Résumé du dernier chapitre : Le Diable, apparu au cœur de la base des Shinigamis, effectue un véritable carnage. Orihime Inoue a été engloutie par un gouffre, et il faut une intervention de la Garde Royale pour permettre aux Shinigamis de ne pas perdre le sabre du défunt Roi des Esprits.

Pendant ce temps, la Légion Noire envoie des troupes en direction des envoyés de l'Enfer …

BLEACH — THE DARK AGES

Yasuharu Takanashi — Black Wizard Wicked Heart

Tendu, le climat de l'affrontement entre le Diable et les membres de la Division Zéro ne risquait pas de s'arranger. Intervenue dans le monde des vivants, l'incarnation même du désespoir affichait un air confiant. Pourtant, le plan de secours imaginé par Kurotsuchi Mayuri semblait être plus que crédible. Suffira-t-il, cela dit ?

Ce genre de questions ne pouvait pas durer longtemps. Le Garde Royal du Tonnerre, Shunô Kaminari, y coupa même rapidement court : entouré d'une lueur foudroyante, le blond s'élança à une vitesse importante vers son ennemi. Lui, resta sur place, avant de dégainer sa lame brûlante des Enfers. La collision entre les deux épées fut brutale, soulevant de nouveau de nombreux débris et poussière dans les environs.

Rapidement, le Shinigami se rendit compte que son adversaire ne bougeait absolument pas. Sa lame s'était seulement levée dans le but de parer son offensive. Plissant son regard bleu, le Kaminari recula de quelques mètres, avant de pointer la lame de son sabre vers le sombre monarque des Enfers. Aussitôt, un éclair violent illumina les environs, et détruisit une bonne partie du sol. Pas de quoi faire penser que ce serait un assaut victorieux, toutefois : l'ombre de cet être malfaisant ne tarda pas à réapparaître, tandis que le voile de fumée opaque soulevé par la dernière attaque, fut tranché par un mouvement de sabre.

« — Hmpf, sourit légèrement l'être ténébreux, le regard dissimulé par sa chevelure noire. Pensais-tu m'atteindre avec un coup si dérisoire ? »

La réplique ne tarda pas à se faire plus concrète : un rayon rougeoyant explosa depuis le sabre de l'Empereur, fusant à toute allure directement sur le Shinigami Royal. Surpris par la vitesse de cet assaut, ce dernier ne put que placer sa lame en opposition, et reculer de ce fait sur quelques mètres.

Cette abomination ne semblait fournir aucun effort. Sous-estimait-il les Shinigamis à ce point … ?

Un tourbillon ne tarda néanmoins pas à se former autour de ce puissant adversaire, dès lors que Kirio Hikifune souleva son propre Zanpakutô, Seitenkû. La cible ne semblait cependant guère impressionnée, le regard dissimulé derrière ses quelques mèches de cheveux, et arborant toujours un fin sourire confiant.

« — Je dois dire que je suis surpris, déclara-t-il, lentement. Je pensais que votre stratégie consistait à m'occuper pour que cette femme puisse envoyer les particules de l'Enfer vers le gouffre.

— Vous n'avez pas besoin de le savoir, souffla la concernée, en plissant les yeux. »

La bataille commençait de façon assez brutale. À quelques mètres de là, Taikai Meirô réapparut à l'aide de son shunpô. Tenant toujours une Akane quelque peu agonisante dans les bras, le jeune homme décida de l'installer doucement sur le sol. Gémissant continuellement de douleur, la Brigadière ouvrit faiblement les paupières, pour apercevoir son vieil ami juste à ses côtés.

« — T… Taikai … murmura-t-elle faiblement. E… Est-ce que …

— C'est bon, garde tes forces, répondit son interlocuteur. On va vite se barrer d'ici, mais je pense que là, t'es un peu plus en sécurité quand même. Je vais leur prêter main forte et je reviens.

— D… D'accord … »

CHAPTER 46 : THE REAL TRAP

Sur le champ de bataille, Kirio Hikifune et Shunô Kaminari furent justement brutalement repoussés d'un côté différent, dans un éclat de lumière rouge. Taikai plissa légèrement les yeux : en face de lui, le sombre roi de l'Enfer avançait, entouré d'une sphère qui le protégeait vraisemblablement des assauts adverses. Le capitaine à la chevelure bleutée plaça convenablement ses lunettes de soleil en face de ses yeux, et afficha un sourire qui se voulait confiant.

« — Je vous laisse deux minutes et vous êtes déjà en difficulté ? lança-t-il, à l'encontre de ses deux collègues.

— Ferme-la, répliqua assez sèchement Shunô en se redressant. On doit vite agir.

— Pas la peine de me le dire deux fois. »

Autour du Zanpakutô régnant sur l'eau, l'atmosphère devint un tantinet moins brûlante, avant que Taikai ne déclenche rapidement un puissant jet d'eau, menaçant directement de percuter celui qui avait lancé l'invasion. Nullement effrayé par cette nouvelle attaque qu'il jugeait dérisoire, le « Diable » souleva son épée, et trancha en un instant le tir décoché par son assaillant.

