Cela faisait à peine cinq jours que Jasper avait fait sa révélation. Lui et Hermione avaient passé beaucoup de temps à échanger sur le lien qui les unissait. Jasper s'appliquait à répondre à chacune des questions de la jeune femme, sans jamais se plaindre ni lui laisser croire qu'elle l'importunait. Bien au contraire, le vampire n'hésitait jamais à lui parler de ce lien, de ce qu'il signifiait pour eux, et à approfondir la discussion.
Ces cinq jours avaient permis à Hermione de découvrir bien plus de choses sur Jasper. Elle chérissait ces moments de solitude qu'ils partageaient, où l'aisance régnait, comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Pourtant, ils ne s'étaient rencontrés qu'un mois auparavant. Hermione savait que leur lien influençait leur relation, mais malgré cela, elle se surprenait à céder aux nouveaux sentiments qu'elle nourrissait pour le beau vampire. Cependant, quelque chose la freinait.
Elle avait conscience de tomber irrémédiablement amoureuse de Jasper, mais elle se retenait. Tout allait bien trop vite pour elle, et elle ne parvenait pas à accepter ce bonheur qui se présentait à elle. Pas maintenant, du moins. Pas après la guerre, après la haine d'elle-même et le chagrin qui l'avait submergée. Elle avait besoin de temps, et c'est pour cette raison qu'elle avait décidé, du jour au lendemain, de prendre ses distances.
Même si cela ne se remarquait pas pour les autres, Jasper, lui, l'avait bien compris. Sa compagne s'éloignait, et il ignorait pourquoi. Après tout, ces cinq jours les avaient encore plus rapprochés, même si, depuis leur baiser, il n'y avait eu aucun rapprochement physique. Jasper gardait pourtant l'espoir qu'elle finirait par s'ouvrir à lui.
Pourtant, là, il était planté devant la fenêtre, observant Hermione, assise sous un chêne à l'extérieur. Elle lisait un livre, indifférente à ce qui l'entourait. Jasper brûlait d'envie de la rejoindre, de sentir sa présence près de lui, mais il en était incapable.
Quand il avait compris qu'Hermione prenait ses distances, le vampire avait d'abord continué à chercher sa compagnie, à lui parler. Mais la jeune femme l'évitait, et il l'avait vraiment réalisé le jour où elle avait disparu toute la journée, pour ne revenir qu'à la nuit tombée, s'enfermant aussitôt dans sa chambre sans même un regard pour lui.
Depuis, chaque fois que Jasper essayait de s'approcher de la jeune femme, celle-ci fuyait dans la direction opposée. Jasper commençait à se sentir de plus en plus agité ; son vampire ne tenait plus qu'à un fil. C'est pourquoi il avait pris la décision de la coincer aujourd'hui pour la forcer à parler, quitte à la provoquer et à la pousser hors de ses gonds.
Déterminé, le vampire sortit de la maison et rejoignit la jeune femme à l'extérieur. À peine s'était-il approché qu'il remarqua la tension dans le corps de la brune, qui semblait déjà prête à s'enfuir. Jasper serra les dents et se plaça de manière à l'empêcher de s'échapper.
— Tu ne peux pas continuer à me fuir, Hermione. Ça ne fonctionne pas comme ça, lança Jasper, une pointe de désespoir et de colère dans la voix.
Hermione ouvrit la bouche pour parler, puis la referma plusieurs fois, évitant son regard et mordillant sa lèvre.
— Je ne fuis pas, murmura-t-elle.
Jasper plissa les yeux et fit un pas vers elle. Il la vit se tendre encore davantage, ce qui le poussa à serrer les poings devant ce mensonge évident. Il ne comprenait pas comment elle pouvait lui mentir alors que, entre compagnons, c'était impossible. À cet instant, le vampire sentit son instinct s'agiter.
— Ne me mens pas, Hermione. Nous avons déjà eu cette conversation : on ne peut pas se mentir.
La jeune femme plongea son regard dans celui de Jasper. Tous deux, captivés l'un par l'autre, elle sentit sa magie réagir face au vampire. Elle ferma les yeux et détourna le regard, puis soupira doucement.
— Je suis désolée, c'est… beaucoup trop d'un coup, murmura-t-elle.
Jasper la fixa un instant, puis hocha la tête et vint s'asseoir à ses côtés. Un silence s'installa entre eux, cette fois-ci inconfortable, presque pesant.
— Je sais que j'aurais dû t'en parler bien plus tôt, que j'aurais dû être honnête avec toi, commença Jasper. Mais je n'y suis pas parvenu… à vrai dire, j'avais peur. Peur que tu me rejettes, que tu m'effaces de ta vie. Avec la guerre que tu viens de mener, je craignais que tu ne me laisses pas l'opportunité de t'expliquer le lien qui nous unit.
Hermione jeta un coup d'œil à Jasper. Tout en elle lui criait de se rapprocher de lui, mais son esprit rationnel la poussait à s'éloigner. Elle savait qu'elle n'était pas prête, qu'elle avait encore du mal à prendre soin d'elle-même. Alors, comment pouvait-elle s'occuper d'un autre, d'un vampire… de son âme sœur ?
