Bonjour ! Et voici la suite !
Alors ce chapitre court est un peu particulier.
Et chelou. Et démontre jusqu'où a pu aller notre duo pour trouver une solution à leur problème...
Merci Valilalou pour ton message ! Moi aussi j'ai toujours eut de la pitié pour ce perso...
Surtout que je me disais que l'ennuis perpétuel... N'était pas son seul traumatisme.
La présence de la déesse éliatrope dans la saison 4 m'a donner pas mal d'idée, que j'espère pertinente. Pareil pour les interactions avec la fratrie, que j'essaye de faire les plus naturelle possible... Enfin, j'espère. Et pour les fautes... J'essaye d'en faire moins, mais bon, il y en auras toujours...
Merci a toutes celles et ceux de suivre cette petite histoire !
Dans l'espoir que ce chapitre vous divertisse autant que les précédents !
La porte
Qilby était au sol, les pétales de cette fleur dans la peau de sa main.
Recroquevillé sur lui même, l'éliatrope ne voyait plus que les couleurs des derniers souvenirs du monde des douzes…
Devenus la chose la plus importante de cette dimension…
Mais l'importance a toujours été relative après tout.
Dans ce monde où tout était délavé, blanc, sans fin, ces quelques pétales dorés faisaient un grande différence.
Les faisant tourner en rond, sans destination, sans but, Qilby tentait de refouler des souvenirs qui frappaient les portes de sa mémoire.
Il les avait assez vu.
Avait suffisamment réfléchit à ce qu'il avait fait et à l'importance que ça avait pour lui.
Il aurait dû partir quand il en avait l'occasion.
Dés que les barreaux s'étaient brisés, il aurait dû partir, fuir loin de ce monde, d'eux…
Sa loyauté ne lui avait fait que des misères semblerait-il… Accompagné de ses névroses bien sur.
Un tour de plus.
Combien de temps avant que ce cirque se répète ?
Yugo vieillira, mourra et le libéra a nouveau ? Ou Chibi peut être ?
Il avait toujours été curieux après tout.
Dans combien de siécles ? Dans combien de millénaire ?
Dans combien de tour, de cycle ?
Qilby ferma doucement les paupières.
Ici, le sommeil n'existait pas.
Ce n'était que de la somnolence, qui finissait toujours par les même souvenirs fou et atroces.
Les même moments qui s'étaient gravées dans sa rétines.
Des souvenirs qui avait des millénaires… Et pourtant, toujours aussi vifs, violent…
Rouge. Rouge !
ROUGE !
Qilby se réveille, ou plutôt sort de la somnolence.
La léthargie tarde à venir cette fois…
Les yeux grands ouverts, Qilby voit du rouge.
Clignement.
Il y a toujours du rouge dans sa vision.
Une masse rouge qui éclipse les fleurs, auparavant devenues centre de ce monde.
-Eh bien… Tu est en piteux état frangin.
La voix l'horripile.
Dans ce silence, tout est devenu cris.
Mais il n'est pas assez fou pour oublier cette voix narquoise.
Ses yeux se plisse pour voir le visage de Nora.
Si pétillante autre fois… Mais bien des choses avaient changés.
Ce cycle était vraiment pleine de surprise. Il pensait qu'elle était morte lors du retour d'Orgonax…
Mais elle était bien vivante.
Seule, mais vivante.
-Nora. Que fais tu dans mon humble dimension ? Si tu m'avais prévenu, j'aurais rangé avant ton arrivée.
Nora renifle un rire acide, sa tête regardant à droite et à gauche cet espace vide.
-Tu es bien plus en forme que je ne l'aurais cru. A croire que des millénaires dans cette dimension ne t'as pas aidé ?
-Bien sur que si. Je t'invite même à essayer. Se retrouver avec soi-même et ses souvenirs, quel plaisir.
Les frères et soeurs se regardent, tout deux hostiles.
Si Qilby n'avait jamais détesté Nora, qu'elle lui affirme qu'elle l'a laissé pourrir ici en toute conscience lui retourne l'estomac.
Mais le regard hanté de Nora lui indique que quelque chose s'est passé.
Assez terrible pour qu'elle vienne le chercher.
En quête de réponse peut être.
-Sinon, que fais tu ici ? Tu ne m'as pas habitué à des visites de courtoisie.
Qilby se remet en position assise, son unique bras sur son genoux relevé.
Nora regarde l'appendice solitaire d'un regard mauvais, dégoutée…
Ou simplement terrifiée.
Elle devait avoir connaissance de son emprisonnement, mais pas de son réel état.
-Ce n'est pas de la courtoisie, en effet… On m'a demandé de te sortir de là.
Qilby rajuste son sourire acéré.
-Et bien, tellement important que tu as dû dépouiller Yugo de l'éliacube ? Une demande de la déesse mère, je présume ?