« — Ce n'est pas fini ! »

Les gouttelettes d'eau générées à la suite de l'impact se solidifièrent, au gré des mouvements de l'épée divine, pour prendre la forme de véritables pics de glace. Tous foncèrent en direction du Diable, à une vitesse fulgurante.

Mais aucun ne toucha sa cible, et tous finirent même vaporisés par l'énergie brûlante débordant du corps de ce monstre, arrachant un petit sourire gêné au Shinigami Royal.

« — C'est fou ça, ça ne marche jamais ce coup ou quoi ?

— Arrête de prendre cette bataille à la légère ! grommela Hikifune, en s'élançant vers le Diable. »

Oui. Aussi triste que cela puisse être, sa coéquipière avait raison. L'heure n'était pas aux rires. Reprenant une mine plus sérieuse, Taikai emboita le pas à son amie, et tous deux cherchèrent rapidement un angle d'attaque. Seitenkû et Hayasa s'abattirent violemment, des deux côtés de l'adversaire.

« — Vous êtes impuissants, affirma calmement le seigneur des ténèbres. »

Le sabre du monarque se planta sur le sol, alors qu'une aura plus importante entoura son corps, provoquant ensuite rapidement une explosion rougeoyante, repoussant sans peine l'assaut des deux Shinigamis Royaux. Deux faisceaux d'énergie parachevèrent cette riposte, et seule la protection des lames royales épargna à Taikai et Kirio, un triste sort.

« — Quelle défense … marmonna la dernière citée. »

N'ayant pas participé au dernier assaut, Shunô éclaira de nouveau la pièce par la lumière de son épée. Un éclair puissant quitta son sabre, avant d'être stoppé par la main de son ennemi, sans qu'il ne tremble aucunement, quand bien même le sol environnant tremblait sous la puissance électrique lancée par le Shinigami.

« — Je suppose que vous avez peur de libérer vos Bankai alors que ces misérables humains se trouvent étalés dans les environs, lâcha-t-il, d'une voix hautaine. »

Kirio et Taikai se relevèrent, quelques mètres plus loin, et retrouvèrent rapidement leurs esprits. Jamais dans leurs vies, ils n'avaient dû affronter un adversaire possédant une telle puissance.

« — M'affronter sans utiliser votre plein pouvoir est une aberration, déclara lentement le roi, en récupérant son épée. Une aberration provoquée par les liens qui vous unissent. Mourrez donc pour des choses si futiles, mon futur empire n'en n'a pas besoin. »

Un nouveau faisceau rougeoyant explosa depuis la lame du Diable, évité par le trio. Il causa néanmoins un certain nombre de destruction à l'intérieur de la base, mais cela devint un détail relativement insignifiant compte-tenu de la situation actuelle.

« — Bakudo n°61 : Rikujôkoro ! lança Kirio, de sa main gauche. »

Les pointes de lumières du kidô se formèrent rapidement, tout autour de l'ennemi central. Tous furent balayés par une véritable colonne de flammes ardentes, générée par la volonté de cet être ténébreux. La Garde Royale constata de plus qu'une réplique avait été amorcée, et une onde de choc puissante la propulsa quelques mètres plus loin, laissant dans son sillage quelques gouttes de sang.

Cherchant à profiter de cet instant où l'attention du Diable était captée par les actions de leur collègue, Shunô et Taikai fusèrent sur les côtés. Le premier nommé souleva son Zanpakutô, provoquant une puissante propagation électrique. De son côté, son partenaire planta son sabre sur le sol, permettant une véritable glaciation des lieux. Les deux zones entrèrent en collision, avec l'empereur des Enfers au centre, dans une explosion mêlant une fumée froide avec de l'électricité.

« — On l'a eu ? Questionna Taikai, en se repositionnant convenablement.

— Te fous pas de moi, railla son ami aux cheveux blonds.

— Il est là, ajouta Hikifune, en apparaissant à l'aide d'un shunpô.

— Kirio ? Ça va ? demanda vivement le Shinigami aux cheveux bleus.

— Concentre-toi sur lui, plutôt. »

Parce qu'au milieu de ce champ de fumée, l'ombre de l'ennemi de l'humanité apparaissait de nouveau. Toujours indemne, et entouré d'une sphère de protection rouge qu'il décida d'ôter rapidement, le Diable affichait un air toujours aussi supérieur à ses adversaires, accompagné d'une certaine lassitude, moins arrogante qu'elle ne le paraîtrait aux premiers abords.

« — Ce type s'amuse avec les Gardes du Roi. Il cherche littéralement à nous humilier, marmonna Kaminari, d'un ton amer. »

Les Shinigamis Royaux se jetèrent un regard entendu. Il fallait empêcher ce type de continuer à marcher sur leur honneur de façon continue. Une fois n'est pas coutume, Shunô fut le premier à amorcer un mouvement. Ces arrogantes paroles avaient suffisamment duré.

