Blabla de l'auteur: Bonjour à tous. Voilà après délibération, les posts se feront dorénavant le dimanche. J'epsère que vous serez au rendez-vous. Bonne lecture à vous.
Disclaimer: Tout de que vous reconnaissez de l'univers appartient à Kaoru Tada et à l'équipe de Playful kiss. Je ne touche rien en écrivant.
Episode 16tera
Quand j'arrive à l'université, seul, je préfère laisser croire à Tae-Hee qu'elle a gagné et que je suis en froid avec mon épouse, je cache mon sourire derrière mon masque d'impassibilité. Damian me salue d'un signe de tête auquel je ne réponds pas et pour cause, elle me fixe et je dois lui laisser croire que j'ai manigancé ça tout seul. Sans un mot, je prends son poignet et je nous éloigne de tout le monde.
«- Que se passe-t-il Baek Seung-Jo, demande-t-elle vexée.
«- Une minute, dis-je en regardant autour de nous.
Je sors mon téléphone et allume le dictaphone tout en faisant semblant d'attendre un message de Ha-Ni. Je soupire énervé et le pose sur la table avant de la fixer.
«- Pourquoi as-tu fait courir cette rumeur Seo Tae-Hee?
«- De quelle rumeur tu parles?
«- A ton avis? Il n'y en a qu'une qui me concerne et qui blesse mon épouse. Alors pourquoi?
«- Oh tu parles de celle-là. Ton nom n'est pas cité si j'en crois le mail que j'ai reçu.
«- Allons. Un étudiant de médecine en première année. Marié depuis peu avec un QI de génie… On n'est pas nombreux à Parang! Alors dis-moi pourquoi tu fais courir cette rumeur odieuse sur moi? Ça t'a déplu que je te repousse en te rappelant que j'étais en couple? Que je repousse chacun de tes gestes?
«- Bien sûr ça déplait à toutes les filles de se sentir repousser. Ce n'est pas pour autant que c'est moi qui aie lancé cette rumeur! Je ne vois pas quel serait mon intérêt!
«- Tu pourrais penser qu'ainsi, je me consolerais de l'échec de mon mariage dans tes bras? C'est un mobile. L'autre et je pense que c'est celui-ci qui te motive, c'est de me faire payer le fait que j'ai refusé de passer la nuit avec toi… Cesse de jouer les innocentes! N'oublie pas que je suis un génie. J'ai n'ai même pas eu besoin d'une semaine pour remonter jusqu'au mail initial et découvrir qu'il a été envoyé depuis l'adresse IP de ton ordinateur portable.
«- Je l'ai prêté à une amie. Elle m'avait dit avoir un devoir à envoyer, je ne pensais pas qu'elle écrirait et enverrait ce mail.
«- Tu reçois des amis chez toi à trois heures du matin en pleine semaine? Parce qu'il a été écrit mardi à trois heures trente-sept, dis-je en lisant les infos que m'a donné Damian. Je te l'ai dit, je suis un génie, j'ai des ressources que tu n'as pas pour trouver les informations dont j'ai besoin… Sans compter que je connais plusieurs informaticiens grâce à la boite de mon père. Alors maintenant explique-moi pourquoi tu as fait ça!
«- Très bien, soupire-t-elle énervée. Tu as raison, c'est bien moi qui aie envoyé ce mail où je raconte ce que j'aurais voulu qu'il se passe. Du moins au début, la partie où tu disparais en me laissant de l'argent comme une prostituée ne fait pas partie de mes rêves mais ça accentuait ton côté méchant et froid je trouvais ça justifié étant donné le mal que tu m'as fait!
«- Je t'ai fait du mal en te repoussant? Et qu'aurais-je du faire alors? Blesser ma future épouse en la trompant avec une fille que je ne trouve même pas jolie? Je vais devoir faire l'amour à toutes les jeunes femmes de l'université pour m'excuser d'être à votre goût? Je ne peux pas changer ce à quoi je ressemble mais en revanche ce n'est pas à moi de contrôler vos actes. Les autres étudiantes réussissent très bien à survivre à la peine que je leur fais peut-être, en étant marié àcelle que j'aime! A toi de t'arranger avec ta douleur et…
«- Que se passe-t-il ici?
Je me tourne et regarde monsieur Gu entrer dans la salle. Parfait! Je réponds à sa question, du mieux que je peux. J'avais besoin de mettre certaines choses au point avec Seo Tae-Hee et j'attrape mon portable. J'éteins le dictaphone et à la fin de la journée, je rentre chez moi et passe à la seconde phase du plan de Damian. J'allume ma boite mail et envoie un mail collectif ainsi que le fichier audio à toute l'université. Je n'ai plus qu'à attendre les retombées. Et tant pis si cette folle n'a plus d'amis après ça.
«- Bonjour à tous, crie Damian quand on arrive Ha-Ni et moi ensemble. Beaucoup d'entre vous, sinon tous ont reçu la semaine dernière un mail racontant que j'avais osé tromper mon future épouse la veille de mon mariage, dit-il en lisant mon mail. Même si aucun prénom n'a été cité, au vu des regards hostiles que j'ai reçu, je suppose que vous avez tous compris que le mail parlait de Baek Seung-Jo. Bien que votre hostilité ne me dérange pas, j'ai décidé de faire la lumière sur cette affaire pour mon épouse. Afin qu'elle puisse à nouveau étudier dans de bonnes conditions. Cette ignoble rumeur l'a blessé et c'est la seule raison qui m'a poussé à en chercher la source. J'ai donc joint à ce mail un petit fichier audio que je vous propose d'écouter afin de connaître la vérité sur cette soirée. Bonne fin de journée à tous. Baek Seung-Jo… Franchement mon pote, ton mail est magique! J'ai savouré chaque seconde et le fichier audio est la cerise sur une double dose de chantilly.
