Blabla de l'auteur: Bonjour à tous. J'espère que ce chapitre vous plaira. C'est le dernier qui suit vraiment la trame du drama. Les prochains suivront l'idée que j'ai de leur vie de couple mais vous retrouverez certains éléments de la mini série de youtube. Bonne lecture
Disclaimer: Tout de que vous reconnaissez de l'univers appartient à Kaoru Tada et à l'équipe de Playful kiss. Je ne touche rien en écrivant.
Merry ChristmasEpisode 16terc
« -Bonsoir monsieur, avez-vous réservé, me demande le maître d'hôtel quand j'entre dans le restaurant que nous avons choisi pour notre rendez-vous.
«- Bonsoir monsieur. J'ai réservé une table au nom de Baek.
«- Une table pour deux, lit-il. Suivez-moi monsieur, je vais vous installer. Vous êtes le premier.
Je m'étonne de cette information. Certes j'étais à côté puisque j'ai passé la journée à travailler pour mes examens qui arrivent, mais je pensais que Ha-Ni serait la première sur place à cause de son impatience. Le maître d'hôtel s'arrête à une table et je prends place face à la porte afin de la voir arriver. Pour l'attendre, je décide de commander un café que je bois lentement sans cesser de guetter la porte. Seulement les minutes passent sans qu'elle n'arrive et je sors mon téléphone pour voir si elle m'a envoyé un message. Mais non, mon écran n'indique aucun message non lu. Étrange! Ce n'est pas son genre d'être en retard. Bon il est vrai qu'à cette heure, avec la circulation… Elle doit être bloquée à un feu rouge ou quelque chose comme ça. Elle ne devrait plus tarder et il n'est dix-neuf heures douze. Nous avions convenus d'être là pour dix-neuf heures mais qu'importe. Je soupire en songeant à l'examen qu'elle a raté. Si seulement je l'avais aidé réellement au lieu de jouer les égoïstes, nous fêterions son entrée en formation d'infirmière spécialisée et non simplement notre premier rendez-vous de couple… Pourquoi n'ai-je rien organisé plus tôt? Un vrai rendez-vous. Nous aurions pu aller dans un parc d'attraction tout simplement. Je suis certain que j'aurais aimé la sentir s'accrocher à moi durant les manèges. Nous aurions pu manger des gyeran bbang (= petits pains aux œufs), des chaapsal (= beignet de riz gluant) ou probablement autre chose. Partager une boisson chaude au café du parc, faire une photo comme on l'a fait sur la plage lors de notre lune de miel… J'ai déjà fait ce genre de choses avec Hae-Ra quand nous essayons d'être un couple, pour voir si je pourrais être heureux avec elle malgré mon amour pour Ha-Ni, alors pourquoi suis-je incapable de faire ce genre de chose pour mon épouse? La porte s'ouvre mais une fois de plus ce n'est pas elle et je finis par m'impatienter. Depuis quand suis-je ici tout seul? Mon portable m'indique qu'elle a déjà quarante-cinq minutes de retard et ce n'est pas son genre. Je soupire et décide de l'attendre jusqu'à vingt heures après je libérerais la table et tant pis pour notre dîner.
Je reste assis jusqu'à vingt heures quinze puis je fais signe au serveur et je règle mon café avant de sortir pour appeler la maison. Ha-Ni ne peut pas avoir oublié. Elle m'en a encore parlé ce matin, elle était impatiente quand je suis parti de la maison pour étudier en paix… Heureusement c'est papa qui me répond.
«- Ha-Ni est-elle à la maison, je lui demande. Non Seung-Jo, ton épouse est partie depuis plus d'une heure. Elle n'est pas encore arrivée? Non, j'admets. Je pensais qu'elle avait oublié. Non elle est partie avec un petit peu de retard puisque maman s'est assurée qu'elle avait tout ce qu'il fallait dans son sac mais elle devrait être au restaurant à présent. Es-tu sûr que vous ne vous êtes pas raté? Non je suis arrivé à l'heure au rendez-vous et j'étais le premier… Bon je suppose que je peux l'attendre encore un peu avant de rentrer. Bon idée Seung-Jo et ne sois pas trop dur avec ton épouse. Ha-Ni-a a peut-être une explication valable à ce retard.