Nora resta étonnement silencieuse après ce petite boutade qui ne faisait rire que Qilby depuis des cycle.
Cette petite soeur, auparavant si joyeuse se contenta de fixer seulement ses iris rougeoyante sur lui.
La colère.
Encore un trait commun de la famille on dirait…
-Si ce n'est la question de l'eliacube, tu présumes bien.
Cette fois, c'est Qilby qui reste sans voix.
Comment ?
Le scientifique a beau tourner la réponse dans tout les sens, il n'y a qu'une possibilité.
Leur mère.
La déesse éliatrope est de retour.
Elle est revenue.
Et elle a envoyé Nora pour le chercher.
Sa pâleur s'accentue. La cicatrice s'ouvre.
Mépris.
Qilby tente d'ensevelir ses tourments, encore…
Encore plus profondément qu'avant…
Mais la présence de la déesse ne fait qu'énerver cette voix qu'il a depuis très longtemps bâillonnée.
Ce hurlement familier, puéril et blessé.
Après quelques minutes de calme, Qilby peut regarder à nouveau Nora en sachant que pas une trace de chagrin ne seras visible.
-Moi qui trouvait que ma vie manquait de rebondissement… En voila une surprise. Ce n'est pourtant pas mon anniversaire.
-Tout ne tourne pas autour de toi. Elle m'a seulement demandé de venir te chercher.
-Pourquoi ?
Tout à un prix.
Qilby l'avait comprit.
L'amour de la déesse n'était pas gratuit. Ni celui de sa famille.
-Parce que c'est notre mère. Et qu'elle ne supporte pas de voir l'un de ses fils enfermé, aussi monstrueux soit-il.
Qilby ne répond pas.
Pas parce qu'il est blessé par cette attaque, mais parce qu'il comprend que Nora l'ignore elle même.
Et c'est ça qui l'énerve.
-Mais pas assez pour venir elle-même me voir ?
Nora fronce d'avantage les sourcils, si cela était possible.
Oui, parfois le scientifique prend plaisir à narguer les autres.
C'est même un de ses divertissements favoris.
-Soit déjà heureux qu'elle ne te laisse pas pourrir ici. Tu comptes venir dans ses guenilles ?
Qilby se mit debout avec un sourire acéré, faisant semblant de tapoter ses poches de sa seule main restante.
-Je crois que j'ai oublier le costume spécial retrouvaille familiale dans mon dressing. C'est juste à ta gauche et tout droit jusqu'a ce que tu vois un placard.
-T'es pas drôle.
-Je ne crois pas l'avoir été un jour.
Nora souffla simplement du nez avant de tourner les talons.
-Tu viens ? On a pas toute la journée.
Le scientifique aurait put faire une blague sur la relative du temps, mais à présent qu'il avait échapper au regard de sa petite soeur, il sentit son faciès se déformer de rage.
Elle était réellement de retour ?
Pour de vrai ?
Qilby sentit des frissons d'appréhension courir le long de son échine.
Il avait peur de la revoir.
Que l'espoir renaisse et le pousse de nouveau dans cet abysse sans fond.
Et d'un autre…
Il avait hâte d'entendre la vérité, la version, l'explication de la déesse.
Avant de traverser le portail carré de Nora, Qilby jeta un dernier regard aux pétales délaissées sur le sol.
Au moins, il aura celles-ci, si on l'enferme de nouveau ici.
Ce qui pouvait arriver s'il se ratait au prés de leur génitrice et des autres eliatropes.
Se glissant dans la peau du fils, le scientifique ne put cacher malgré tout cet espoir qui venait de lui revenir.
Peut être qu'une de ses cicatrice se fermeras pour de bon ?
Qilby se réveille.
Bon sang…
Sa main droite attrape son bras gauche.
Il est là… Il est bien mort…
Et libre.
Enfin, pour le moment…
Alors qu'il réfugiait de nouveau son visage dans son oreiller, le scientifique ravala un souffle douloureux.
-On dirait que ça te fait toujours mal…
Le pâle regarda l'écarlate qui venait de s'asseoir à ses cotés.
Shinonomé n'était pas repartie après le combat contre Chibi et Grougaloragran.
Attendant qu'il revienne du Zinith, elle l'avait acceuillie à son retour tard dans la nuit.
Malgré tout, la dragonne savait comment son frère cachait sa douleur et sa peine.
Entre les murs glacé de son sanctuaire.
Par la suite, Qilby était resté mutique, laissant quelques levers de soleil s'écoulés.
Si Yugo avait ordonné à Shinonomé de dire ce qui avait dans le laboratoire de son frère, pour écarter tout danger, le pâle avait rétorqué qu'il pouvait leur montrer lui même.
Après tout ce n'était qu'un pan de son laboratoire.
Son coquart, ses cotes cassés et son bras blessés avaient été un bon levier pour les faire poireauté quelques jours de plus.
