Bonjour bonjour !

J'espère que vous avez passé une bonne semaine.

On se retrouve pour la suite, j'attends vos retours...

Bonne lecture !


Jour 15 : Samedi

Le soleil perçait doucement entre les rideaux du salon. L'appartement baignait dans une lumière dorée, douce et calme. L'air était frais, porteur de cette tranquillité dominicale que Lexa avait appris à apprécier depuis quelques semaines. Elle s'était levée plus tôt que Clarke. D'habitude, c'était l'inverse, mais cette nuit, malgré la chaleur rassurante du lit, elle n'avait quasiment pas dormi. Son cerveau n'avait pas arrêté de penser aux regards échangés qu'elle ne comprenait pas.

Elle était assise dans la cuisine, une tasse de café tiède entre les mains, les yeux perdus dans la surface sombre du liquide. Et puis, sans qu'elle ait besoin de regarder… elle sut. Elle n'était plus seule.

« T'as bien dormi ? »

La voix, glaciale, sans douceur et sans aucune chaleur de Costia se fit entendre. Lexa releva lentement la tête, surprise. La blonde était assise près de la porte, bras croisés, le regard dur. Elle n'avait pas changé physiquement, elle était toujours aussi belle, toujours aussi irréelle. Mais son regard aussi était toujours le même qu'à son retour : vif et tranchant.

« Tu as retrouvé la parole ? »

Lexa posa sa tasse et Costia haussa un sourcil.

« Tu croyais que j'allais partir pour de bon ? »

Lexa ne sut quoi répondre. Elle pinça les lèvres.

« T'étais silencieuse depuis des jours. Je pensais que… »

« Que j'avais compris que je n'étais plus la bienvenue et partir ? » Coupa Costia, acerbe.

Lexa fronça les sourcils.

« Ce n'est pas ce que j'ai dit. »

« Non. Mais tu l'as pensé. » Répliqua-t-elle aussitôt.

« Tu l'as crié même, l'autre jour. Et après ça, tu t'es contentée de faire comme si je n'existais plus. »

Un silence. Lexa se leva lentement, mal à l'aise.

« J'étais en colère, Costia. J'ai craqué. Tu sais très bien que je ne voulais pas que tu partes. »

« Et pourtant, tu t'es remise à vivre. » Souffla-t-elle, presque moqueuse.

« Tu ris. Tu dors. Tu bosses. Tu avances. Et moi, je suis là. À t'écouter rire avec Clarke tous les soirs. »

Le prénom claqua dans l'air comme un fouet. Lexa tressaillit légèrement.

« Tu n'as pas le droit de me le reprocher. » Murmura-t-elle.

« Ce n'est pas ma faute si… »

« Si quoi ? » Coupa Costia, s'approchant d'un pas.

« Si tu commences à te sentir bien avec elle ? Si elle te fait oublier que je suis morte ? »

Lexa sentit son cœur s'accélérer.

« Arrête. »

« Non. C'est toi qui dois arrêter de faire semblant, d'ignorer. »

Lexa détourna les yeux.

« Tu te comportes comme si je t'avais trahie. »

« Et si c'était le cas ? »

Cette fois, le regard de Lexa s'enflamma.

« Tu veux que je m'en veuille pour toujours ?! Tu veux que je reste figée dans mon deuil jusqu'à la fin de ma vie ? »

« Je veux que tu sois honnête. Avec toi-même. Avec moi. » Gronda Costia, les yeux brillants.

« Tu sais très bien que tout ça, ce n'est pas juste de la tendresse. Tu le sens, je le sais. »

Lexa resta immobile. Elle avait envie de hurler, de tout casser, de pleurer. Mais au fond, ce qui l'envahissait, c'était la peur. Parce qu'elle ne savait plus quoi penser. Parce qu'elle ne savait pas si Costia avait raison. Mais dans tous les cas, c'était trop tôt, trop violent. Elle serra les mâchoires.