« — Enjin Inabikari ! »

Une puissante aura électrique s'empara du corps du Shinigami Royal. Rapidement, des particules foudroyantes soulevèrent littéralement le sol, traçant une voie directe jusqu'à l'ennemi. En-dessous des pieds du Diable, se dessina immédiatement un grand cercle, qui se détacha pour venir l'entourer fermement.

« — Comptes-tu me paralyser de façon si grotesque ? questionna l'entité souveraine en Enfer.

— Prends-le comme tu veux, rétorqua directement son opposant, les yeux plissés. »

Profitant de ces quelques secondes de flottement, Taikai Meirô s'élança dans les airs, joignant ses deux mains sur son épée, avant de la planter à son tour, sur les briques composant le sol. Immédiatement, dans une lumière bleutée, une grande vague jaillit, menaçant de tout emporter sur son sillage, atteignant même le plafond.

Placée légèrement en retrait, Kirio Hikifune pointa son sabre dans la même direction, soulevant immédiatement un puissant vent, qui accentua la vitesse de la grande vague lancée par son camarade.

Les yeux du Diable se plissèrent légèrement. Espéraient-ils le faire plier avec un assaut de cette nature … ? Certes, l'anneau électrique créé par Shunô Kaminari l'avait paralysé pendant un court instant, mais il parvint à s'en défaire assez rapidement. Suffisamment, pour soulever de nouveau sa lame, et trancher l'imposant torrent qui lui tombait dessus, dans un éclat de lumière brûlant.

Et l'onde de choc générée par cette contre-offensive fut même assez puissante pour repousser les trois Shinigamis Royaux à quelques mètres derrière.

« — Cet enfoiré a de la ressource … ! marmonna Taikai, en serrant les dents, tout en se protégeant le visage. »

L'intéressé avança de quelques pas, le visage fermé.

« — … Cependant, je pense que maintenant … tu l'as compris, hein ? »

Tout autour du Diable, un étrange phénomène commençait à se produire. De petites étincelles se manifestaient, de façon irrégulière, comme si l'image même de cet être maléfique devenait instable. Lentement, son regard rouge parcourait cette progressive —et momentanée ?— disparition.

« — Je vois, murmura-t-il. Cette dernière vague ne m'avait pas pour cible.

— Exact. Y'avait une grande quantité de particules spirituelles dans le secteur. Ce n'était pas de Kirio dont il fallait se méfier. Mais de moi.

— Arrête de te vanter, réprimanda vivement Shunô. On n'a pas de temps à perdre ! »

Oui, tous les Shinigamis devaient encore être évacués. Les pupilles rougeoyantes du Diable se posèrent lentement, sur chacun des êtres qui comptaient lui échapper, à cet instant précis. Son existence même dans cet endroit, privé d'une grande partie de particules de l'Enfer, semblait en péril.

Mais cet échec ne sera que temporaire.

« — Maintenant que vous ne pouvez plus agir ici, lâcha Kirio Hikifune, je vais continuer de répandre vos particules dans ce gouffre. »

Une lueur blanche entoura la Shinigami Royale, sous l'air indifférent de son adversaire. Le vent puissant qui se leva emportait effectivement lentement mais sûrement, tout ce qui avait été emmené dans le sillage de cette offensive macabre. Cela dit, le temps manquait clairement, et il ne fallait pas se manquer.

Après tout, les engeances déployées par l'Enfer n'avaient pas mis uniquement les pieds dans cette pièce. Il y avait fort à parier que leur maître pouvait se matérialiser là où la quantité d'énergie infernale se trouvait suffisamment abondante.

Le travail de rassemblement effectué par Taikai Meirô et Shunô Kaminari fut aussi efficace que rapide. Certes, pour le coup, leurs coéquipiers ressemblaient davantage à des objets qu'on entassait, mais l'important résidait bien dans le fait de pouvoir les ramener sains et saufs.

Le Diable, lui, commençait même purement et simplement à disparaître ? Kirio écarquilla vivement les yeux, mais continua évidemment de souffler toutes les particules négatives qui infestaient les lieux. Le problème, c'était que le gouffre en émettait également constamment. Alors le moindre relâchement pourrait être accompagné d'un châtiment particulièrement important.

« — Eh bien, il s'avère qu'une fois de plus, j'avais tout compris. »

Cette façon unique de ricaner ne pouvait appartenir qu'à une seule personne : Kurotsuchi Mayuri. Le savant fou semblait dans un bien triste état, le corps délabré et ensanglanté de toute part. Cela ne l'empêchait pourtant pas d'afficher une mine particulièrement satisfaite, proche de l'extase.

« — Que se passe-t-il, Votre Majesté ? lâcha le capitaine, sarcastique. Il semblerait que vous ayez gagné un retour pour votre trou.

— Hé, n'étais-tu pas supposé regagner le navire ? s'interrogea Hikifune, en clignant des yeux.