Oui, Qilby pouvait facilement se remettre sur pied, mais voir leurs regards confus étaient un petit plaisir que Qilby avait apprécier ses trois derniers jours.
Puis il avait quelqu'un d'autre a éviter.
Le guerrier roux.
Même si son regard n'avait pas l'air vif, il semblait avoir comprit ce qu'il cachait en un seul coup d'oeil.
Shinonomé avait parlé d'instinct.
Peut-être…
Se relevant douloureusement Qilby fit un petit sourire à sa jumelle.
-Je crois qu'il est temps de me réparer et de leur montrer la dernière pièce…
-Tu es sûr de vouloir faire ça ?
Si cette pièce était condamnée, ce n'était pas pour rien.
Et encore… Beaucoup était resté sur leur ancienne planète…
Qilby souffla lourdement.
Ça ne lui faisait pas plaisir non plus mais ses frères étaient assez grands et lucides pour comprendre.
En tout cas, il l'espérait.
-Ce n'est pas comme si nous avions le choix. Et au pire, je repartirais sur Extech…
-Tu veux dire, NOUS repartirons. J'ai participé à tout ça…
-Nous ne somme pas obligé de tout dire…
-Je le ferais s'ils veulent te chasser.
Qilby fit un petit sourire pincé à Shinonomé.
Elle aussi, sa loyauté la perdra. Et elle avait déjà beaucoup perdu.
Se concentrant Qilby se débarrassa des traces de coups, et des cotés brisées.
C'était douloureux, certes mais bien pratique.
Se relevant avec souplesse, le scientifique souffla sa frange devenu de longues mèches qui lui arrivaient à l'arrête du nez.
-Va falloir les couper…
-Et cette fois tu me laisses faire Qilby ! Cria Shinonomé en enlevant de suite les ciseaux que venaient d'attraper son frère.
-… Pourquoi ?
-Parce que tu les coupes n'importe comment !
C'est vrai que la vision du style n'était pas vraiment présente à Qilby.
Il coupait pour mieux voir, c'est tout…
Qilby lui fit un petit sourire avant de lui promettre de ne pas le faire lui même et de lui demander conseils avant de trancher dans le vif.
Ce fut sur cette note positive qu'ils quittèrent leurs chambre pour aller rejoindre Yugo et les autres.
Si l'absence de Chibi et Grougaloragran fut rapidement comprise, la présence de la cra Evangeline et du Iops Tristepin et Ellely furent une surprise.
-Vous comptez nous accompagner ?
-Je crois que beaucoup sont curieux de visiter le Zinith, répondit Yugo.
Qilby ne rétorqua pas le fait qu'ils auraient put le visiter bien des fois depuis, mais resta mutique.
Peut-être voulaient-ils seulement vérifier qu'ils n'étaient pas un danger pour ce monde.
Jetant un regard à Shinonomé qui opina de la tête, le brun fit un passage où il s'engouffra sans attendre.
Suivit du groupe, ils arrivèrent de suite dans le laboratoire des deux scientifiques.
Même s'ils avaient commencer a ranger, on pouvait encore voir les dégât qu'avait fait Grougaloragran.
Encore un élément que Qilby n'arrivait pas à digérer.
Il avait osé casser et abimer des oeuvres, des livres et des parchemins uniques au monde !
Traversant les longs couloirs glacés, Qilby vit avec surprise la Iop Ellely marcher à ses cotés.
-En fait… Je voulais m'excuser de t'avoir frappé ce jour là… Tu as été sacrément blessé…
L'eliatrope pâle ne sut pas si elle était réellement désolé, ou simplement fière d'elle.
Après tout, même dans ce corps, il avait été un ennemi de la confrérie du Tofu.
-Ce n'est pas grave. Je me suis guéris ce matin. Il n'y a plus aucune conséquence à ce combat désormais.
La Iop Ellely sembla voir pour la première fois qu'en effet, l'eliatrope pâle n'avait plus de coquart à l'oeil.
Et, même paré de ce grand manteau qui recouvrait ses épaules et ses bras, le scientifique n'avait plus aucun soucis à se mouvoir.
-Oh ! Tu guéris vite !
Qilby retint un sourire.
Il avait seulement jeté un mois de temps de vie pour forcer son corps à se remettre.
Même si ça avait toujours été douloureux de faire ça, le gain de temps était toujours satisfaisant.
Puis ils arrivèrent face au bureau de Qilby, qui avait été jeté sur le coté, montrant à tous la porte dérobée, où les coups de griffes de Grougal était visibles.
Il avait vraiment essayer de l'ouvrir.
Après avoir repoussé ce bureau qui ne lui donnait aucun secrets du scientifique, il avait trouvé cette porte.
Et il y avait passé un certain temps, avant de se rabattre sur cette boite, sans même savoir ce qu'il avait prit.
