Blabla de l'auteur: Bonjour à tous. J'espère que ce chapitre vous plaira. Seung-Jo et Ha-Ni passent leur examens, Seung-Jo découvre de nouveaux sentiments, ou du moins les admets et surtout… Comme dirait nouna qui a lu les chapitres avant vous, il se lâche!
Disclaimer: Tout de que vous reconnaissez de l'univers appartient à Kaoru Tada et à l'équipe de Playful kiss. Je ne touche rien en écrivant.
Projets
Je sors de l'université, anxieux. Ha-Ni passe son examen d'entrée pour la formation d'infirmière spécialisée aujourd'hui et je lui ai demandé de me prévenir. Enfin non, je lui ai fait promettre de me prévenir dès qu'elle saurait. Or j'ai beau regarder mon téléphone, je n'ai aucun message de sa part. Je vérifie une dernière fois avant de rejoindre le restaurant où on travaille. Je suis le premier arrivé et je salue toute l'équipe avant de rejoindre les vestiaires pour enfiler mon uniforme. Je regarde mon téléphone une dernière fois avant de le laisser dans mon casier. En passant devant les plannings, je regarde les horaires de Ha-Ni. Elle ne commence que dans une heure mais nous finissons en même temps. Je rejoins mon poste et m'occupe des clients dès qu'il y en a.
Je suis au bar à attendre que l'on m'appelle quand elle arrive. Sa présence me distrait momentanément et je cherche à lire dans son visage si elle est ou non prise seulement le patron du restaurant est arrivé au même moment et lui parle. Ennuyé de ne pas savoir tout de suite, je rejoins la table quand on me fait signe et prends la commande d'un groupe de jeunes femmes qui commande plusieurs plats. Je leur promets de leur apporter rapidement et me tourne pour noter que mon épouse n'est plus à l'entrée. Je soupire songeant que je vais être à la torture pour quatre heures seulement quand je passe près du bar, je croise son sourire. Je transmets ma commande en cuisine avant de me tourner vers elle pour l'interroger. Son sourire m'informe déjà mais je veux l'entendre de sa bouche. Je veux qu'elle puisse dire à voix haute qu'elle a gagné.
«- Je change de département, sourit-elle. J'ai cartonné à l'écrit et grâce à tes cours, j'ai été la meilleure. L'examinatrice était là. Pas dans les juges mais dans la salle. Elle attendait avec nous et elle m'a encouragée, dit-elle au comble de la joie. Elle m'a rappelé que j'étais capable de sauver des vies, que je l'avais déjà fait et que grâce à moi, sa fille était en vie. Elle est sortie de l'hôpital à ce propos… Seung-Jo, j'ai réussi, dit-elle en souriant grandement.
«- Je n'ai jamais douté de toi Ha-Ni-a. Je savais que tu étais capable de devenir infirmière spécialisée, il fallait que tu te le prouves.
«- Vraiment?
«- Hey! Crois-tu que j'aurais épousé une fille qui n'avait pas la carrure pour réaliser ses rêves, je demande à moitié vexé. Je suis fier de toi Oh Ha-Ni!
«- Seung-Jo, ta commande est prête.
Je tourne la tête et remercie Gong Han-Baek avant de prendre la desserte pour rejoindre la table et servir les plats le temps qu'ils sont chauds. Quand je me tourne Ha-Ni n'est plus là et je reprends mon service le cœur léger. J'ai du mal à cacher mon sourire et en croisant le regard de mon épouse à son poste, je sais que je ne suis pas le seul. Comme moi, elle sourit davantage. Ce que remarquent les clients. Des jeunes de notre âge et probablement extérieur à l'université, ne cessent de la fixer en se demandant lequel aura le courage d'aller lui parler pour lui demander un rendez-vous. Ce qui ne me plaît pas. Comme c'est une des tables dont je m'occupe je décide de les décourager en leur servant leurs cafés.
«- Excusez-moi, m'interpelle celui qui semble le plus jeune et le plus innocent. Vous connaissez le prénom de la jeune femme qui est à l'accueil?
«- Bien sûr. Elle s'appelle Oh Ha-Ni, je dis simplement.