— Aizen Sôsuke ainsi que l'étrange bête qui nous a attaqué sont partis dès l'arrivée de cette personne. Je ne vois pas le danger que j'encoure à venir voir moi-même à quoi ressemblait le fameux Diable. »

Bien entendu, les paroles sonnaient totalement absurdes sur le coup. D'un hochement vif de la tête, Shunô Kaminari fit signe à la femme aux cheveux violets que l'heure de quitter les lieux venait de sonner. Évidemment, ce fait-là n'échappa à l'entendement du dernier venu.

« — Vous pensez vous en être sortis … ? articula lentement l'ennemi, alors qu'il devenait de moins en moins visible.

— Hm. C'est une question à remettre dans son contexte, en effet.

— Il faut y aller, maintenant ! s'impatienta quelque peu Hikifune, devant le comportement de l'un de ses successeurs à la Douzième Division. »

La silhouette macabre de l'incarnation du mal s'effaça, jusqu'à devenir un simple mauvais souvenir. Cela dit, aucun des belligérants n'était dupe : cette courte bataille montrait non seulement l'étendue des pouvoirs de cet ennemi, mais ne représentait qu'un avant-goût de ce qu'ils pourraient subir lorsque les choses sérieuses commenceront réellement.

D'autant plus qu'ils ne sortaient absolument pas indemnes de cette confrontation : Orihime Inoue venait d'être perdue …


Ailleurs …

Une sensation de froid.

Et il s'agissait justement-là d'un paradoxe qu'elle ne comprenait pas. Un mal de crâne assez affligeant bourdonnant dans sa tête, Orihime Inoue sentait tous les muscles de son corps s'alléger doucement. Elle nageait pour l'heure dans des eaux plus brumeuses que jamais, ignorant absolument tout de ce qui lui arrivait. La notion du temps elle-même fut perdue. Pour l'heure, elle arrivait à peine à ouvrir les paupières, et sentait un sol rocailleux froid sous son corps.

Pourtant, en mettant un peu d'ordre dans les souvenirs qui s'entassaient dans sa mémoire récente, la jeune femme se souvenait très distinctement être tombée dans les mains du Diable, et de fait, dans les entrailles même d'un monde plus qu'hostile : l'Enfer. Se serait-elle trompée dans ses estimations ?

Allongée depuis un temps qu'elle ne désirait même pas essayer de chiffrer, la rousse redressa la tête, avant de permettre à ses iris grises de voir ce monde, qui l'horrifiait avant même qu'elle ne puisse avoir un réel contact avec. La jeune femme ne masqua pourtant pas sa surprise, dès lors que la réalité prit le pas sur les attentes forgées inconsciemment.

« — Qu'est-ce que … »

Parce qu'elle ne se trouvait actuellement pas en Enfer. Mais dans le « Nouveau Monde ». Ces terres inhospitalières, surplombées par des cieux aussi ternes qu'un cimetière. Orihime gémit légèrement, en cherchant à se redresser. Rapidement, elle jeta un coup d'œil derrière elle, vers sa jambe, en partie dissimulée par le long voile blanc mais dorénavant sali. Au vu des taches rougeâtres éparpillées sur le sol, elle comprit rapidement qu'une blessure l'avait atteinte, sans en connaître la gravité exacte. Cela dit, le fait qu'elle ne parvenait même pas à se redresser constituait un immense problème.

Poussant sur la force de ses frêles bras, la rousse parvint à se redresser légèrement, pour s'asseoir dans une position un petit peu plus confortable. Très rapidement, elle prit la décision d'inspecter quelque peu les dégâts, en retirant en partie le voile, et remontant légèrement le hakama noir qu'elle avait reçu de la part des Shinigamis. Orihime déglutit légèrement, en remarquant la présence d'une plaie relativement sérieuse près de son genou, qui l'empêcherait vraisemblablement de se déplacer comme bon lui semble.

Ce qui n'était certainement pas l'idéal, dans un monde aussi hostile que celui-ci. S'il n'existait aucun lieu plus propice à la souffrance que l'Enfer, ce Nouveau Monde n'en représentait finalement que l'entrée, une porte vers une chute aussi vertigineuse qu'interminable.

Difficilement, l'ancienne étudiante parvint à tenir sur ses jambes. Vivement, elle inspecta les environs. Elle se trouvait actuellement sur la pente d'une petite colline, totalement désertée par la vie. Au loin, elle pensait apercevoir un village. Pour cela, il fallait descendre, et cela apparaissait comme étant la meilleure des solutions, compte-tenu du fait que remonter la pente dans cet état ne se trouvait même pas être une possibilité. Dans ce village, elle trouverait peut-être de quoi se soigner, puisque ses pouvoirs de guérison, aussi prodigieux soient-ils, ne fonctionnaient pas sur elle-même.

En revanche, se posait également un sérieux problème : pour la première fois depuis très longtemps, Orihime Inoue se trouvait absolument toute seule.


Dimension Royale — Navire de la Brigade d'Expédition.