Mais son trésor était à nouveau en sécurité…
Alors il n'avait pas à craindre d'autres grandes pertes.
-C'est ça ? L'entrée de ton second laboratoire ? Tu l'avais drôlement bien caché.
Yugo.
Celui-ci avait un air curieux et méfiant.
Avec ce qu'exposait le scientifique dans son laboratoire, qu'est ce qui pouvait bien vouloir camoufler ?
Qilby lui répondit par un sourire moqueur.
-J'ai apprit avec le temps qu'il est bon de cacher certain détail de la science… Surtout quand on est entouré d'enfants trop curieux et de dragons trop têtus.
Présentant sa paume, le wakfu du scientifique entra dans la serrure complexe de la porte qui se déverrouilla. L'ouverture se fit dans un bruit de rouille à l'agonie et une brouillard glacial s'empara du groupe.
Shinonomé fut la première à bouger, passant devant Qilby pour allumé cette pièce si longtemps fermée.
Qilby s'y engouffra à sa suite, la lueur verte glauque illuminant la pièce, faisant apparaitre son ombre sur le sol.
Se tournant vers le groupe, seul son regard bleu était visible dans cette pénombre.
-Et bien ? Vous venez ?
Le groupe prit un peu de temps à avancer.
Etrangement, il n'y avait pas de danger, pas de monstre mais…
Il y avait dans cette salle quelque chose de terrifiant.
Poisseux, oublié et glacé.
Regardant à gauche à droite, Yugo entra dans la piéce.
Des sarcophage de verre recouverts de givre y étaient entreposés, suivit de plusieurs étagères emplis à ras bord de bocaux et de parchemins.
Rien qui ne détonnait plus que dans le laboratoire qu'ils avaient déjà traversé.
-Bah alors ? C'est une pièce comme les autres ! Déclara Ellely.
Qilby et Shinonomé semblaient occupés à autre chose et Tristepin roda lui aussi dans cet espace plus exiguë que la salle principale.
Il ne voyait rien d'étrange…
En fait si, tout était bizarre dans ce vaisseaux… Mais pas plus que cette pièce…
Regardant de plus prêt les grand sarcophage de verre, le roux essuya sommairement la buée qui s'y était installé. Une silhouette.
Une silhouette ?
-AHH ! Mais ! C'est des gens la dedans !
-Quoi ?
Yugo regarda lui aussi dans le bocal à taille humaine.
En effet, il vit une forme humanoïde, caché par l'opacité du formol vieillit.
-C'est… C'est des eliatropes ?!
La lumière arriva enfin dans la pièce, chassant la pénombre qui cachait encore moult atrocités.
Dont une table en métal, au centre de la pièce, les rigoles nettoyées avec soin…
Qilby y prit place, s'asseyant dessus en toute détente.
-Voici mon laboratoire de dissections et de recherches plus.. poussées.
-Tu as… Tu as tué des gens pour… Pour les découper ?!
Le scientifique leva à peine les yeux sur Yugo.
-Je t'en pris Yugo, ne te fait pas plus bête que tu ne l'est. J'ai juste fait des recherches sur la morphologie du vivant, et aussi des eliatropes. Je n'ai pas tuer personne pour cela. Il suffisait que l'on me confit des corps.
-Mais c'est dégoutant, grinça Amalia.
La reine des Sadidas était devenue aussi verte que ses cheveux.
-Mais ça nous a fait faire des bonds dans la science et la médecine. Comprendre comment les êtres sont construits, comment ils fonctionnent…
Sautant de la table métallique, le scientifique fit un petit sourire.
-Je ne me suis pas contenté de chasser ces bêtes pour les mettre sous verre…
-Et pour eux ?
Qilby se tourna vers Yugo qui pointa du menton la silhouette de l'eliatropes décédé.
Le scientifique jeta un regard à sa soeur qui parla à son tour.
-Tu n'as pas a t'en inquiéter. Nous avons pris des corps qui était en accord avec ce que nous faisions.
-Et vous avez pensé à leurs familles ?! Vous ne leur avez même pas rendu les corps !
Shinonomé resta muette, baissant la tête avant de regarder Qilby.
Mais ce dernier l'apaisa en un mouvement de main.
Ils étaient assez grand maintenant, n'est ce pas ?
Pour voir et comprendre.
-Tu n'as pas à t'en inquiéter. Ils n'ont manqué à personne. Voit par toi même.
La main que Qilby fit un grand arc de cercle sur la vitre embué du sarcophages.
Si l'être était méconnaissable à cause du verre déformant, Yugo put voir les cheveux sombres collés à la parois.
Et le seul a avoir des cheveux noirs parmi les eliatropes était…
-Ce n'est qu'un de mes anciens corps. Il y a aussi celui de Shinonomé. Tous les autres ont été rendus à leurs familles. Même les vôtres, quand vous nous les confiez pour mes tests.
