La chanson Le bon Rhum de Binks, appartient évidement comme l'oeuvre d'où est tiré les personnages que j'utilise, à Echiro Oda.
Je me réveillais comme si j'avais vécu un mauvais rêve. Légère, calme et comme si j'avais dormi plus de huit heures. Je me redressais et regardais mes Nakamas se réveillant tous eux aussi. Le sourire de mon capitaine qui était tout aussi bien que moi me rassura. Tout allait bien.
- Les blessures l'auraient-elles rendues euphoriques?
En effet, notre capitaine sautillait déjà partout, trop content d'aller bien. Je me relevais debout et sourit doucement en regardant tout le monde. Un, deux trois… Quatre, cinq, six… Sept, Brook était dans mon dos. Il en manque deux, non? Où étaient donc Sanji et Zoro? Inquiéte, je me mis à regarder partout et finis par tomber sur les sabres de Zoro, sans son propriétaire. Mon cœur se glaça alors que je sifflais vers les autres pour me faire entendre. Ils tournèrent la tête avant de me voir avec les trois sabres de notre second d'équipage.
«Où sont Sanji et Zoro?»
- C'est vrai que je ne les ai pas vus à mon réveil…
Tout l'équipage présent se questionna, mais aucun ne les avait vu. Je déglutit avant de bondir plus haut avec un portail. Oui, j'avais repris bien des forces. Du haut de la tour détruite, je regardais partout pour essayer de les trouver. J'aperçus deux silhouettes debout, bien plus loin. Je bondis et m'en approcha. Zoro et Sanji étaient là, dos l'un a l'autre, couverts de sang. Zoro avait les bras croisés alors que Sanji fumait une cigarette. J'atterris sur le côté et posais une main douce sur leurs épaules. Sanji tourna la tête pour me regarder signer.
«Qu'est-ce qu'il s'est passé? Vous allez bien?»
- On s'est juste battus.
La réponse de Zoro ne me surprit pas vraiment et je lâchais un soupir. Sanji eut un petit rire qui me fit même lever les yeux au ciel.
«En vous réveillant, la seule chose que vous trouvez à faire, c'est de vous battre. Les hommes me fatiguent. Heureusement que je vous aime bien.»
J'ouvris un portail sous nos pieds, reposant mes mains sur leurs bras pour les amener directement à Chopper pour qu'ils puissent se faire bander leurs blessures. Quand Sanji eut son corps bandé, il me prit dans ses bras sans que je ne m'y attende, avant d'aller se coucher, avec les autres, tant la bataille les avait lessivés. Je comprenais complètement. Mais j'avais encore une chose à faire.
J'ai pris le corps de ma sœur zombifiée et je l'ai nettoyé dans un coin tranquille avant de trouver une barque où je l'ai déposée. J'étais entrain d'y mettre quelques plantes pour l'accompagner lorsqu'un chapeau me cacha la vue.
- Tu n'es pas obligée de toujours le faire seule, tu sais?
Je replaçais le chapeau de paille pour qu'il ne gène pas ma vue et laissais un sourire maigre lui répondre. J'avais perdu ma casquette dans les décombres et j'avais pas eu envie de chercher, d'ailleurs.
«Pardon.»
- C'est rien. Ça lui va bien les tresses.
«Elle les a toujours aimé.»
Je le vis joindre ses mains et adresser une prière à l'océan, pendant que je continuais de remplir la barque, avec des mandarines volées à Nami. J'espérais qu'elle ne m'en voudrais pas trop. Je fis apparaître son arme que j'avais encore gardé et la posais entre ses mains que je joignis sur son ventre. Voilà. Elle était prête.
- On pousse la barque?
«J'aimerais le faire en dehors de cette île.»
- Je comprends. Alors ouvrons la porte et faisons le. Ensuite, on ira manger, ok?
Un hochement de tête lui répondit et je me mis gentiment à la tâche, lui laissant la barque le temps d'aller ouvrir. Quand ce fut fait, Luffy laissa partir la barque dans l'un de mes portails pour qu'elle arrive de l'autre côté des barrières alors que j'armais mon arc et la torche que j'avais trouvée. Il était seize heures quand la flèche toucha la barque qui s'enflamma. J'avais une sensation étrange dans le cœur. J'étais apaisée. Véritablement apaisée, comme si un poids avait été levé.
- Elle est libre, maintenant.
J'eus un sourire et hochais lentement la tête, sans lâcher la barque des yeux. Puisse Davy Jones t'accorder une place de choix à ses côtés, ma belle petite sœur. Je n'avais pas bougé de toute la crémation et lorsqu'enfin la barque ne fut plus visible à la surface, j'accordais enfin un regard à mon capitaine avant de m'incliner devant lui.
- Ce n'est rien, Myla. Je veux pas de merci. Je suis là pour mon amie. C'est tout.
Bon, il eut quand même le droit à un câlin. Il rit un peu en me le rendant.
- Toi aussi, tu es libre, tu sais? On laissera personne t'emprisonner à nouveau.
Je serrais ma prise et plongeais mon regard dans son épaule. J'avais eu sacrément peur, oui. Il passa sa main dans mon dos pour me détendre avant de sortir de mes bras doucement, un grand sourire très inquiétant pour moi sur le visage. La seconde d'après, on était tous les deux propulser sur l'île principale, alors qu'il riait. Je pouffais, plus à ça près.
Le lendemain, presque une journée complète ensuite, l'équipage était complètement réveillé et on aidait tous à faire à manger pour tout le monde dans la Grande Cour de l'île, pour les membres de l'association des victimes de Moria et pour nous, évidemment. En voyant Nami se prélasser contre un des coffres de Moria, je me raclais la gorge et vint m'asseoir en tailleur en face d'elle.