« Clarke est mon amie. »

« Tu la regardes comme on regarde quelqu'un qu'on aime. » Répliqua Costia froidement.

Lexa dévia le regard.

« Tu te fais des films. Et tu n'as aucun droit de me juger. »

« Ce n'est pas un jugement. C'est un constat. » Soupira Costia, adoucie malgré elle.

« Je ne suis pas revenue pour t'enfermer dans le passé. Mais tu ne peux pas faire semblant que rien n'est en train de changer. »

Un silence se posa. Lexa inspira lentement. Elle était perdue, étouffée. Et la colère de Costia… c'était juste le miroir de ses propres tourments.

« Je suis désolée. » Finit-elle par murmurer.

« De t'avoir ignorée. De ne pas avoir su comment gérer tout ça. »

Costia la fixa longuement, attendant une réponse qui ne vint pas. Puis elle tourna les talons sans un mot, traversa la pièce et… disparut.

Lexa resta là, seule dans la cuisine et le cœur encore plus confus qu'à son réveil. Elle n'avait pas les réponses, pas encore. Mais elle savait une chose : elle ne pouvait plus fuir son ex-petite-amie. Son café était froid, ses épaules tendues, son esprit en vrac. Elle ne savait plus si elle avait envie de hurler ou de pleurer. Les mots de Costia résonnaient encore dans sa tête, frappant fort, sans relâche.

« Tu la regardes comme on regarde quelqu'un qu'on aime. »

Elle serra la mâchoire. Non, c'était impossible. C'était Clarke, sa meilleure amie, celle qui était restée. Celle qu'elle aimait, oui, mais pas comme ça. Enfin… elle n'en savait rien, maintenant. Elle sursauta légèrement en entendant la porte de la chambre s'ouvrir et les doux pas de Clarke résonnèrent dans l'escalier. Quand elle entra dans la cuisine, la blonde s'arrêta un instant, surprise de trouver Lexa là, immobile, les yeux perdus dans le vide.

« Tu t'es levée tôt. » Dit-elle doucement.

Lexa ne répondit pas tout de suite. Elle cligna des yeux, revint lentement à la réalité.

« Je ne dormais pas. »

Clarke s'approcha, s'appuyant contre le plan de travail, son regard doucement inquiet.

« Tout va bien ? »

Lexa hocha la tête, presque trop vite.

« Bien sûr. »

Mais sa voix était creuse. Elle évitait son regard et Clarke le sentit immédiatement. Quelque chose avait changé. La Lexa souriante, légère, qu'elle avait vue rire au bar la veille… avait disparu. Clarke n'insista pas. Elle savait que forcer Lexa à parler ne fonctionnait jamais. Alors elle alla simplement se servir du café, et resta là, à côté d'elle, sans un mot. Mais l'air entre elles était lourd. Et Costia, de l'autre côté de la pièce, les observait toujours, bras croisés, l'ombre d'un orage dans les yeux. Elle ne disait rien, mais son regard transperçait Lexa. La brune sentit cette présence invisible, comme une brûlure dans le dos. Elle n'osait pas se tourner, pas ce matin. Pas alors que Clarke se tenait à côté d'elle, sans comprendre la guerre intérieure qu'elle traversait. Elle avait l'impression d'étouffer entre deux mondes.

« Tu bosses aujourd'hui ? » Demanda Clarke pour briser le silence.

« Oui. » Répondit Lexa, laconique.

« Moi aussi. »

Et ne puis rien de plus. Elles restèrent là quelques minutes, buvant en silence, avant que chacune ne parte se préparer pour la journée.


La journée fut longue. Lexa avait tenté de se concentrer au cabinet, mais son esprit vagabondait sans cesse. Elle pensait à Costia, à leur dispute, à cette accusation violente qu'elle n'arrivait pas à digérer. Et surtout, elle pensait à Clarke. À la tension de ce matin, à ses propres silences, à cette peur absurde qu'elle avait ressentie en croisant le regard de Costia.