Les bocaux les plus grands étaient donc habités par d'anciennes Shinonomé.
Certains n'était que des organes mit à part, d'autre des coupes de cerveaux…
Yugo eut envie de vomir.
Amalia quitta de suite la pièce, alors qu'Evangeline se contenta de plaquer sa main sur sa bouche et son nez.
Le haut le coeur de Yugo étant passé, il regarda difficilement Shinonomé et Qilby qui semblaient attendre sa réaction.
Mais la seule que le roi ressentait était la terreur et l'incompréhension.
-Mais pourquoi ? Pourquoi avoir fait ça ?
Qilby regarda avec incertitude leur roi.
Shinonomé elle-même dévisagea Yugo avait étonnement.
Etrangement, il semblait très concerné par ce qu'ils venaient de leur montrer.
C'était étrange…
En même temps, ils n'avaient jamais trop montré à leur fratrie leur travail.
Après un bref échange mental avec sa soeur, Qilby exposa les faits.
-Au début, c'était pour comprendre les corps. Pour soigner les gens. Comprendre les maladies, les blessures…
Qilby se souvenait de cette époque.
Ils avaient eut l'air de fous et pourtant ça avait été l'une de leurs plus brillantes idées.
La déesse était partis, ses soins divins avec elle.
Et même s'ils avaient un certain talent dans la médecine, ils n'étaient pas aussi doués que la déesse, et surtout, ils n'étaient que deux…
Même les médicaments qu'ils avaient créer n'étaient pas suffisants.
Ils avaient donc eut l'idée de détailler le corps éliatrope et draconien, comprendre son fonctionnement et ses failles pour les palier, pour comprendre la moindre maladie, la moindre dysfonctionnalité.
Ils avaient alors put apprendre à d'autre éliatrope comment faire, comment procéder pour sauver les autres, pour les opérer, pour les guérir.
Ils avaient bien sûr passés des décennies chassés, hués et méprisés.
Les bizarres, les tordus, les voleurs de cadavres.
Ils auraient put s'entrainer sur leurs propres corps, mais ils n'auraient jamais eut le temps de mourir et de renaitre sans qu'il y ait des centaines, voir des milliers de mort durant leurs sommeils.
Ils avaient donc du s'exercer sur d'autres.
Des laissés pour compte, des solitaires, enterrés sans pierre tombale, sans famille…
Ils n'avaient vraiment pas aimé ça…
Mais ça en valait la peine.
-Puis quand la médecine fut assez avancée, nous avons put nous mettre à cent pour cent sur le mystère qui nous tenait le plus à coeur…
Qilby avança, les mains dans le dos.
Son visage contemplant celui qu'il avait porté il y a deux cycles de cela.
Deux visages s'intercalant.
Le présent et le passé.
Le Qilby vivant et le Qilby mort.
-Le mystère ? Demanda le guerrier roux, qui semblait essayer de suivre la conversation.
-Notre mémoire.
Shinonomé avait prit parole dans l'écho assourdissant de ce silence.
Accompagnant Qilby, Shinonomé posa sa main sur l'épaule de son jumeau.
-Nous nous sommes concentrés sur nos propres corps, nos cerveaux, pour voir s'il y avait quelque chose que l'on pourrait retirer. Un élément qui rendait notre mémoire persistante à la mort. Qui pourrait… Nous libérer.
Shinonomé avait dû elle-même placer le corps à l'agonie de son frère dans un de ces bocaux.
Elle avait dû le faire tant de fois.
Son frère avait dû faire la même besogne lui aussi…
S'occuper des corps.
Les placer dans ce liquide poisseux…
Et les découper quand les deux était réunis pour débattre de ce qu'ils pouvaient trouver.
Comparer aux autres eliatropes primordiaux.
À d'autre eliatropes.
Voir comment leurs cerveaux évoluaient cycle après cycles…
-Malheureusement toute ces recherches ont été stériles. Nous n'avons rien trouvé qui nous différenciait de nos frères et soeurs.
Qilby laissa passer un rire nerveux.
-Au moins, nous avons fait un bon en avant dans la conservation des corps… Ça a été bien utile pour la suite.
-C'est pas drôle Qilby…
La voix de Yugo était sortie étrangement, comme étranglée par sa propre trachée.
Shinonomé et son frère observèrent leur roi, alors que celui-ci les fixaient d'un oeil humide.
-Ce n'est vraiment pas drôle… C'est même… Horrible… Comment… Comment avez vous put faire ça ?!
Si Shinonomé était tendue, prête a protéger leurs idées et leurs efforts, elle fut surprise de sentir son frère faire un pas en arrière.
Le son n'était pas comme d'habitude…
Il y avait de la tristesse dans cette voix, et non de la colère.
-Ce ne sont que des cadavres, Yugo. Des amas de cellules mortes.