«Nami? Je peux t'avouer quelque chose qui ne te plaira pas?»
- Qu'est-ce qu'il y a, Myla?
Elle eut un air inquiet et je soupirais.
«Pour l'enterrement de ma sœur, je t'ai prises plusieurs mandarines en offrande. Je te les rembourserai évidemment mais»
- Mais rien du tout. Dit-elle, avec calme. Une offrande au dieu de la mer, reste une offrande. Merci de me l'avoir dit, ça m'évitera de m'en prendre à quelqu'un qui aurait été innocent cette fois.
Vu l'œillade vers Luffy, c'était ciblé comme remarque.
- Tu n'as pas besoin de me rembourser. Est-ce que… Tu vas bien, au moins?
Étrangement, cette question me surprit. Je mis même un peu de temps à répondre et sentit plusieurs regards vers moi. Oui, l'équipage en entier semblait écouter ma réponse.
«Oui. J'ai pu lui dire au revoir et ça m'a fait beaucoup de bien. Merci de t'en inquiéter Nami. Ça me touche.»
- Tu es notre Nakama, ne l'oublie pas.
«Jamais.»
Elle me sourit et je lui fis une accolade avant de filer faire un nouveau portail pour relier la Cour et le bateau, histoire d'aider tout le monde. Zoro dormait encore dans le manoir, ayant vraiment souffert. Sanji faisait bonne figure mais je sais qu'il était épuisé aussi. D'où le fait que j'aidais grandement à tout transporter, sinon on s'en sortirait pas.
- Chopper, on a rapporté tout ce que tu nous avais demandé. Comment il va?
Le voir allongé, avec Chopper le surveillant me fit mal quand même. Il était encore entrain de dormir.
- C'est un miracle qu'il soit encore en vie. Il a vraiment été pas mal amoché.
Quelle idée aussi, de se battre après une attaque pareille… Je lançais une œillade peu amène aux deux concernés. J'allais les tenir à l'œil, ceux-là. Sanji embarqua avec lui deux personnes qui disaient avoir tout vu et je vis Robin écouter grâce à son pouvoir et me faire signe qu'elle ne me dira rien. Ensuite, on mangea tous ensemble et ça me fit du bien. Je mangeais néanmoins à côté de Zoro, ne voulant pas le laisser seul, avec Chopper et Nami.
- Regarde, Chopper, ce que je t'ai apporté!
Luffy posa un tonneau sur le sol près de nous.
- C'est la part de Zoro. Ça va le requinquer.
- Et puis quoi encore? D'où tu le sors ton traitement à l'alcool?
Je pouffais sur le côté, en prenant un peu plus de mon jus de fruit. Je vous jure… Par réflexe, je vérifiais distraitement si Zoro nous faisait de la fièvre mais tout allait bien. Il se réveillera, j'en étais sûre.
- On peut pas lui donner ça? Et avec de la viande?
- Bon écoute… On va dire que c'est l'intention qui compte…
Chopper avait l'air lui aussi amusé par la naïveté de Luffy. Je tournais la tête en entendant Brook faire du piano, qui apparemment avait été épargné par les combats.
- Dis, tu n'es pas violoniste, de base?
J'atterris grâce à un portail, près du cuisinier, intéressée par la discussion.
- Je sais jouer de presque tout.
Je me montrais du doigt.
- Oui, Myla veut dire qu'elle aussi joue de tout.
- Oh, c'est vrai? Mademoiselle Myla, voudriez vous bien m'accompagner quand vous aurez fini votre repas?
J'hochais doucement la tête avant de retourner finir mon assiette d'un portail. J'eus à peine le temps de finir que j'entendis le rythme d'une de mes chansons favorites. Je laissais mon assiette derrière moi avant de me pencher vers Brook pour lui demander l'autorisation de toucher à son instrument que j'avais téléporter près de moi. Il hocha la tête et je posais donc le violon sur mon épaule pour jouer avec précision, laissant donc les gens nous rejoindre en chantant.
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Je m'en vais de bon matin,
Livrer le bon rhum de Binks.
Les vagues dansent et je chevauche,
Les flots au gré du vent.
Alors que je prend le large,
Le soleil entame sa course
Et les oiseaux dessinent des cercles,
Dans le ciel en chantant !
Adieu port de ma jeunesse,
Adieu mon village natale.
Chante avec moi quelques couplets,
Le navire met les voiles.
Il balaie sur son passage ,
De grandes vagues d'or et d'argent.
Je met le cap là où la mer,
Jusqu'à plus fin s'étend !
Je m'en vais de bon matin,
Livrer le bon rhum de Binks.
Je suis un pirate,
Je passe mon temps a dompter l'océan.
Les vagues sont mon lit douillet,
Le bateau est ma maison.
Et à son mât flotte au vent,
Un noir pavillon.
Une tempête a l'horizon,
Obscurcit le ciel immense.
Les vagues dansent roulez tambours,
Le tintamarre commence !
Si la peur m'envahit,
Ce sera mon dernier soupir.
C'est ainsi,
Je ferai une croix sur mon bel avenir.
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Je m'en vais de bon matin,
Livrer le bon rhum de binks.
Jour après jour,
Le même rêve occupe mes pensées.
Adieu silhouettes lointaines,
Agitant leur grand mouchoir.
Pourquoi pleurer ?
La lune brillera à nouveau demain soir !
Je m'en vais de bon matin,
Livrer le bon rhum de Binks
Chante avec moi,
Cet air du large connu des grands pirates !
Quoi que tu fasses mon ami,
Tu finiras les os blanchis.
La vie est une longue comédie,
Pleine d'aventures, promis !
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh,
Yoh-ohohoh Yoh-ohoh-oh!
