Je tombais assise, sous le choc. Quoi ? Sanji avait déjà des cœurs dans les yeux, tandis que le reste de l'équipage semblait tout aussi dubitatif que moi.

- Nombril ?

- J'ai rêvé où cette fille vient de nous dire « nombril » ? S'assura le tireur d'élite, en chuchottant.

Tandis que l'équipage se mit plus ou moins à débattre sur la signification de ce mot, l'ange appela le renard, Sue. Elle s'approcha de nous, la harpe rangée sur son dos, pour faire connaissance.

- Vous venez de la Mer Bleue ? Nous demanda-t-elle, intriguée.

- Oui, on vient d'en-bas. Répondit notre capitaine pour nous tous, toujours son fruit dans les bras, qu'il n'avait encore réussi à ouvrir, à son grand dam. Et toi ?

- Je vis sur cette île.

Arrivée à notre niveau, elle nous souhaita la bienvenue sur l'île de Skypiea, plus précisément sur la plage Jel Beach, là nous nous trouvions actuellement.

- Tu veux goûter ce fruit ? Demanda-t-elle, à notre capitaine. Donne le moi, je vais te montrer comment le manger.

Luffy lui tendit donc délicatement le fruit vert et énorme qu'il avait lancé sur Ussop précédemment. Elle nous expliqua alors que ce fruit, au nom imprononçable, ne pouvait pas être croqué, car sa coque était dure comme de l'acier. Il fallait percer un trou en dessous de celui-ci, à l'aide d'un couteau, par exemple. Elle y ajouta ensuite une paille tandis que le renard se coucher sur ses pieds calmement.

- Et voilà.

Elle le tendit donc à mon capitaine, avec un sourire angélique, et c'était bien le cas de le dire. Luffy s'empressa de goûter, avant de déclarer que c'était trop bon, avec de grandes étoiles dans les yeux.

- Ah oui, tant que ça ? Laisse-moi goûter !

- D'abord Myla !

Ussop se tourna donc vers moi, un peu en retrait, avant que Luffy ne me tienne le fruit, en me désignant la paille. Je rougis, encore une fois. Le faisait-il exprès, ou me faisais-je des idées ? Tout à l'heure, ma poitrine, maintenant, le baiser indirect... Je gouttais donc du bout des lèvres, en essayant de faire taire mon cerveau qui devait trop réfléchir pour rien. Mon capitaine était trop innocent pour ça, voyons... C'était vraiment excellent. Mes yeux pétillèrent au goût tout simplement extraordinaire. Ussop se dépêcha de goûter à son tour.

- Je m'appelle Conys. Fit l'ange, me faisant me recentrer sur elle et son sourire calme, qui attisait ma méfiance. Et voici mon compagnon Sue, un renard des nuages. Il est très gentil. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je me ferais une joie de vous aider.

Je vis Sanji du coin de l'œil commencer à la draguer, avant que Nami ne le remette sur le droit chemin. Il ne perdait pas le nord lui, mais la tête parfois... Méfiance est mère de sûreté, tu devrais le savoir Myla... Comment avais-je pu oublié cette règle fondamentale... ? Peut-être était-ce le temps sur terre... Mes vieilles habitudes allaient devoir être remises au goût du jour...

- Regardez, quelqu'un arrive au loin. Prévint Zoro, me faisant revenir de mes pensées.

- Ah oui, c'est mon père.

La silhouette, au loin, leva le bras pour faire un signe.

- Nombril, Conys ! Déclara celle-ci.

- Oui, nombril, Père !

C'était donc une façon de dire « bonjour », à première vue. Nami et elle parlèrent alors d'un Weever. Il s'agirait d'un engin, manipulable comme un navire de taille très réduite, à peine plus grand qu'un barque peut-être. Le père de l'ange près de nous, arriva alors avec son engin, manquant de m'arracher la tête dans la perte de contrôle de son véhicule, si je n'avais pas eu le réflexe de me jeter à plat ventre sur le sable. Allongée sur le sol, je soupirais de soulagement, tandis qu'un fracas contre l'arbre plus loin retentit assez fortement.

- Plus de peur que de mal... Pas de blessé au moins ?