« - Ça doit vouloir dire quelque chose pour un américain, je souris.
«- T'inquiète ça veut dire que c'était parfait! Ha-Ni doit être heureuse d'être mariée… Je rêve, dit-il en ouvrant mon manteau. Hey Yong-Ah, Seung-Jo qui se moquait de vos tenues de couples en porte une!
«- La discrétion n'est pas une qualité américaine, je soupire amusé malgré tout. Et on a simplement le même pull, pas la tenue complète.
«- J'aime beaucoup ton ami américain, pouffe mon épouse en me regardant. Je vais étudier. A ce…
«- Mange avec nous ce midi, je l'interromps en caressant tendrement sa joue.
«- J'ai rendez-vous avec Joo-Ri et Min-Ah mais ce soir on dînera ensemble.
«- Avec nos parents, je soupire.
«- Et je pense qu'il serait bien d'annoncer notre décision à mère.
«- Nous ne partirons qu'une fois que tu seras dans la bonne formation d'infirmière tu sais.
Elle hoche la tête et s'éloigne en me faisant un signe de main auquel je réponds. Je suis surpris en voyant que tout le monde me parle normalement et j'ai presque envie d'ignorer tout le monde mais je ne suis pas aussi revanchard. En revanche, qu'ils ne comptent pas sur moi pour aider si une telle chose leur arrive. Ils feront comme moi, ils se débrouilleront seuls. Les cours commencent et je rentre en cours en notant qu'il n'y a plus qu'une seule personne qui me regarde avec hostilité. Seo Tae-Hee. Qui semble seule. Tant mieux pour elle.
…
«- Hey, ce n'est pas ton épouse devant, demande Damian qui sait parfaitement qui elle est.
«- Oui c'est ce qu'il semble en effet.
«- Et tu attends une invitation pour lui dire de venir déjeuner avec nous?
«- Pourquoi t'en as une dans ta poche, je demande amusé.
On arrive derrière elle et avant même que je ne puisse réagir, il lui tape doucement sur l'épaule et l'invite à manger avec nous. Elle me fixe une seconde puis accepte comme si elle craignait que je m'y oppose. Sauf que ce n'est pas le cas. Je passe devant mes amis et commande un plat avant d'attraper sa main pour l'empêcher de s'éloigner. A ce moment-là je note qu'elle a un livre sur son plateau et je me penche vers elle dès que j'ai récupéré mon repas.
«- Veux-tu rester seule pour étudier?
«- Non, je resterais à la bibliothèque après mes cours.
Je hoche la tête et dès que tout le monde est servi, on rejoint une table où on s'assoit. Même si notre conversation tourne autour des cours de la matinée sauf pour Ha-Ni qui ne parle pas. Rapidement Song-Hee se tourne vers elle et l'interroge sur la vie de femme de mariée. Mon épouse rougit mais admet que c'est agréable quand on ne se dispute pas. Je devrais rebondir sur cet aveu mais elle a raison. La vie d'homme marié est agréable quand on ne se dispute pas. Heureusement ce n'est pas souvent… Enfin disons que généralement je la taquine et elle fait semblant de mal prendre les choses. Ce qui serait agréable si maman ne s'en mêlait pas presque systématiquement. Hyun-Min prononce son prénom et je tends l'oreille bien que je parle avec Yong-Ha.
«- Pourquoi vous êtes mariés si viteSeung-Jo et toi? Serais-tu enceinte?
«- Voilà une question des plus intéressante, ajoute Damian en nous fixant tour à tour.
«- Mais pourquoi tout le monde veut que je sois déjà maman, me demande Ha-Ni en me fixant.
«- Probablement parce qu'ils nous jugent assez irresponsables pour faire des enfants alors que nous sommes encore à l'université. Doit-on réellement attendre quelques années quand on a trouvé la personne parfaite pour marcher à vos côtés sur le chemin de la vie, je leur demande à mon tour.
«- T'as bien raison Seung-Jo… En tout cas, vous faites un très beau couple tous les deux.
«- Merci Song-Hee, sourit mon épouse alors que je pose mon bras sur ses épaules pour la surprendre.
Elle sursaute ce qui me fait sourire et je remercie ma camarade à mon tour avant de me concentrer sur la conversation qui fait rage entre Yong-Ha et Hyun-Min. Elle concerne Rusty et j'apprécie de voir qu'ils semblent avoir oublié que j'ai travaillé dessus. J'entends bien les filles parler entre elles et faire connaissance mais je ne m'en préoccupe plus à présent. Au contraire si bien que c'est à mon tour de sursauter quand je sens mon épouse qui se lève. Je tourne la tête pour la voir qui retire son plateau. Elle nous salue et je ne peux m'empêcher de la suivre des yeux jusqu'à ce qu'elle sorte de la cafétéria et disparaisse de mon champ de vision. J'entends mes amis se moquer de mon air amoureux quand elle est à côté de moi mais je préfère ne pas répondre, je pourrais devenir méchant et ils ne sont pas habitués à ce côté de ma personnalité. Hae-Ra prend la place de mon épouse et je me place autrement pour éviter les contacts sans lui donner l'impression de m'éloigner d'elle.