— Mais je ne pouvais pas continuer à jouer ce petit jeu, reprit Jasper. Je suis à toi, et tu es à moi. Je ne peux pas permettre à quelqu'un d'autre de voler ton cœur avant d'avoir eu la chance de te montrer à quel point nous pourrions être heureux ensemble. Je sais que notre situation n'est pas idéale, mais je refuse de perdre cette maigre chance de te prouver mon amour et de te faire tomber amoureuse de moi.
Les paroles de Jasper coupèrent le souffle d'Hermione. Elle tourna la tête vers le blond qui, abattu, fixait le sol. Elle ressentit la douleur, la tristesse de son âme sœur. Sans même s'en rendre compte, sa main se leva et se posa sur l'épaule du vampire. Jasper releva les yeux, surpris par son geste et par le sourire qu'elle lui offrait.
Jasper se figea, hésitant, le regard empreint de surprise et d'espoir. Ce sourire d'Hermione – fragile mais sincère – éveilla une chaleur douce mais intense au creux de sa poitrine. Elle caressa son épaule, une simple pression rassurante, comme pour lui dire qu'elle était prête à l'écouter, qu'elle n'avait pas fui aussi loin qu'il l'avait cru.
— Je ne sais pas encore où tout ça nous mènera, Jasper, murmura-t-elle, mais je veux essayer, je te le promets. Mais… promets-moi aussi de me laisser le temps.
Les yeux de Jasper s'adoucirent, et un faible sourire fendit ses lèvres. Il savait que c'était bien plus qu'il n'aurait pu espérer. Lentement, il leva sa main pour la poser par-dessus celle d'Hermione.
— Prends tout le temps qu'il te faudra, répondit-il d'une voix basse, apaisante. Je serai là, toujours, tant que tu me le permettras.
Hermione ferma les yeux un instant, se laissant envelopper par le calme de ce moment, par la force du lien qui les reliait au-delà des mots et des peurs. Elle savait que cette proximité nouvelle allait bouleverser leurs vies, mais elle était prête, pour la première fois, à affronter cette tempête avec lui.
Un léger rire la secoua, un rire nerveux et un peu timide.
— Qui aurait cru que je me retrouverais un jour dans une situation pareille, plaisanta-t-elle. Moi, Hermione Granger, liée à un vampire…
Jasper éclata de rire à son tour, un rire cristallin qui brisa les tensions entre eux.
— Peut-être que la vie avait tout prévu d'avance, et que nous devions nous rencontrer comme ça, répondit-il, le regard brillant.
Le silence s'installa à nouveau, mais cette fois-ci, il était empli de promesses et de possibilités.
Jasper observait Hermione avec une tendresse mêlée de fascination. Elle semblait lumineuse. Ce moment était suspendu, fragile, comme si un simple mot pouvait tout rompre. Pourtant, un sentiment puissant et indéfinissable vibrait entre eux.
Hermione ouvrit finalement les yeux, et ce fut comme si le monde entier reprenait son souffle. Elle plongea son regard dans celui de Jasper, cherchant une réponse à des questions qu'elle n'osait pas encore formuler. Un sourire se dessina sur ses lèvres, cette fois plus assuré.
— Alors, reprit-elle doucement, on fait quoi maintenant ? Parce que, en dehors de la promesse de te laisser du temps, je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire, "nous", ensemble.
Jasper, qui jusqu'ici n'avait que rarement réfléchi à ce que cela pourrait impliquer, sentit son cœur mort se serrer. Il n'avait pas de réponses claires. Mais il savait une chose : il ne voulait plus reculer.
— On avancera doucement, répondit-il, en espérant que chaque jour nous rapprochera un peu plus. Je ne veux rien te promettre qui pourrait te faire douter ou t'éloigner. Mais si tu acceptes de me laisser à tes côtés, alors je te suivrai, où que tu décides d'aller.
Hermione sentit son cœur battre un peu plus fort à ces mots. C'était tout ce dont elle avait besoin pour l'instant. Pas de plan précis, pas de serments enflammés. Juste la promesse discrète d'un futur, d'une chance d'apprendre à se découvrir sans précipitation.
Ils restèrent ainsi, main dans la main, regardant la nuit s'étirer autour d'eux, comme une scène vierge où tout pouvait encore s'écrire. Dans ce silence plein de promesses, ils savaient que, pour la première fois, le destin ne leur dictait rien. Ils choisissaient, enfin, leur propre voie.
Peu à peu, les deux commencèrent à échanger sur leurs enfances, partageant des rires, des taquineries, et des silences profonds qui, doucement, bâtirent une complicité naissante. Bien qu'Hermione ressentît encore un certain doute quant à être prête, il était étonnamment libérateur pour elle de se confier ainsi au jeune homme.
Sans même s'en rendre compte, ils discutèrent et plaisantèrent pendant de longues heures, jusqu'à ce que Jasper sente soudain un poids sur son épaule. En baissant les yeux, il découvrit sa magnifique compagne endormie contre lui. Un doux sentiment d'amour et de tendresse le traversa ; avec précaution, il glissa son bras autour d'elle, entourant la jeune femme brune, qui soupira de bien-être.
