait su parler avec assurance et conviction devant une cour entière qui le méprisait ou le haïssait, voire les deux.

Par quoi commencer, en effet…

- Maintenant, mon père n'a plus le pouvoir d'agir, et s'il ne fait ne serait-ce que réessayer de faire quoi que ce soit qui pourrait à nouveau tout foutre en l'air, je lui rappellerai ce que le mot souffrance signifie. Je refuse de repasser par tout ça une fois de plus.

Son regard se posa aussitôt sur son frère, comme si elle voulait s'assurer qu'il était bien là, à ses côtés, en sécurité, et Tyrion ne put que la comprendre.

Lui aussi, souvent, regardait son frère aîné en se demandant s'il était véritablement réel, craignant qu'il ne disparaisse d'une seconde à l'autre et il devait se répéter à lui-même que oui ce n'était pas un mensonge, et que Jaime était bel et bien vivant.

Et il ferait tout pour qu'il le reste.

- Normalement, poursuivit-elle, en ce qui concerne une quelconque rébellion opposant les Îles de Fer aux Sept Couronnes, nous ne devrions pas avoir de soucis de ce côté-là. Ma mère ne l'a remplacé que depuis peu de temps et je sais qu'elle n'est plus complètement celle qu'elle était autrefois, mais… je lui fais confiance pour gérer la situation. Et même si les choses dégénèrent une fois de plus, je suis là. Ainsi que mes hommes.

Elle le dit avec tant d'assurance que Tyrion se sentit tout disposé à la croire, et il sentit le soulagement l'envahir.

En vérité, dans le grand ordre des choses, Balon Greyjoy et sa petite rébellion stupide n'avaient pas eu tant de conséquences sur le résultat de la guerre des cinq rois, mais il avait ajouté encore plus de chaos à une situation déjà assez instable comme ça, et savoir que la guerrière leur avait ôté une épine du pied avant même que les choses ne dégénèrent était plutôt réconfortant et encourageant.

Il sourit, même si ce n'était dans le fond que le développement d'une chose qu'il savait déjà.

Mais au vu de la charge qui pesait sur leurs épaules, ils avaient définitivement besoin de bonnes nouvelles.

- Je suis heureux de l'entendre. Je me doute que vous l'avez probablement déjà fait, mais je ferai surveiller tout ce qui pourrait avoir trait à votre oncle Euron et à son potentiel retour, au cas où il apprendrait ce qu'il s'est passé et aurait l'envie de rentrer chez lui afin d'y prendre le pouvoir.

La lueur sombre et déterminée qui se trouvait dans le regard de la fer-née, suivie par un hochement de tête, lui prouvèrent qu'il ne s'était pas trompé, elle y avait effectivement déjà songé, et cela le réjouit.

Savoir qu'ils pensaient tous les deux aux mêmes dangers et ennemis montrait qu'ils réfléchissaient de manière semblable.

- Si jamais je le croise à nouveau, sur terre ou en mer, je le tuerai, affirma alors la seiche d'une voix et d'un ton sans appel, la main convulsivement crispée sur sa hache. Je ne serai plus jamais sa prisonnière. Pas dans cette vie.

Là dessus aussi, le lion la croyait sans la moindre hésitation.

- Je pense pouvoir affirmer que tout le monde ici vous en sera très reconnaissant, déclara alors Tyrion.

- Ce n'est pas tout. J'ai également tenté de renouer le dialogue, non seulement entre les Fer-nés et les Stark, ce qui m'a permis de venir à Winterfell sans encombres, mais aussi entre les Fer-nés et les Mormont de l'Île aux ours. J'essaie de… de tenir ma promesse faite à Daenerys Targaryen, changer peu à peu les mœurs et les habitudes de mon peuple, et aussi dans le processus de gagner quelques alliés en plus. Ça ne nous fera pas trop de mal à mon avis. Ce n'est que le début pour le moment mais j'ai l'impression que… c'est en bonne voie. Et j'ai écrit à Stannis Baratheon afin qu'il nous permette d'avoir accès au verredragon et pour le mettre en garde contre la menace des marcheurs blancs. Puisqu'il est là je conclus que ça a été efficace.

Tyrion se mit à sourire.