La voix de Shinonomé se voulait rassurante.
C'est vrai, ce n'était que des corps morts, vides de toutes vies, alors pourquoi être triste ?
Pourquoi avoir de la peine ?
-Ce sont vos corps. Vos visages…
Yugo se demandait si un jour il avait été au courant…
Et si c'était le cas, quel avait été sa réaction…
Est ce qu'il avait seulement haussé les épaules ?
Les avaient-ils juste regarder comme des monstres ?
Peut être était-ce parce que Qilby et Shinonomé étaient à nouveau dans des corps jeunes, ou peut-être parce que Yugo était devenus père mais…
Il ne ressentait que de l'inquiétude et de la tristesse envers les deux médecins.
Massacrer leurs propres corps… Disséquer leurs propres chaires, leurs visages...
Comment avaient-ils put arriver à de telles extrémités.
Qilby resta silencieux, le regard tourné vers la droite, évitant le regard de Yugo.
Après tout, c'était lui qui avait eut cette idée… Ou plutôt…
C'était lui qui était tombé en premier sur son propre corps… Validant ainsi une de ses théories.
Ça avait été une mort violente.
Alors qu'il travaillait seul dans un endroit escarpé, il avait fait un erreur.
Une chute.
S'il avait fait un portail comme d'habitude, il n'avait pas vu la pierre qui s'était détachée de la parois avec lui, lui frappant violemment la nuque.
Son corps avait cessé de répondre, et son wakfu ne passait plus dans ses membres.
Il s'était écrasé…
Mais n'était pas mort sur le coup… Malheureusement.
Il avait pris quelques minutes à mourir, asphyxié.
Sa cage thoracique ne pouvant plus lui fournir de l'oxygène, broyée par la chute.
Shinonomé n'avait jamais retrouvé son corps.
Et lors de leur renaissance, Qilby était partis à la recherche de sa dépouille.
Il voulait savoir si leurs corps disparaissaient après leurs résurrections.
Car dans les moeurs des eliatropes et des dragons, les eliatropes et leurs jumeaux dragons étaient brûlés.
On mélangeait après les cendres des deux défunts dans l'idée d'accélérer leurs renaissances.
Cette question était resté donc sans réponse…
Jusqu'aux jours où le scientifique retrouva enfin l'endroit de sa chute.
Il était tombé sur ses ossements. Ses restes...
Ce crâne aux dents tranchantes, quelques mèches sombres éparses…
Le scientifique comprit que ce n'était pas des branches qui craquaient sous cette couche de mousse qu'il foulait du pied…
Mais les os de son torse, mis en miette par l'accident.
Dans ce décors idyllique, Qilby avait regardé ce qui avait été lui…
Sa tête… Le coffre de son cerveau, de son esprit…
De sa mémoire.
Et quelques mètres plus loin, il n'avait put que vomir, la bile amère lui remontant dans le nez sous le choc…
On peut dire que c'était une expérience unique, que peu de gens pouvait avoir vécus.
Voir son propre crâne…
Ses propres restes, pourrissantes et dégradés…
Mais il avait sa réponse…
Les corps ne disparaissaient pas après leurs résurrections…
Donc, il pouvait travailler sur sa propre dépouille.
Il fallait juste que personne ne le sache pour ne pas détruire le fruit de ses recherches.
Oui… Il fallait que personne ne sache, si ce n'est sa soeur.
Sa seule complice.
Qilby glissa son regard vers sa jumelle.
Il lui avait fait du mal en lui demandant de l'aider… Il le sentait.
Mais elle n'avait jamais eut le coeur ou le courage de lui dire non…
Se sentait-elle coupable ? De ne pas réussir a le sauver ?
Mais quelqu'un en était-il capable ?
Lui même voyait bien le naufrage vers lequel il se dirigeait, mais n'avait pas put freiner quoique ce soit.
Alors comment pourrait-il reprocher ce que lui même n'avait pas put arrêter ?
Comment aurait-il put reprocher quoi que ce soit à qui que ce soit ?
Il était le seul responsable.
Parce qu'il n'arrivait pas a se relever.
Il n'arrivait pas à accepter…
Qilby réprima un sursaut quand il sentit Shinonomé se rapprocher de lui, elle-même mit en déroute par le regard et la question de leur frère…
Une question que personne ne leur avait posé.
Auquel ils n'avaient jamais dû répondre.
-Comment avez vous pus vous infliger ça ?
Comment et pourquoi ?
Au lieu de les regarder de travers comme dans beaucoup d'autre cycle, il semblait que quelque chose avait changé.
Ou peut être était-ce seulement Yugo.
Ce cycle était si bizarre.
Cette vie au commencement chaotique, mais en même temps si rafraichissant et perturbant…
Qilby sentant que Shinonomé ne savait pas quoi répondre, le scientifique s'en chargea.