Je souris et lui promets d'écouter mon épouse quand elle arrivera. Papa a raison, si elle est partie à l'heure, elle doit avoir une bonne raison d'être en retard. Seulement je ne peux pas rester dehors dans le froid. J'entre à nouveau dans le restaurant et demande si je peux attendre mon épouse sur leur terrasse chauffée. Le maître d'hôtel hoche la tête et m'y conduit avant de m'assurer qu'il orientera mon épouse jusqu'ici quand elle arrivera. Je le remercie et en attendant je regarde la cave à vin. Je n'y connais pas grand-chose, je ne suis pas attiré par l'alcool qui m'empêche de réfléchir et de garder le contrôle mais j'en sais assez pour voir qu'ils ont une assez bonne cave. De belles étiquettes. Française pour la plupart. Les bouteilles les plus chères naturellement mais il y a aussi quelques productions japonaises et italiennes. Penser à l'Italie me rappelle que Ha-Ni voudrait visiter Rome. Peut-être pourrions-nous y aller à la fin de nos études et après mon service militaire? L'idée me plaît assez et je me promets de lui en parler à la fin de mon service militaire… Qu'avait-elle encore envie de faire déjà? Aller à la montagne Nam pour y accrocher un cadenas, se balader sur mon dos, mais le reste… Ça ne remonte qu'à trois ans, comment ai-je pu oublier quelque chose si vite? Je réfléchis quelques minutes puis je me rappelle qu'elle voulait qu'on se marie, ce dont je me félicite. Parler au téléphone toute la nuit. C'est probablement la seule chose qu'on n'a pas faite dans la liste de son livre d'anglais. Et aller à la montagne mais nous nous sommes déjà balader main dans la main, je l'ai porté sur mon dos, mais j'aimerais le refaire à présent que je suis amoureux d'elle.
Je reviens au présent en voyant que la nuit est tombée. Il est presque vingt-deux heures et je suis surpris qu'elle ne soit pas encore arrivée… Aurait-elle eu un problème? Inquiet, j'appelle l'hôpital universitaire mais non, ils n'ont aucune patiente répondant au prénom de mon épouse et aucune inconnue. Je suis en partie rassuré mais je me demande toujours où elle peut être. Je devrais rentrer, elle doit être à la maison après tout et… Non! Si c'était moi qui étais en retard, Ha-Ni m'attendrait ici. Des heures sans se plaindre, ni s'énerver. Je vais faire pareil. Attendre mon épouse jusqu'à son arrivée. Des couples dînent, ainsi que des familles. C'est le soir de noël et tout le monde me semblent heureux de la vie qu'ils se sont choisis. Je devrais être parmi eux. A dîner en compagnie de mon épouse. Heureux de me préparer l'avenir que je voulais depuis l'invagination de mon frère. Je souris au repensant au mal que j'ai eu ce jour-là pour prendre Ha-Ni dans mes bras. Je me sentais tellement gauche que j'ai eu besoin de son aide. J'ai toujours besoin de son aide quand il s'agit des autres et de l'amour. Ce que je sais de tout ça, je le lui dois. Si je sais comment me comporter avec une fille, et quoi lui dire, c'est grâce à elle… Même si je fais encore beaucoup d'erreurs avec mon épouse. J'ai de la chance puisqu'elle me les pardonne toutes et c'est pour cette raison que je vais attendre ici jusqu'à ce qu'elle arrive.
Le service s'arrête de l'autre côté sans qu'elle n'arrive et j'observe les serveurs débarrasser les tables et les laver, ranger la salle et l'un d'entre eux vient me voir pour savoir si je veux quelque chose avant que ne ferme les cuisines mais je secoue la tête. J'attends uniquement mon épouse. La femme qui me fait face sourit et s'en va sans rien dire alors que je garde les mains dans mes poches. Je tiens mon téléphone pour sentir l'arrivée d'un sms ou d'un appel mais la porte sur ma gauche s'ouvre avant et je lève la tête prêt à assurer au serveur que je n'ai besoin de rien. Seulement je ne peux rien dire. C'est elle. Enfin. Je souris doucement rassuré de voir qu'elle n'a rien. Elle marche normalement, son visage ne porte aucune égratignure. Je lâche mon téléphone dans ma poche sans cesser de la fixer. Je cherche quoi dire mais c'est la première à prendre la parole.
«- Il y a eu un accident sur la route, m'annonce-t-elle le visage grave.
«- Si tu étais sur le point d'envoyer un sms, tu devrais vite le faire, dis-je soucieux. J'étais inquiet qu'il se soit passé quelque chose. Tu vas bien ? Ce n'est rien de grave, j'ajoute en voyant l'expression de son visage qui se trouble comme si elle ne savait plus si elle doit sourire ou pleurer.
«- Oui, finit-elle par dire en se retenant de pleurer.
La seconde suivante, elle s'approche de moi pour se blottir dans mes bras et je l'enlace. Mon Ha-Ni… J'étais tellement inquiet qu'il te soit arrivé quelque chose. Pourquoi ne m'as-tu pas envoyé de message? Je voudrais te poser la question mais tu sembles encore sous le coup des émotions que tu as vécu et je préfère te rassurer. Je laisse ma main caresser ses cheveux pour l'aider à se détendre. De toute façon, elle va bien, je n'ai aucune raison de me fâcher ou de m'inquiéter. Elle est enfin là. Au creux de mes bras. Je devrais envoyer un message à mes parents mais ils ignorent combien de temps je l'ai attendu aussi je décide de ne rien dire.
«- J'ai cru que tu étais parti, ajoute-t-elle finalement sans quitter mes bras.