«- Elle est très jolie… Vous savez si elle a un petit ami?
«- Elle est mariée à un étudiant en médecine, dis-je sans préciser que c'est moi.
«- Dommage! Elle est si jolie, soupire-t-il totalement sous son charme. Je la verrais peut-être sur le campus quand elle viendra voir son mari.
«- C'est possible. Vous étudiez à quelle université?
«- A Parang. Je me destine à être infirmier, précise-t-il.
«- Je crois que son mari est dans cette université, dis-je ennuyé de savoir qu'il la verra plus longtemps que moi la journée.
Seulement j'aurais son premier et son dernier sourire de la journée. Ainsi que le plaisir de dormir contre elle… Comme il n'a plus de question, je les salue et m'éloigne pour débarrasser les tables. Je suis surpris de trouver un portefeuille sur une des chaises et je l'apporte à mon épouse qui doit s'occuper de les surveiller en attendant que quelqu'un vienne les réclamer. Je dépose le portefeuille devant elle qui sourcille avant de le prendre pour le ranger avec les rares objets trouvés que l'on a. J'en profite pour lui raconter ce que je viens d'apprendre. Elle sourit et me fixe avant de me demander si on peut rentrer ensemble. On finit à la même heure, pourquoi je rentrerais sans elle? Je lui pose la question perplexe et elle hausse les épaules avant de me prévenir qu'on m'appelle. Je la remercie et retourne à mon service. C'est la table des étudiants qui s'inquiètent de savoir ce que j'ai dit à mon épouse. Je les rassure, en leur disant que je n'ai rien dit de notre conversation. Même si c'est faux, je ne voudrais pas qu'ils soient mal à l'aise face à elle.
A la fin de mon service, je vais me changer et décide d'attendre mon épouse devant la porte de l'établissement. Plusieurs serveurs et employés sortent avant elle et dès qu'on est seuls, je prends sa main pour l'attirer plus près de moi. Elle sourit, je l'entends quand elle me raconte l'examen. Je ne l'interromps pas, j'aime entendre sa voix et quand on arrive à la maison, je la laisse se laver la première préférant réviser mes cours pendant ce temps. La fin de l'année arrive, les examens ne sont pas très loin et dans mon département, c'est notre seuls sujet de conversation. Tout le monde demande à son voisin où il en est dans ses révisions pour savoir si on est en avance ou non. La porte s'ouvre dans mon dos et je suis surpris quand je sens petites mains sur mon cou mais plus encore quand une goutte tombe sur ma main. Je tourne la tête pour voir qu'elle est en serviette.
«- Je suis sortie rapidement pour que tu puisses te laver, souffle-t-elle d'un voix douce. Je vais m'habiller quand tu seras dans la salle de bain.
Elle commence à s'éloigner mais je la rattrape et l'attire contre moi sans cesser de la regarder dans les yeux. J'aime voir son regard s'arrondir sous la surprise et sans réfléchir, je la porte pour la déposer sur le lit.
«- Inutile de t'habiller, je souffle contre sa bouche que j'embrasse. Je ne vais pas me laver tout de suite.
Tout en parlant, je lui fais lâcher sa serviette et glisse ma main avide sous le tissu éponge alors que ma bouche glisse sur la peau fragile de son cou. J'ai envie de fêter sa réussite autrement qu'en buvant un café avec nos familles. Seulement sa petite main me repousse et je la fixe surpris.
«- Tu ne veux pas…
«- On ne peut pas se protéger, souffle-t-elle les joues roses.
«- Tant pis, prenons le risque d'être parents si tôt.
Elle pouffe mais quand je reviens contre elle, après avoir retiré mon pull, ses yeux s'écarquillent et elle m'interroge du regard. Pour seule réponse, je tire sur les couvertures et nous fait passer dessous dès que je ne porte plus de vêtements. Je suis de toute façon presque certain qu'on ne risque rien à faire l'amour ce soir sans préservatif.