De son côté, Clarke avait aussi passé une journée étrange. Elle avait cette boule au ventre toute la matinée, cette intuition que quelque chose clochait. Lexa était distante, fermée. Elle ne lui en avait pas parlé, mais elle l'avait sentie… comme si la brune s'était soudainement refermée.

Quand elle rentra à l'appartement, Lexa était déjà là, assise dans le salon, un livre ouvert sur ses genoux, mais qu'elle ne lisait pas vraiment. Clarke déposa ses affaires, hésita quelques secondes, puis s'approcha.

« Ça te dirait qu'on regarde quelque chose ce soir ? » Proposa-t-elle doucement.

Lexa releva les yeux. Elle avait l'air épuisée. Vidée. Mais elle hocha la tête.

« Ouais. Bonne idée. »

Elles s'installèrent sur le canapé, mais aucune ne regardait vraiment l'écran. Clarke jetait des coups d'œil discrets à Lexa, cherchant à comprendre ce qui la rongeait. Lexa, elle, gardait les yeux sur le film, mais ses pensées étaient ailleurs : Costia n'était pas là. Et c'était presque plus dérangeant que sa présence silencieuse. Lexa en venait à guetter l'ombre familière dans les coins de la pièce, mais rien, et ça la rendait encore plus perdue.

À un moment, Clarke bougea légèrement. Le plaid glissa sur leurs jambes, et Lexa sentit le contact de sa peau contre celle de Clarke. Elle ne bougea pas. Elle garda les yeux rivés sur l'écran, mais elle sentit son cœur ralentir, comme si la chaleur de Clarke l'apaisait malgré elle.

« Lexa… » Murmura doucement Clarke, brisant le silence.

La brune tourna la tête vers elle, les sourcils froncés.

« Tu veux en parler ? »

« De quoi ? »

« De ce qu'il se passe. Depuis ce matin. »

Lexa hésita. Un long moment, puis elle soupira.

« Je suis juste… fatiguée. »

Clarke ne répondit pas. Elle se rapprocha doucement, glissant sa main sur celle de Lexa, la serrant avec tendresse.

« Tu sais que tu peux me parler, hein ? Même si ce n'est pas clair, même si tu ne veux pas tout dire. Je suis là. »

Lexa sentit sa gorge se nouer. Elle regarda leurs mains jointes. Et elle n'osa pas la retirer.

« Merci. »

Un silence paisible suivi mais lourd de sens. Et dans le couloir, invisible, Costia était revenue. Elle les regardait de loin, son regard toujours ombrageux, mais moins tranchant. Elle voyait cette proximité. Cette douceur. Et elle sentait au fond d'elle-même que la bataille qu'elle menait était déjà perdue.


Cela faisait maintenant trois jours que Lexa s'était refermée sur elle-même.

Pas de dispute, pas de brusquerie. Juste… un éloignement lent, progressif. Presque imperceptible au début. Mais maintenant, Clarke le ressentait jusque dans ses os. Les petits gestes du quotidien avaient disparu : plus de main qui frôle la sienne dans le canapé, plus de sourire échangé dans la cuisine le matin, plus de regard qui cherche l'autre au moindre éclat de rire. Et surtout… plus de Lexa dans son lit.

Le premier soir, Clarke avait attendu, pensant que la brune était simplement restée un peu plus tard dans le salon. Mais elle n'était jamais venue.

Le deuxième soir, elle l'avait croisée brièvement dans le couloir, une excuse sur la fatigue, un "bonne nuit" trop rapide. Le troisième… elle n'avait rien dit du tout. Et Clarke avait mal : mal à cette absence, mais aussi mal à cette distance qu'elle ne comprenait pas.

Elle ne comprenait pas, tout allait bien. Elles riaient, elles partageaient leurs journées, leurs nuits. Lexa allait beaucoup mieux, même elle le disait. Alors, pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qu'il avait bien pu se passer ?