Zoro m'aida à me relever, en engueulant le vieux, qui lui semblait s'être potentiellement un peu amoché. Nami fit alors le rapprochement entre l'engin que tenait l'homme qui avait failli avoir ma peau et une qui se trouvait dans l'épave. C'était une embarcation qui s'utilisait sans vent. Je fus curieuse du mécanisme qui le faisait donc fonctionner.

- Je m'appelle Pagaya, je suis confus de ne pas m'être présenté avant.

Je pris note de son nom, me jurant que si je mourais par sa faute, il serait maudit sur dix générations. Zoro en interceptant mon regard, soupira en posant sa main sur mon épaule.

- Calme, grâce à tes réflexes, il n'a pas pu te toucher. Tout va bien.

Les deux anges nous invitèrent alors chez eux, nous proposant de goûter des spécialité du coin, me faisant oublier toute ma rancune. Après tout, on ne se refera pas... La nourriture avant tout. Sanji demanda à pouvoir cuisiner avec l'homme, ce qui fut accepter.

- Avant, je m'interroge... Déclara Nami, en inspectant le Weever. Si vous n'avez pas de rames, ni de voiles, comment peut avancer cet engin ?

- C'est très simple, vous n'avez jamais entendu parler de Dials ?

Mais bien sûr ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Les Dials étaient des sortes de coquillages, de différentes formes et utilités. Certains pouvaient propulser une force gigantesque tandis que d'autre pouvaient enregistrer du son. Je levais la main, m'empêchant de me frapper le crâne, ce qui ne serait pas une bonne idée, en sortant l'un des miens, d'une de mes poches intéireure de ma veste noire.

- Oh, votre amie en a un. Le votre enregistre un son, n'est-ce pas ?

J'hochais la tête, en me frottant la nuque, devant le regard ébahi de l'équipage. Oui, ils avaient parfois du mal à se dire que j'avais vécu en Mer plus longtemps qu'eux. Nami demanda alors aux anges si elle pouvait l'essayer, tandis que je rangeais le mien, à sa place d'origine.

- Dis Myla, t'as enregistré quelque chose avec ?

J'hochais la tête, en soupirant, à la question de mon capitaine.

- Tu veux pas me le faire écouter ? Demanda-t-il, curieux comme toujours.

Je notais du bout du pied dans le sable, « pas pour le moment ». Il hocha la tête, avant de poser son chapeau sur mes cheveux. Nami était partie, manipulant l'engin comme si elle le connaissait depuis des années. Elle nous cria qu'elle nous rejoindrait plus tard, avant que nous suivions les deux anges jusque chez eux, en empruntant un escalier gigantesque.

Ussop posa plein de questions, nous permettant d'apprendre qu'il existait une carrière de nuages. Les nuages étaient donc utilisés comme un matériau ici. Génial ! Tant de possibilités s'offraient alors à nous.

- Vous pouvez donc découper des nuages ? S'étonna Zoro.

- Vous parvenir à la Mer d'Opale, vous avez emprunté la Milky road, n'est-ce pas ?

La voie que l'on avait suivi avait donc un nom. A noter. Pour le moment, ce serait dans un coin de ma caboche, mais je le ferais plus tard sur le navire dans un carnet.

- Elle a été bâtie ici. C'est très simple. Il existe deux types de nuages. Des nuages comme ceux que vous avez parcouru avec votre navire, les Océoninbus et ceux sur lesquels on peut marcher, les Iloninbus.

Il nous expliqua alors que le granit marin était lié à ce phénomène, en laissant échapper dans le ciel des particules de cette roche, grâce au processus d'évaporation cyclique de l'eau. Je regardais tout ce que je pouvais apercevoir, tandis que nous grimpions encore l'escalier.

- Nous sommes arrivés !

Sanji suivit alors l'homme-ange en cuisine, tandis que nous nous posions tous sur les canapés nuages. Je m'assis à côté de Robin, avant que Chopper ne décide d'élire domicile sur mes genoux, voulant un câlin. Il semblait y avoir de l'animation en cuisine. Sanji devait être content d'apprendre les nouvelles recettes de cet endroit.

- Je sais que nous venons d'arriver, mais pourrais-tu nous en apprendre un peu plus sur les dials, dont tu nous as parlé, tout à l'heure ?

- Bien sûr, répondit Conys. Mais votre amie sait déjà des choses dessus, pourquoi ne pas entendre ce qu'elle sait d'abord, pour que je puisse continuer ?