À cet instant, Jasper sut qu'il était perdu, car si cette magnifique déesse ne lui offrait pas son cœur, il n'avait aucun doute : il en mourrait, car désormais, il ne vivait plus que pour elle.
Lorsqu'Hermione ouvrit les yeux, elle se retrouva dans son lit, le souffle court et les larmes roulant sur ses joues. La pauvre sorcière peinait à reprendre son calme. Soudain, une main froide se posa sur sa joue, la faisant sursauter. Instinctivement, elle retourna la personne qui se trouvait en dessus d'elle d'un geste brusque, posant son bras autour de son cou.
- Ione ?
Hermione resserra son emprise, bien qu'elle ne puisse rien distinguer autour d'elle. Tout ce qu'elle entendait, c'était le rire maléfique de Bellatrix, résonnant dans ses oreilles. Son cœur battait fort dans sa poitrine, et son sang pulsait dans ses veines.
- Ma petite sorcière, tout va bien.
Les mots de la voix familière résonnèrent dans son esprit. Immédiatement, Hermione cligna des yeux, et l'image floue devant elle se fit de plus en plus nette. Son regard se posa alors sur Jasper, allongé sous elle, un bras tendu contre sa gorge. En baissant les yeux, elle réalisa qu'elle était assise sur le bassin du vampire. Soudain, un éclair de surprise illumina son regard alors qu'elle prenait conscience de son propre geste. Elle se précipita hors du lit, reculant précipitamment, comme si Jasper avait voulu lui prendre la vie. Le cauchemar qu'elle venait de vivre la frappait de plein fouet, comme si elle était toujours dans ce salon, Bellatrix la torturant, et elle venait de s'en prendre à Jasper, son âme sœur. Comment pourrait-elle encore le regarder après tout cela ?Jasper, son regard préoccupé mais non agressif, s'assit lentement sur le lit, ses mains ouvertes, paumes vers le ciel, comme pour montrer qu'il n'était pas une menace. Hermione, encore tremblante, fixa ses yeux. Elle savait que son âme sœur ne lui ferait jamais de mal, mais l'ombre de son cauchemar persistait comme un poison dans ses pensées.
- Hermione, calme-toi. Ce n'était qu'un rêve, un mauvais rêve. Je suis là, et je ne te ferai jamais de mal, tu le sais.
Sa voix, douce et rassurante, se fraya un chemin dans son esprit troublé. Cependant, le souvenir de la douleur qu'elle avait ressentie dans le rêve était encore bien trop vif. Ses mains tremblaient, et elle se laissa glisser contre le mur du lit, les genoux repliés contre sa poitrine.
- Je... je... Je suis désolée, Jasper, je... je ne voulais pas te faire de mal. C'est juste que... j'ai eu l'impression que c'était réel. J'avais l'impression que j'étais... à nouveau là-bas, sous les griffes de Bellatrix...
Jasper s'approcha doucement, sans la toucher, respectant l'espace qu'elle avait soudainement besoin de créer autour d'elle. Il savait que les cauchemars de Hermione n'étaient pas anodins. Ils étaient le reflet d'un passé traumatique, un passé qu'elle n'avait pas totalement réussi à enfouir.
- Tu n'as rien à te reprocher. Je sais ce que tu as traversé. Bellatrix est une sorcière vicieuse, et même après tout ce temps, elle a encore le pouvoir de t'atteindre, même dans tes rêves. Mais il faut que tu te souviennes d'une chose, Hermione... tu es plus forte qu'elle. Et moi, je serai toujours là pour te protéger.
Les mots de Jasper glissèrent doucement dans ses oreilles, un baume apaisant pour son âme tourmentée. Mais Hermione, perdue dans le tourbillon de ses pensées, secoua la tête.
- Mais comment puis-je continuer à te regarder après ce que j'ai fait ? J'ai failli te... Je te fais peur, je le sais.
Le vampire la scrutait longuement, son regard perçant mais infiniment doux. Il n'y avait aucune trace de jugement dans ses yeux, seulement de la compréhension.
- Tu ne m'as pas fait de mal. C'était un réflexe, un acte de défense, rien de plus. Tu n'as pas contrôlé ton corps à ce moment-là, et c'est compréhensible. Mais ce qui est important, c'est que tu es ici, avec moi. Et ensemble, on peut surmonter tout ça.
Hermione leva lentement les yeux vers lui, un éclat de doute dans ses prunelles.
- Mais et toi, Jasper Comment as-tu pu supporter tout cela, après ce qui s'est passé ?
Jasper la fixa en silence pendant quelques secondes avant de répondre. Puis, dans un souffle presque imperceptible, il répondit :
- Parce que je t'aime, Hermione. Et l'amour que j'ai pour toi est plus fort que n'importe quelle peur, n'importe quel cauchemar. Tant que nous serons ensemble, nous affronterons tout ce qui viendra. Et je te promets que Bellatrix ne pourra plus jamais te faire de mal. Pas tant que je serai là.
Ses mots étaient une promesse silencieuse, un serment que l'amour et la confiance n'avaient pas de limite. Hermione sentit ses muscles se détendre peu à peu, et pour la première fois depuis qu'elle s'était éveillée du cauchemar, elle réussit à respirer un peu plus librement.