…
La semaine est longue et quand arrive vendredi soir je me surprends à soupirer de soulagement. Je n'ai pas de cours important demain et de toute façon papa m'a prévenu ce matin qu'ils partaient tous les quatre en week-end afin qu'on soit seuls avec Ha-Ni. Ce qu'elle ignore également. Tout a été gardé secret et quand je rentre, j'aide papa avec les bagages. Je fais celle d'Eun-Jo et l'aide à tout ranger dans le camping-car qu'il a loué. Vu le nombre de fois qu'on le loue, ça nous coûterait probablement moins cher de l'acheter mais bon. Je me mets même à la cuisine pour préparer de quoi manger sur le trajet et range tout dans le frigidaire. On termine avant de retour de maman mais Ha-Ni semble surprise de voir le camping-car dans le jardin et surtout m'en voir sortir.
«- Nous partons en week-end?
«- Pas nous, je souffle à son oreille. Mais c'est un secret.
Elle rosit en me regardant puis rentre dans la maison après nous avoir suggérer de garer le camping-car ailleurs que dans le jardin si on veut réellement garder la surprise intacte. L'idée n'est pas idiote et papa prend le volant pour l'emmener sur le parking du So Pal Bok, avec l'accord de Ki-Dong alors que je le suis en voiture. Je suis à peine garé que je reçois un sms de mon épouse. «Je retourne à l'université pour étudier. Je risque de rentrer tard, dînez sans moi si je ne suis pas là.» Je fronce les sourcils et décide de lui répondre. «Je vais prévenir maman qu'on dînera un peu plus tard si tu n'es pas rentrée. Veux-tu un peu d'aide pour réviser ton examen?» Je pianote sur le volant le temps que papa revienne puisqu'il est entré dans le restaurant mais c'est mon épouse qui est la plus rapide à me répondre. «Non inutile de m'attendre. Je mangerais des ramen à l'épicerie. Celle qui est près de la maison.» Je souris en songeant que c'est sur le parking de l'épicerie que je l'ai réellement embrassé pour la première fois. Je ferme les yeux pour tenter de me souvenir de ce que je ressentais à l'époque. Je me souviens que ce premier baiser a changé quelque chose en moi. Que j'ai aimé chaque seconde où j'ai pressé mes lèvres contre celles de ma future épouse. Je me rappelle également avoir perdu tout contrôle sur moi. Mon corps ne m'appartenait plus et pour une fois, cette absence de contrôle ne m'a pas angoissé. Mon cœur battait la chamade comme c'est encore le cas quand je suis seul avec elle mais le reste est -ce que je souriais? Je me souviens qu'il pleuvait et qu'elle semblait heureuse quand on s'est remis à marcher. Je me souviens de la sensation de sa main que je tenais avec douceur dans la mienne et du bonheur que j'ai ressenti en lui ouvrant mon cœur. En la priant d'y prendre sa place. Mon téléphone sonne et je reviens au présent pour voir que Ha-Ni m'a répondu et que papa est dans la voiture. Pourtant je lis d'abord le sms de mon épouse. «Je risque de rentrer trop tard. La bibliothèque ferme à vingt-deux heures. On mangera ensemble demain.» Je fronce les sourcils et réponds. «Très bien. Si c'est ce que tu veux!» Mon message est sec mais c'est le but. Je veux qu'elle soit surprise quand je viendrais la chercher. Je le range dans ma poche puis comme papa est attaché, je nous ramène à la maison.
Même si je repars dès que maman nous annonce qu'on dîne bientôt. Je roule jusqu'à l'université, me gare et rejoins la bibliothèque. Ce n'est pas la seule qui est présente mais c'est la seule que je vois et je m'assois en face. Elle lève machinalement le nez de la feuille et sursaute en croisant mon regard. Sans un mot, j'attrape sa feuille pour voir qu'elle fait un QCM et je chuchote.
«- Termine ça, tu as dix minutes après je te ramène à la maison!
Elle écarquille les yeux et pour lui prouver que je ne plaisante pas, je pose les clefs de la voiture sur la table. Elle les fixe et se reprend. Aussitôt, je la vois remplir les cases alors que j'observe son visage concentré. Ça me manque! C'est ce que je regrette le plus en faisant médecine. A présent, elle ne peut plus venir avec moi en cours et je ne peux plus la regarder discrètement pour observer les différentes expressions de son visage. Ses sourcils froncés quand elle ne comprend pas bien, son regard fatigué quand elle a complètement décroché. Le bout de sa langue sorti quand elle est concentrée… Tout ça me manque même si j'aime ne plus être constamment avec elle. A présent la croiser à la cafétéria ou simplement à maison est plus agréable. Je ne me sens plus suivi. Surtout que cette semaine, elle a mangé seule chaque midi sauf celui où Damian l'a invité à se joindre à nous. Je sourcille en la voyant faire glisser la feuille vers moi. Je l'attrape, la plie et la glisse dans ma poche avant de l'aider à ranger les livres qu'elle a sorti puis on rejoint la voiture et la maison.
Après le repas, je monte le premier, puisqu'elle aide maman pour la vaisselle. Je ressors sa feuille et observe ses réponses. Elle a fait plusieurs fautes mais l'examen est dans un mois, elle a le temps de s'améliorer. J'ai toute confiance en ses talents d'apprentissage. Je pose la feuille sur la table et vais chercher mes livres. Pourtant ce n'est pas pour moi mais pour elle. Je travaille plusieurs minutes et quand Ha-Ni monte je lui propose de me rejoindre. Elle s'assoit à côté de moi et je lui explique certains points qu'elle a faux et qui me semblent importants. On travaille ensemble quelques heures puis on va se coucher sachant l'un et l'autre que demain nous serons seuls.
