Je vous salue !
Aujourd'hui je publie le chapitre 1 du Tome 5 de Makoto.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à Rowling, sauf l'histoire.
Makoto
Tome 5
Résumé : Les jumeaux Matsushita entrent en quatrième année à Poudlard. Seulement, un nouveau professeur arrive, tout comme le tournois des Trois Sorciers. Sans compter que Dumbledore est toujours là. Réussiront-ils à survivre un an de plus ?
Réponses aux Reviews du dernier chapitre du tome 4 :
Stormtrooper2
Coucou, merci pour ta Review. Oui je sais, mais tu vas le savoir maintenant. Mdrrr si... Voilà la suite. Bonne lecture. Biz.
Nda : Des mots japonais seront utilisés. Je mettrais la traduction avant chaque chapitre.
Matsushita : Sous le pin, au pied du pin.
Ayaka : Fleurs colorées.
Makoto : Sincérité.
Takehiko : Avisé.
Rin : Honoré, sévère.
Aniki : Frère.
Aneki : Sœur.
Kudasai : S'il te plait.
Arigato gozaimasu : Merci beaucoup.
Gomen : Désolé.
Haï : Oui.
Sayonara : Au revoir.
Onegaishimasu : S'il vous plaît (plus formel)
Sumimasen : Veuillez m'excuser.
Nani ? : Quoi ?
Gomennasai : Excuse-moi.
Baka : Idiot.
Discussion en japonais.
Bonne Lecture
Chapitre 1 :
Makoto observa sa jumelle, alors qu'elle dépliait la lettre qu'il redoutait de lire. Finalement, il se donna du courage, la main de Théo-Kun l'aidant d'un simple contact, il posa son regard sur la lettre.
À Harry James Potter / Makoto Matsushita
En ce jour, 27 juin 1995, des familles et un jury se sont réunis afin de vous attribuer une place dans une famille plus convenable.
Après avoir écouté et étudié toutes les propositions, nous avons délibéré.
À compter de cet été, vous ne résiderez plus au Manoir Malefoy et vous ne serez plus sous la responsabilité de Lucius et Narcissa Malefoy.
Vous résiderez chez Arthur et Molly Weasley.
Il vous est interdit de fuir pour retourner chez les Malefoy. Si un tel acte est commis, ils seront jugé coupable d'enlèvement sur votre personne, ceci entrainant un allé à Azkaban.
Cordialement,
Le Ministère de la Magie.
Compte-rendu de Perceval Weasley.
Makoto se figea. Les Weasley. Il allait devoir côtoyer Weasmoche... de cette famille, il ne connaissait que la plus jeune qu'il avait sauvée dans la Chambre des Secrets et Ronald, qui l'avait torturé lors de sa troisième année. C'était à cause de lui si l'un de ses yeux n'était plus là et s'il gardait des cicatrices visibles dans son cou. Il ne connaissait pas les autres.
Comment vivre avec celui qui le détestait ? Comment allait réagir le reste de sa famille ? Allaient-ils le haïr ? Ils détestaient les Serpentard non ?
« Eh bien... bon courage... ne leur donne pas l'argent de ton père. » Lança Drago-Kun.
« Je t'écrirai tous les jours, s'il y a le moindre problème, n'hésite pas à me le dire. » Déclara Théodore-Kun.
« Si tu vas mal, je le sentirai. S'ils te font le moindre mal, ils le regretteront. » Assura Ayaka.
« Fais gaffe, Weasmoche est dangereux, enfin tu le sais déjà. » Ajouta Blaise-San.
« Nos familles ont du pouvoir, contrairement à eux. Ils risquent de tout perdre s'ils font une erreur. » Intervint Daphné-San.
« Je suis certaine que Dumbledore-Sama est derrière cette décision ! » Grogna Ayaka.
« Tu feras comment s'ils ne veulent pas que tu parles japonais ? » S'inquiéta Théo-Kun.
« Je fais ce que je veux. Je ne renierai pas ce que je suis. D'ailleurs, Aya, tu pourrais garder ça pour moi ? » Il enleva la chaîne qui comportait la pierre de téléportation. « Je ne voudrais pas qu'on me la vole. Et puis, j'ai cette montre, je pourrai savoir où tu es Aya, enfin vous aussi. » Répondit Makoto.
Elle l'accepta, le glissant autour de son cou. Il était vrai que beaucoup d'aiguilles avaient rejoint celle d'Ayaka...
« Tu crois qu'ils accepteront ta tenue ? » Demanda Daphné-San, pointant le kimono vert qu'il portait.