Lexa, de son côté, se noyait. Depuis cette conversation tendue avec Costia, depuis le contact de la main de Clarke sur la sienne… elle n'était plus capable de respirer normalement.

« Tu la regardes comme on regarde quelqu'un qu'on aime. »

Cette phrase tournait en boucle dans son esprit. Elle ne dormait plus, elle fuyait la chambre, mais surtout, elle fuyait Clarke. Et le pire dans tout ça… Costia avait disparu. Depuis ce matin-là, plus un signe, plus une apparition, plus une voix, pas même un souffle.

Au début, Lexa avait attendu. En silence. Le regard tourné vers les recoins sombres de l'appartement. Puis, peu à peu, elle avait cessé d'espérer. Et elle se sentait perdue, sans repère. Comme arrachée entre un passé qu'elle ne savait plus pleurer et un présent qui lui faisait peur. Elle avait cru que voir Costia disparaître de nouveau lui briserait le cœur. Mais ce qu'elle ressentait, c'était pire : c'était du vide. Un vide creusé par l'absence. Et amplifié par le regard bleu de Clarke qui, jour après jour, la cherchait sans la trouver.

Clarke était là, assise sur le canapé, une tasse de thé dans les mains. Elle attendait que Lexa sorte de sa chambre, qu'elle dise quelque chose, qu'elle la regarde autrement qu'avec cette neutralité forcée. Quand enfin Lexa apparut, Clarke sentit aussitôt que ce serait un autre jour silencieux. La brune s'avança, prit une tasse sans un mot, et s'installa à l'autre bout du canapé, les jambes repliées sous elle. Le silence s'étira, puis Clarke craqua.

« Tu vas me dire ce qu'il se passe, à un moment ? »

Lexa leva lentement les yeux vers elle, surprise.

« Il ne se passe rien. »

« C'est faux. » Clarke planta son regard dans le sien.

« Tu es différente. Depuis plusieurs jours. »

Lexa détourna le regard. Elle soupira.

« J'ai juste… besoin d'espace. »

« Tu as eu de l'espace. Trois jours. Trois nuits sans un mot. » Clarke serrait sa tasse pour se contenir.

« Tu ne peux pas me dire qu'il ne se passe rien. »

Lexa pinça les lèvres, elle avait envie de dire la vérité. Mais quelle vérité ? Qu'elle n'arrivait plus à dormir près d'elle parce que chaque geste, chaque regard de Clarke faisait battre son cœur ? Qu'elle se détestait de ressentir ça alors que Costia n'était même pas encore réellement partie ? Qu'elle ressentait de la culpabilité à chaque moment qu'elles partageaient ?

Elle baissa les yeux.

« Je suis désolée. Je ne sais pas ce que je ressens, Clarke. »

Clarke sentit sa gorge se nouer.

« Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? »

« Non. » Souffla Lexa aussitôt.

« Ce n'est pas toi. C'est moi. C'est… tout ça. »

Elles restèrent là. Deux femmes perdues dans un monde de silences et de blessures. Et au fond de la pièce, personne ne les regardait. Pas de présence, pas de souffle, pas de Costia. Juste elles deux, et ce gouffre qui se creusait à nouveau. Ce soir-là, Clarke s'installa seule dans son lit. Elle attendit encore, espérant entendre les pas de Lexa s'approcher de la porte, comme avant. Mais rien, juste le silence, encore. Et ce silence avait une forme. Une absence. Un prénom qu'elle ne prononçait plus. Costia.

Clarke pensa à elle, sans savoir pourquoi. Peut-être parce qu'un jour, tout a commencé là. Avec ce lien indestructible entre Lexa et Costia. Et Clarke s'était frayé un chemin là-dedans, en silence, sans jamais trouver sa place.

Elle se tourna dans le lit. Et cette fois, elle ne put retenir les larmes. Elle les laissa couler, discrètes, parce que le monde ne s'effondrait pas d'un coup, il s'effritait. Dans les silences, dans les regards fuyants, dans les places vides laissées dans un lit. Et dans ce vide, Clarke se sentait plus seule que jamais.