Je suis le premier debout puisque maman vient frapper à notre porte. J'ouvre et je descends avant de sourire en la voyant qui s'agite. Ha-Ni me rejoint peu après. Comme moi, elle est encore en pyjama et quand maman l'informe que le départ est dans vingt minutes, elle se tourne vers moi perdue.
«- Nous ne partons pas avec vous, j'annonce. On a des cours toute la journée.
«- Vous nous rejoigniez ce soir hyung?
«- Non on va rester à la maison. L'examen d'Ha-Ni arrive bientôt, elle doit réviser et il faut bien que quelqu'un la surveille, dis-je de manière tragique.
Maman me fait les gros yeux et mon épouse me donne un coup dans l'épaule comme vexée même si elle sourit. Aussi et tandis que tout le monde s'agite, Ha-Ni et moi prenons le temps de préparer notre petit-déjeuner. Bientôt nous sommes seuls et je quitte mon journal des yeux pour la regarder. Elle semble perdue dans ses pensées et je ne veux pas la déranger mais je ne peux m'en empêcher.
«- Qu'as-tu?
«- Hum? Rien, je pensais… A l'examen du mois prochain, soupire-t-elle.
«- Tu n'as pas intérêt à le rater Oh Ha-Ni!
Elle acquiesce le visage tendu comme si elle craignait que je la punisse si elle échouait. Je soupire et termine mon petit-déjeuner avant de monter m'habiller pour la journée. Quand je sors de la chambre, c'est pour voir mon épouse assise au salon un livre devant elle. Elle croit réellement à mes mots? Sans un mot, je la rejoins et je m'assois tout contre elle la bousculant volontairement. Elle lève la tête vers moi et me regarde avec sa petite moue en colère.
«- Va t'habiller, on va aller se balader tous les deux. J'ai envie de me promener avec mon épouse.
«- Je dois réviser. J'ai encore tellement de choses à apprendre et…
«- S'il te plaît Ha-Ni, allons nous balader en couple.
Je peux voir dans son regard qu'elle est déjà d'accord seulement elle tente de se convaincre qu'elle doit étudier et je décide de la manipuler légèrement. Je me penche doucement vers elle et presse mes lèvres contre les siennes quelques secondes à peine avant de la fixer. Elle soupire et hoche la tête en souriant. Ce que je fais également la seconde suivante avant qu'elle ne monte à l'étage pour se préparer. Je la suis des yeux et quand elle ne m'est plus visible, je range ses livres et je veux m'occuper de ranger le petit-déjeuner seulement elle a déjà fait la vaisselle et tout est propre. Que faire pour te faciliter la vie Ha-Ni si tu fais tout avant moi? Je soupire et comme je compte lui proposer de déjeuner dehors, je réfléchis au repas de ce soir. Je souris en notant qu'on a encore du kimchi au concombre farci et du tofu. Je pourrais en faire de la soupe. Avec du maquereau grillé, j'ajoute en notant qu'on a ce qu'il faut dans les différents placards et frigidaires. Ainsi que des patates douces caramélisées. Parfait! Le repas est plutôt simple mais ça sera suffisant. Ha-Ni me rejoint alors que je quitte la cuisine et on sorts de la maison pour aller se balader. J'apprécie de la sentir s'accrocher à mon bras et baisse les yeux pour la voir sourire heureuse. Être au bras de ton mari suffit à ton bonheur ma douce Ha-Ni et c'est ce que j'aime le plus chez toi. Je dois profiter de cette sensation, quand nous aurons des enfants, je n'aurais plus la joie de la sentir si proche de moi. Je secoue la tête en songent à cette idée et lui propose d'aller faire un peu de shopping.
«- On va s'acheter des tenues de couples, me demande-t-elle pleine d'espoir.
«- Non. Une peut-être mais pas plusieurs. C'est ridicule!
Elle grimace ce qui me fait sourire mais je la laisse m'entraîner dans plusieurs boutiques. Elle regarde un tas d'articles sans forcément les acheter ou les vouloir. Je sens ma poche vibrer et je lâche mon épouse le temps de lire le message qui émane de Damian. «T'es pas censé être au courant mais examen blanc surprise lundi. Prépare-toi Gu est remonté à bloc.» Je sourcille et décide de lui répondre. «Si c'est une surprise comment le sais-tu?» Je n'ai pas à attendre longtemps qu'il me répond. «J'ai surpris la conversation en passant près de la salle. Il va en coller à toutes ces classes!Révise bien!» Je soupire et le remercie pour l'information avant de ranger mon téléphone. Je lève le nez pour chercher mon épouse que je trouve en train de me fixer déçue. Ah oui! Nous avions dit pas de téléphone. Rien qu'elle et moi. Je soupire et la rejoins pour lui expliquer seulement elle se tourne et sort de la boutique pour entrer dans une autre pleine de chaussures.
«- Tu n'as pas assez de chaussures?
«- Si, répond-elle en regardant une paire rouge vernis.
Elle semble distante et je me rapproche pour la prendre dans ses bras quelques secondes. Je suis incapable de m'excuser auprès d'elle mais j'espère que ça suffira pour qu'elle ne soit plus déçue. Je la sens se détendre et quand on sort de la boutique, elle est à nouveau à mon bras. Elle s'enthousiasme pour tout ce qu'elle voit sans rien demander. Elle se contente de voir la beauté dans tout ce qu'elle voit.