« Mes goûts vestimentaires ne regardent que moi. »
Il serra sa jumelle contre lui, alors qu'ils arrivaient à la gare. Lorsque le train s'arrêta, Makoto resta un moment sans bouger, sa Aneki restant dans ses bras. Mais ils devaient sortir.
La jeune fille se leva lentement, tout comme lui, ils attrapèrent leurs bagages, puis quittèrent le train.
Sur le quai, Makoto embrassa Théo-Kun, lui soufflant un "je t'aime". Ils se séparèrent à regret, puis le japonais se tourna vers Drago-Kun.
« Prend soin d'Ayaka kudasai. » Makoto s'inclina.
« Évidemment, tu peux compter sur moi Makoto. » Assura le blondinet.
« Arigato gozaimasu Drago-Kun. »
Makoto s'inclina encore. Se tournant vers sa jumelle, il remarqua que la famille Weasley l'attendait. Certains semblaient impatients, d'autres souriaient. Makoto s'en fichait, il comptait bien dire au revoir à sa Aneki.
Il posa sa malle, il avait laissé son hibou avec Ayaka, il se servirait du hibou envoyé pour répondre aux lettres. Il ouvrit ses bras et laissa sa Aneki se réfugier contre lui.
Oh... elle pleurait... il la serra tendrement contre lui, savourant sa présence une dernière fois avant un long moment.
« Ça va aller. Trouve les papiers et on se retrouvera. » Murmura Makoto.
« Mais... si je ne les trouve pas... ? » Sanglota la brune.
« J'ai confiance en toi. Et puis, on se retrouvera à Poudlard, si tu ne les trouves pas cet été. »
« Makoto... »
« Je t'écrirai... »
« Kudasai... Ne me laisse pas... »
« Je n'ai pas le choix Aya, gomen. »
Elle se cramponna à lui, il passa une main dans ses cheveux lâchés.
« Désolé, mais il faut y aller. » Lança Lucius-San.
« Haï. » Soupira Makoto.
Mais Ayaka ne se détacha pas.
« Ma puce... »
Elle releva la tête, le fixant, des larmes pleins les yeux, le visage exprimant une profonde tristesse.
« Il faut y aller. » Souffla Makoto.
« Mais ils ne savent rien de toi... »
« Je sais. Mais nous n'avons pas le choix. Je t'écrirai, promis. »
« Tous les jours ? »
« Dès que j'aurai une lettre, je te répondrais. »
« Fuyons au Japon kudasai... » Supplia Ayaka.
« Si nous sommes réunis et que Voldemort pose trop de problèmes, alors nous fuirons jusqu'au Japon Ayaka. » Assura Makoto.
Il s'éloigna, la détachant lentement de lui, même s'il détestait ça. Il s'inclina.
« Sayonara Ayaka-Chan... »
Elle ferma lentement les yeux, s'inclinant à son tour.
« Sayonara Makoto-San... »
Il se pencha, attrapa sa malle, puis se détourna à contrecœur. Il s'avança vers la famille Weasley.
« Harry ! Mon chéri ! » Cria Weasley-San.
Il fut pris dans une étreinte étouffante et il se figea, mal à l'aise et surpris par ce contact qui venait d'une inconnue.
« Lâchez moi onegaishimasu et laissez moi me présenter. » Marmonna Makoto, la voix étouffée par la poitrine de la femme rousse.
Elle le lâcha et il se recula. Oh... maintenant, il se souvenait. C'était elle qui l'avait poussé vers Gilderoy Lockhart lors de la séance de dédicace...
« Je me nomme Matsushita Makoto. Et vous ? »
« Harry, voyons... » Commença la femme.
« Présentez-vous, onegaishimasu. » Reprit Makoto, en ayant déjà assez qu'on se serve de son ancien nom, surtout qu'il venait de se présenter.
« Bonjour Makoto, nous sommes Fred et George Weasley. Voici notre mère, Molly. Tu connais déjà Ron et Ginny. » Intervint l'un des jumeaux rouquins.
« Enchanté. Comment dois-je vous appeler ? » Demanda le japonais.
« Appelle moi maman. » Sourit Molly Weasley.
« Sumimasen, mais je ne vous appellerai jamais ainsi. » Makoto s'inclina une fois. « Ma mère est morte lorsque j'avais un an et je n'ai jamais connu Rin. Vous n'êtes qu'une inconnue, je ne peux pas me permettre de vous nommer de cette manière. »
« Très bien. » Accorda froidement la femme.
Makoto jeta un dernier regard à sa jumelle et à la famille Malefoy, avant de suivre les rouquins.