Je souris amusé. J'ai voulu partir mais je refuse de te l'avouer. Je ne dois plus partir à présent, je ne veux plus m'éloigner de toi Ha-Ni. Pourquoi serais-je parti si tu m'attendais ici? Je suis tout de même curieux de savoir ce qu'il s'est passé aussi je lui propose qu'on parte. De toute façon le restaurant est en train de fermer. Elle acquiesce contre mon épaule et nous sortons en restant enlacés. Je dis au revoir aux serveurs que nous croisons et la raccompagne jusqu'à la voiture que j'ai pris ce matin en partant. Je lui tiens la portière puis je la rejoins à l'intérieur avant de démarrer. Ce rendez-vous ne ressemble plus à rien mais je tiens à faire ça pour elle. A être le Seung-Jo qu'elle mérite. Même si je suis dévoré de curiosité à propos de ce qu'il l'a empêché de me rejoindre au restaurant, pour le moment, elle n'est peut-être pas encore prête à en parler. Si elle a été témoin d'un accident de la route, elle est peut-être chamboulée? Elle a probablement besoin de temps afin de pouvoir en parler. Je vais devoir me montrer patient. Alors que je ne le suis pas. Je suis déjà dévoré de curiosité en ce qui concerne sa conversation avec maman, combien de temps vais-je devoir attendre à présent pour savoir ce qu'elle a vécu ce soir? A plusieurs reprises, je l'observe en coin mais elle reste muette, le regard rivé sur la route.
«- J'ai faim, soupire-t-elle à un moment donné.
Je souris amusé. Je suis aussi affamé qu'elle mais je ne pensais pas que ça serait les premiers mots qu'elle dirait à présent qu'on est seuls dans la voiture.
«- Allons au moins manger un hamburger quelque part?… Tant pis, reprend-elle en soupirant. Où allons-nous comme ça? Rentrons à la maison, c'est mieux.
J'ai du mal à m'empêcher de sourire en l'entendant. On avait prévu un dîner dans un vrai restaurant avec des serveurs et pourtant ce dont elle a envie c'est d'un hamburger. Ou plutôt, elle ne serait pas vexée si je passais nous acheter ça en guise de dîneravant de rentrer à la maison ? Un peu comme le repas qu'on a partagé dans le parc? Quand elle me plaisait mais que je refusais de l'admettre. Cette idée fait remonter de beaux souvenirs dans ma mémoire. Notamment la sieste qu'elle s'est offerte sur l'herbe fraîche et le plaisir que j'ai eu à regarder ce visage être de plus en plus serein.
«- C'est vraiment dur d'avoir un rendez-vous, soupire-t-elle.
Je souris en me rangeant à son avis. C'est difficile d'avoir un rendez-vous… Alors que nous sommes mariés et que nous visons sous le même toit depuis des années… Comment ai-je pu laisser passer le temps ainsi sans organiser ça? Probablement parce qu'elle n'a jamais manifesté l'envie d'avoir un vrai rendez-vous avec moi… Tout de même, elle est mon épouse et je sais que les femmes aiment les rendez-vous, pourquoi n'y ai-je pas pensé tout seul? C'est décidé, je vais nous organiser un vrai rendez-vous… Tout en conduisant, je réfléchis déjà à comment organiser ça. Il va nous falloir une tenue de couple complète, chaussures compris, je songe. Un lieu… Une journée dans un parc d'attraction? Pourquoi pas? Mais ça me semble un peu adolescent comme rendez-vous et peut-être qu'une journée spa en couple serait plus adéquat? Avant un dîner dans un vrai restaurant? Faire du shopping? Après nos examens, ça sera mieux. Satisfait, je reviens au présent pour noter que mon épouse ne parle plus et je lui jette un coup d'œil. Elle ne dort pas pourtant, elle observe simplement devant elle tout en pensant à autre chose.
«- Tous les restaurants à hamburger sont fermés à cette heures-ci, nous allons devoir dîner à la maison, je soupire amusé en tournant à droite pour rentrer dans le parc de notre premier pseudo rendez-vous.
«- Les voitures ne sont pas interdites à cette heure-ci?
«- Probablement, admets-je.
«- Alors pourquoi es-tu rentré par là ? Et si nous nous faisions prendre, demande-t-elle tout en me regardant.
«- Ne nous faisons pas prendre alors, je soupire… N'est-ce pas excitant de faire quelque que tu n'es pas censé faire, je lui demande en la regardant quelques instants pour admirer son visage souriant. A partir du moment où l'on n'est pas pris.
Je n'ajoute rien et je me contente d'éteindre les phares et le moteur pour être plus discret. Elle a raison après tout, nous n'avons pas le droit d'être ici mais je n'ai pas eu ce dîner que nous avions prévu et quand on va rentrer, je vais devoir nous cuisiner quelque chose pour ne pas coucher le ventre vide alors autant prendre un peu plus de temps pour nous.