…
Quand samedi soir arrive enfin, je suis exténué. Je ne sais pas comment Ha-Ni tient encore debout. Elle a travaillé douze heures de plus que moi cette semaine en plus de ses cours et de ses révisions en vu de son examen. Pourtant, alors qu'elle rentre du restaurant bien après moi, elle sourit encore. Je la prends dans mes bras quelques instants pour lui permettre de souffler puis je la laisse se laver. J'ai déjà pris ma douche de toute façon. Le temps qu'elle se lave, je prépare un dîner léger. Du bibimbap, elle en raffole. Heureusement, tout était déjà prêt, et quand elle sort, je dresse la table pour deux avant de lui imposer de se reposer. Elle a eu une longue semaine et comme demain, nous déjeunons avec nos familles, il vaut mieux qu'elle se repose. Durant le dîner, je profite du calme. Je crois que c'est ce que j'aime le plus dans le fait d'avoir notre propre appartement. On est si fatigués par nos journées qu'on ne ressent pas le besoin de combler le silence par du badinage. Même si j'aurais voulu fêter la réussite de mon épouse autrement qu'en mangeant un plat rapide en pyjama. Elle est trop fatiguée pour sortir… Et moi aussi.
On se couche rapidement et je souris en la sentant se coller à moi. Je glisse mes bras autour de sa taille pour la rapprocher davantage et tant pis si j'ai chaud. Toutes ces nuits chez mes parents à devoir m'endormir loin d'elle pour éviter toute tentation… Je ne veux plus revivre ça.
Quand j'ouvre les yeux, je note que je suis seul. Ha-Ni est assise dans notre coin cuisine et lit le journal en fronçant les sourcils. Je la regarde plusieurs minutes sans la déranger puis je décide de me lever. Il est huit heures après tout. Elle tourne la tête et me salue en souriant. Lorsque je la rejoins, le journal est replié à côté de ma tasse, deux toasts presque brûlés mais chaud sont sur une petite assiette et elle refait notre lit avant de commencer à nettoyer l'appartement. On est si peu là qu'elle a tout terminé avant que j'ai fini de lire le journal. Il ne reste que ma vaisselle à faire. Je m'en occupe et lui propose qu'on aille chez nos parents tôt. Je compte profiter qu'on est dimanche pour aller à la montagne Nam avec ma merveilleuse épouse. Et pour pouvoir s'éclipser tôt, il vaut mieux qu'on arrive tôt chez nos parents. Je connais ma mère! Par mesure de sécurité, j'appelle la maison et demande à papa si on peut venir ce qu'il m'assure en me prévenant que tout le monde est présent. Parfait! Je raccroche et avec Ha-Ni, on quitte notre appartement pour rejoindre la maison à pied. Main dans la main, je l'écoute parler d'une journée de repos. Elle n'aspire visiblement à ne rien faire de fatigant et je me demande si passer du temps avec son mari fait parti des choses fatigantes ou non. Je lui pose la question et elle me fixe en s'arrêtant à quelques pas de la maison.
«- Baek Seung-Jo! Comment oses-tu penser que je puisse trouver ta compagnie fatigante, demande-t-elle vexée.
«- Tu veux te reposer alors que je comptais passer la journée à me balader du coup je ne sais pas si tu vas m'accompagner.
Je peux voir qu'elle est vraiment vexée et je m'en demande la raison seulement elle m'assure qu'elle viendra avec moi et je hoche la tête avant de la regarder passer devant moi sans bouger. Elle entre dans le jardin et je me reprends. Je la rejoins au moment où maman ouvre la porte pour nous accueillir. Je souris en la voyant la serrer dans ses bras comme si c'était elle son enfant alors que j'ai droit à un accueil plus cérémonieux. Comme tu dois souffrir maman avec tes deux fils. Je me déchausse et tandis qu'elles parlent chiffons, je les entends chuchoter dans la cuisine, je rejoins mes deux pères avec qui je parle avenir. Eun-Jo nous rejoint rapidement en décrétant que maman et Ha-Ni sont dégoûtantes. Je le fixe perplexe alors que papa lui demande pourquoi il dit ça. J'apprends que mon épouse et maman parlent de conception d'enfant et je me tends avant de soupirer. Je me lève et vais les rejoindre pour rappeler à maman qu'on n'est pas prêts à être parents. On apprend seulement à vivre en couple.
«- Seung-Jo-a, tu brises le cœur de ta pauvre mère!