Pour rentrer chez la grande famille, Molly Weasley agita sa baguette, lorsqu'ils furent dans une ruelle peu fréquentée de Londres et un grand bus violet à trois étages apparut dans un grand BANG. Il faisait environ six mètres soixante de hauteur, il était doté de roues gigantesques surmontées d'énormes phares à l'avantetsur le pare-brise était écrit en lettres d'or : Magicobus. Le Magicobus... Makoto ne l'avait jamais pris, mais son père lui avait toujours dit que ce n'était pas confortable...
Le bus étant presque vide, ils trouvèrent rapidement des places sur des chaises ou des fauteuils dépareillés. Molly donna quelques pièce à Stan Rocade, le contrôleur, payant la course et le bus démarra. Il roulait au moins à 200 km/h dans les rues, se déplaçant en bondissant d'une destination à l'autre... Makoto soupira, il n'aimait vraiment pas les moyens de transport magique...
Les autres semblaient habitués... Les jumeaux avaient l'air sympathiques. Ils semblaient honnêtes. Ronald ne cessait de lui jeter des regards noirs. Molly le fixait avec froideur, depuis qu'il lui avait dit qu'il ne l'appellerait pas maman. Et Ginny, elle rougissait. Pourquoi ?
Lorsque le bus magique s'arrêta, le japonais mit un peu de temps à retrouver son équilibre lorsqu'il se leva, puis il suivit les rouquins hors du véhicule. Il fit alors face à la maison des Weasley.
« Bienvenue au Terrier ! » Lancèrent les jumeaux.
Le Terrier ressemblait à une vaste porcherie. La maison semblait très bancale et tenir grâce à la magie. Quatre ou cinq cheminées se dressaient sur le toit rouge et un écriteau tordu portait le nom de la maison. Des bottes étaient entassées dans de vieux chaudrons et des poulets bien gras picoraient dans la cour. Le jardin était grand, envahi de mauvaises herbes et la pelouse n'était pas tondue. Il y avait des arbres noueux plantés le long des murs, des massifs débordant de plantes et de fleurs, une grande mare verte remplie de grenouilles et des gnomes. Il y avait aussi une cabane en pierre débarrées.
Makoto ne jugeait pas. Il savait que cette famille était pauvre. Mais en comparaison à la maison de son père ou au manoir Malefoy, cela semblait... petit...
Molly le poussa à l'intérieur, la première pièce qu'il vit fut la cuisine. La pièce était petite et encombrée avec une table et des chaises qui occupaient le centre de la salle. Il y avait une pendule qui n'avait qu'une aiguille et aucun chiffre, sur le mur. Tout autour du cadran, il était possible de lire « Heure du thé », « Heure de nourrir les poulets » ou « Tu es en retard ». Sur le manteau de la cheminée se dressaient trois rangées de livres.
« C'est la cuisine. » Sourit doucement Ginny.
Makoto fut ensuite conduit dans une autre pièce. Le salon était une grande pièce confortable avec des fauteuils et un canapé. Au mur se trouvait une pendule avec neuf aiguilles d'or, une pour chaque membre de la famille. À la place des heures, il était possible de lire des lieux comme « À la maison », « À l'école », « Au travail », « En prison » et, à la place du douze de midi « En danger de mort ». La pièce comprenait aussi une grande cheminée. L'horloge fonctionnait un peu comme sa montre...
« Au premier étage, il y a la chambre de Ginny. » Indiqua Molly. « Au deuxième étage, il y a les chambres de Fred et George et celle de Percy. Au troisième étage, il y a la chambre de Bill, il la partage avec Charlie. Au quatrième étage, il y a ma chambre qui est également celle de mon époux et au cinquième étage, celle de Ron. Tu partageras d'ailleurs sa chambre Harry. Oh, et ne vas pas au grenier, il y a une goule. »
« Arigato gozaimasu, je retiens. » Répondit Makoto.
« Ron, montre ta chambre à Harry. »
Makoto grimaça, néanmoins, il suivit Weasmoche jusqu'au cinquième étage, avant d'entrer dans la chambre, il repéra la trappe qui permettait d'accéder au grenier.
« Tu touches pas à mes affaires. » Cracha Ronald.
« Je n'y comptais pas. » Soupira Makoto.
Il était fatigué et pas du tout à l'aise ici... en plus, il allait dormir dans la même pièce que lui... ce garçon qui l'avait torturé sans remord...
La chambre était de couleur orange, décorées avec des affiches des Canons de Chudley. Il y avait deux lits, le lit du rouquin et celui pour le japonais. La pièce était très petite. Il n'y avait pas beaucoup d'espace.