Ah. Les pieds dans le plat, ma grande...

- Elle est muette, malheureusement. Lui répondit Robin, poliment pour ne pas me mettre dans l'embarras.

- Oh ! Pardonnez-moi Mademoiselle ! Je ne savais pas !

Elle semblait vraiment confuse que je fus prise au dépourvue. Je lui fis signe que tout allait bien, après quelques secondes, ahurie.

- Alors... Voyons voir... Comment expliquer ça... Myla, c'est ça ? Pouvez-vous remontrer le vôtre, s'il vous plaît ?

Je le sortis de ma poche, avant de le poser sur la table basse, au milieu de nous.

- Celui-là est un Tone Dial. Il permet d'enregistrer un son et le rediffuser par la suite. Tenez, j'en ai un autre.

Elle le tendit à Luffy, en lui expliquant qu'il suffisait de parler devant l'entrée et d'ensuite appuyer sur la pointe du coquillage.

- Ussop est un gros blaireau ! S'exclama-t-il, alors, pour essayer.

- Elle ne t'a pas dit de m'insulter !

Il appuya donc sur la pointe du coquillage ensuite.

- Ussop est un gros blaireau ! Déclara la première voix enregistrée, celle de Luffy.

- Elle ne t'a pas dit de m'insulter ! Fit la seconde voix enregistrée.

Je souris, familière du procédé. Luffy n'en ratait pas une, cependant, me dis-je, amusée...

- C'est l'un des nombreux coquillages qui existent dans la Mer d'Opale. Il peut enregistrer n'importe quel son. On les trouve généralement sur les bancs de sable.

Elle en attrapa un autre sur une commode dans un coin de la pièce, expliquant que c'était un de ceux-ci qui propulsait le Weever. Il était rond et plat, mais assez imposant... Elle l'actionna devant un bibelot qui bougeait grâce au vent. Celui-là, produisait du vent à haute vitesse, donc.

- Celui-là, c'est le Breath Dial, un coquillage qui aspire le vent et le relâche quand on le désire. En fonction de la taille, il peut utiliser plus ou moins d'air. Celui-ci peut faire avancer un Weever, par exemple.

Elle nous expliqua alors qu'ils avaient des Roller ou des Skateboard, aussi équipé de cette sorte de Dials. Incroyable. Je voulais tenter les autres trucs... Levant la main, je dessinais sur la main de Robin, qui comprit avant de traduire ma demande.

-Sera-t-il possible d'essayer les Roller ou le Skateboard ? Notre amie voudrait bien essayer.

-Aucun problème ! Je vous en prêterais un, après le repas. Déclara le père, dans la pièce voisine, ayant apparemment entendu la demande de l'archéologue.

- On a trouvé un Weever, aussi. Vieux de deux cents ans, et tout cabossé. Il ne doit plus trop fonctionner. Dit Ussop à Conys, sur le balcon de leur maison.

- Détrompe-toi, tant que le coquillage n'est pas cassé ou abîmé, il peut toujours fonctionner.

Luffy aurait bien voulu le conduire, mais ne savant pas le conduire, Ussop l'en dissuada, faisant bouder notre capitaine. On apprit alors qu'il exister des Lamp Dial, des Flam Dials et tout pleins d'autres qui étaient utiliser dans la vie de tout les jours par les habitants de la Mer d'Opale. Incroyable. J'écoutais ce qu'elle expliquait, me faisant une liste de ce qu'il faudrait potentiellement réutiliser sur notre navire... Sanji servit alors les plats sur la table, nous faisant saliver devant l'odeur alléchante de ses œuvres d'art, car il n'existait pas d'autres mots pour qualifier les assiettes. Il partit ensuite sur le balcon, avec sa cigarette, sans doute pour fumer tranquillement.

- Hé, les gars ! Je ne vois plus Nami !

- Elle doit être devant, comme tout à l'heure. Fit Luffy, en s'attaquant au Homard.

- Non, elle n'y est pas ! S'exclama Sanji, un peu à bout.

- Elle a du aller explorer les environs, ne t'en fais pas pour elle. Rassura Ussop.

Conys sembla alors inquiète, m'inquiétant donc en même temps.