«- Ma mère s'en remettra. Laisse Ha-Ni tranquille. Tu es la seule qui veut qu'elle soit enceinte en ce moment!
Sur ces mots, je prends la main de Ha-Ni et l'emmène avec moi au salon. Je l'oblige à s'asseoir à côté de moi pour changer, tant pis pour Eun-Jo, et garde sa main dans la mienne pour être sûr qu'elle ne s'éclipse pas pour comploter dans mon dos. Même si à en juger par sa réaction l'autre soir, elle ne cherche pas à être enceinte pour le moment. Ce n'est pas plus mal! On reste tous ensemble au salon jusqu'à onze heures et tandis qu'elles s'éloignent dans la cuisine pour préparer le repas, j'interroge mon petit frère qui doit être ravis de notre départ. Il hoche la tête avant d'avouer que je lui manque. Il me manque aussi lui et ses jouets qui envahissaient ma chambre.
…
Après le déjeuner, où tout le monde s'est réjouit pour la réussite de Ha-Ni, je les préviens qu'on a quelque chose de prévu pour cet après-midi. Maman est déçue et tente de manipuler Ha-Ni pour qu'on parte un peu plus tard seulement je reste inflexible. Je vais partir, je n'ai pas prévu de rester toute l'après-midi. Mon épouse s'excuse auprès de maman et me suis docilement jusqu'à l'entrée du jardin en boudant. Je fais mine de ne pas m'en apercevoir et quand on a quitté la rue, je lui demande si elle aurait préféré rester plus longtemps. Elle secoue la tête sans sourire pour autant. Je soupire et on rejoint l'arrêt de bus puisque j'ai oublié de demander à papa l'autorisation de prendre sa voiture.
«- Seung-Jo-a, pourquoi est-on à la montagne Nam, me demande-t-elle quand on descend du bus.
«- Parce que plus jeune, mon épouse avait une liste de choses qu'elle voulait faire avec moi. Aller à la montagne Nam en faisait partie. Ainsi que de parler toute la nuit au téléphone. Et se balader main dans la main, entre autre chose, j'admets en souriant.
«- Tu t'en souviens?
«- A qui crois-tu parler, je demande amusé. Baek Seung-Jo a une excellente mémoire!
«- Seulement quand ce que tu lis t'intéresse.
«- Alors tu devais déjà m'intéresser à l'époque parce que je me souviens de ta liste complète et des dessins que j'ai vu dans les pages de ton livre.
Elle rosit et je prends sa main avant de commencer à marcher. Etrangement, elle ne parle pas et je tourne la tête pour voir qu'elle marche en souriant doucement. Je ralentis le pas pour profiter de la nature. Il fait froid, nous sommes encore en hiver après tout mais la journée est douce et je me rapproche de mon épouse jusqu'à ce que nos épaules se touchent. Je souris à chaque contact et lorsqu'on arrive en haut, je sors de ma poche un cadenas que je lui tends. Elle me fixe surprise et sourit franchement avant de me demander si elle peut l'accrocher. Je hoche la tête amusé. Pourquoi croit-elle que je l'ai apporté? Je la regarde l'ouvrir et accrocher notre cadenas au milieu des autres. Je souris et prends une photo pour me rappeler de ce moment. Elle semble si heureuse. Quand elle a terminé, on décide de rejoindre la tour Nam pour voir le spectacle d'arts martiaux qu'il y a aujourd'hui. Rapidement je vois que mon épouse a froid et j'attrape ses mains pour les réchauffer. Elle me regarde et sourit avant d'appuyer sa tête contre mon épaule. Il nous en faut si peu pour être heureux.
Malheureusement le retour est plus laborieux puisque Ha-Ni est fatiguée. Il faut dire que rares sont les personnes qui font le trajet aller-retour à pieds. Généralement on monte en télésiège. Elle ne se plaint pas mais on marche de plus en plus lentement et quand elle s'arrête pour admirer la vue, je comprends qu'elle veut surtout souffler. Sans un mot, je me place devant elle et m'accroupie avant de lui dire de monter sur mes épaules. Elle rechigne un peu mais se laisse rapidement convaincre et on fait le reste du trajet ainsi. C'est idiot mais j'aime la porter, sans lui avouer pour autant. Ses bras se resserrent surtout de mes épaules alors que mes doigts s'enfoncent dans son jeans.