Makoto posa sa malle, la poussant sous son lit. Il avait besoin d'air. Il quitta la pièce, descendant les escaliers. Il allait sortir dans le jardin, mais Molly l'arrêta dans son élan.
« Alors, Harry, comment trouves-tu la maison ? » Demanda la rousse.
« Ça va. Arigato gozaimasu. »
« Harry, voyons cesse de parler comme ça. Tu es libre ici, tu peux parler comme nous. »
Ah d'accord... Cela la dérangeait... et bien il ne comptait pas faire le moindre effort pour elle.
« Sumimasen, mais je m'exprime comme je veux. Et puisque je suis libre, appelez moi Makoto. » Marmonna le brun.
« Mais enfin... tu t'appelles Harry. »
« Plus maintenant. »
« Mais... »
« Je sors, si vous le permettez. »
« Où vas-tu ? » S'affola Molly.
« Dans le jardin. »
Elle essaya de le retenir, mais il quitta la maison. Il s'allongea dans l'herbe, fermant les yeux. Bon sang, Ayaka lui manquait déjà... il ne voulait pas être ici. Il ne pouvait pas être qui il était ici. Il n'était pas libre...
« Harry ! »
Makoto rouvrit les yeux pour faire face à Ginny Weasley. Elle était penchée sur lui, agenouillée dans l'herbe.
« Je t'aime depuis toujours. » Déclara-t-elle.
« D'accord, mais moi j'ai déjà un âme sœur. J'aime les garçons, Weasley-San. » Répondit le japonais.
« Non ! Tu dois m'aimer, tu es Harry Potter ! Tu ne peux pas être gay ! »
Makoto soupira. Même dehors, il ne pouvait pas être tranquille.
« Je suis Matsushita Makoto, le Aniki de Matsushita Ayaka et l'âme sœur de Théodore Nott. Accepte le. Comment peux-tu m'aimer alors qu'on ne se connaît même pas ? »
« Tu... tu es mon héro ! Tu ne peux pas me faire ça ! »
« Je le fais tout de même. »
Makoto se releva. Il rentra dans la maison, ignorant le cri de détresse de la jeune fille. Il rejoignit le cinquième étage, entrant dans la chambre de Weasmoche. Il tira sa malle, attrapa sa flûte de Pan, rangea la malle, puis s'installa sur le lit.
Il commença alors un morceau nostalgique, qui dura quelques minutes, avant que Ronald ne débarque précipitamment dans la chambre.
« Tu as blessé ma sœur ! »
Makoto s'interrompit, se tournant vers l'autre garçon.
« Je lui ai simplement dit la vérité. »
Un coup de poing percuta sa mâchoire suite à sa réponse. La flûte lui échappa et le roux en profita pour la prendre. Il la jeta au sol, la brisant en la piétinant avec son pied.
Makoto soupira, alors que Weasmoche quittait la pièce. Il se leva, récupéra les morceaux de bois brisés, les rangeant dans sa malle. Il la réparerait lorsqu'il pourrait utiliser la magie...
Il se coucha, épuisé, s'endormant, plongeant dans des souvenirs désastreux.
Son Maître le frappait. Encore. Encore... Il avait mal. Il sentait le sang maculer son corps... Il le méritait, il n'était qu'un monstre...
Il encaissa un autre coup, un cri lui échappant. Il n'en pouvait plus. Il avait trop mal. Et il ne pouvait même pas supplier le Maitre d'arrêter, sinon se serait pire...
Il allait sombrer, le décor changea...
Il se trouvait dans un cimetière. Dans Le Cimetière et il faisait face à Lord Voldemort...
« Personne ne sait, n'est-ce pas Makoto ? »
« Je vais devoir le faire à ta place... oh... Quand je pense qu'ils te croient disparu... n'est-ce pas, Harry Potter ? »
Non ! Pas ça ! Il n'était plus Harry Potter ! Harry Potter était mort ! Depuis longtemps maintenant !
Un rire glacial quitta la bouche de Voldemort.
Son doigt froid se posa sur sa joue et la douleur dans sa cicatrice devint plus intense, le faisant hurler de douleur.
« Ça doit faire mal de révéler la vérité de cette manière... mais je connais quelque chose qui fait encore plus mal. » Voldemort leva sa baguette. « Endoloris ! »
Il avait l'impression que ses os étaient en feu, que sa tête se fendait de part et d'autre de sa cicatrice, un liquide coulant sur son front. Son œil, devenus comme fou, ne cessait de rouler dans son orbite, il n'avait plus qu'une envie : que tout finisse... que tout sombre dans les ténèbres... plus qu'une seule envie : mourir...
Il voulait mourir...