-Il existe un endroit interdit, à Skypiea. Un lieu où nul n'a le droit d'aller. Il se trouve tout près d'ici. En Weever, on ne met pas bien longtemps avant de l'atteindre. Si ça se trouve, Nami s'est égarée et...

Elle ne finit jamais sa phrase, vraiment apeurée. Wow...

- On ne doit jamais y mettre les pieds ? Pourquoi ça ?

- C'est un sanctuaire sacré. Répondit Conys, à la question d'Ussop.

- Un sanctuaire sacré ? Demanda Robin, curieuse.

- C'est un territoire très dangereux. On l'appelle Upper Yard, le domaine de Dieu. Expliqua l'ange blonde, le visage fermé.

L'information traversa la pièce comme dans une pièce vide. Une terre interdite ? Vraiment ?

- D'après ce que tu dis, il existe un vrai Dieu ? Et il se trouverait sur Upper yard ? Demanda Chopper, curieux et un peu effrayé.

Conys hocha la tête, les mains tremblantes. Ce Dieu ne devait pas être l'être le plus compatissant du monde, vu sa réaction. Je croisais donc les bras, continuant d'écouter les explications que l'on nous donnait.

- Tout juste. C'est là que siège Ener, le dieu tout-puissant qui règne sur notre royaume.

- Tout-puissant ? Demanda Sanji, étonné.

- Il sait tout, rien sur cette Terre ne peut lui échapper. Il observe tous nos faits et gestes, en permanence.

- Tout le temps ? S'horrifia Ussop, en se levant.

- Même en ce moment ? Se fit confirmer notre capitaine.

- Oui, évidemment. Conclut la blonde, d'une petite voix.

Chopper se mit à paniquer, me faisant le câliner pour qu'il se calme. Zoro fut septique, tant et si bien qu'il finit par nous apprendre qu'il se fichait pas mal de la question de Dieu.

- Je respecte les croyances de chacun, cependant. Affirma Zoro, en finissant son verre d'eau.

J'hochais la tête, en montrant Zoro, puis moi-même.

- Tu penses pareil que Zoro ? Comprit Robin, me faisant sourire.

- Conys, as-tu déjà eu l'occasion de rencontre ce dieu de Upper Yard ?

- Qui, moi ? J'espère que tu n'es pas sérieux... C'est totalement hors de question, il est formellement interdit de pénétrer sur Upper Yard. Quoi qu'il arrive.

Confirmation, ce Dieu était pas compatissant pour deux Berrys... Conys avait l'air terrifiée à l'idée même de voir ce prétendu Dieu. Intéressant...

- La terre sacrée d'Upper yard est un territoire interdit.

Elle se répétait beaucoup, quand même...

- C'est vrai ça ? Un territoire interdit où on ne peut absolument pas pénétrer ? Fit notre capitaine, avec des étoiles dans les yeux et un énorme sourire, à la grande frayeur de Ussop, déjà entrain de pâlir.

Ce dernier était d'ailleurs déjà entrain de secouer notre capitaine comme un prunier, qui riait et souriait pour sa part. Il a réellement l'intention d'y aller... Ussop voulu que je lui serve d'appui, mais quand il se tourna vers moi, ce fut pour voir le même sourire et le même regard que notre capitaine.

- Argh ! Elle aussi !

- Oh, mais si c'est vraiment Dieu, il nous en voudra pas. Il nous pardonnera. Les Dieux sont plutôt tolérants en général.

- Non, contredit la blonde, si nous enfreignons ses règles, c'est considéré comme un sacrilège.

- C'est vrai ? Tant pis, c'est bien dommage.

Il n'avait pas abandonné l'idée, néanmoins, au grand dam de l'équipage. Robin demanda alors à Conys les conséquences éventuelles de l'acte que nous allions faire.

- On s'expose à une Mort certaine. Répondit son père, après l'hésitation de celle-ci. Aussi, je ne vous cache pas que je suis très inquiet au sujet de Mademoiselle Nami...

Ah oui, il est vraiment pas compatissant. Sanji sembla se mettre à paniquer pour la rousse de l'équipage. Notre capitaine proposa alors d'aller la chercher directement, s'attirant les foudres du tireur, assis à côté de lui, pour le repas. Sanji attrapa ensuite Luffy, la bouche pleine, pour aller chercher Nami. Je leur emboîtais le pas, joyeusement. L'aventure n'allait pas tarder... Chopper toujours dans mes bras, je me balançais d'un pied sur l'autre, trop contente. J'entendis ruminer le tireur dans mon dos, mais je n'en tins pas compte.