- Merci, murmura-t-elle.
Jasper hocha la tête, son regard d'une intensité presque surnaturelle fixant ses yeux.
- Ce n'est pas seulement grâce à moi, Hermione. C'est aussi grâce à toi. Parce que tu es plus forte que tu ne le penses. Et ensemble, nous allons faire face à tout.
Hermione ferma les yeux, cherchant à évacuer les dernières résonances de la peur qui couvraient son esprit. Ses doigts s'étaient légèrement détendus, et elle se sentait un peu moins oppressée, un peu plus ancrée dans la réalité de la pièce. La chaleur douce de Jasper, invisible mais tangible, se faisait sentir, comme un bouclier protecteur.
- Je... je crois que j'ai besoin de temps, souffla-t-elle.
Jasper acquiesça sans hésitation, ne cherchant pas à précipiter les choses. Il savait que le chemin de guérison de Hermione était long et sinueux, mais il ne doutait pas de sa force intérieure. Après tout, c'était elle qui avait défié la mort à plusieurs reprises, celle qui avait affronté des ténèbres plus profondes que la plupart des gens ne pouvaient imaginer.
- Prends tout le temps qu'il te faut, lui dit-il avec un sourire rassurant. Je serai là à chaque étape.
Elle hocha lentement la tête, son regard se perdant dans le vide. Les ombres du passé semblaient s'estomper peu à peu, mais il suffisait d'un instant, d'une image fugace, pour qu'elles reviennent, menaçantes.
- Jasper… tu crois que Bellatrix pourrait revenir ? C'est un cauchemar récurrent, tu sais… j'ai parfois l'impression que c'est plus qu'un souvenir. Que c'est comme si elle était encore là, quelque part, prête à m'atteindre.
Jasper pencha la tête, son expression se durcissant légèrement à l'évocation de l'ex-Mangemort. La simple mention de son nom suffisait à raviver en lui l'envie de faire revenir la mage noire pour la tuer de ses propres mains. Pourtant, malgré cette colère, il parvint à garder son calme.
- Bellatrix est morte, Hermione. Et, même si son influence a laissé des traces, je doute qu'elle puisse te toucher à nouveau. Elle était malfaisante, mais elle était aussi vulnérable. Elle a été vaincue, et rien ni personne ne pourra la ramener. Pas dans ce monde.
Mais Hermione n'était pas convaincue. Elle connaissait trop bien les pouvoirs des ténèbres, et une part d'elle redoutait toujours qu'un retour, aussi improbable soit-il, ne soit possible. Ses doigts se crispèrent sur les draps.
- Je veux y croire, murmura-t-elle, mais… et si ?
Elle ne termina pas sa phrase, sachant qu'il comprenait le fond de sa pensée. La peur irrationnelle, celle qui rongeait tout de l'intérieur, restait ancrée en elle. Jasper s'approcha alors un peu plus près, baissant les yeux vers elle avec une tendresse infinie.
- Hermione, le passé est derrière nous. Nous ne pouvons pas changer ce qui a été, mais nous avons le pouvoir de décider de ce qui vient ensuite. Nous avons la force de bâtir un futur ensemble, sans la peur de ce qui a été. Ce qui nous attend, c'est un demain, pas un hier.
Ses mots, simples mais lourds de sens, résonnèrent profondément dans le cœur de Hermione. Elle redressa lentement les épaules, essuyant les larmes qui commençaient à perler sur ses joues.
— Je vais essayer, murmura-t-elle.
Jasper lui sourit doucement, puis, sans un mot, s'assit près d'elle et la prit dans ses bras. Hermione se laissa aller dans cette étreinte protectrice, sentant la chaleur de son amour l'envelopper, lui redonnant l'espoir qu'elle croyait avoir perdu.
Le silence s'installa entre eux. Puis, soudain, Jasper tourna son regard vers la brune à ses côtés et lui caressa doucement les cheveux.
— Me fais-tu confiance ?
Hermione ferma les yeux et se détendit contre lui avant d'inspirer profondément. Elle hocha doucement la tête.
— Ma magie te fait confiance, et je fais confiance à ma magie.
Jasper sourit à ces mots, puis, lentement, il se leva et se pencha au-dessus d'elle. Doucement, il l'enveloppa dans ses bras, la soulevant comme une princesse. Dans un réflexe, Hermione l'entoura de ses bras, et ensemble, ils traversèrent la pièce. Il la déposa doucement sur le lit et la coucha sous la couverture avant d'éteindre la lumière.
— Je n'arriverai pas à me rendormir, Jasper, pas après ce genre de cauchemar.
— Chut... tu as dit que tu me faisais confiance.
Jasper monta sur le lit, prenant place face à elle. Doucement, il l'attira contre lui, enroulant ses bras autour de son corps. Il posa son front contre le sien et sentit son corps se détendre peu à peu. Il savourait le silence et le fait d'avoir sa compagne aussi près de lui. Il entendit son propre ronronnement. Il sentit Hermione rire doucement. Il ouvrit alors ses yeux dorés et les plongea dans ceux de la brune, qui le fixa avec une lueur taquine.