Lorsque Makoto se réveilla, un cri de douleur sortait de sa bouche. Il sentit immédiatement le sang qui le maculait, les blessures, la douleur...
Merlin ! Ayaka ! Comment allait-elle ? Où était-elle d'ailleurs ? Et lui ? Où était-il ? Ce lieu lui était inconnu. Que faisait-il ici ? Où étaient les Malefoy ? Où était sa jumelle ? Et qui étaient ces personnes rousses qui le fixaient l'air hébétés ?
Nani ? Ils étaient roux ? Oh... les derniers événements lui revinrent lentement en mémoire. Les Weasley... maintenant il vivait chez eux. Et Ayaka était chez les Malefoy...
Il ferma la bouche, interrompant son cri. De son unique œil, il balaya les plaies qui le parcouraient.
« Harry, mon chéri, que t'est-il arrivé ? » Demanda Molly Weasley.
Makoto ne répondit pas, il passa ses jambes hors du lit, puis il se leva, oscillant dangereusement. Il fut rattrapé par l'un des jumeaux.
« Oh... mon chéri c'est horrible... heureusement que nous t'avons recueilli... c'est horrible... »
Makoto tourna la tête vers la mère de famille.
« Qu'insinuez-vous par là madame ? » Demanda-t-il, une façade neutre se glissant sur son visage, masquant ainsi la douleur.
« Bah, avec les Malefoy c'est certain que... »
« Ce n'est pas les Malefoy qui sont responsables de cela ! » Cracha Makoto, interrompant Weasmoche.
« Oh... Merlin... c'est Matsushita... c'est ça... » Se lamenta Molly.
Makoto lui lança un regard glacial. La maison se mit violemment à trembler, sa magie réagissant à sa colère.
« Comment osez-vous ? » Gronda le japonais. « Vous ne savez rien ! Ne vous avisez plus jamais d'insulter Takehiko de la sorte. Vous ne le connaissiez pas. C'est lui qui m'a sauvé. Alors lorsque vous aurez l'attention de dire des bêtises, tournez sept fois votre langue avant de parler, cela vous évitera des dommages ! »
Ginny, Ronald et Molly étaient très pâles. Ils étaient terrifiés et Makoto savait qu'ils le méritaient. Il se calma lentement, reprenant le contrôle de sa magie, il s'appuya fortement sur Fred Weasley.
« Fred-San... je peux te nommer ainsi ? Cela sera plus simple pour moi, onegaishimasu. »
« Tu m'as reconnu, bien joué, pourtant tu viens de nous rencontrer. Oui, tu peux Makoto. »
« Arigato gozaimasu Fred-San... c'est simple, j'ai remarqué que... »
« Fred ! Cesse de l'appeler comme ça ! Il s'appelle Harry ! Et toi Harry, parle normalement ! » S'énerva Molly.
Elle récolta un regard agacé de la part du japonais.
« Fred-San... peux-tu m'accompagner jusqu'à la salle de bain, onegaishimasu. »
« Bien sûr, viens Makoto. »
Il se cramponna au bras du rouquin, le seul pour l'instant qui le traitait correctement.
« Je vais t'accompagner Harry ! » Cria Molly.
« O... onegaishimasu. Je ne m'appelle pas Harry. Laissez Fred-San m'accompagner... je ne vous connais pas. Fred-San est un garçon. »
« Harry voyons... » Commença la femme rousse.
« Maman, tu le mets mal à l'aise et il est blessé. Nous allons l'aider. Laisse nous entre garçons. » Intervint George Weasley.
« Mais... »
« Pas de temps à perdre, on doit le soigner ! » S'écria Fred-San, poussant lentement Makoto.
La salle de bain était petite, ils étaient un peu à l'étroit à trois dans la même pièce, il y avait un lavabo et une petite baignoire, un toilette. Makoto fut installé sur la cuvette des toilettes, George-San l'aidant à retirer son kimono tâché de sang.
« Gomennasai... Gomennasai... » Souffla Makoto.
« Hey, ça va aller Makoto. On est là, on va t'aider. » Lui sourit Fred-San, approchant, sa baguette en main.
« Vous me comprenez ? » S'étonna Makoto.
« Ce n'est pas difficile, même si on ne traîne pas avec toi, on écoute et on comprend à force. » Expliqua George-San, attrapant également sa baguette.
Fred-San fit disparaître le sang. George-San soigna lentement les plaies, les refermant.
« Vous pouvez utiliser la magie... » Murmura le japonais.
« On a dix-sept ans. » Répondit Fred-San.
« Arigato gozaimasu à vous deux. »
« Désolé, on a pas de Potions. » Avoua George-San.