- Je vous le confirme, même si Lady Brienne et moi y avons également contribué. Je vous félicite, de toute évidence, vous avez été extrêmement productive. Est-ce que l'un d'entre vous souhaite partager ce qu'il ou elle a accompli depuis son retour à cette époque?

- Vous, qu'avez-vous fait? Le questionna alors Bran, curieux.

Le voir ainsi, tel qu'il était autrefois, un petit garçon aux yeux pleins de vie, et n'étant plus réduit à être cette autre chose, cette créature morne aux yeux vides qui se prénommait la corneille à trois yeux, le rendait heureux.

Il n'était plus le petit garçon de dix ans qu'il avait autrefois rencontré sept ans plus tôt en se rendant à Winterfell, il n'était plus aussi innocent et insouciant, et quiconque savait ce qu'il avait traversé ou savait lire dans ses yeux aurait vu en lui bien plus de maturité, de sagesse et de connaissances que n'était censé en posséder un enfant de son âge.

Mais il allait bien, il était humain, il avait ses jambes, et c'était un monde dans lequel Jaime Lannister ne l'avait jamais balancé du haut d'une tour et avec un peu de chance, ça n'arriverait jamais.

C'était plus que ce à quoi ils avaient eu droit alors qu'ils étaient à deux doigts de mourir, faisant face aux marcheurs blancs.

- J'ai bu. Beaucoup.

Il déclencha les rires de ses interlocuteurs, souriant lui aussi.

Ce n'était pas complètement un mensonge, mais pas non plus la vérité pleine et entière.

- Plus sérieusement… Concernant le fait de se faire des alliés, j'ai également œuvré dans ce sens à Port-Réal, leur indiqua-t-il. J'ai fait en sorte d'améliorer le sort de mon cousin Lancel, il est au service de Ser Barristan désormais, et, tout comme Podrick Payne et Bronn, il garde un œil vigilant sur Lord Baelish, Lady Lysa Arryn et celui qu'ils ont choisi pour empoisonner Jon Arryn. Si jamais ils bougent, ils le sauront si tout va bien et pourront intervenir, et si nous arrivons à le sauver à temps, ça retardera le moment où chaos commencera à déferler sur Westeros.

Si nous avons de la chance, songea-t-il avec amertume.

Mais la chance n'avait jamais réellement été de leur côté de toute façon.

- Et comme je l'ai indiqué plus tôt, j'ai également communiqué par courrier avec Stannis Baratheon, concernant le verredragon, ainsi que la femme rouge. Brienne et moi nous les avons vus à Peyredragon, Lord Stannis ainsi que Mélisandre. Je doute qu'il nous croit ou qu'il soit convaincu par l'existence des marcheurs blancs et leur retour, mais il est là et il est prêt à nous écouter au moins et s'il voit par lui-même la vérité, peut-être que… qu'il sera de notre côté et qu'il… ne prendra pas toutes les décisions qu'il a commis l'erreur de faire autrefois.

Bran vit le regard de Brienne s'assombrir, ce qu'il comprit aussitôt, elle devait, tout comme lui, probablement revoir la mort de Renly Baratheon, l'homme qu'elle n'avait pas sauvé, et alors qu'il revoyait également une vision de Shireen Baratheon en train de brûler vive, sacrifiée sur l'autel des ambitions de son père, il frissonna.

Parmi les choses qu'il espérait ne jamais se voir se produire, ces deux morts en faisaient parti, ça et le fait que Stannis ait fait parti des différents prétendants au trône prêts à mettre le royaume à feu et à sang pour avoir ce qu'il voulait, pour avoir ce qu'il pensait être à lui, ce qu'il croyait être légitime de conquérir, comme Aegon le conquérant avant lui.

- Je vois que nous avons eu la même idée, déclara alors le loup, j'ai de mon côté moi aussi demandé à mon père d'envoyer une lettre à Lord Stannis pour qu'il donne nous accès à ses réserves de verredragon pour que la garde de nuit puisse avoir des armes pour lutter contre les marcheurs blancs.

Tyrion pouffa alors.