«- Baek Seung-Jo, tu as ça en toi ? Je n'en avais aucune idée, avoue-t-elle me faisant sourire ravi de réussir à la surprendre. C'est sympa.
«- J'ai pleins d'autres secrets que tu ignores, dis-je taquin en la regardant. Tu as de gros problèmes maintenant. Tu es totalement tombée sous l'emprise de Baek Seung-Jo.
Elle sourit amusée plus qu'inquiète que je puisse lui réserver d'autres surprises et je ne peux m'empêcher de sourire. J'aime la voir heureuse avec moi. Naturelle comme elle l'est avec ses deux amies un peu folles. J'aimerais juste vivre d'autres moments ainsi. Juste elle et moi… Ça se fera bientôt. Nous chercherons un appartement dès demain et nous devrions trouver rapidement quelque chose. Pas trop loin de nos parents, juste assez pour avoir la paix disons. Ha-Ni soupire enfin détendue et je me tourne vers elle.
«- Que s'est-il passé sur le route tout à l'heure? Tu m'as dit qu'il y a eu un accident de la route mais tu n'as rien, je constate.
«- Oui, soupire-t-elle alors que son visage retrouver son sérieux.
Elle tousse pour s'éclaircir la voix puis me raconte l'accident avec le scooter. Son taxi arrêté au croisement. La voiture rentrant dans le deux-roues, le chauffeur inconscient sur le sol et ses appréhensions.
«- Quand je l'ai vu tomber, j'ai voulu sauter de la voiture pour lui venir en aide mais ce qu'a dit la femme à l'examen m'est revenu en mémoire. J'avais peur de lui dire du mal… J'ai été voir pour m'assurer que quelqu'un prenait soin d'elle mais tout le monde regardait sans bouger. J'avais peur de mal faire mais je devais tenter quelque chose n'est-ce pas, me demande-t-elle.
«- Oui, il le fallait.
«- C'est ce que j'ai pensé et malgré la voix de la femme dans ma tête qui me rappelait que j'étais une meurtrière, je me suis agenouillée pour m'assurer qu'elle respirait et… Après c'est ta voix que j'ai entendu, sourit-elle en me regardant. Tu me rappelais chaque étape, comment et ou mettre mes mains, quel geste faire et à quel moment… Tout m'est revenu. C'était comme si j'étais à nouveau devant les recruteurs sauf que cette fois je n'avais pas peur, parce que tu étais là pour me guider et quand la conductrice s'est mise à respirer, soupire-t-elle… J'étais tellement fière de moi. L'ambulance est arrivée et je suis montée avec eux. Je leur ai dit ce que j'avais vu et fait et arrivée à l'hôpital, j'ai attendu le médecin pour qu'il me dise si je lui avais oui ou non sauvé la vie.
«- Tu es ma supérieure maintenant, dis-je en lui jetant un rapide coup d'œil pour la voir sourire. Je n'ai pas encore vu de patients. Tu as déjà sauvé quelqu'un, ajoute en la regardant une nouvelle pour ne plus la quitter des yeux. Et aussi tué un mannequin, je la taquine la faisant grimacer.
«- Franchement, ça fait bizarre, dit-elle. C'est vraiment différent de l'entraînement sur le mannequin. Je n'ai pas eu peur. Je n'ai pensé qu'à la sauver. J'ai même oublié que j'avais rendez-vous avec toi. Sincèrement, j'ai voulu entrer dans le programme d'infirmerie à cause de toi… C'est plus amusant que ce que j'avais pensé, admet-elle alors que je la regarde. Je vais refaire une nouvelle demande, me dit-elle en me regardant. Je n'étais pas sûre de moi mais après ce soir… Je veux intégrer la formation d'infirmière spécialisée.
«- Je t'aiderais, je lui promets en la regardant pour la voir acquiescer en souriant.
«- C'est un noël cool.
«- C'est noël toute l'année…
«- Hum ?
«- Si je suis avec toi, je complète en la regardant pour la voir sourire en rougissant signe que mes mots la touchent. Joyeux noël.
«- Joyeux Noël, dit-elle avant de se détacher pour s'accrocher à mon cou.
«- Hé ! Et si quelqu'un nous voit ?
«- Qui va nous voir, demande-t-elle surprise avant de m'embrasser brusquement.
«- Hé, je grogne contre sa bouche.
Mon Dieu j'avais oublié sa force! Je tente de m'éloigner, de la repousser en douceur mais il n'y a rien à faire elle s'accroche et quand je parviens enfin à me libérer de son emprise c'est pour la voir sourire amusé.
«- Hé ! Ce sont les hommes qui sont censés prendre l'initiative… Es-tu toujours aussi rapide pour bouger, je demande encore surpris par ce baiser que je n'ai pas vu venir.
«- Quoi ? Qu'as-tu dit, demande-t-elle avant de m'embrasser de nouveau par surprise.
«- Hé !… Hé! Oh Ha-Ni, je dis contre sa bouche avant de réussir à la repousser.