« - Ça va, me demande-t-elle en bas.
«- Ne t'inquiète pas pour moi, tu n'es pas assez lourde pour me fatiguer.
«- Je peux descendre maintenant, dit-elle en commençant à bouger seulement je la retiens.
«- Non reste… S'il te plaît… Ça fait partie de tes rêves, non, je demande en la regardant. Que je te porte sur mon dos dans la foule.
«- J'étais une adolescente rêveuse quand j'ai écris tous ces rêves.
«- Nous n'avons jamais eu de vrais rendez-vous Ha-Ni-a, laisse-moi faire ça pour toi!
Elle soupire légèrement mais hoche la tête et on rejoint l'arrêt de bus ainsi. Naturellement je la repose quand il arrive et on y monte normalement pour rejoindre notre appartement. Assis l'un à côté de l'autre je souris en sentant sa tête sur mon épaule et je tourne la tête avant de rire mentalement. Elle s'est endormie. Je caresse sa joue avec douceur regrettant de ne pouvoir faire plus. Notre arrêt arrive et je la porte jusqu'à la maison. J'ai du mal à ouvrir l'appartement et je referme la porte d'un coup de pied avant d'aller déposer mon épouse sur le lit. Je la déchausse et la couvre avant de noter qu'il est déjà dix-neuf heures. Nous avons passé la journée à marcher. Je prépare un dîner léger et lui mets son assiette de côté avant de dîner seul. Je révise mes cours et vers vingt-deux heures, je décide de me coucher. Elle ne s'est toujours pas réveillée à la sortie de ma douche et je me contente de lui retirer son jeans avant de me coucher à ses côtés.
…
Le premier jour des examens arrive bien trop vite et je me lève anxieux. Pour moi mais pour Ha-Ni également. Certes, elle change de département à la rentrée mais seulement si elle réussit à avoir la moyenne. Nous avons passé les trois dernières semaines à réviser chaque jour ensemble. Je l'aidais à travailler ses cours et pour lui faire plaisir, je la laissais m'interroger sur les miens. Je me prépare et m'occupe du petit-déjeuner tandis qu'elle s'habille. Je ne peux m'empêcher de la regarder tout en me demandant quand j'aurais le temps de m'occuper de mon épouse. Je ne suis pas doué pour ça mais j'apprends un peu plus chaque jour. Je sais que pour lui faire plaisir, il me suffit de lui cuisiner quelque chose, de la prendre dans mes bras ou de passer du temps avec elle mais je sais qu'elle aime les gestes très romantiques. Je songe de plus en plus à l'emmener en pique-nique… Pendant que les cerisiers seront en fleurs, ça sera probablement plus romantique… Je pourrais probablement pousser le vice en la laissant nous faire porter une tenue de couple? J'y réfléchi tout en prenant mon petit-déjeuner mais même lorsqu'on part pour l'université je ne suis toujours pas décidé. A qui pourrais-je demander conseil? Ses amies me semblent approprier mais savent-elles garder un secret? J'en doute! Je sens une main frôler la mienne et je tourne la tête pour voir que c'est mon épouse qui marche à mes côtés et sans réfléchir, je prends sa main et entrelace nos doigts. Elle lève la tête et me regarde surprise avant de sourire. Elle semble confiante pour cet examen. Ce qui me rassure. On arrive trop rapidement et surtout trop rapidement je dois la laisser rejoindre sa section alors que je fais de même. Je prends cependant le temps de caresser sa joue avec douceur pour qu'elle sache que je penserais à elle aujourd'hui. Je la regarde s'éloigner avant de tourner la tête quand j'entends mon prénom. Je suis surpris de voir Hae-Ra venir vers moi. Elle semble aussi sereine que d'habitude et je lui demande si elle ne souffre pas de ne pas voir Kyung-Soo. Il paraît qu'ils se sont rapprochés depuis mon mariage.
«- Non, il est dans sa caserne et ça me convient… C'est Ha-Ni que je viens de voir partir?