- L'un des hommes les plus ignorés du royaume a reçu pas moins de trois lettres en l'espace de seulement quelques jours. Il n'a pas dû comprendre ce qu'il lui arrivait. J'ai parlé devant la cour, devant le roi Robert (tous grimacèrent en entendant ce nom, même s'il valait mieux lui sur le trône que Joffrey) et devant Jon Arryn afin de les mettre en garde contre la menace qui vient d'au delà du Mur et… je doute d'avoir été suffisamment convaincant pour qu'ils me croient. Je doute que qui que ce soit soit prêt à le faire en vérité. Mais j'ai obtenu la permission d'aller au-delà du Mur, auprès de la garde de nuit, afin de rechercher des preuves. Déjà que je suis en train de mourir de froid à Winterfell, je n'ose imaginer ce que ce sera une fois que nous serons plus au Nord…»

Les autres se mirent à rire une nouvelle fois.

Theon et Brienne, de leur côté, restèrent silencieux, parce que dans le fond ils n'avaient pas accompli grand-chose, pas relatif à leur nouvelle mission du moins, ou quand c'était le cas, ils n'avaient en vérité rien à ajouter à ce que Tyrion, Bran et Yara avaient déjà dit.

Brienne avait tout fait pour rejoindre Tyrion à Port-Réal et l'avait accompagné à Winterfell.

Theon avait tenté, tant bien que mal, sans être vraiment sûr d'y être parvenu, de surmonter ce qu'il avait vécu et enduré dans l'autre temporalité, celle qu'ils avaient effacée, celle qui, il l'espérait, n'existerait plus jamais, n'aurait jamais lieu, et de concilier comme les quatre autres ces deux réalités qui ne cessaient de s'entrechoquer et de s'opposer dans sa tête.

Il avait essayé de réapprendre à vivre, de redevenir lui-même, malgré les souvenirs, les douleurs, les traumatismes, les cicatrices que plus personne ne pouvait voir parce qu'elles n'existaient plus ou qu'elle avaient été infligées à son esprit.

Alors, en constatant qu'ils ne prendraient pas la parole, et parce qu'il n'avait pas terminé, Tyrion continua:

«Il y a un problème, dont nous devrions discuter et auquel nous devrons de toute évidence réfléchir à l'avenir, un problème auquel je n'ai toujours pas trouvé de solution satisfaisante, dit-il en grimaçant.

Yara fronça les sourcils.

- Daenerys Targaryen?

Il secoua la tête.

- Non, la contredit-il, pas elle. Elle… Ce sera sans doute le cas dans le futur, mais pour le moment elle est encore à Essos, a priori pas encore mariée à Khal Drogo, si rien n'a changé de ce côté et je doute que ce soit le cas, et ses dragons n'ont pas encore éclos. Je pense que nous pouvons nous permettre le luxe de remettre son cas à plus tard.

- Avec un peu de chance, tenta Theon, le temps qu'elle arrive à Westeros, tout sera déjà réglé.

Le nain sourit.

Oh comme il l'espérait.

- J'aimerais que ce soit le cas… Je voulais parler de… du cas des bâtards royaux. De mes neveux et de ma nièce.

Oh.

Un silence de mort s'abattit aussitôt sur la pièce.

Effectivement, c'était un problème.

- Puisqu'on en parle, dit Brienne d'une voix emplie d'une colère difficilement contenue, on va aussi devoir discuter du prince Joffrey.

À l'écoute de ce nom, une lueur de haine apparut dans les yeux de Bran et de Theon.

C'était, après tout, lui qui avait causé la mort de Ned Stark, lui qui avait fait souffrir Sansa, entre autres atrocités, lui qui avait contribué à mettre le royaume à feu et à sang.

Il soupira.

- Justement. En réalité c'est lui le problème dans cette situation… S'il n'était pas là, s'il n'existait pas, mon choix serait simple. Je ferais tout pour cacher la vérité, protéger Tommen et Myrcella, Jaime, même Cersei, malgré toute la haine qu'elle me porte et réciproquement, seulement…

Joffrey était un monstre.

Quelqu'un d'irrécupérable, qui ne changerait jamais, qui ne pourrait pas être sauvé, qui ne méritait pas de l'être, et le Lannister aurait aimé ne pas avoir à penser ça d'un enfant, son propre neveu qui plus est, mais il ne pouvait pas en être autrement.