Je la fixe sans dire un mot durant une longue seconde puis je me penche vers elle pour venir l'embrasser. Cesse donc d'être brusque mon Ha-Ni. Voilà comment devraient être tous nos baisers. Ce nouveau baiser, le premier surà mon initiative, est plus doux, plus lent. Je veux qu'elle sache ce que je ressens pour elle et je glisse mes mains sur sa taille pour la rapprocher de moi. Je la sens se redresser comme pour se coller à moi et quand je m'éloigne de sa bouche, je n'ai qu'une envie celle d'y revenir mais avant j'ai quelque chose à lui confier. Quelque chose que j'aurais dû lui dire depuis longtemps.
«- Je t'aime Oh Ha-Ni.
Elle sourit mais n'ajoute rien. Ce n'est pas utile, je connais déjà ces sentiments, elle m'a dit je t'aime plusieurs fois et…
«- Je t'aime Baek Seung-Jo! Depuis le premier jour où je t'ai vu.
Je souris et reviens contre sa bouche. Je l'attire contre moi, même si la boite de vitesse nous sépare. Après cette déclaration, je veux la sentir tout contre moi. Je quitte ses lèvres à regret et la regarde avec toute la tendresse dont je suis capable.
«- Rentrons à la maison. Je veux passer la nuit avec toi.
Elle rougit mais hoche la tête. Seulement j'ai à peine quitté le parc que j'entends son ventre se manifester. Elle baisse la tête gênée alors que je souris amusé. Je profite d'être à un feu pour prendre sa main gauche qui est sur son ventre et entrelacer nos doigts. Elle me regarde faire puis ses yeux croisent les miens.
«- Je nous préparerais un en-cas pendant que tu iras te laver, qu'en dis-tu?
«- C'est parfait… Comme toi.
«- Je le deviens… Grâce à toi.
Elle sourit et je repars. Si elle n'avait pas faim, je prendrais le chemin le plus long mais je préfère m'occuper d'elle. Je n'arrive pas à croire que mon Ha-Ni, cette fille qui est une vraie catastrophe ambulante ait réussi à sauver une vie sans être dans le programme médical. On arrive bien trop tôt et je m'étonne de voir de la lumière au rez-de-chaussée. Je coupe le moteur et demande à mon épouse d'attendre quelques instants. Le temps pour moi de faire le tour de la voiture pour lui ouvrir la porte. Elle descend et on entre main dans la main pour voir mes parents discuter sur le canapé.
«- Alors ce dîner, demande maman en nous regardant.
«- On a du annuler, mon épouse était trop occupée à sauver une vie, dis-je avant de regarder Ha-Ni. Tu n'as qu'à monter te laver, je vais nous préparer un truc à dîner.
Elle hoche la tête et commence à s'éloigner seulement elle le manque déjà. Après le moment qu'on vient de vivre dans la voiture, je fais fi de la présence de mes parents et je l'attire pour la prendre dans mes bras. Elle sursaute mais se laisse faire allant jusqu'à se blottir contre moi en murmurant mon prénom. Je baisse la tête pour la voir me regarder surprise. Je ne dis rien et la relâche pour l'observer monter à l'étage. Suite à quoi, je rejoins la cuisine et nous prépare un en-cas à défaut d'un vrai repas. Je lui cuisinerais quelque chose demain. Maman me rejoint et me demande si j'ai besoin d'aide mais je secoue la tête.
«- Je n'ai pas pu l'inviter à dîner ce soir alors je vais lui préparer quelque chose seul. Je sais cuisiner maman.
«- Je sais, je t'ai appris tout ce que je sais… J'aime bien te voir ainsi Seung-Jo-a. Attentionné pour ton épouse. Je savais que Ha-Ni était celle qu'il te fallait. Je l'ai su dès que je l'ai vu.
«- Pas moi… Il m'a presque fallu la perdre pour le comprendre, j'avoue sans réfléchir.
Je termine le repas sans rien ajouter et une fois que tout est prêt, je lui annonce qu'on va dîner dans le petit salon pour leur laisser celui-ci pour eux. Papa hoche la tête et je monte avec un plateau pour voir Ha-Ni sortir de la salle de bain au même moment. Elle est en pyjama et je m'assois sur le canapé avant de lui demander de m'attendre. J'en ai pour quelques minutes. Je me lave rapidement et je ressors dans la même tenue que mon épouse. Elle n'a pas bougé. Elle est recroquevillée sur le canapé et regarde dehors. Même si son regard se soude au mien dès que je ferme la porte.
«- Déjà, s'étonne-t-elle.
«- Tu me manquais trop ma douce, ma tendre Ha-Ni, dis-je en la rejoignant.