« Ça ira. »
« Tu veux venir dans notre chambre après t'être lavé ? » Proposa Fred-San.
« Pourquoi pas. Pouvez-vous aller dans ma malle, j'ai besoin d'un kimono, onegaishimasu. »
« Ouais. On y va. »
Ils quittèrent la pièce, le laissant seul. Il soupira. Il grimpa dans la baignoire, et fit couler l'eau chaude. Comment allait Ayaka ? Il allait mieux maintenant. Elle devait aller mieux... il soupira, il lui expliquerait tout dans une lettre.
Il se lava lentement, puis se sécha. Quelques coups contre la porte le firent sursauter.
« Qui est-ce ? » Demanda Makoto.
« C'est Fred, je t'apporte ton kimono. »
Le japonais ouvrit lentement la porte. Il récupéra le vêtement noir, remerciant le rouquin, avant de refermer la porte pour s'habiller.
Il n'avait pas sa brosse... comment se coiffer sans l'aide d'Ayaka ? Sa magie répondit à son souhait, ses cheveux se retrouvant brossés, lâchés. Il soupira, quittant la salle de bain.
Fred-San l'attendait patiemment dans le couloir. Makoto le suivit jusqu'à sa chambre. Lorsqu'il entra, il ne s'attendait pas à trouver des dizaines et des dizaines de boîtes en carton.
« Bienvenue dans notre repère secret ! » Lancèrent les deux rouquins, un grand sourire aux lèvres.
« J'ai entendu des rumeurs sur vous. Vous êtes des farceurs ? » Demanda Makoto.
« Ouais ! Et le truc le plus dingue... » Commença Fred-San.
« C'est qu'on est nés le premier avril ! » Termina son Aniki.
« C'est le destin. Vous travaillez sur quoi ? »
« On veut faire des boîtes à flemme. » Répondit George-San.
« Nani ? »
« Des boîtes à flemme. Notre projet, c'est de rendre les élèves malades, pour de faux, pour qu'ils puissent sécher les cours. » Expliqua Fred-San.
« Intéressant. Mais comment vous faites pour financer tout ça ? »
Ils l'observèrent étrangement.
« Ne vous méprenez pas. » Reprit Makoto. « Je n'ai rien contre vous, la pauvreté ou quoi que ce soit, mais j'aimerai vous aider à mon tour, puisque que sans vous, je ne survivrai pas une semaine à cause de cette malédiction. »
« Tu veux nous aider ? » Demandèrent les deux roux.
« Je ne peux pas utiliser la magie, du moins avec une baguette. Mais je peux vous aider financièrement. La fortune des Potter ne m'est d'aucune utilité, mon père adoptif nous a laissé beaucoup d'argent. Et... l'argent des Potter, je ne l'utiliserai jamais. »
« Makoto... ce n'est pas contre toi, mais on ne t'a pas aidé pour que tu nous paies ou quoi que ce soit... » Commença George-San.
« Nous ne pouvons pas accepter autant d'argent. Même si c'est un don... » Poursuivit Fred-San.
Makoto pinça les lèvres. Il s'agenouilla, se prosternant.
« Onegaishimasu. Il n'y a que de cette manière que je peux vous rendre service. Si vous voulez, je ne vous donne pas tout. Au moins, mille Gallions. »
« D'accord, d'accord. Mais relève toi, on ne mérite pas ce traitement de faveur. » Accepta Fred-San.
« Et de toute façon, on te remboursera. » Assura son jumeau.
Makoto se releva lentement. Il tendit sa main, serrant l'une après l'autre celles des rouquins.
Le brun resta avec les jumeaux, qui lui présentèrent leur travaux. Lorsque vint le soir, ils furent appelés pour le dîner.
« Tu vas rencontrer notre père, Makoto. Il est gentil, c'est juste un dingue des Moldus. » Indiqua George-San.
« D'accord... j'aimerai... »
Makoto s'interrompit.
« Tu aimerais quoi ? » Demanda Fred-San.
Makoto resta silencieux. Il ne pouvait pas se plaindre. Il ne pouvait pas dire que Ronald avait brisé sa flûte de Pan. Il secoua la tête, suivant les jumeaux jusqu'à la cuisine.
Lorsqu'il entra le hibou d'Ayaka arriva par la fenêtre au même moment.
« Tien, à qui est ce hibou ? » Demanda Molly Weasley.
« Il est pour moi. » Indiqua Makoto.
« Ah, je ne savais pas que tu recevrais du courrier Harry. Je vais te le lire. »
« Maman ! Tu ne peux pas lire le courrier des autres ! » Lança Fred-San.