— On dirait un chaton, et si je ne savais pas que tu étais un vampire redoutable, je penserais qu'il suffirait que je te caresse pour que tu ronronnes.
Jasper esquissa un sourire amusé, avant que celui-ci ne se transforme en un sourire narquois.
— Mais je t'en prie, chérie, n'hésite pas à me caresser. Je ne serais jamais contre.
Hermione rougit subitement, ce qui fit sourire encore davantage le vampire. L'ambiance se réchauffa. Jasper, sentant qu'il devait se contrôler, porta sa main sur la joue de la brune et la caressa tendrement. Chaque geste lui envoyait des frissons.
— Tellement belle... murmura Jasper.
Hermione sentit son cœur manquer un battement, mais elle ne détourna pas le regard de celui de son âme sœur. Pour la première fois depuis des années, Hermione se sentait en paix : plus de peur, plus de questions, plus de guerre, plus de dépression... Non, juste Jasper, sa main sur sa joue et ses douces caresses qui lui donnaient envie de plus, à cet instant.
Doucement, sans quitter ses yeux des siens, et sans prononcer un mot, Jasper approcha ses lèvres des siennes, lui laissant le temps de reculer si elle le souhaitait. Lorsqu'elle ne fit aucun mouvement, il posa tendrement ses lèvres sur les siennes. D'abord doucement, sans précipitation, puis, lorsqu'elle bougea ses lèvres, Jasper pressa un peu plus fort. En une fraction de seconde, leur doux baiser se transforma en un échange rempli de tendresse, de promesses non dites, et bien plus encore.
À cet instant, aussi bien Hermione que Jasper se sentirent revivre. C'était comme s'ils étaient enfin complets, comme si tout cela avait toujours été écrit ainsi.
La température de la pièce augmenta considérablement, et Hermione se laissa complètement submerger par ce tourbillon de sensations. Lorsqu'à contrecœur, Jasper se recula du baiser pour lui permettre de respirer et déposa un tendre baiser dans le creux de son cou, la jeune femme laissa échapper une plainte. Jasper cru qu'il allait perdre la tête.
Jamais il n'aurait imaginé qu'embrasser sa compagne serait aussi parfait, aussi juste. Il sentait son côté vampire hurler de joie, désirant plus, beaucoup plus. Il voulait embrasser chaque parcelle de peau de la brune, lui laisser des morsures d'amour. Alors qu'il tentait de reprendre le contrôle de ses émotions, elle posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, et Jasper ne put y résister. C'était au-dessus de ses forces. Il approfondit le baiser tout en glissant sa main sous la couverture, la posant sur la taille de la brune, qui soupira de bien-être contre lui.
La brune passa ses mains autour de son cou, glissa l'une d'elles dans ses cheveux, et le vampire perdit le contrôle. Soudain, il la tira pour qu'elle se retrouve sur lui. Elle poussa un cri de surprise, interrompant leur baiser, figeant le vampire sous elle. Jamais il n'aurait voulu la forcer à quoi que ce soit. Alors que leurs regards se croisèrent, Jasper afficha une moue contrariée.
— Je suis désolé, je ne voulais pas te forcer.
Il relâcha doucement son étreinte autour de ses hanches, mais la brune le surprit en souriant et reprit le baiser, tirant doucement sur les mèches blondes de Jasper, ce qui le fit grogner de plaisir. Aucun d'eux ne réalisa qu'ils n'avaient plus aucun contrôle à cet instant. Seuls comptaient eux, leur moment à deux, perdus l'un dans l'autre.
Cependant, soudainement, Jasper se figea, les yeux écarquillés, ce qui interrompit leur baiser. Hermione se recula doucement, surprise par cet arrêt brusque, et fixa le beau blond sous elle. Lorsqu'elle le vit figé, une inquiétude s'empara d'elle.
— Tout va bien ? Ai-je fait quelque chose de mal ?
Doucement, elle desserra son emprise sur Jasper, souhaitant reprendre sa place sur le lit. Cependant, Jasper lui serra les hanches, l'empêchant de bouger, et son regard se planta dans le sien, cherchant quelque chose que Hermione ne comprenait pas.
Jasper était pratiquement sûr d'avoir ressenti ce que venait de ressentir Hermione. Il ne pouvait pas rêver cela, pas avec son vampire qui s'agitait en lui. Fixant ses yeux dans les siens, il chercha encore et encore, écoutant ses émotions jusqu'à ce qu'il perçoive un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti. À cet instant, le vampire sut que, s'il n'était pas déjà mort, il le serait désormais.
Cette déesse qui était à lui l'aimait. Elle lui appartenait entièrement. Sa joie fut presque écrasante pour lui, mais rien ne pouvait l'empêcher d'être heureux de ressentir enfin que sa compagne l'aimait. Doucement, il entrouvrit les lèvres.
— Je t'aime.
Hermione le fixa, ouvrit la bouche, puis la referma avant de la rouvrir. À cet instant, elle ne sut quoi répondre. L'aimait-elle ? Bien sûr, elle avait des sentiments pour cet homme, mais était-ce de l'amour ? La jeune femme ne pouvait répondre, car elle ne savait pas. À la place, elle détourna le regard et inspira profondément.