…
On rentre vers seize heures et je lui propose qu'on travaille tous les deux quelques heures. J'ai un examen blanc lundi et j'aimerais autant avoir de bons résultats même si la curiosité me ronge. Je décide de sortir mon téléphone et j'envoie un sms à Damian. «Tu as prévenu tout le monde?» Le temps qu'il réponde, j'ai largement le temps de lire un chapitre complet et sursaute quand je sens ma poche vibrer. «Non. C'est ma petite vengeance pour t'avoir lâché quand il y a eu cette rumeur idiote à la fac.» Je secoue la tête et préfère ne pas répondre. Je ne trouve pas ça fairt-play mais si je peux avoir une excellente moyenne, j'aurais plus de facilité à trouver le poste que je veux. Et j'aimerais travailler à Séoul. A l'hôpital universitaire. Je range mon téléphone et replonge dans mes révisions jusqu'à dix-huit heures. J'abandonne mon épouse qui travaille depuis deux heures sur ses livres. Tantôt immobile sur le canapé, tantôt en marchant en travers de la pièce. Les yeux rivés sur les pages devant elle, elle essaie d'assimiler le plus de choses possibles. Pour ma part, je fais une pause, j'ai le repas à préparer. Heureusement tout est relativement rapide. Sauf la soupe au tofu qui a besoin de quarante-cinq minutes de cuisson. Je m'occupe ensuite des patates douces et du riz puis du maquereau. Le temps de dresser la table tout est cuit. Il n'est que dix-neuf heures mais je suggère à mon épouse qu'elle prenne une pause. Même si j'ai d'autres projets pour la nuit.
Ce repas rien qu'elle et moi est agréable et on parle beaucoup de notre avenir. Je découvre qu'elle voudrait travailler à l'hôpital qui a soigné Eun-Jo, comme moi. Je m'amuse à l'écouter décrire notre vie.
«- Tu te souviens de ton rêve Ha-Ni-a, je lui demande quand on débarrasse la table.
«- Laisse je vais le faire, tu as fait le repas, je fais la vaisselle, décide-t-elle en me prenant les assiettes des mains. Oui je m'en rappelle pourquoi?
«- Si tu décides de travailler à l'hôpital universitaire, je ne pourrais pas ouvrir un cabinet avec mon épouse, je souligne amusé même si je lui cache.
«- Oh! Mais c'est toi qui veux que je passe cette formation d'infirmière spécialisée et maintenant tu changes d'avis?
«- Je ne change pas d'avis, je dis juste qu'il faut que tu changes de rêve, je souligne en m'appuyant contre l'évier où elle lave la vaisselle en croisant les bras… Que dirais-tu, je propose, de travailler avec ton mari Baek Seung-Jo à l'hôpital universitaire de Séoul. Dans le service chirurgie naturellement sinon ta formation spéciale n'est pas utile. Mais j'aime bien ce nouveau rêve. Ça pourrait être un rêve de couple, je souris en la regardant. Attention, je crie en rattrapant l'assiette qu'elle a lâché sous la surprise. C'est fragile!
«- Pa… Pardon! Je… Un rêve de couple, dit-elle perdue.
Je hoche la tête amusé à l'idée de l'avoir autant surprise avec cette idée étrange et comme elle a terminé de toute laver, je prends l'éponge que je range avant de prendre sa main pour l'attirer au jardin. Nous pouvons rester dans l'entrée sans craindre l'appareil photo de maman et je ne vois aucun problème à la prendre dans mes bras durant une heure. On regarde la nuit tomber, en discutant sereinement. On ne parle pas de choses importantes. On badine plus qu'autre chose, je l'écoute parler de ses cours, de ses camarades, de la jalousie de certaines qui envient son statut marital ainsi que son mari, ce qui me fait sourire. Elle se rembrunit aussitôt pensant que je me moque d'elle mais ce n'est pas le cas. Au contraire, je resserre ma prise sur elle dès que je sens qu'elle commence à vouloir se lever. Je chuchote à son oreille de rester dans mes bras encore quelques instants. Elle tourne la tête et me fixe avec tant de surprise que je me sens vexé.
«- Quoi, je demande perturbé par son regard.
«- Pourquoi es-tu comme ça Seung-Jo? Tu es si gentil ce soir et j'ai peur que demain tout soit terminé. Que tu recommences à être froid avec moi.
«- Disons que quand je n'ai pas peur que maman vienne tout gâcher avec ses réflexions, j'ai moins peur de te prendre dans mes bras. Personne pour faire des photos, faire une remarque désagréable, nous surprendre en train de s'embrasser, je souffle à son oreille en me penchant pour glisser une de mes mains sous ses jambes. Personne pour m'empêcher de faire ça!
Aussitôt je me lève et la porte. Elle s'accroche à mon cou en riant avant de me supplier de la lâcher mais ce n'est pas prévu. J'entre dans la maison et m'arrête pour verrouiller la porte.
«- Lâche-moi Seung-Jo, rit-elle heureuse.
«- Jamais Oh Ha-Ni. Tu es à moi à présent. Je ne veux plus te lâcher.