« — On a vraiment eu chaud. Cette attaque aurait … pu se révéler désastreuse, soupira doucement la voix de Shiba Tekketsu. »

Couvert de quelques bandages que lui donnait actuellement Kirio Hikifune, le chef des opérations militaires affichait une mine oscillant entre soulagement et résignation. En repensant à ses propres paroles, le Brigadier se rendait compte de sa bêtise. Oui, l'attaque surprise de l'Enfer aurait pu s'avérer désastreuse … mais finalement, ne l'était-elle déjà pas un petit peu ?

« — Tu devrais arrêter de t'agiter, lui dit doucement Kirio, en finissant de placer les bandages.

— M… Mouais. Merci, souffla-t-il simplement, en fermant les paupières.

— Pas de quoi. »

La Shinigami Royale se redressa. Actuellement, Taikai s'occupait de piloter le navire, en direction d'une autre base de la Brigade d'Expédition, là où le groupe emmené par Tessai devait également se rendre. Il fallait regrouper toutes les forces des Shinigamis pour la dernière ligne droite maintenant. Cela dit, les nouvelles qui s'accumulaient petit-à-petit ne faisaient pas pencher la balance en faveur des Shinigamis.

Bien au contraire.

Tekketsu, épuisé, ferma les yeux avant de s'allonger sur son lit. Au vu du nombre important de blessés, tout le monde ne pouvait pas disposer d'une chambre unique. Le brun la partageait en l'occurrence avec Séria Alario, totalement inconsciente mais hors de danger, qui se trouvait actuellement sur le lit à quelques mètres d'ici. Hikifune leur lança un regard compatissant, avant de décréter qu'elle avait actuellement bien d'autres occupations auxquelles se vouer, puisqu'il y avait encore bien peu de Shinigamis parvenant à se remobiliser pour soigner leurs camarades.

« — K… Kirio … murmura doucement Tekketsu, les paupières toujours closes.

— Oui ?

— C… Comment va … Akane … ?

— … Je ne sais pas, concéda la Garde Royale. Son état étant assez grave, elle a été directement confiée au Capitaine Kurotsuchi.

— Je … je vois. Est-ce que … tu pourrais … me prévenir ? De son état … je veux dire …

— Entendu. Maintenant, repose-toi et arrête de parler. »

La belle Shinigami décida de quitter les lieux, sans laisser place à la moindre protestation. Fermant doucement la porte dans son dos, elle se laissa aller à un petit soupir de fatigue. Réprimant néanmoins rapidement ce petit moment de faiblesse, Kirio se remit directement en marche … avant que quelque chose, ou plutôt quelqu'un, n'entre en collision avec son ventre. Sur le sol, chuta dans un petit cri de surprise, un petit garçon qu'elle n'avait jamais connu. Ou presque.

« — D-Désolé ! s'excusa-t-il avec empressement. Je suis désolé !

— Euh … tu es … ?

— Hanatarô Yamada ! Je suis désolé ! J'étais en train de partir soigner les amis d'Ichigo-san et j'étais tellement perdu dans mes pensées que je ne vous avais pas vu !

— D'accord, d'accord …

— Les amis d'Ichigo-san vont bien ! Comme je n'ai pas reçu beaucoup de blessures mais que je me suis juste évanoui par peur, je suis en pleine forme ! »

Affichant un sourire poli mais quelque peu ennuyée par cet étrange Shinigami, la Garde Royale songeait justement aux multitudes problèmes qu'apportaient involontairement l'une des clefs de la réussite d'un monde meilleur : Kurosaki Ichigo. Il fallait qu'une discussion ait lieu à son propos, et de toute urgence. Mais pour l'heure, la jeune femme ne parvint pas à placer cette urgence à la tête de sa liste des priorités. Il y avait encore des nouvelles à prendre, sur l'état de santé des différentes troupes … après quoi, le rouquin deviendrait le sujet de discussion principal.

Et justement, l'intéressé se trouvait être dans une des chambres mises à disposition dans le navire.

« — BORDEL ! »

… Et le moins qui pouvait être dit, concernait le fait qu'actuellement, Ichigo se repassait inlassablement la scène de son impuissance dans son esprit.

« — JE L'AI LAISSÉE TOMBER ! »

Les poings serrés et assis sur une chaise, l'ancien Shinigami remplaçant sentait le sang bouillir dans ses veines. Il avait affronté tant de choses au cours de sa vie … alors pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallu qu'il se dégonfle au moment même où l'une de ses plus précieuses amies avait justement besoin de lui ? Cette vision d'Inoue chutant irrémédiablement vers un monde rempli par le désespoir le hantait, constamment. Il n'avait pas su être un ami digne de ce nom, en dépit de toutes les belles paroles qu'il s'était donné.

Réveillé depuis quelques minutes seulement, le rouquin ne parvenait pas à se sortir de ce cycle de paroles négatives.

« — Ichi-ni. Tu devrais arrêter de t'en vouloir. En fait, ça commence même à me faire chier. »

Sa jeune sœur, Karin. À vrai dire, Ichigo n'avait même pas pu trouver le temps de fêter dignement ses retrouvailles avec les derniers membres de sa famille. S'il avait déjà pu voir son père en croisant même le fer avec lui, la brunette, elle, n'avait pas fait l'objet d'une rencontre particulière. Et il s'en voulait quelque peu, à vrai dire. Six mois auparavant, il avait assisté impuissant et manipulé comme un objet, à l'exécution de Yuzu par la Valkyrie Brynhild, lors de la chute de Karakura.