— Je suis désolée, Jasper, je ne peux pas répondre.
Jasper plissa les yeux, ressentant à nouveau la douleur, la peur, et la haine de soi. Doucement, il caressa ses hanches, là, au-dessus de lui.
— Pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
— Je ne sais pas… murmura-t-elle. Je sais que tu m'attires, je me sens bien avec toi, mais je ne sais pas si c'est de l'amour ou si c'est ce lien qui me trouble.
Jasper écarquilla les yeux devant l'aveu de la brune. D'un coup de hanche, il inversa la situation, prenant place entre ses cuisses. Il força Hermione à le regarder. Là, il comprit. Hermione l'aimait, mais elle ne le savait pas, ou du moins, elle pensait que tout ce qu'elle ressentait venait du lien entre eux. Il ne savait pas s'il devait rire ou être en colère que la brune croie que le lien contrôlait ainsi leurs sentiments. Au lieu de cela, il posa sa main sur sa joue, et son regard doré devint tendre.
— Ce lien, notre lien, ne joue en aucun cas sur nos sentiments, ma jolie sorcière. Si je t'aime, c'est parce que je suis amoureux de toi. Si tu dois m'aimer, cela vient uniquement de toi, et non pas de notre lien de compagnons. Ce lien entre nous signifie simplement que tu es née pour moi, comme je suis né pour toi. Et même si je n'étais pas un vampire, et que l'on se soit rencontrés naturellement, ta magie m'aurait quand même choisi, comme mon cœur mort t'a choisie, chérie.
Hermione le regarda, un flot d'émotions l'envahissant. Ses yeux brillèrent d'incertitude, mais aussi d'une tendresse qu'elle n'arrivait pas à refouler. La chaleur de sa peau contre la sienne, la douceur de sa voix, tout en lui semblait si vrai, si sincère. Elle pouvait sentir son cœur battre dans l'air, même si le sien était figé dans le temps.
Elle avait toujours cru que l'amour, pour elle, était quelque chose de rationnel, une émotion qu'elle pourrait analyser, comprendre, et maîtriser. Mais en présence de Jasper, tout devenait flou, comme si chaque pensée, chaque sensation était un tourbillon incontrôlable.
— Et si tu te trompais ? murmura-t-elle, sa voix presque brisée par la vulnérabilité de ses mots. Et si ce que tu ressens pour moi… ce n'était qu'une illusion, liée à ce lien ?
Jasper secoua doucement la tête, son regard insistant mais tendre.
— Hermione, ma vie d'immortel a été marquée par de nombreuses illusions. J'ai connu des faux amours, des faux espoirs. Mais toi, tu es différente. Ce n'est pas l'effet d'un sortilège, ni d'une malédiction, c'est… toi. C'est toi qui fais battre ce cœur gelé, même si je ne suis plus censé en avoir un.
Elle se mordilla la lèvre, son regard se perdant un instant dans les détails du plafond. Elle pouvait sentir la vérité dans ses mots, mais quelque chose en elle résistait encore, une peur profonde qu'elle n'arrivait pas à identifier.
— Et si je t'aime, mais que je ne peux pas te le dire ? continua-t-elle en chuchotant. Et si ce que tu veux… c'est plus que ce que je suis prête à te donner ?
Les yeux de Jasper s'assombrirent, mais il ne la laissa pas partir. Il se pencha doucement, approchant son visage du sien, ses lèvres effleurant presque sa peau, mais sans la toucher.
— Alors tu me montrerais, Hermione. Parce que l'amour ne se dit pas toujours, il se ressent, il se vit. Et même si tu n'as pas les mots maintenant, je serai là. Attendant que tu me donnes ce que tu as à offrir, que ce soit aujourd'hui, demain, ou dans un siècle.
Le silence s'installa entre eux, lourd de cette vérité inexprimée. Hermione ferma les yeux un instant, s'abandonnant à l'étreinte invisible du lien entre eux. Elle pouvait sentir la tendresse de Jasper, sa patience infinie. Il l'attendait, sans pression, juste l'espoir d'un jour pouvoir entendre ces mots qu'il désirait tant, mais qu'elle n'était pas prête à lui offrir.
— Tu es ma compagne, murmura-t-il alors, brisant le silence. Et cela, rien ni personne ne pourra l'effacer.
Elle le fixa alors, un éclat nouveau dans les yeux. Elle avait peur, oui, mais aussi une certitude grandissante. Peut-être qu'elle ne le savait pas encore entièrement, mais elle comprenait que ce lien, ce qu'il représentait, n'était pas une contrainte, mais une chance. Une chance d'aimer quelqu'un qui l'aimait avec une sincérité qui défiait le temps.
Doucement, elle posa une main sur sa joue, caressant sa peau d'une tendresse infinie. Peut-être qu'elle n'avait pas encore toutes les réponses, mais elle savait, au fond d'elle, que quelque chose entre eux était indéfinissable. Elle n'avait plus besoin de mots.
Elle le regarda une dernière fois, un léger sourire naissant sur ses lèvres.