« Ça ne te concerne pas ! Tu ne le fais pas avec nous, pourquoi tu le ferais avec Makoto ?! » Renchérit George-San.
Mais c'était déjà trop tard, la mère des rouquins s'était déjà précipitée vers le hibou, récupérant la lettre. L'oiseau lui donna des coups de becs, mécontent que le destinataire se soit fait volé sa missive.
« Aya... » Soupira Makoto.
« Mais... qu'est-ce que c'est que ce code ?! » S'écria Molly.
Makoto boitilla jusqu'à elle, sa main lui dérobant le papier. Oh... sa Aneki était fantastique. Elle avait pensé à écrire en japonais, afin qu'il soit le seul à pouvoir lire son message.
« Ceci m'est destiné. À l'avenir, je vous prierai de ne pas me voler mon courrier. »
Makoto lui lança un sourire moqueur, se reculant, portant le document vers son œil.
« Je voulais juste aider... »
Il ignora la femme, se concentrant sur l'écriture de sa jumelle.
Il soupira. C'était à prévoir. Elle avait senti son malaise lorsqu'il était arrivé ici, puis sa souffrance lors de son cauchemar. Elle s'inquiétait. Il aurait tant aimé pouvoir la prendre dans ses bras pour la réconforter... Hélas, il ne pouvait pas. Il était coincé ici. Il allait devoir la rassurer avec des mots.
« Puis-je avoir une plume, de l'encre et du parchemin onegaishimasu ? » Demanda Makoto, poliment.
« Tu dois répondre tout de suite ? » S'enquit Molly, alors que Fred-San agitait sa baguette.
« Ma jumelle s'inquiète, je dois lui répondre rapidement. »
Ce qu'il avait demandé fut déposé sur la table. Il se dirigea vers une chaise.
« Arigato gozaimasu Fred-San. » Remercia le japonais, s'inclinant deux fois.
« Enfin Harry, cesse ce cirque immédiatement. » Gronda Molly.
Makoto l'ignora, s'installant sur la chaise. Il posa la lettre de sa Aneki sur la table, plaça correctement le parchemin face à lui, posa l'encre près de lui, puis il attrapa la plume qu'il trempa dans la bouteille d'un bleu nuit très profond.
Il traça les Kanjis tranquillement, répondant à la missive reçue. Oui, il allait mieux. Les jumeaux Weasley l'avaient aidé et soigné. Sa flûte de Pan avait été brisée, mais il la réparerait plus tard. Il avait effectivement fait un cauchemar et oui, elle lui manquait beaucoup elle aussi... il fit une petite fleur dans le bas de la lettre, signant de son nom.
Relisant lentement, il remarqua que Molly, Ronald et Ginny essayaient de lire ce qu'il avait inscrit.
« C'est inutile... c'est du japonais... » Marmonna Makoto, lassé de leur comportement.
Il plia soigneusement la lettre, se servant de son bras gauche pour bloquer le papier et ainsi le manipuler comme il le souhaitait. Il confia ensuite la missive à l'oiseau, qui la prit dans son bec, quittant la cuisine par la fenêtre ouverte.
« Pourquoi tu envoies une lettre codée à cette folle ? »
Makoto jeta un regard glacial à Ginny Weasley.
« Comment peux-tu te permettre d'insulter ma jumelle de la sorte ? » Cracha le japonais, sa colère palpable dans l'air. « Excuse-toi immédiatement Baka ! »
« Je pense que tu devrais t'excuser Ginny. Makoto est très en colère... » Lança Fred-San, d'un ton moqueur.
« En même temps, ça ne fait même pas une journée qu'il est là et vous n'arrêtez pas d'insulter sa famille. Il ne faudra pas vous plaindre si la maison tombe en ruine. » Ajouta son Aniki, sur le même ton.
« Depuis quand vous êtes de son côté vous ?! » Cria Ronald.
« Depuis toujours. Entre jumeaux, on se comprend. » Répondirent les deux rouquins âgés de dix-sept ans.
« Mais ils ne sont même pas jumeaux en vrai ! » Cria Ginny.
« Calme-toi Harry ! » Paniqua Molly, la maison tremblant violemment.
« Excuse-toi ! » Ordonna Makoto.
« Hors de question... » Essaya Ginny.
Le sol se fendit sous ses pieds. Elle devint livide, semblant comprendre qu'il ne céderait pas le premier.
« D'accord. Excuse-moi. Je n'aurai pas dû l'insulter ! T'es content ? » Cria la jeune rousse.
« Haï. Je suis content. Et n'insultez plus Ayaka, compris ? » Rétorqua Makoto, un sourire froid aux lèvres.