«- Elle rejoint son département pour ses examens.
«- Je me demande si elle va réussir à les avoir du premier coup cette fois-ci, raille-t-elle.
«- Elle les aura, j'en suis persuadé. Ha-Ni est beaucoup plus intelligente que tu ne le penses Hae-Ra et j'apprécierais que tu cesses de te moquer d'elle en ma présence. C'est mon épouse après tout.
«- Je suis désolée Seung-Jo seulement j'ai parfois du mal à comprendre comment l'homme qui se moquait ouvertement de ses sentiments lors de notre arrivée à la fac, peut être subitement tombé amoureux d'elle.
«- J'étais déjà amoureux d'elle seulement je refusais de l'admettre, avoué-je. Que vas-tu faire durant tes vacances?
«- En réalité, c'est la dernière année que je passe ici. Grand-père pense, et je suis d'accord avec lui, que d'aller étudier aux Etats-Unis pourrait être un plus pour moi. Je ferai ma prochaine rentrée à Princeton.
«- Félicitation…
La sonnerie retentit et je la salue avant de rejoindre ma salle d'examen. Je croise le chemin de certains de mes camarades dont Seo Tae-Hee qui me sourit le regard brillant. Je fais mine de ne pas la reconnaître pour éviter d'entrer dans ses manigances et salue Damian qui semble blanc. Je l'interroge sur ses impressions seulement il grimace et décrète que notre manière de passer des examens est nulle. Je pourrais me vexer, la méthode coréenne a fait ses preuves après tout, seulement il semble n'avoir pas dormi et parle sûrement sans réfléchir. Je lui poserais la question après une bonne nuit de sommeil. Hyun-Min nous rejoint et nous interroge sur les sujets possibles. Comme si nous pouvions savoir ce qu'il fallait réviser. Je secoue la tête et comme plus personne ne parle, le couloir semble soudainement immense. Je sors mon portable et envoie un sms d'encouragement à mon épouse qui me répond une minute plus tard. Notre salle s'ouvre et on entre tous prêt à passer notre premier examen de médecine.
…
Quand je sors de la salle d'examen, je soupire. C'est terminé, pour six mois. Plus d'examens, de révisions intense, de stress de voir Ha-Ni échouer. Le retour au calme. Nous allons être en vacances et sans réfléchir, je sors dehors pour appeler mon père et lui demander si je peux emprunter sa voiture. J'ai envie d'emmener mon épouse voir sa mère. Il accepte et le temps que mon épouse termine, je fais un crochet par le département d'infirmerie puis rentre à l'appartement et commence à organiser un week-end loin de Séoul. J'ai aimé notre précédent voyage à Gyongsanbuk-do et pas uniquement parce qu'on y a préparé notre mariage. Loin de maman, nous avons pu choisir quelle cérémonie nous voulions réellement et c'était plaisant. Un sms me distrait et je souris en voyant que c'est mon épouse qui me prévient qu'elle a terminé. Je lui réponds que je suis déjà la maison et quand je l'entends rentrer, j'efface l'historique de l'ordinateur afin qu'elle ne sache pas ce que j'organise.
«- Comment s'est passé ta dernière journée d'examen, je lui demande en rejoignant la cuisine.
«- Assez bien, je crois. Mais je ne suis pas certaine d'avoir bien répondu à plusieurs questions. Et toi?
«- C'était long mais je pense passer en seconde année sans trop de problème.
«- Evidemment, maugrée-t-elle.
«- J'ai vu Yoon Hae-Ra l'autre matin, après ton départ. Elle va partir aux Etats-Unis à la rentrée prochaine. Elle intègre Princeton.
Elle me fixe surprise puis hoche la tête avant de me proposer son aide. Je lui suggère de couper le thon en sashimis tandis que je m'occupe de cuire le riz pour faire un Hwe Dup Bap. Elle acquiesce et coupe lentement le poisson alors que je m'interroge. Peut-être a-t-elle quelque chose de prévu ce week-end? Je l'interroge l'air de rien et souris quand j'entends que son seul projet est de se reposer. Parfait! Je hoche la tête et quand elle m'interroge, je parle de travailler à la bibliothèque pour prendre de l'avance.