Je suis plus sérieux que jamais et sans la quitter des yeux, je nous monte à l'étage jusqu'à notre chambre. Elle a cessé de rire, son regard est probablement aussi intense que le mien et doucement je me penche pour l'embrasser. Ses mains se resserrent autour de mon cou et j'accentue la pression sur ses lèvres. Elle soupire mon prénom avec tellement d'amour que je la pose sur le lit avant de m'éloigner de quelques centimètres à peine. Je veux lire son assentiment dans ses yeux. Nous n'avons pas encore pris notre douche et il serait sans doute plus sage d'aller nous laver mais je ne veux pas réprimer ce que je ressens pour le moment. J'ai beau le cacher la plupart du temps, cette femme me rend fou. J'aime ses mimiques, son regard fatigué, sa voix, son énergie et son optimiste. Sa manie de rester légère avec moi, de continuer de m'aimer malgré mon ton froid, ma distance et tout ce que j'ai pu lui faire. De peur qu'elle me repousse, je m'assois à côté d'elle et pose ma main sur sa cuisse nue. Je laisse mes doigts remonter doucement sur sa peau jusqu'à atteindre la bordure de son short. Je ne veux pas qu'elle me repousse mais j'ai envie de lui faire l'amour comme à Jeju quand l'envie ne quittait pas mon esprit. Je voudrais rattraper ce soir toutes les fois où on n'a pu le faire, Je veux la convaincre que notre vie de couple serait plus agréable loin de nos familles. Même un petit appartement me conviendrait. Comme celui que j'avais. C'est un studio mais Ha-Ni ne prend pas de place et je veux bien lui en faire dans ce petit appartement comme j'ai pu lui en faire dans ma vie. S'il te plaît ma douce Ha-Ni ne me repousse pas ce soir. C'est ma prière alors que ma main continue lentement sa progression alors que je l'embrasse une nouvelle fois. Lentement je la fais s'allonger sur le lit et je perds le contrôle de mes mains, de mon corps. Je ne veux plus qu'elle. Je grogne dans son cou quand un bouton de sa blouse me résiste, une autre fois quand elle ne va pas assez vite pour retirer mon pull. J'ai tellement besoin de toi, mon amour, ne me laisse plus te faire de mal! Plus jamais! C'est ma prière ce soir. Mon vœu le plus cher.
…
Quand je me réveille, je ne peux m'empêcher de sourire. Cette nuit m'a semblé tellement intense. Je ne peux m'empêcher de repenser à mon soupir de satisfaction quand nous vêtements sont tombés au sol, quand on s'est glissé sous la couette, quand je lui ai une nouvelle fois fait l'amour, quand je l'ai entendu prononcer mon prénom avec désir. Quelque chose me chatouille le cou et je baisse les yeux pour noter que c'est son souffle. Je sens ses jambes nues contre les miennes même si elle a tenu à mettre le haut de son pyjama pour dormir alors que j'ai n'ai mis que le bas du mien pour lui cacher mon corps. Je ne veux pas que mon désir pour elle l'effraie. Même si cette nuit je lui ai prouvé combien elle m'était attirante. Je voudrais presque qu'elle se réveille pour recommencer une dernière fois avant le retour de nos familles. Ce petit week-end loin de tout nous fait le plus grand bien et je voudrais que nos familles ne rentrent que demain. Un autre soir comme celui-ci me suffirait. Je la sens s'agiter doucement contre moi, son souffle devient plus rapide et je la serre dans mes bras pour ne pas qu'elle s'éloigne. Cinq minutes mon Ha-Ni. Donne-nous cinq minutes et nous retournerons à la réalité c'est promis. Sa petite main frôle mon buste jusqu'à glisser dans mon dos alors qu'elle murmure mon prénom heureuse. Ce simple son réveille quelque chose en moi et je n'ose pas lui demander de me laisser lui faire l'amour une dernière fois. Même si je sens combien ça me semble évident. Ses doigts frôlent ma peau et c'est à mon tour de soupirer son prénom avec bonheur. J'attrape sa main dès que je le peux et la porte à ma bouche pour embrasser ses doigts avant de l'allonger sur le dos. Nos regards se rencontrent enfin et je m'approche de son visage. Elle ferme les yeux et j'embrasse ses paupières avec tendresse alors que ma main glisse sous le morceau de pyjama qu'elle porte.
…
J'ai besoin d'une douche pourtant je la laisse se laver la première et j'en profite pour nettoyer la chambre. Refaire le lit et faire disparaître toute trace de cette nuit. Maman serait folle si elle découvrait que je nous protège, que je lutte contre son envie d'être grand-mère mais qu'importe. La salle de bain se libère et je la regarde sortir de la salle de bain son petit corps enroulé dans une serviette. Je me place sur son passage et l'oblige à lever la tête pour affronter mon regard.
«- Serais-tu en train de provoquer ton époux?
«- Non, déglutit-elle les joues rouges, je voulais te laisser la salle…
Je ne la laisse pas terminer sa phrase et pose ma bouche contre la sienne. Ce n'est même pas un baiser, juste l'envie de sentir son corps contre le mienne une dernière fois. Si je m'écoutais je retournerais au lit avec elle mais ce n'est pas raisonnable. Je sais que l'amour ne l'est pas pourtant je réussis à m'arracher à sa tentation et je la suis dans la chambre seulement pour prendre des vêtements propres avant d'aller me laver. Une odeur de café frais flotte dans l'air quand je sors de la pièce et je rejoins la cuisine pour la voir mettre deux toasts dans le grille-pain. Je me colle doucement contre elle et attrape ses mains avec tendresse.
«- Laisse, je m'en occupe.
«- Tu as déjà cuisine hier soir…
«- Oui et tant que j'aurais le choix, je cuisinerais pour toi plutôt que de te laisser seule dans une cuisine. Tu es dangereuse.
