Chapitre 3: Julian

Julian assis dans son bureau admirait la ville de Tokyo, un verre de vin à la main. Il se souvenait de ce jour où elle était partie. Il tapa du poing sur la table.

Il y a deux ans.

Julian était avec Saori et ne s'attendait pas à ce qui allait se passer. Saori batifolait dans les bras d'un autre depuis des mois, et Julian le savait, mais il n'avait rien dit. Jusqu'à ce que tout se casse et se brise.

Julian, ce que je vais te dire ne va pas te plaire.

Dis toujours, répondit froidement Julian.

Je suis enceinte de Seiya Ogawara et je vais l'épouser. Je te quitte, Julian, dit Saori, totalement indifférente.

Julian prit l'information et se leva brusquement. Il la saisit par le bras.

Répète, Saori, je n'ai pas bien entendu.

Je suis enceinte et je te quitte, répéta Saori, toujours avec un regard indifférent.

Tu n'es qu'une traînée, Saori, sache-le. Ça fait des mois que je sais ton aventure avec cet homme. Et tu penses que je vais te laisser partir avec cet enfant que tu attends alors qu'il est sûrement de moi? Souviens-toi, Saori, tu as eu des rapports avec moi.

Des rapports forcés. Je ne voulais pas coucher avec toi, tu m'as simplement forcée. Je pars et je ne reviendrai jamais.

Saori sentit que sa prise se faisait plus forte et elle le gifla au visage. Il relâcha le bras de Saori, et elle partit sans un regret, son regard totalement indifférent.

Saori rentra au manoir Ogawara où Seiya l'attendait. Enfin, ils allaient vivre ensemble et elle serait heureuse. Seiya posa sa main sur le ventre de Saori qui accueillerait un petit être.

Saori et Seiya s'embrassèrent et étaient heureux. Ils allaient pouvoir se marier et être heureux avec leur petit amour qui grandissait dans une famille aimante.

De l'autre côté, Julian était dans une fureur. Je ne te pardonnerai pas, Saori, et je reviendrai récupérer ce qui est à moi.

Fin du flashback

Saori, je vais récupérer ta précieuse petite fille. Elle n'est pas de cet homme, je le sais.

Une silhouette apparut.

Monsieur, voulez-vous autre chose? demanda l'homme de main.

Surveille la maison de Saori Kido Ogawara.

Bien, monsieur, je ferai ce que vous me demandez.

Saori, tu vas perdre, je te le dis.

Dans la maison Kido, la petite Siena dormait dans son lit, doudou coincé entre ses dents. Elle était dans un profond sommeil, et pourtant, elle fut bousculée par un cauchemar. La même ombre qu'elle avait vue et maman qui était avec cette ombre. Elle se réveilla en larmes.

Maman, papa!!! cria la petite en larmes.

Seiya et Saori se précipitèrent vers la chambre de Siena, l'entendant crier. Ils la découvrirent en larmes, assise sur son lit, doudou serré contre elle.

Mon petit amour, que t'arrive-t-il? demanda Saori en se penchant pour la prendre dans ses bras.

Ombre, maman avec lui. Parti Siena tout seul.

Seiya, tu penses qu'elle parle de… Julian?

Sans doute. Elle avait vu une ombre devant le restaurant, elle l'avait dit et on ne l'a pas crue.

T'inquiète pas, ma chérie, papa et maman sont là, dit Seiya en embrassant la petite tête de sa fille.

Mon petit cœur, tu veux faire dodo avec papa et maman?

Oui maman, pas partir, pas Siena seule.

Je reste, mon cœur. Je ne pars pas, ne t'en fais pas. Je ne partirai jamais sans toi.

La petite Siena se calma, accrochée dans les bras de maman, doudou près d'elle. Ils se recouchèrent avec leur petite princesse qui s'endormit rassurée, bien au chaud.

Saori et Seiya veillaient sur elle, mais ils savaient que ce ne serait pas si simple. Le lendemain matin, Saori remarqua que sa fille était méfiante. Elle se cachait et ne voulait pas être seule dans une pièce. Elle restait toujours près d'elle, accrochée, en larmes.