«- Je suppose que je devrais faire comme toi…
«- Repose-toi, tu as fait pas mal d'heures au restaurant cette semaine en plus des examens. Au pire j'irais emprunter des livres pour nous deux. Tu as terminé?
«- Oui, sourit-elle. Que veux-tu? De l'huile de sésame, suggère-t-elle en reconnaissant le plat.
«- Pas tout de suite mais peux-tu sortir les feuilles qui sont dans mon sac?
«- Qu'est-ce que c'est, demande-t-elle en s'exécutant.
«- Le programme de ta première année d'infirmerie. Je me suis dit que tu aurais peut-être envie d'y jeter un œil avant d'entamer ta première année.
«- Tu es allé le chercher pour moi?
«- Bien sûr. Tu es la seule que je connais qui veut être infirmière, dis-je amusé en la regardant.
Elle me regarde et sourit avant de me remercier. La seconde suivante, elle s'assoit à table et commence à lire son programme de première année. Je termine notre repas et dresse la table avant d'observer son visage concentré. Elle semble concentrée et comme j'ai cuisiné un repas froid, j'attends tranquillement qu'elle termine puis on dîne dans un silence que je trouve reposant mais étrange. Mais moins que mon épouse qui semble anormalement fatiguée. Elle se couche après avoir fait la vaisselle et s'endort en quelques minutes alors que je reste à la regarder dormir. J'avais prévu de lire un peu mais la regarder dormir est une activité tout aussi plaisante. Seulement je me rappelle de mes projets et continue de préparer notre voyage. Nous sommes en repos ce week-end et c'est le moment idéal pour partir.
Je termine de tout mettre en place un peu avant minuit et me couche serein mais fatigué. Je prends mon épouse contre moi et souris en l'entendant murmurer mon prénom. Qu'ai-je vraiment fait de bien dans la vie pour vivre avec elle? Je me pose souvent la question mais parfois j'aimerais avoir la réponse. J'étais horrible avec elle au lycée pourtant elle était, déjà à l'époque, tout ce dont j'avais besoin. Je souris en me rappelant de la journée sportive. Elle était tellement heureuse à chaque fois que sa classe gagnait une épreuve. Je m'en suis toujours demandé la raison sans jamais obtenir de réponse. De cette journée je me rappelle surtout son sourire et la colère que je ressentais quand je voyais Joon-Gu la prendre dans ses bras… Elle me plaisait déjà à cette époque? Ça me semble si loin à présent mais c'était il y a seulement trois ans… Je pouffe de rire en me rappelant de sa danse étrange sur la terrasse ce jour-là. Comment s'appelait ce personnage de dessin animé déjà? Je ne sais plus. Pourquoi n'ai-je pas mauvaise conscience? Après tout ce que je lui ai fait endurer, je veux dire?
Je dois m'être endormi puisqu'à mon réveil, mon épouse lit un livre dans la cuisine les sourcils froncés. Elle lève la tête et prends son téléphone quand il sonne. Je la regarde répondre à un sms probablement puis le reposer pour reprendre sa lecture. Je me lève ce qu'elle ne voit pas et je la rejoins pour noter qu'elle lit un de mes livres de médecine. Je signale ma présence en lui signalant qu'elle ne va rien comprendre. Tout ça est trop technique pour les infirmières seulement elle hausse les épaules et continue de lire. Le café est fait et il semble encore chaud, je me sers une tasse et fais mes toasts avant de la rejoindre pour lire le journal. Je termine avant elle et comme aujourd'hui nous travaillons en soirée, je la préviens que je vais passer à la bibliothèque pour emprunter quelques livres. Elle acquiesce et se lève pour ranger notre appartement. Son téléphone sonne et malgré moi je regarde qui lui envoie des messages si tôt. C'est Joon-Gu… Étrangement, je ne suis pas jaloux et lui signale simplement l'arrivée du message avant de m'habiller. Elle le lit et rit joyeusement avant de répondre. Je pourrais l'interroger, je le devrais peut-être mais au final ça ne me dérange pas. Elle m'en parlera quand elle le voudra. Je quitte l'appartement et rejoins la bibliothèque de Séoul pour emprunter quelques livres pour moi mais également pour mon épouse qui semble vouloir commencer à apprendre le programme de sa première année. Je rentre rapidement pour la voir en train de danser en fredonnant une musique qui m'est inconnue. Je la regarde amusé en posant mes livres sur la table. Je suis surpris qu'elle ne m'ait pas entendu puis je note qu'elle a des écouteurs ce qui explique son absence de réaction. Je m'assois à table et croise les bras pour l'observer en attendant qu'elle s'aperçoive de ma présence.