« — T'es encore fatigué, t'sais, lâcha la jeune fille, assise sur le lit. Papa est en train de dormir ou est inconscient, j'en sais rien. Dans tous les cas, gueuler comme ça ne va t'avancer à rien. »

Elle avait raison. Il se devait d'être présent pour protéger Karin. Et s'emporter de la sorte n'allait pas résoudre le moindre problème. L'éclat de rage s'estompa progressivement dans les iris ambre de l'hybride, dont le regard s'adoucit légèrement au contact de celui de sa cadette.

« — Je suis désolé, Karin, murmura-t-il.

— Pff, c'est bon. Marmonna son interlocutrice, en détournant légèrement le regard. Je fais juste en sorte que Rukia-chan n'ait pas encore à te gueuler dessus après.

— R… Où est passée Rukia, d'ailleurs ? Elle va bien ?!

— Arrête de paniquer à chaque fois, t'es lourd. Elle est dans une chambre, plus loin.

— Faut que j'aille la voir …

— Hein ? Attends, t'es même pas réveillé depuis cinq minutes et tu commences à bouger n'importe où, arrête !

— Ça va … j'ai été pas mal secoué, mais je me sens bien maintenant. »

Et ces paroles ne semblaient pas destinées à rassurer sa jeune sœur. Physiquement, Ichigo se sentait réellement en bon état, presque capable de manier les deux Zangetsu qui se trouvaient au pied de son lit. Par contre, il avait beau paraître un peu plus calme devant les grands yeux de sa sœur, la simple pensée d'Inoue chutant vers l'inconnu lui revenait inexorablement à l'esprit. Bon sang ! Ce qu'il s'énervait lui-même … !

Sous les yeux peu convaincus de sa sœur, Ichigo se redressa. Sa démarche peu glorieuse sur les premiers pas, se stabilisa après quelques essais. De quoi suffire à Karin pour lui « donner l'autorisation » de quitter la chambre. Le rouquin s'approcha d'abord du seuil de la porte, avant de rebrousser soudainement chemin, pour venir juste en face de la brunette, dont le regard s'élargit, teinté d'une lueur de surprise. Il déposa délicatement sa main sur sa tête, caressant doucement sa chevelure ébène, attachée en queue-de-cheval.

« — Je suis content de te revoir, Karin.

— C-C'est bon ! Arrête de faire des trucs comme ça, c'est bizarre ! râla immédiatement sa petite sœur, détournant de nouveau la tête pour masquer sa gêne.

— Ouais. T'es pas contente de me revoir après si longtemps ?

— 'Tain c'est bon, dégage maintenant ! Rukia-chan doit t'attendre ! »

Haussant les épaules, le jeune homme finit par laisser sa petite sœur et prendre congé. La présence de Karin lui permettait d'avoir un petit peu de baume au cœur à vrai dire, pour oublier momentanément tous les péchés que son âme avait commis. Son regard s'assombrit de nouveau, lorsqu'il franchit le seuil de la porte, laissant Karin aux côtés d'Isshin, toujours inconscient mais hors de danger également.

Un petit peu plus loin, Kirio Hikifune venait juste de pénétrer à l'intérieur d'une autre pièce, un peu plus aérée. Il s'agissait de celle où les Shinigamis ayant subi les dommages les plus lourds se faisaient soigner.

« — Oh tiens, vous tombez à pic. L'opération du capitaine Honkyô vient juste d'être terminée. »

L'excentrique Kurotsuchi Mayuri semblait toujours avoir une langue bien pendue et vicieuse. Devant ce visage fermé, le savant fou finit par hausser les épaules, quelque peu dépité en face d'une si faible réaction.

« — Comment se porte-t-elle ? demanda Hikifune, désireuse d'en venir directement à l'essentiel.

— Sachez d'abord que le Diable lui a vraisemblablement porté une attaque sur son âme.

— Q-Quoi ?

— Avant de paniquer, sachez que celle-ci n'est pas condamnée du tout. La soigner durablement avec un transfert même de reiatsu lorsque les pouvoirs de son Zanpakutô seront activés devrait rétablir un peu d'ordre. Pour l'heure, il se trouve qu'elle est trop faible pour lever un doigt donc il faudra attendre. Passons plutôt au coup physique porté par le Diable, qui semble avoir été très violent, voyez-vous. Soigner le capitaine Honkyô à l'aide du kidô comme le font les membres de la Quatrième Division a été indispensable, mais ne permettra jamais une guérison complète.

— … Donc … ?

— Je me suis chargé de l'opérer, ne suivez-vous donc rien ? soupira Mayuri, en levant les yeux au plafond. À l'aide du matériel déjà présent sur le navire, j'ai pu refermer la plaie et éviter une dégradation de son squelette. Sa vie n'est plus menacée. Cependant, sa colonne vertébrale a été touchée et on ne peut rien y faire.