— Je pense que je commence à comprendre…
Jasper perçut immédiatement le changement subtil dans son regard, comme si un voile venait de se lever. Son cœur, figé depuis si longtemps, se serra de bonheur. Il n'avait pas besoin de plus. Ce sourire, ce regard, c'était tout ce dont il avait besoin pour savoir qu'elle n'était pas aussi loin qu'elle le pensait.
— Tu n'as rien à comprendre, Hermione, souffla-t-il en prenant sa main dans la sienne. Il n'y a rien à expliquer. L'amour, tout comme le lien qui nous unit, ne se mesure pas à la compréhension rationnelle. C'est simplement… un fait. Et ce fait, c'est nous.
Elle le regarda, cherchant dans ses yeux la vérité qu'elle avait toujours cru impossible à trouver. Mais avec lui, chaque doute se dissipait lentement, comme une brume sous les premiers rayons du soleil. Ses peurs, bien qu'encore présentes, semblaient moins lourdes. Elles n'étaient plus des chaînes qui la retenaient, mais des ombres qu'elle pouvait confronter à son rythme.
Jasper, avec une douceur infinie, fit glisser une mèche de cheveux de son visage et la fixa profondément. Il savait qu'elle n'était pas encore prête à tout lui offrir, mais il sentait que le temps serait son allié. Ils n'étaient pas pressés. L'amour, il le savait, se construisait dans les petits gestes, les silences partagés, les regards qui se cherchent. Il n'était pas question de forcer quoi que ce soit, mais de laisser la relation se nourrir d'elle-même.
Hermione, toujours un peu hésitante, se rapprocha un peu plus de lui. Leurs respirations se mêlèrent, lentes et régulières. Une chaleur douce envahit son corps, et elle sentit un frisson parcourir son échine. Son regard, encore embué de doutes, s'ancrant dans celui de Jasper, elle murmura presque à voix basse :
— Et si tu avais raison, Jasper ? Et si, au fond de moi, je savais déjà… que tu es celui que je cherchais, sans même le savoir ?
Jasper ne répondit pas tout de suite. Il n'avait pas besoin de parler pour comprendre. Il l'attira doucement contre lui, ses bras enveloppant Hermione dans une étreinte protectrice. Ce n'était pas un moment de passion dévorante, mais plutôt une rencontre d'âmes qui s'étaient trouvées, après avoir erré trop longtemps dans la solitude. Il ferma les yeux, profitant de la chaleur de sa peau contre la sienne.
— Alors laisse-moi t'accompagner dans ce chemin, murmura-t-il. Pas de pression. Pas de promesse. Juste… nous deux. Pour ce que nous sommes. Pour ce que nous serons, peu importe le temps qui passe.
Hermione, submergée par une vague d'émotions contradictoires, ferma les yeux à son tour. Elle n'avait pas toutes les réponses. Mais peut-être qu'il n'y en avait pas besoin. L'avenir restait incertain, mais dans ce moment, dans cette pièce, avec lui, elle savait qu'elle était prête à se laisser guider par quelque chose de plus grand qu'elle.
Elle s'abandonna à l'instant, à la tendresse qu'il lui offrait. Peut-être que l'amour, en fin de compte, n'était pas quelque chose qu'elle devait analyser, mais simplement ressentir. Et peut-être que ce lien, ce fil invisible entre eux, était la seule vérité dont elle avait besoin.
— Je vais essayer, dit-elle enfin, les mots à peine audibles, mais pleins de sincérité. Je vais essayer de ne plus avoir peur.
Il sourit contre son front.
— Et moi, je serai là. Toujours.
Le temps sembla suspendu autour d'eux, les battements de leurs cœurs résonnant en parfaite harmonie. Il n'y avait plus de place pour les doutes, seulement pour cette nouvelle réalité qu'ils allaient construire ensemble.
Jasper, maintenant qu'il savait qu'Hermione l'aimait, se promit de l'aider chaque jour à avancer, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'elle l'aimait déjà. Cependant, il était de son ressort de le découvrir ; il ne voulait pas et ne pouvait pas lui dire qu'il l'avait senti. Alors, doucement, il posa à nouveau ses lèvres sur les siennes et initia un baiser empli de promesses et d'amour.
Rapidement, les choses s'enflammèrent entre eux deux, et bientôt, Jasper attrapa les cuisses de la jeune brune, les enroulant autour de lui. Hermione s'enfonça davantage dans le baiser, tirant sur les mèches du blond, mordillant la lèvre du vampire, qui poussa un grognement. Involontairement, Jasper donna un coup de bassin à la déesse sous lui, qui laissa échapper un gémissement et un halètement. Il en profita pour glisser sa langue dans la bouche d'Hermione et chercher la sienne, transformant leur baiser doux et tendre en quelque chose de plus sensuel, empli de désir et de chaleur.
Hermione avait l'impression de fondre, malgré la fraîcheur du vampire au-dessus d'elle. Elle avait déjà ressenti le désir physique avec Viktor, mais jamais de cette manière. À cet instant, tout en elle brûlait de l'envie que Jasper la fasse sienne, qu'il la réclame et ne la laisse jamais lui échapper. C'était un sentiment nouveau pour elle. Elle, qui avait toujours eu peur d'aimer, de donner son cœur, elle qui ne comprenait pas ses propres sentiments... Il y a quelques minutes à peine, la voilà sous un vampire pour qui elle brûlait de désir. Sa tête n'était même plus là, remplacée par l'envie irrésistible de se raccrocher à Jasper comme à une ancre dans ce monde.