-Aujourd'hui… Je dirais à cause de l'espoir… Si tant est qu'il y en ait encore…
-Votre mémoire est donc un tel fardeau que vous êtes prêt à vous mutiler uniquement pour vous en débarrasser ?!
L'incompréhension… Encore…
Mais pas aussi agressif que les autres fois…
Encore une question ou Qilby dû répondre avec la plus grande transparence.
-Un jour… Tu comprendras… Et j'en suis désolé.
Le mystère de la porte était résolue, et un voile avait été levé sur les blessures du duo scientifique.
Le groupe partit loin de cette pièce lugubre, où le désespoir semblait suinter des murs.
Yugo n'osa pas regarder de nouveau les jumeaux médecins, épaulé par Amalia qui le tirait vers la sortie, elle aussi verte de dégout.
A l'arrière se trouvait Shinonomé et Qilby.
Si Shinonomé tentait de cacher sa culpabilité d'avoir laisser son frère partir aussi loin, ce dernier pensait simplement à bruler les corps.
Ils étaient inutiles désormais.
S'ils n'avaient pas trouver de traces de quoi que ce soit sur plusieurs de leurs dépouilles, c'est qu'il n'y avait certainement rien à trouver.
Si son derniers corps lui aurait été utile, pour voir l'impact de la fusion avec l'éliacube, ou même l'empreinte cérébrale que lui avait fait des millénaires de solitude…
Il avait malheureusement était consommé par l'éliasphére…
Des informations partis dans le néant…
Quand Qilby sortit de sa réflexion, il vit avec surprise que Shinonomé avait quitté son coté pour y laisser l'ami gardien de shushu de Yugo.
Le guerrier rouquin, anciennement dieu Iop, de ce qu'il en avait déduit par les paroles de la déesse éliatrope.
Qilby trouvait cela très drôle de voir le rouquin tenter, si même il le pouvait, réfléchir à une façon d'aborder le sujet du carnet, et de ce qu'il avait vu.
Non, Qilby, arrête de voir tout le monde de haut !
Même un Iop peut avoir un éclair de lucidité.
Tu l'as même vécus il y a trois jour, alors pas de ton méprisant !
-Vous avez quelque chose à me dire ?
Autant s'en débarrasser maintenant.
Le guerrier sursauta un peu, peut être étonné que ce soit l'autre qui décide de foncer tête baissée.
C'était son rôle normalement !
-Heuuu.. Et bien… Juste que… Après le combat, j'ai pas mal réfléchis…
Wouha ! Un Iop qui réfléchis !
En voilà un spécimen rare…
Non, pas de mépris.
Il devait justement encourager la réflexion…
Même venant de ce Iop.
Le rouquin resta un moment silencieux, cherchant ses mots quand il prit le parti de laisser juste ses pensées sortir de sa gorge.
-Tu sais, quand j'ai appris que j'étais un ancien dieu, j'ai aussi appris que j'avais eu d'autres familles… D'autres enfants… Des gens que j'avais complètement oubliés, alors qu'ils avaient dû être le centre de ma vie auparavant.
Le Iop s'arrêta, obligeant Qilby à faire de même, laissant la distance entre eux et le reste du groupe s'allonger un peu plus.
Il était hors portée de voix à présent.
-Je me suis sentit tellement nul… Monstrueux, de les avoir oublié. Par ma faute, un de mes fils a dû grandir tout seul. Et je me suis demander combien d'autre enfant n'avait pas put compter sur moi. Combien de femme et d'enfants ont été abandonnés… Et comment j'avais put faire une chose pareille… Aussi lâche !
Qilby resta silencieux, fixant cet être a l'intelligence si… Particulière.
Mais il comprenait ce sentiment, cette pensée…
J'aurais pu faire mieux… J'aurais dû faire plus…
-À mon avis, vous ne devriez pas vous en vouloir.
Le scientifique sentit le regard du Iop sur lui.
Faisant volte-face, le scientifique observa son homologue.
Il devait vraiment y avoir beaucoup de poussière dans ce vaisseaux, car le guerrier avait les yeux un peu humide…
-Vous ne les avez pas abandonné… Vous êtes simplement mort. Ce n'était pas de votre fait.
-J'aurais dû rester avec eux.
-Vous êtes peut-être resté avec la majorité d'entre eux. Et que votre ancienne vie a été plus… Chaotique.
Qilby n'aimait pas le lien, le reflet que cela créait en eux deux, mais d'un autre coté…
Il avait la sensation de parler à quelqu'un qui avait eut la même cicatrice.
Même s'il ne s'en rappelait pas.
-Je ne pourrais pas… Laisser ma famille ainsi, même pour un combat…
-Le devoir de certains est de mourir sur le champ de bataille et d'autre… de regarder le monde dépérir.
Tristepin ne sut que répondre, peut-être trop occupé à réfléchir sur les propos de Qilby.