Pour une fois je ne suis pas méchant, juste réaliste. Elle a beaucoup de qualités mais elle ne sait pas cuisiner. Elle n'insiste pas mais me prévient qu'elle va tout nettoyer après. Je hausse les épaules. Je ne suis pas un grand fan de nettoyage de toute façon et au moins tout s'équilibre. Même si elle fixe chacun de mes gestes comme pour apprendre ma technique. Je souris d'être le centre de son attention et quand tout est prêt, je nous sers pour voir qu'elle a tout préparé. Elle a même été cherché le journal qui est posé à gauche de ma tasse de café. Je dépose tout et prends ses couverts que je déplace pour qu'on soit l'un à côté de l'autre. On ne parle pas du repas, je lis le journal et elle semble le lire avec moi puisqu'elle me demande d'attendre à la fin de chaque page. Je souris intérieurement mais je lui obéis gentiment avant de finir par lui demander quand j'ai l'autorisation de tourner la page.
Dès qu'elle a terminé de tout nettoyer, elle vient s'asseoir sur le canapé et je prends place près d'elle pour continuer à réviser mes cours. C'est dans cette position que nos parents nous retrouvent. En silence, chacun lisant ses cours. Même si Ha-Ni écrit beaucoup de choses qui lui semblent importantes me semble-t-il. Maman nous demande aussitôt ce qu'on a fait du week-end et je lui rappelle qu'on est resté pour réviser. Elle grommelle que je ne suis vraiment pas amusant et que je suis incapable de rendre Ha-Ni heureuse. Je vois les joues de mon épouse rougir cachée derrière son livre. Je ne suis pas de l'avis de maman, je sais visiblement la rendre heureuse. Pourtant je ne dis rien qui pourrait nous mettre dans l'embarras. A la place, je ramasse nos affaires et annonce qu'on leur laisse le salon. On va réviser près de la terrasse à l'étage. Ha-Ni me suit docilement et quand on est à l'abri du regard de maman je pose tout sur la table et avant de m'asseoir contre mon épouse que je regarde.
«- Je te rends malheureuse?
«- Non ce week-end était parfait.
«- C'est ce que je me disais. Nous devrions faire ça plus souvent.
Je souris doucement et embrasse sa joue avant de reprendre mes cours si bien que lorsque j'arrive en cours le lendemain, je suis plus que prêt pour l'examen blanc que nous a préparé monsieur Gu. Naturellement quand il l'annonce, j'en vois plus d'un qui déglutit et j'échange un bref regard avec Damian. Il semble aussi serein que moi et quand j'ai la feuille devant les yeux, je commence aussitôt à répondre aux questions. Je termine rapidement naturellement et je rends mon sujet avant de sortir un livre de Montesquieu. Ça fait un an que je n'ai pas lu de philosophie et je souris en songeant qu'avant ça me permettait surtout d'avoir la paix. C'est uniquement pour ça que je lisais Sarthe ou Nietzsche. A présent j'apprécie leurs idées révolutionnaires même si elles semblent arriérées à présent. Les civilisations ont évolué depuis le fameux siècle des Lumières et toutes ces belles idées ne sont plus que des mots sur du papier.
«- Tu t'en es tiré Seung-Jo, demande Yong-Ha.
«- Oui c'était plutôt simple. Si l'examen de fin d'année ressemble à ça, je passe en seconde année sans réviser, dis-je en me vantant légèrement. Et toi tu penses l'avoir réussi?
«- Je me suis foiré. Enfin j'ai plus de bonnes que de mauvaises réponse mais…
Je n'entends pas la suite. On vient d'entrer dans la cafétéria et mon regard est attiré par la chevelure brillante de mon épouse qui est seule à une table. Un livre devant elle, elle semble réviser tout en grignotant et je paye mon repas que je pose sur la table où je m'installe avec mes amis chaque jour. Je vais ensuite la rejoindre et m'assois à côté d'elle. Elle lève aussitôt la tête et me fixe comme si elle ne réalisait pas que j'étais devant elle.
«- Que révises-tu?
«- La méthode d'Hemlich en cas d'étouffement. Les gestes sont différents d'un enfant à un adulte.
«- Je sais. Et si tu t'accordais une pause pour venir déjeuner avec nous, dis-je en montrant mes amis qui lui font signe de venir. Avec moi?
«- D'accord. Ça me prolongera ce merveilleux week-end.
Je hoche la tête amusé et je prends son livre et son plateau que je pose à côté du mien. Mes amis ont laissé une place vacante à mes côtés ce qui m'arrange. On s'assoit même si je note qu'ils parlent toujours de l'examen blanc. Je fais mine d'être surpris quand ils me disent qu'ils ne s'y attendaient pas. Damian pouffe et leur rappelle que c'était censé être un test surprise. Si on était au courant ça ne serait pas du jeu.
«- Bon même si moi je le savais, admet-il avant de me fixer. T'as eu le temps de tout revoir?
«- Non, j'ai passé du temps avec mon épouse ce week-end je n'ai pas pu travailler comme je l'aurais fait il y a quelques mois mais tant pis. Le QCM portait surtout sur ces derniers cours et les bases de la médecine.
«- Vous le saviez, demande Hyun-Min.
«- Ouais j'ai surpris une conversation samedi. J'ai prévenu Seung-Jo puisqu'il n'était pas là.
«- Tu aurais pu faire tourner l'info, grogne Song-Hee. Ça va faire baisser ma moyenne!
«- Ouais mais vous méritiez une petite leçon pour ne pas avoir soutenu votre ami face à la rumeur débile de l'autre fois…
«- Et puis généralement, tu es supposé passer les examens avec tes capacités quotidiennes, dis-je en paraphrasant Hae-Ra.
«- Tout le monde n'a pas ton QI le génie, grogne Yong-Ha.
«- Je n'y peux rien, je suis né comme ça, dis-je amusé.