— Pardon ?!

— En d'autres termes, le capitaine Honkyô est actuellement promise à terminer ses jours dans un fauteuil-roulant. »

Devant cette façon de dire les choses, Kirio sentait en elle une certaine colère. La Shinigami se mordit les lèvres, comme si elle cherchait à garder un contrôle total sur ses nerfs. Elle ne supporterait pas de voir de nouveau un de ses proches périr sur le champ de bataille …

« — Cependant, il y a une solution miracle qui défie même la science pour cela.

— Laquelle ?

— Inoue Orihime.

— Elle est en …

— Pas en Enfer, non. Nemu que j'ai chargée d'enquêter un petit peu sur la question m'a fournie des données particulièrement intéressantes, voyez-vous. Cette chère humaine se trouve actuellement dans le Nouveau Monde. »

Hikifune écarquilla les yeux, hébétée. Cette réaction prévisible semblait satisfaire l'ancien Capitaine de la Douzième Division, qui sourit alors de toutes ses dents. Et à vrai dire, son interlocutrice se demandait bien pourquoi, sans toutefois poser la question, de crainte de tomber dans des explications farfelues auxquelles seul cet homme semblait être capable de donner un sens logique.

« — Je suppose que vous voyez le problème, n'est-ce pas ?

— Pas exactement, à vrai dire …

— Bon sang, comment avez-vous réussi à devenir Garde Royale ? railla le scientifique. Enfin bon, passons. Il est maintenant clair que le Diable n'a jamais songé à nous éliminer maintenant. Nous sommes grossièrement tombés dans son piège.

— Expliquez-vous plutôt.

— Inoue Orihime est malgré son air lamentable, un pion essentiel pour nous. Sachant cela, il ne l'a pas non plus exécutée. En revanche, l'envoyer dans le Nouveau Monde de cette façon … il se doutait probablement bien que l'on ne passerait pas à côté.

— Alors … il voudrait qu'on aille la secourir … ? Mais ça n'a aucun sens … !

— Bien sûr que si. « Diviser pour mieux régner » est une tactique qui fonctionne depuis la nuit des temps, vous savez. Alors maintenant, la question que l'on doit se poser est la suivante : faut-il vraiment sauver Inoue Orihime, au risque d'aggraver les choses … ? »

Un sourire, un de plus. Pourtant, il n'y avait vraiment pas de quoi, sur ce coup-là …

NEXT CHAPTER : NEVER ALONE

Signification des noms :

Enjin Inabikari : Anneau Éclair.

Les coulisses du Chapitre — « Ukitake Jushirô veut devenir auteur »

Ukitake Jushirô : Alors ce sera l'histoire d'un homme malade mais qui va continuer de croire dans le futur !

Rukia Kuchiki : Oh, c'est … c'est très beau et … inspiré. Vous voulez devenir romancier ?

Ukitake Jushirô : Non, pas seulement romancier. J'ai également commencé à écrire des poèmes, des petites nouvelles et des traités de philosophie.

Rukia Kuchiki : Vous pensez avoir le temps de faire toutes ces choses ?

Ukitake Jushirô : Comme dans les previews, le temps n'existe pas, je suis capitaine mais je ne le suis pas, puisque ça n'a plus aucun sens. Donc j'ai le temps !

Rukia Kuchiki : Ah … beh, bonne chance.

Ukitake Jushirô : Oui, trêve de plaisanteries ! Regarde un peu ! J'ai aussi beaucoup de scènes d'action dans mon roman.

Rukia Kuchiki : Et quel nom lui avez-vous donné ?

Ukitake Jushirô : « Ne jamais renoncer ».

Rukia Kuchiki : C'est joli !

Ukitake Jushirô : Et c'est ma mentalité ! Regarde, dans le premier chapitre, Joû Shirô, le personnage principal, est mis en difficulté par un centaure-fantôme ! Joû Shirô a un problème cardiaque et ne peut pas combattre longtemps ! C'est pour ça que dans le village, lorsque les centaures-fantômes attaquent, il peut en battre facilement dix grâce à ses pouvoirs, mais s'essouffle très vite.

Rukia Kuchiki : Ah … ah oui. Alors … euh, quels sont … les pouvoirs de … Joû Shirô ?

Ukitake Jushirô : Ah, il devient temporairement invincible et maîtrise toutes les techniques en arts martiaux. Un seul coup de doigt suffit à créer un tremblement de terre !

Rukia Kuchiki : … Euh …

Ukitake Jushirô : Mais ne t'inquiète pas ! Pour éviter qu'il soit invincible, ce qui devrait ennuyer les lecteurs, il ne peut devenir invincible que dix minutes et a ensuite besoin de repos ! Paradoxalement, devenir invincible nuit à sa santé aussi ! Haha ! Je ne te cache pas que je suis très fier de ça !