Le scientifique allait tourner les talons quand la question fusa.
-Est ce que… Ça fait toujours mal ?
-Bien sûr.
Réponse simple.
Mais il n'y en avait pas d'autre possible après tout.
Pas d'incertitude, pas de doute.
-Les millénaires passent mais la douleur est toujours présente… Elle s'est juste… amoindrie.
Messire Tristepin resta un moment silencieux, le regard baissé.
Mais Qilby savait exactement la pensée qui venait de traversé le crâne du guerrier.
Le bonheur de se voir dépourvu de ce genre de souvenir.
Malgré la tristesse d'oublier ce qui était le plus important dans nos anciennes vies.
C'était une sorte de soulagement mais aussi accompagné d'une amère culpabilité.
-Peut être que perdre la mémoire n'est pas une mauvaise chose finalement…
Pas de tombe à fleurir, pas de vie à pleurer dés que les réminiscences l'assaillaient…
C'était un poids en moins sur la conscience.
Pas une mauvaise chose…
C'est le moins que l'on puisse dire, en effet.
-De quoi sont-ils morts ?
Qilby jeta de nouveau son regard sur le Iop qui ne semblait pas comprendre à quel point sa question pouvait être déplacé.
Néanmoins, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas parler d'eux à quelqu'un.
Il avait la sensation d'exhumer une ancienne cicatrice, et se rendre compte qu'au final, elle s'était un petit peu refermée…
Un peu.
-Même si je suis devenu un médecin émérite, il y a des maux que je ne peux guérir.
Soupirant un peu, il pouvait tout de même se dire qu'il avait tout fait…
Il avait fait de son mieux.
Même si ce n'est généralement pas assez…
-Ils sont morts de leurs belles morts. De vieillesse… Après une vie plutôt sereine.
-J'imagine que c'est tout ce qu'un parent peu souhaiter.
-En effet.
Tristepin resta silencieux encore un petit moment avant d'entendre sa femme l'appeler.
Il laissa donc le scientifique dans l'ombre des couloirs pour retrouver sa famille.
Ce Iop était stupide mais Qilby devait reconnaitre qu'il avait une intelligence intéressante.
S'il n'avait pas comprit tout de suite l'enjeux du combat, il avait deviné ce que le médecin essayait à tout prix de reprendre.
Il avait suffit que le guerrier voir les traits grossiers d'une craie grasse sur un papier mille et une fois froissé.
Un croquis de quatre personnes, aux visages à peine esquissés, de grands sourires aux dents tranchantes.
Deux petites silhouettes, faisant des grands salut avec leurs bras bâtonnés.
Maman, la seule au sourire fermé. La seule aux cheveux clairs, représentées par des traits malhabiles.
Entourant les deux silhouettes avec ses grands bras disproportionnés.
Et Papa, prenant la partie haute du dessin, pas coloriés, le blanc du papier, devenu jaune, était sa couleur.
Seuls deux ronds, craie grasse écrasée sur la surface, représenté ses yeux intégralement bleu, fixant les spectateurs, son sourire tranchant en miroir aux deux enfants.
Si quiconque connaissait l'éliatrope ancien, il aurait put lire les mots écrits maladroitement, quelques runes dessinées à l'envers.
« Bonne fête Papa »
Un des derniers souvenirs qui lui restait d'eux.
Bien avant la mort de leur planète.
Bien avant la mort de leur lignée.
Bien avant les guerres.
Bien avant de retrouver leur maison en cendres…
Heureusement que dans sa première vie, sa mémoire avait été un peu plus normale.
Une mémoire défectueuse qui lui avait fait oublier ce dessin dans un de ses anciens carnet de recherche, plié là, par le hasard et rangé à la va-vite dans un tiroir.
Quand il l'avait retrouvé, quelques cycles plus tard, il n'avait pas put s'empêcher de pleurer.
Une preuve qu'ils avaient existé.
Qu'il avait eut une famille.
Qu'un jour il avait tenus le bonheur au creux de ses bras.
Le scientifique prit une grande respiration.
Il se devait de suivre les autres, de quitter ces ombres froides et réconfortantes.
Les pas de Qilby s'éloigna de cette morgue cachés, de ses parchemins poussiéreux, laissant les morts où devaient demeurés.
Dans ses souvenirs.
Et oui Tadadamm... Qilby et Shinonomé ont fait beaucoup de chose pour tenter d'oublier, de comprendre comment fonctionner leurs cerveaux...
Pour en finir. Et Yugo commence à le calvaire qu'ils vivent... Et Tristepin un peu plus.
Voilà voilà... Oui c'est pas bien joyeux, et la suite ne le sera pas trop non plus, mais y aura quelque moment drôle, je vous assure !
Dans l'espoir que ça vous ait plus, et à bientôt pour la suite !