Dès que je suis assis, on commence à manger en tête-à-tête avant que je ne lui prenne ses baguettes pour les poser sur le plateau. Elle me fixe surprise mais peu importe. Je préfère me pencher pour l'embrasser. Elle s'accroche à mon cou alors que j'appuie mon baiser pour qu'elle tombe doucement contre le dossier du fauteuil. Je sais que mes parents peuvent nous surprendre mais tant pis c'est d'elle dont j'ai faim. Uniquement. La porte d'entrée s'ouvre et je m'écarte de mon épouse en entendant son père entrer. On rougit doucement et on termine notre repas au moment où il nous retrouve à l'étage. Il fixe le plateau surpris mais n'ajoute rien. Il nous souhaite simplement un joyeux noël avant de rejoindre sa chambre. Je regarde la nôtre avec l'envie de faire de même aussi je suis surpris quand mes baguettes me sont retirées à mon tour. Je fixe mon épouse qui m'annonce qu'elle ramène tout ça à la cuisine et je souris. Je me lève en même temps qu'elle et l'attrape par la taille pour chuchoter à son oreille que je l'attends dans notre chambre. Elle hoche la tête et dès qu'elle n'est plus là, je nettoie la table avant d'entrer dans la chambre. Je ferme les volets et allume une lampe de chevet. Même si ce soir elle n'aura pas besoin de lumière pour s'endormir, je compte l'épuiser. Je souris en songeant qu'à présent la lumière ne me dérange plus du tout. Je crois que ça me manquera durant mon service militaire. La porte se ferme dans mon dos et je me tourne pour croiser le regard tendre de mon épouse. Je ne dis rien, je me contente de lui faire signe de me rejoindre avant de l'embrasser avec plus d'insistance à présent que plus personne ne peut nous déranger. Seulement mes doigts quittent rapidement sa taille pour défaire la chemise de son pyjama et du mien.
…
Je suis réveillé par une porte qui claque et je soupire en notant que je n'aurais pas dormi longtemps cette nuit. Seulement la soirée d'hier était trop belle pour que je m'arrête après avoir fait l'amour avec mon épouse une seule fois. Je songe à rester au lit, Ha-Ni est bien trop belle pour la quitter, seulement j'ai envie de préparer son petit-déjeuner ce matin aussi, je sors du lit et couvre mon épouse avant de quitter la chambre. J'arrive pour voir que tout le monde est debout sauf nous aussi je salue tout le monde et commence aussitôt à préparer notre petit-déjeuner. Manque de chance, maman m'annonce que tout est déjà prêt. Je soupire déçu avant de sourire en songeant que bientôt, je pourrais préparer son petit-déjeuner chaque matin. Une porte s'ouvre à l'étage et je me retiens de sourire en reconnaissant le pas léger de mon épouse. Comme moi plus tôt, elle salue tout le monde puis me rejoins en cuisine. Assise en face de moi, elle prend son petit-déjeuner, en me jetant de fréquents coups d'œil que j'intercepte puisque je ne la quitte pas des yeux.
«- Que fait-on aujourd'hui, demande maman.
Je souris en songeant que je me contenterais volontiers de rester assis sur le canapé mon épouse dans les bras seulement son portable sonne et elle le sort de sa poche avant de répondre.
«- Bonjour… Oui c'est madame Oh Ha-Ni… Oui je me souviens docteur. Il y a un problème, demande-t-elle inquiète alors que je la fixe tendu… Oh euh oui, je viendrais… D'accord dans une heure… Bien docteur Kim. Au revoir… C'était le médecin de la jeune femme que j'ai secouru hier, me dit-elle. Sa famille voudrait me voir. J'ai rendez-vous dans une heure là-bas.
«- Je t'y emmène, je décide avant que maman ne puisse intervenir.
Elle hoche la tête et termine rapidement de se restaurer avant de monter prendre une douche. Je l'imite dès que la pièce est libre et une fois prêt, on a juste le temps de rejoindre l'hôpital universitaire. Je gare la voiture et on rejoint le service où mon épouse était hier encore. Je prends sa main dès que nous sommes seuls dans l'ascenseur. Elle semble inquiète de ce qu'on pourrait lui dire et je la comprends. Je suis aussi inquiet qu'elle.
«- Docteur Kim, je vous présente mon époux Baek Seung-Jo, dit-elle quand un médecin nous rejoint.
«- Enchanté monsieur Baek. Veuillez me suivre. La famille vient d'arriver, nous annonce-t-il en souriant, et ils tiennent à remercier la personne qui a sauvé la vie de leur fille.
«- Comment va-t-elle?
«- Très bien vu l'accident qu'elle a subi, ne vous en faites pas. Votre épouse a fait exactement ce qu'aurait fait un médecin s'il avait été sur place.
«- Elle se destine à être infirmière.
«- J'espère que vous réussirez même si je n'ai aucun doute… Après vous, dit-il en frappant à une porte qu'il ouvre.
«- C'est vous? L'escargot Noé, s'étonne une voix dès qu'on entre.
«- Bonjour madame, balbutie Ha-Ni surprise avant de me regarder. Seung-Jo c'est l'examinatrice qui m'a reçu pour mon examen pratique.