Rukia Kuchiki : Aha oui …

Ukitake Jushirô : Et tu n'as encore rien vu ! Regarde donc les prochains chapitres que je vais publier !

Rukia Kuchiki : Euh, je dois aller faire mon rapport à Nii-sama, sur le prochain chapitre de Dark Ages … Never Alone.

Ukitake Jushirô : Oh ! Ok ! Reviens quand tu pourras ! Je vais passer ma journée sur mon ordinateur pour faire brûler mon imagination !

Rukia salut son capitaine et fuit précipitamment.

Plus tard …

Kyôraku Shunsui : Hé ! Ukitake ! Pourquoi tu ne sors plus de chez toi ?

Ukitake Jushirô : Ohé, Kyôraku ! Je suis désolé, je suis occupé. J'ai commencé hier à écrire mon roman, Ne jamais renoncer, et j'en suis maintenant au chapitre 12 ! Chaque chapitre fait environ 20 pages !

Kyôraku Shunsui : Ha … euh … tu ne veux pas venir manger ? Il commence à se faire tard. Et Nanao-chan a préparé des plats merveilleux, si tu savais !

Ukitake Jushirô : Plus tard, peut-être ! Je dois terminer la scène d'affrontement entre Joû Shirô et le Dragon Spectral qui vient de l'Enfer. Et je ne sais pas comment faire pour le vaincre ? Je pense que j'utiliserai la lame de l'amitié. En effet, Joû Shirô est blessé et ne peut pas utiliser son mode invincible, puisqu'il vient de l'effectuer pour battre la sorcière des bois malfaisants. Peut-être que je vais utiliser la lame de l'émotion ! Mais oui ! Il va se déchainer après qu'un ami soit blessé ! Merci, Kyôraku !

Kyôraku Shunsui : Euh … de rien …

Un jour plus tard …

Yamamoto Genryûsai : Bien ! Où est passé Jushirô ?! Cette réunion est extrêmement importante pour l'avenir économique du Seireitei !

Rukia Kuchiki : Il m'a envoyée pour le suppléer …

Yamamoto Genryûsai : Dégage ! Tu crois qu'on veut de toi dans la salle des capitaines ou quoi ?!

Rukia Kuchiki : Ce serait pas mal que je sois capitaine …

Yamamoto Genryûsai : Pas tant que je serai en vie ! Et pourquoi pas Komamura Sajin humain ou Hitsugaya Toshirô adulte pendant que j'y suis !

Une grande forme de lumière

Hitsugaya Toshirô (forme adulte) : Je ne suis pas particulièrement fan de cette apparence …

Komamura Sajin (humain) : J'ai déjà jeté ma vie !

Yamamoto Genryûsai : SILENCE ! Réponds à ma question, Kuchiki Rukia ! Où est Jushirô ?!

Rukia Kuchiki : Eh bien … il doit … écrire le chapitre 33 de son roman …

Plus tard …

Unohana Retsu : Vous devriez prendre vos médicaments.

Ukitake Jushirô (agonise, cernes sur les yeux) : Je dois … je dois continuer … ! Il faut que … Joû Shirô … batte l'armée ennemie … en une fraction de secondes …

Unohana Retsu :

Plus tard …

Ukitake Jushirô (enfermé en cellules) : NON ! LAISSEZ-MOI SORTIR ! JE DOIS CONTINUER !

Kyôraku Shunsui : Désolé, Ukitake. Yama-ji nous a demandé de te garder loin de ton ordinateur pour quelques jours … c'est pour ton bien, tu sais ? Tu te surmènes trop.

Kyôraku s'éloigne.

Ukitake Jushirô : Non … non … non … mon inspiration … ! Ah ! Je … je vais écrire avec mon stylo sur mon corps ! Oui … ! C'est ça !

Aizen Sôsuke : Pourquoi t'embêtes-tu ? Tu sais, personne ne risque de lire tes histoires de merde après tout.

Ukitake Jushirô : Non … non … je dois écrire … le monde doit savoir …

Aizen Sôsuke : Tu n'as aucun talent. J'ai vu ta fanfiction intitulée « Le bonheur » et laisse-moi te dire que tu manques clairement d'intelligence et de talent.

Ukitake Jushirô : … Pourquoi … et comment le sais-tu, enfermé ici … ?

Aizen Sôsuke : Oh ? On ne te l'a pas dit … ? L'un des châtiments du capitaine-commandant, le plus terrible de tous, est de m'envoyer des gardes qui lisent ce que tu écris. Et en effet, c'est très difficile d'être immortel dans ces conditions … vraiment très difficile.

Ukitake Jushirô (entouré d'une lueur bleue) : RETIRE-ÇA !

Aizen Sôsuke : J'espère que tu ne parles pas de mes vêtements.

Ukitake Jushirô : WAAAAAH !

Ailleurs à un autre moment.

Rukia Kuchiki : Vous … voulez dire que c'était le chapitre un, ce qu'on vient de lire ?

Ukitake Jushirô (secoue la tête, avec un large sourire) : Une histoire où je veux écrire une histoire !

Rukia Kuchiki :