Doucement, elle arrêta le baiser, fixant le regard doré devenu noir de désir de Jasper, et laissa échapper, d'une voix à peine audible, un murmure que seule sa nature vampirique pouvait entendre :
- Touche-moi.
- Tu es sûre ? murmura-t-il.
La jeune femme hocha doucement la tête, et Jasper ne put lui refuser. Après tout, que pouvait-il refuser à la femme qu'il aimait ? À sa compagne parfaite ? Cependant, il savait que sa force pouvait tuer cette magnifique créature, que sa froideur pouvait la plonger dans l'hypothermie. D'un geste rapide, il remonta la couverture sur eux et planta son regard dans le sien, murmurant doucement :
- Dès que tu veux que l'on arrête, tu n'as qu'un mot à dire et je m'arrêterai. Je ne te forcerai jamais à quoi que ce soit.
Hermione lui sourit tendrement, ressentant la sincérité dans ses paroles. Malgré les promesses de son âme sœur, elle ressentait encore ce désir ardent d'être touchée par lui, de ressentir son amour dans ses gestes. Elle se redressa légèrement et l'embrassa doucement, mordillant sa lèvre avant de se reculer en souriant.
- Ne t'inquiète pas, je sais quand je ne veux pas de quelque chose, Jasper.
Jasper la fixa une dernière fois, sentant la vérité dans ses paroles. Il reprit possession de ses lèvres avant de descendre un baiser dans son cou, mordillant doucement sa peau pour ne pas y laisser ses crocs, la laissant haleter de plaisir.
- Je ne vais pas te faire l'amour ici, pas dans cette chambre où tout peut nous entendre. Mais crois-moi, ma sorcière, que lorsque tu me donneras l'autorisation, je te ferai hurler mon nom de plaisir. Je te ferai l'amour de telle façon que tu ne te souviendras que d'une chose : tu es à moi.
Hermione soupira sous les gestes du vampire, frissonnant à ses paroles. Elle laissa échapper un doux cri de surprise en sentant ses mains glacées glisser sous son haut pour caresser sa poitrine. Jasper passa sa langue le long de la ligne de son cou, savourant le goût de sa peau. Le vampire avait tellement envie de la faire sienne qu'il devait se rappeler qu'il n'était là que pour lui donner du plaisir, suffisamment pour qu'elle ait envie de lui donner son cœur.
- Quel goût délicieux, mon amour. Sens-tu mon désir pour toi, ma déesse ?
Jasper appuya son érection contre le cœur de la brune, qui laissa échapper un halètement, un gémissement d'envie. D'une voix haletante et rauque, Hermione prononça son nom en rejetant la tête en arrière, lui laissant l'espace suffisant pour continuer à l'embrasser.
- Jasper.
- Oui, mon amour, tout ce que je ressens est à toi. Laisse-moi te montrer mon amour pour toi, ma sorcière.
Jasper glissa sa main sous la jupe de la brune, la faisant sursauter de surprise avant de jouer avec le côté de sa culotte. Après un dernier regard et un léger signe de consentement, il glissa un doigt le long de sa fente, la faisant gémir. Lorsqu'il sentit son impatience, il pénétra doucement, la faisant inspirer profondément et cambrer le dos. Jasper s'arrêta quelques instants avant que sa compagne ne bouge ses hanches, lui signalant de continuer. Lentement, il fit des va-et-vient, provoquant des gémissements de plaisir chez sa magnifique sorcière. Jasper dut se mordre la lèvre fortement pour se retenir de la prendre, car elle était tellement serrée, chaude et humide qu'il n'avait qu'une seule envie : faire l'amour avec elle.
Rapidement, Hermione perdit tout sens de la réalité ; le plaisir l'envahit totalement. Jasper ajouta un deuxième doigt, et la brune se laissa emporter, criant de plaisir. Il pressa ses lèvres contre les siennes, avalant son cri tout en la comblant. Tout à coup, il toucha une barrière, et comprit que sa compagne était vierge. Lui et son côté vampire faillirent perdre complètement pied, un désir incontrôlable s'emparant d'eux. Cette femme, sa femme, était vierge, et il serait le seul homme à la posséder, corps et âme. Jamais il ne permettrait qu'un autre homme la touche, qu'il entende ses gémissements, ou qu'il la voie perdre pied. Jamais ! Il tuerait le premier homme qui oserait la convoiter.
Soudain, la brune trembla et s'agrippa aux avant-bras du vampire, son plaisir atteignant un point de non-retour. Elle voulut avertir son amant, mais celui-ci accéléra doucement, comprenant la situation, et elle se tordit de plaisir. Juste au moment où elle allait atteindre l'extase, la porte s'ouvrit brusquement. Jasper réagit immédiatement, se détachant de sa compagne pour la protéger de son corps. Son regard noir se tourna vers la porte, où, Ron et Harry se tenaient, les yeux écarquillés. Jasper grogna, pour la première fois, de manière menaçante :
- Dégagez immédiatement, ou je vous tue, putain !