«- Vous avez sauvé ma fille, malgré que je vous ai préconisé de ne pas devenir infirmière?
«- Je devais faire quelque chose, votre fille était inconsciente et il n'y avait personne d'autre.
Je regarde cette femme qui a détruit le peu de confiance en ses capacités qu'avait mon épouse et je comprends qu'elle ait pu stresser. Cette femme a un visage impassible. Si elle n'avait pas dit que c'était sa fille, on aurait pu croire qu'elle était simplement volontaire pour visiter les patients. J'écoute la conversation sans intervenir avant de sourire quand elle admet s'être trompée sur mon épouse.
«- L'un de nos élèves va être transféré à cause d'un changement de pays. Une place va se libérer début février. Travaillez votre examen pratique et vous ferez parti des élèves au prochain semestre, lui annonce-t-elle. Je vois de quoi vous êtes capable madame, dit-elle en désignant sa fille. Ce n'est qu'une formalité à présent.
«- Bien madame. Je vais travailler l'épreuve pratique avec autant d'acharnement que j'ai révisé la théorie.
«- Bien. Dans ce cas, je vous laisse profiter du reste de votre journée.
On la remercie et on repart bien que je sois choqué. Finalement il se pourrait que mon épouse rejoigne l'infirmerie plus rapidement que prévu. On rejoint la voiture et je lui propose de laisser passer quelques jours, j'ai envie de profiter un peu de nos vacances d'hiver, avant de l'aider à travailler correctement. Elle me remercie en souriant et me propose de rentrer à la maison pour commencer à chercher un appartement.
Quand on arrive, la maison est vide. Maman nous a laissé un message pour nous prévenir qu'ils font les magasins et qu'on peut les rejoindre seulement on s'assoit dans le canapé et on commence à chercher notre futur petit chez nous. La première fois que j'ai voulu partir, j'ai fait ça en cachette, je ne voulais pas qu'on connaisse mes projets trop tôt mais aujourd'hui c'est différent. J'ai presque envie d'en parler à tout le monde. Pourtant je me tais, on doit trouver quelque chose avant tout.
…
Il nous faut à peine une semaine pour trouver un appartement à peine plus grand que celui que j'avais trouvé l'an dernier. Ça sera juste pour deux mais j'aime l'agencement des pièces et Ha-Ni est emballée en découvrant qu'on est encore plus près de la fac. On va devoir travailler pour payer nos factures mais chaque soir, elle sera là. Personne pour nous déranger, pour faire des remarques ou autres… Je suis pressé d'emménager. Il nous faut juste prendre nos affaires, puisque c'est un meublé et en deux jours, nous sommes installés. Ha-Ni est la première à trouver un travail, près de la fac. Elle sera hôtesse dans un restaurant plus guindé que celui où je travaillais et je décide de postuler là-bas en découvrant qu'ils cherchent un serveur. Tout semble se mettre en place si facilement et j'ai hâte qu'une routine s'installe entre nous. Je découvre le plaisir que c'est de rentrer à la maison avec mon épouse. Côte à côte, on peut se plaindre des exigences des clients ou au contraire de ceux qui sont les plus agréables.
«- Je te laisse te laver la première, dis-je en verrouillant la porte.
Elle hoche la tête et s'enferme pour se laver alors que je sors mes affaires de cours. On retourne à la faculté demain et les examens de fins d'années vont arriver si vite. Je n'ai plus de temps à perdre si je veux passer en seconde année. Une porte s'ouvre dans mon dos et je tourne à peine la tête avant de me stopper. Mon épouse porte une chemise de nuit que je ne lui connais pas. Elle est très courte et allonge ses jambes ce qui me fait oublier tout le reste. Le fait qu'elle soit noire met en valeur son teint clair ne gâche rien et je m'approche pour observer les fines bretelles de la chemise. Je les dessine du bout de l'index avant d'ancrer mon regard dans celui de mon épouse qui me surprend.
«- Où as-tu acheté ça? Ça semble… Très sexy, je souffle sous le charme de ce bout d'étoffe.
« - Ça te plaît?
«- Beaucoup mais je crains que ça ne m'empêche de me concentrer sur mes révisions.
«- C'est le but de ce vêtement, sourit-elle… Seung-Jo?
«- Oui Ha-Ni?
«- Quand vas-tu me le demander?
«- Te demande quoi?
«- Comment j'ai fait pour convaincre mère de nous laisser avoir notre propre appartement, chuchote-t-elle alors que je m'approche de ses lèvres.
«- Comment as-tu accompli ce prodige Ha-Ni-a, je demande même si ce n'est pas ce qui m'importe pour le moment.
«- Je lui ai confié que vivre seuls loin d'Eun-Jo qui nous entend, te ferait peut-être plus facilement oublier que nous ne voulons pas d'enfants pour le moment.
«- Je… Quoi, je demande en la fixant surpris.