Saori était restée à la maison avec Siena. Seiya était parti travailler. Siena jouait dans le salon avec ses jouets, mais elle n'avait pas vraiment le sourire.

Maman, peur. L'ombre est là.

Saori prit sa fille dans ses bras, qui se blottit tout de suite.

Tout va bien, petit cœur, il n'y a que nous.

On sonna à la porte.

Ça doit être le livreur que tu as vu, petit cœur.

Saori ouvrit la porte, toujours avec la petite dans les bras, doudou à la bouche. Mais dès que la porte s'ouvrit, Siena se cacha dans les bras de maman. Ce n'était pas le livreur.

Julian! Tu oses venir ici, dit Saori tendue.

Elle essaya de refermer la porte, mais il était plus fort, et Saori recula avec sa fille dans ses bras.

Alors, tu vis bien ici? Ta vie ici te plaît? dit Julian.

Va-t'en, je n'ai rien à te dire, Julian, dit Saori très irritée.

Siena, qui ressentait la peur de sa mère, voulut descendre se cacher dans un coin. Mais au moment de descendre, elle fut prise par les bras de Julian qui la porta. La petite, crispée, se cacha derrière doudou en appelant son papa.

Papa, papa, venir papa… murmura Siena.

Saori, ça suffit maintenant. Tu vas revenir avec moi. Tu n'as rien à faire ici, dit Julian.

Tu es malade. Rends-moi ma fille, dit Saori en essayant de récupérer sa petite qui tendait les bras pour revenir vers elle.

Julian fit une prise sur sa main, ce qui lui faisait mal.

Lâche-moi, Julian. Je t'en prie, lâche-moi.

Tu n'auras pas ta fille. Cette petite fille est la mienne. Elle est mon sang, je le sais.

Tu es malade. Ce n'est pas ta fille. C'est celle de Seiya.

Tu oses me dire qu'elle est la fille de cet homme alors que tu partageais encore ton lit avec moi à l'époque. Je t'ai laissé partir, mais je n'ai pas dit que je n'essaierai pas de reprendre ma fille.

Tu n'as aucun droit sur ma fille. Elle n'est pas à toi.

Siena pleurait, appelant papa. Elle voulait qu'il soit là.

Je te récupérerai, Saori, sois-en sûre. Mais pour l'instant, ce petit amour va rester avec moi.

Tu n'as pas le droit. Rends-moi ma fille, Julian. Julian tendit la petite à l'un de ses gardes du corps qui attacha la petite dans la voiture.

Saori courut pour récupérer sa fille, mais elle fut saisie par la taille par Julian, qui l'empêchait d'aller vers Siena, qui pleurait et posait ses petites mains sur la vitre en criant maman. La voiture partit, emmenant Siena.

Ma fille, tu n'as pas le droit, Julian. Pourquoi tu fais ça? Saori s'écroula en larmes sur le sol.

Tu comprendras, Saori. Tu n'avais pas le droit de partir. Tu pensais vraiment que c'était fini?

Ma fille… rends-moi ma fille, Julian. C'est un enlèvement, tu peux aller en prison pour ça.

Appelle la police. Ils ne trouveront rien.

Julian partit, reprenant sa voiture, et partit à son tour. Saori se releva et alla vers le téléphone prévenir Seiya, qui, dès qu'il apprit ce qui s'était passé, partit en vitesse de l'entreprise Ogawara et rentra au manoir Kido. Saori avait prévenu la police, qui était venue sur les lieux et avait pris la déposition de Saori, puis ils étaient partis.

Siena! Saori, où est-elle?

Ils l'ont enlevée. Ma fille a été enlevée. Saori était inconsolable.

Seiya la prit dans ses bras pour la consoler, même s'il savait que leur douleur n'allait pas partir tout de suite.

On va la retrouver, je te le jure. Je vais tout faire pour la retrouver.

Ramène-la, Seiya. Je t'en supplie. Ramène notre bébé.

Leur douleur était bien présente, et ils ne pouvaient rien faire pour l'instant pour la guérir, si ce n'est attendre que la police trouve des indices.