Le blond n'avait encore rien fait pour le moment, rien d'irrémédiable, mais il le pourrait, un jour, si on lui donnait suffisamment de pouvoir pour ça.

Et le lion ne savait toujours pas comment faire pour empêcher cela avant qu'il ne soit déjà trop tard.

- Si on empêche qui que ce soit de découvrir la vérité sur leur parenté, et qu'on les protège, ça veut dire le protéger lui aussi, déclara la chevaleresse. Par les Sept, que cette idée me dégoûte.

Vous n'êtes pas la seule, songea le nain, dépité.

- La seule chose qui peut ralentir les choses, les empêcher de trop empirer trop vite, c'est que Joffrey n'est pas roi. Pas encore. Et avec un peu de chance, il ne le sera même jamais.

Tyrion aurait aimé pouvoir sonner plus confiant, avoir mieux à dire, mais il n'avait rien de plus que ça et il doutait que ça puisse être assez.

- Mais, continua l'ancienne Main du roi, le fait est que… que Stannis Baratheon et Jon Arryn savent. Ou du moins ils ont des soupçons. Sans doute pas de preuves, pas encore assez du moins, les connaissant, eux et leur probité, ils ont attendu d'en avoir assez avant de tout dévoiler à Robert.

Ironiquement, c'était son honnêteté qui avait coûté sa vie à Jon Arryn, tout comme à Eddard Stark plus tard, et il se demanda ce qu'il se serait passé si tout le royaume avait su la vérité sur la naissance des enfants royaux avant que la guerre ne commence.

Le sort des sept couronnes n'aurait de toute évidence pas été le même…

- Donc, résuma Yara, si je comprends bien, nous devons à la fois cacher la vérité sur le fait que les princes Joffrey et Tommen et la princesse Myrcella Baratheon sont les enfants de Jaime et Cersei Lannister… tout en faisant tout pour écarter Joffrey du pouvoir?

Le frère de Cersei acquiesça.

- Je suis sûre que ce sera facile, ironisa la fer-née.»

§§§§

«En parlant de facile… Fit Tyrion quelques secondes plus tard. Le Mur. Les marcheurs blancs. De toute évidence, je vais devoir y aller, et rapporter une preuve. Je ne suis pas un bon combattant, loin de là, mais puisque la requête adressée au roi vient de moi…

- La bonne nouvelle, c'est que mon père s'y rendra lui aussi, intervint Bran, je suis certain qu'il va vouloir s'assurer lui-même de si ce que je raconte est vrai ou si ce ne sont que des contes pour enfants. J'aimerais que ce soit le cas, ajouta-t-il avec amertume.

- Oh et je vais devoir aller saluer Lord Stark. J'ai hâte. Stannis fera aussi parti du voyage, il y aura également quelques soldats avec nous, des hommes de la garde de la nuit également, et nous devrions être équipés d'armes en obsidienne.

- Lord Stannis a accepté d'en acheminer suffisamment jusqu'à Winterfell pour que nous puissions forger des armes, confirma Brienne, et il a ordonné que plus de verredragon soit extrait à Peyredragon afin d'en produire davantage. Il a beau ne pas nous croire, il est au moins assez prévoyant et prudent pour accepter que c'est une possibilité et agir en conséquence.

- Je me souviens de l'état dans lequel était la garde de nuit la première fois que je suis allé au Mur, déclara Tyrion, sans la moindre trace de l'ironie et de l'amusement qui transparaissaient autrefois dans sa voix, de toute évidence, ils en ont grandement besoin.

- Alors, conclut Theon, aller au Mur. Trouver des marcheurs blancs, les combattre, rapporter une preuve qui puisse convaincre tous ceux qui doivent l'être, unir Westeros dans une lutte contre eux et contre l'Hiver, sauver le monde… Ça paraît presque simple dit comme ça.»

Presque.

Ça ne l'était pas, évidemment.

Ils étaient cinq et ils ne pouvaient pas grand-chose à eux seuls, malgré leurs connaissances

Mais ils avaient un plan, et ça pouvait marcher.

C'était bien plus que ce qu'ils avaient dans l'autre temporalité, face à un Mur en mille morceaux et une armée de morts prête à déferler sur eux.

Et c'était suffisant pour leur permettre de reprendre espoir.

A suivre