Je tourne légèrement la tête pour regarder mon épouse mais elle semble concentrée. Je découvre pourquoi en voyant son livre ouvert sur ses genoux. Sans un mot, je le prends et le ferme ce qui la fait sursauter. Elle lève les yeux et me fixe perdue aussi je lui rappelle qu'elle doit se nourrir si elle veut tenir toute la journée. Elle grimace légèrement mais reprend son déjeuner avant de se tourner vers Song-Hee quand celle-ci lui demande pourquoi elle travaille autant. Je l'écoute lui expliquer son changement de formation et ma camarade siffle impressionnée avant de lui dire que l'examen est paraît-il des plus compliqués.
«- Mais Ha-Ni va le réussir, j'assure. Etrangement plus l'épreuve semble impossible mieux elle s'en sort.
«- T'as l'air confiant, s'étonne Hyun Min.
«- Je sais de quel miracle est capable mon épouse.
Je la vois rougir et préfère ne rien ajouter. Même si je dis ça simplement pour l'encourager. Il faut qu'elle garde le cap, elle y est presque et de ce que j'ai vu ce week-end, elle avance bien. Elle a déjà de bonnes bases même si elle se trompe encore sur beaucoup de détails. D'ici un mois elle sera prête… Même si je devrais trouver quelque chose pour l'encourager. Comme un cadeau si elle réussit. Juste pour la motiver davantage. Je suis dérangé dans mes pensées par le départ de mon épouse qui s'éloigne sans un regard en arrière. Je suis tenté de la rattraper pour comprendre pourquoi puisque son repas n'est pas terminé et j'ai toujours son livre seulement mes amis sont là et je préfère garder mes questions pour plus tard.
A la fin de la journée, quand je rentre à la maison, je découvre qu'il n'y a personne. Je monte pour aller travailler dans le calme de la maison. Lorsque j'entends maman entrer avec Eun-Jo, je décide de rester silencieux. Dès qu'il me voit, il veut parler mais je lui demande de se taire. Je préfère que maman ignore que je suis rentré. Elle risque encore de m'interroger sur quand je vais faire d'elle une grand-mère. Je regarde l'heure et mon téléphone mais je n'ai aucune nouvelle de mon épouse et je me décide à lui envoyer un message. «Que fais-tu?» Je replonge dans mes cours quelques minutes avant d'être dérangé par sa réponse. «Je révise à la bibliothèque. Et toi?» Je souris «Je travaille à la maison. Je pensais t'y trouver.» Je garde mon téléphone à la main sachant que j'aurais bientôt de ces nouvelles et reprends mon livre seulement la porte d'entrée claque et sa voix raisonne avant que je n'aie sa réponse. Elle discute quelques minutes avec maman et avoue ma présence avant de monter me rejoindre.
«- Mère ignorait que tu étais là, pouffe-t-elle en s'asseyant à mes côtés.
«- Et pour cause, je voulais que ça reste secret jusqu'à ton retour. Où es-tu partie ce midi?
«- Parler à Joon-Gu, admet-elle d'une petite voix. Chris nous a envoyé un message. Elle s'envole pour l'Angleterre le mois prochain.
«- Tu devrais les laisser se débrouiller seuls Ha-Ni, je soupire.
«- Je sais mais je voulais parler une dernière fois à Joon-Gu… Je lui ai dit qu'il fallait qu'il m'oublie, qu'il laisse une chance aux autres filles parce que je suis mariée à présent. Je ne pourrais plus être à lui. Même si je lui avais laissé croire le contraire avant que tu ne m'embrasses, me rappelle-t-elle. On sortait ensemble, il m'avait même demandé de l'épouser… Je devais faire quelque chose pour qu'il comprenne que je ne te quitterais jamais. On a parlé lui et moi et j'espère qu'il va réfléchir avant de dire non à Chris. Mais elle ne sait pas que je lui ai parlé.
«- A présent, tu veux bien les laisser régler ça sans toi, je demande en la regardant.
«- Je n'interfère plus à partir de… Maintenant, sourit-elle. De toute façon, j'ai intérêt à rester en dehors si je veux rester concentrée sur mon examen.
«- Exactement. Comment crois-tu que je fasse pour avoir un excellent niveau? Je ne m'occupe de rien d'autre que moi.
«- Même moi, je passe après, soupire-t-elle en boudant.
«- Au début oui, je le reconnais… A présent, je n'en suis plus si sûr. Le jour où tu as passé ton entretien pour intégrer Parang, je soupire… Je vais te l'avouer, j'étais terriblement inquiet pour toi. J'ai même songé à venir avec toi pour m'assurer que tu allais bien, que tu arriverais en sécurité.
«- Mais alors tu étais déjà amoureux à cette époque?
«- Non, j'étais inquiet, dis-je sur la défensive.
«- Oui… Sur la défensive, me répète-t-elle amusée.
«- Qu'importe ce que tu penses, tu as tort!
Elle rit doucement et je la fixe méchamment pour qu'elle se calme mais la voir heureuse me fait sourire et je décide de la chatouiller pour me venger. Bientôt elle rit à gorge déployée en me suppliant d'arrêter. Ce que je finis par faire quand Eun-Jo nous rejoint en se plaignant de Ha-Ni qui fait trop de bruit pour qu'il fasse ses devoirs. Je me calme ainsi que mon épouse et on ouvre nos livres. Mon petit frère décide de venir s'asseoir avec nous pour travailler et bientôt il règne un silence de bibliothèque à l'étage.
…
Voilà c'est tout pour ce soir. La suite prochainement.
Miss Tagada (L)