Le lendemain matin, Clarke ne pleura pas.

Elle s'était réveillée comme les autres jours précédents : seule, froide, avec cette impression désagréable de ne plus exister aux yeux de Lexa. Mais aujourd'hui… quelque chose avait changé.

Elle était fatiguée.

Fatiguée d'attendre. Fatiguée d'espérer. Fatiguée de relire chaque mot, chaque regard, chaque frôlement pour tenter d'y trouver un signe qui ne viendrait jamais. Elle en avait tout simplement assez.

Elle sortit du lit, s'habilla mécaniquement et prépara son thé sans un mot. Lexa n'était pas dans la cuisine. Elle entendait à peine quelques bruits derrière la porte fermée de sa chambre. Clarke s'approcha un instant. L'instinct voulait qu'elle frappe. Qu'elle tente encore une fois. Mais elle n'en fit rien, pas cette fois. Elle prit son téléphone, inspira profondément et appuya sur un nom familier.

« Clarke Griffin ? Qui m'appelle à 9h du mat' un jour de repos ? » Grogna la voix encore ensommeillée de Raven.

Clarke esquissa un petit sourire.

« J'ai besoin de toi. »

Le ton était calme. Mais ferme. Et Raven le capta immédiatement.

« Je suis à toi. Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Clarke serra les dents, puis, comme si l'aveu avait été prêt à exploser depuis des jours :

« Je n'en peux plus, Raven. »

Silence.

« De Lexa ? »

Clarke s'assit sur le canapé, ramenant ses jambes contre elle.

« De moi. De ce que je ressens. De ce que j'espérais. »

Raven ne répondit pas tout de suite. Elle attendait. Clarke continua, sa voix tremblant à peine :

« Je crois que j'ai tout imaginé. Tous ces moments entre nous… les regards, les silences, les gestes. Je pensais que c'était réciproque. Mais je me suis trompée. »

Elle passa une main dans ses cheveux.

« Elle s'est éloignée de nouveau, Raven. Comme si rien ne s'était jamais passé. Comme si j'étais juste… là. Utile, pratique, mais pas indispensable. »

Raven inspira profondément à l'autre bout du fil.

« Tu es sûre que c'est ce que tu veux croire ? »

« C'est ce que je dois croire. » Souffla Clarke.

« Parce que je vais devenir folle sinon. »

Elle baissa la tête, les yeux embués.

« Je l'aime. Je l'ai toujours aimée. Et peut-être qu'au fond, une part de moi a toujours attendu qu'elle me regarde… comme je la regarde. Mais là, c'est trop, je ne peux plus de cette situation. »

Un silence plus lourd s'installa. Raven murmura :

« Tu veux que je vienne ? »

« Non. »

Clarke releva les yeux, fixant un point invisible sur le mur.

« Je veux qu'on sorte. Ce soir. Toi et moi. Je veux voir des gens. Je veux rencontrer quelqu'un. Je veux… tourner la page. »

Sa voix se brisa légèrement sur ces derniers mots. Pas de tristesse, juste l'acceptation, la première vraie.

« Clarke… » Commença Raven, la voix douce.

« Promets-moi que tu ne vas pas me dire d'attendre encore. » Coupa-t-elle.

« Promets-moi que tu ne vas pas me faire espérer. »

Raven soupira. Elle comprenait. Elle respectait.

« D'accord. On sort ce soir. On s'habille bien. On boit. Et si tu veux flirter, je te bloque personne. »

Un léger rire échappa à Clarke malgré elle.

« Merci. »

« On va où ? »

« Surprend-moi. » Répondit-elle simplement.

Et quand elle raccrocha, pour la première fois depuis des semaines… Clarke se sentit un tout petit peu plus vivante. Pas heureuse, loin d'être guérie mais en contrôle avec elle-même. Elle allait avancer. Sans plus attendre, Lexa, même si ça lui arrachait le cœur.