« Dire qu'en première année tu paniquais, Malefoy t'a retourné le cerveau ! » Lança Ronald.
« J'ai simplement appris à me défendre. »
« Harry ! Tu n'as pas intérêt à recommencer ! Nous t'accueillons ici, ce n'est pas pour que tu casses tout à chaque fois que tu es contrarié ! » Le sermonna Molly. « Et toi Ginny, ne parle plus de cette fille corrompue ! Est-ce bien compris ?! »
Makoto commençait vraiment à haïr ces trois-là. Il lança un sourire froid à la matriarche de la famille Weasley.
« Premièrement, madame, vous n'avez aucun ordre à me donner. Deuxièmement, si je me mets en colère et que je suis contrarié c'est uniquement de votre faute. Et enfin, auriez-vous dit que ma jumelle était corrompue ?! »
« N'en parlons plus, Harry. »
Makoto soupira. Il en avait déjà assez d'être ici. Il voulait rentrer chez lui...
Il se leva, attrapa la lettre de sa Aneki, puis il quitta la cuisine.
« Où vas-tu Harry ?! »
Makoto ignora Molly. Il se rendit au cinquième étage, dans la chambre de Weasmoche. Il tira sa malle vers lui et l'ouvrit pour y ranger la lettre précieuse. Il verrouilla la valise, puis fixa le papier orange qui tapissait les murs de la pièce. Par Merlin... il avait tant envie de fuir...
Il se releva et quitta la chambre. Entendant une nouvelle voix masculine, il rejoignit la cuisine.
« Oh bonjour, comment tu vas ? » Demanda Arthur Weasley.
« Bonjour monsieur Weasley. Je vais bien. Je me nomme Matsushita Makoto. Comment dois-je vous appeler ? » Répondit Makoto.
« Il s'appelle Harry ! Harry Potter ! » Rectifia Molly.
Makoto secoua la tête.
« Harry Potter... mais s'il veut que je l'appelle Makoto, je dois respecter son souhait. » Déclara Arthur Weasley.
« Arigato gozaimasu monsieur. » Remercia Makoto, s'inclinant face au rouquin.
« Appelle-moi Arthur, Makoto. J'espère que les autres te traitent bien. » Lança Arthur-San.
« Les jumeaux sont très gentils. »
« Bien, mangeons, j'ai faim, pas toi ? »
Makoto remarqua à cet instant que la table était dressée, les plats disposés dessus. La famille s'installa et Makoto accepta la place offerte entre Fred-San et George-San.
Il tourna son œil vers la fourchette, se massant la nuque dans un geste nerveux. Il se mordit la lèvre.
« Puis-je avoir des baguettes onegaishimasu ? » Demanda Makoto.
« Non, tu dois apprendre à manger avec une fourchette. » Répondit Molly.
« Enfin chérie, s'il veut manger avec des baguettes, il le peut. J'aimerai beaucoup voir comment mangent les japonais. » Contra Arthur-San.
Il récolta un regard noir de la part de sa femme et soupira.
« Peux-tu m'expliquer ce que c'est exactement ? »
Makoto prit le temps de lui décrire ce que c'était. Avec un sourire Arthur-San agita sa baguette, faisant apparaître les baguettes demandées pour le garçon.
« Arigato gozaimasu Arthur-San. » Remercia le brun, les récupérant.
Il en plaça une entre ses dents pour les décoller de son autre main. Une fois cela fait, il se servit un peu de viande et quelques légumes, même s'il n'avait pas du tout faim.
« Alors, dis-moi Makoto, que mangent les japonais en général ? » Demanda Arthur-San, engageant une conversation.
« Des Sushis, du riz, des boulettes de riz... »
Makoto lui détailla toutes les sortes de nourriture qu'il avait déjà mangé.
« Ah... donc ils boivent du thé aussi ? »
« Haï. »
Makoto hocha la tête.
« Fascinant, j'aimerai bien manger comme toi. »
« Sumimasen... mais je n'ai pas faim. Je... je peux partir onegaishimasu ? »
« Mais tu as à peine touché à ton assiette Harry ! » Le sermonna madame Weasley.
« Chérie, il n'a plus faim et il ne doit pas être à l'aise. On l'a éloigné de sa sœur, ça doit être difficile pour lui. »
Makoto se leva, quittant la pièce. Il remonta dans la chambre de Weasmoche et se coucha sur le lit. Ayaka... il espérait qu'elle irait bien... il ferma les yeux, fit le vide dans son esprit, puis s'endormit.
Un nouveau chapitre fini.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
À la semaine prochaine.
Biz