«- J'ai dit à mère qu'en ayant notre appartement, il se pourrait qu'on oublie de se protéger. C'est pour ça qu'elle nous a laissé partir.
«- Tu as manipulé ma mère pour qu'on obtienne ce qu'on voulait?
«- Oui, admet-elle. Pour une fois c'est moi la manipulatrice, toi mon complice et mère est celle qui se fait avoir même si elle croit que c'est toi.
Je la fixe en souriant et je comprends où elle a eu cette chemise de nuit. Néanmoins, je lui demande si c'est un cadeau de maman, ce qu'elle confirme amusée. Je soupire, lui vole un baiser et je vais me laver en me demandant si tout ça ne va pas m'exploser à la figure. Heureusement nous avons encore de quoi nous protéger pour quelques jours. Je devrais simplement aller racheter des préservatifs. Je me lave rapidement et sors pour voir que Ha-Ni à enfiler un long peignoir en soie sur ses épaules qui recouvre son corps jusqu'à ses genoux. Je ne sais pas si je dois l'en remercier pour autant. Assise sur le lit, elle lit sagement un livre sur l'examen pratique et je décide de l'aider en jouant la victime. Je me tais pour la laisser faire tout en observant ses gestes. Elle en oublie certains, comme de demander si je suis ou non conscient mais elle a déjà le principal.
«- Assez révisé, je déclare en l'attirant contre moi. Je préfère t'avoir tout contre que mon petit frère ne peut pluas débarquer sans prévenir.
Je la sens hocher la tête contre ma poitrine et je resserre mon étreinte avant de me souvenir de sa chemise de nuit. Je me tourne et l'allonge sur le dos avant de tirer sur le nœud de la ceinture de son peignoir. Je croise son regard interrogateur et je souris avant de me pencher vers son oreille.
«- Puisque tu as cette chemise de nuit, autant qu'elle fasse son office, tu ne crois pas?
Sur ces mots et sans lui laisser le temps de répondre, je l'embrasse alors que ma main se glisse sous le peignoir qui devient rapidement gênant. Doucement je caresse la petite boutonnière de son col avant de défaire les trois petites attaches qui me dévoilent la naissance de la poitrine de ma belle épouse.
«- Tu ne cherches pas à me manipuler pour être maman, n'est-ce pas, je demande contre la peau délicate de son cou.
«- Non. J'ai décidé de mettre cette chemise de nuit après avoir vérifié qu'on avait ce qu'il faut pour éviter d'être parents trop tôt… Tu te souviens? Je ne veux pas te partager tout de suite.
«- Moi non plus.
Je souris et reviens l'embrasser avec douceur avant de nous faire passer sous la couette. J'aime sentir sa peau satinée sous mes doigts et je ne résiste pas longtemps avant de glisser ma main sous sa chemise de nuit pour retrouver la douceur de sa peau.
…
Je souris quand on sort de l'appartement. L'ascenseur est long à monter jusqu'au cinquième et on a la surprise de croiser nos voisins qui nous saluent poliment sans faire de remarques. Ils n'ont pas l'air plus âgé que nous mais la femme semble avoir subi une blépharoplastie (= opération des paupières) alors ils ont peut-être trente ans en réalité.
On arrive à l'université ensemble et elle s'éloigne dès qu'on aperçoit mes amis. Je ne peux pas lui en vouloir, elle les évite depuis cette histoire de mots retrouvés dans mon livre. Même si j'avais aimé l'idée, je préfère quand elle ne m'en laisse plus entre deux pages. Je salue mes amis et Yong-Ha me tend un café en me précisant que ce matin c'est lui qui régale. Je le remercie tout en buvant une gorgée puis interroge tout le monde sur leur programme des fêtes. Mais hormis travailler et passer noël en famille ou en couples, ils n'ont pas fait grand-chose. Comme moi, somme toute. Sauf peut-être hier soir. Sa chemise de nuit m'a donné des idées. Je sens mes joues chauffer en y repensant et je reviens à moi en entendant la sonnerie annonçant le début des cours. Ma poche vibre au même moment et je regarde le sms de mon épouse avant d'entrer en cours. «Je viens de recevoir un message de Min-Su, elle me demande de commencer plus tôt ce soir. Je rejoindrais le restaurant juste après mes cours. Ne m'attend pas.» Je hoche machinalement la tête sachant que je ne pourrais pas lui répondre avant la fin de ma matinée. Dans tous les cas, je la verrais à la cafétéria. J'espère juste réussir à la convaincre de venir déjeuner avec nous.
Et voilà comme annoncé en début de chapitre, c'est le dernier chapitre qui suit la trame du drama. A partir du prochain, j'improvise un peu en me basant sur l'idée que j'ai de leur fonctionnement à tous les deux, et bien sûr, on fera la rencontre de Go Ji-Soo (sa cousine qui vit à New York), mais également les envies de grosses de Ha-Ni, ainsi que de nouveaux personnages... Que vous allez adorer détester ;) A dimanche prochain.
Miss Tagada (L)