Conys avait refusé de nous emmener là-bas, trop effrayée. Nous fûmes sur notre navire en quelques minutes, Luffy criant à l'aventure. Le père de Conys nous prévînt que les vents nous seraient contraires, pour y aller.

- Si on avait Nami, ça serait pas un problème... Fit Zoro, les bras croisés.

- C'est pour cela que l'on va la chercher. Signifia Robin, un livre déjà dans les mains.

Je levais les mains, pour que les autres me regardent. Ensuite, je fis un signe vers moi.

- Tu sais faire ? Vraiment ? Me demanda Zoro, très étonné.

J'hochais la tête, en souriant.

- Il est vrai que l'on ne sait pas grand-chose de ton ancien équipage, ni de tes compétences. Fit Robin, en pouffant légèrement.

Je me grattais l'arrière de la tête, gênée. C'est vrai que je ne mentionnais que très peu mes voyages passés...

- Avec des Dials, ça aurait pu passé, mais vu que ce n'est pas le cas... Expliqua l'ange. Je suis désolé, mais même un navigateur n'y arriverait pas.

- Combien de temps, alors ? Fit Sanji, un tantinet impatient.

- Aucune idée. Tout dépend du vent.

L'équipage était contrit de ne pouvoir rien faire pour Nami.

- Eh Papi, il faut aller là-bas avant que Nami ne revienne ! Fit Luffy, un grand air inquiet sur les traits du visage, me faisant rire silencieusement.

Il sauta au bas du navire, avec les reliques de l'ancien Weever, ayant été récupéré sur le navire qui m'avait valu ma blessure à l'arrière de la tête. Je le regardais faire, sans comprendre.

- Vous croyez vraiment que je vais attendre que le vent tourne, alors que Nami court un grave danger ?

- Eh oh Luffy, qu'est-ce que tu fiches, bon sang ? Il est cassé !

- J'y vais, allez ! Cria Luffy.

Avec un portail, je me téléportais auprès de Luffy, ne voulant pas le laisser faire des bêtises. J'attrapais mon capitaine par la taille, le retenant.

- Mais Myla, lâche-moi !

- La lâche pas ! Me fit Ussop dans mon dos, sur le navire.

Il posa le weever sur la surface de l'eau, pour pouvoir utiliser ses mains, pour me faire lâcher. C'est alors que l'engin coula, devant lui, surprenant le capitaine, qui se rendait compte qu'il aurait couru à la mort, avec cet engin. Il finit alors par se tourner, dans mes bras, pour me faire un câlin, me regardant en souriant.

- Tu m'as sauvé ! Merci, Myla, t'es la meilleure !

Je souris à mon tour, profitant du câlin. Note à moi-même, un câlin du capitaine, c'était agréable. Nous retournâmes sur la plage, après quelques secondes. Sanji me regardait avec un sourire bizarre, sans que je comprenne. Bah, il a quoi, lui ?

Plus tard, attendant que le vent tourne, Luffy, Ussop et Chopper faisaient des bonhommes de sable, tranquillement. Moi, je restais à l'ombre, le soleil étant particulièrement violent. J'avais néanmoins écrit mes petites notes sur un carnet que Robin avait ensuite mis en lieu sur, loin du sable. Ma tête tournait déjà. Robin, près de moi, croisa les bras, pour me soulever avec ses bras, me faisant partir sur le navire, avec Chopper, plus loin.

- Tiens, qu'est-ce qui a ? Myla, ça va ?

Je lui montrais ma tempe, un peu blanche. Chopper se transforma pour me porter à l'ombre dans le navire, doucement. Il me posa dans l'infirmerie, pour changer mon bandage et ensuite que je puisse me reposer doucement, sans être dérangée. Il mit du tissu sombre sur les hublots, me permettant d'être dans une semi-obscurité. Je me posais doucement allongée avec un linge d'eau froide, me facilitant mon passage dans le sommeil, assez rapidement... Le noir des bras de Morphée fut accueillit avec beaucoup de soulagement.