«- Seung-Jo-a, s'exclame-t-elle en se tournant avant de s'arrêter en me voyant.
«- Très joli spectacle, dis-je quand elle retire ses écouteurs. J'ai ramené quelques livres pour qu'on puisse commencer à étudier si tu veux. En attendant d'aller travailler.
Elle hoche la tête et me rejoint avant de prendre un des deux livres que j'ai emprunté pour elle. Elle se lève aussitôt et va chercher son cahier pour commencer à lire tout en prenant des notes. Visiblement elle retient mieux ainsi. Je la regarde faire quelques instants puis je fais comme elle, je lis le programme de ma prochaine année. Plus que cinq ans et je serai médecin… Il ne me restera que mes deux années de service militaire à faire avant d'être totalement libre de ma vie. Libre de pouvoir construire notre famille, d'emménager dans une véritable maison, de la regarder s'occuper de nos enfants et pouvoir la prendre dans mes bras le soir en lui murmurant à l'oreille qu'elle fait une maman exceptionnelle. Je rêve à ce futur qui n'attend que nous et me demande si je ferai un bon père de famille. Nul doute que je serais celui qui posera problème. Je serais probablement trop strict avec nos enfants, à sans cesse vouloir qu'ils soient les meilleurs. Comme leur père. Ha-Ni reçoit un nouvel sms et je la regarde surpris avant de l'interroger en la voyant rire.
«- C'est Joon-Gu. Son restaurant fonctionne bien mais il paraît que Chris a du mal à être serveuse. Elle le regarde trop et n'est pas concentré. Ça me rappelle moi il y a trois ans. Quand je passais des heures à te fixer au lycée avant que tu ne découvre mon existence, soupire-t-elle rêveuse. Je te regardais rire avec ton ami Kang-Dae, ou lire seul dans ton coin à l'ombre d'un arbre.
«- Quand es-tu tombée amoureuse de moi, je demande intrigué.
«- Quand tu as fait ton discours lors de notre première année de lycée. Je t'ai trouvé beau naturellement mais tu semblais tellement plus que ça, sourit-elle.
«- Pourquoi ne pas en avoir parlé plus tôt? Ou écrit ta lettre plus tôt?
«- Je l'ai fait, je te l'ai même tendu mais tu t'es tourné au même moment avant de rejoindre tes amis et je suis restée comme une idiote la lettre dans mes mains. C'est pour ça que la suivante je l'ai glissé dans ton casier. J'étais sûre que tu l'aurais comme ça… Et toi Seung-Jo, me demande-t-elle… Quand…
«- Quand suis-je tombé amoureux de toi, je complète en la voyant hésiter. Je ne sais pas, avoué-je en la voyant hocher la tête. Je suis certain que tu me plaisais avant notre entrée à l'université. Je sais que j'ai cessé de te détester quand j'ai appris que tu avais perdu ta maman jeune… Je crois que j'ai commencé à tomber sous ton charme quand tu as sauvé Eun-Jo de la noyade. Alors que tu ne savais pas vraiment nager, tu n'as pas hésité à mettre ta vie en danger pour le sauver et ça m'a impressionné. Je me suis senti plus protecteur à ton égard et je pensais que c'était simplement de la reconnaissance mais avec le recul, je crois que j'ai commencé à voir en toi les qualités que tu avais. Ton abnégation, ta douceur, ton optimisme à toute épreuve, ta force d'affronter la vie, ton courage… Alors que je ne voyais que tes défauts avant qu'on aille à la plage.
«- Pourquoi ne me l'avoir dit que l'an dernier au parc avec notre presque premier rendez-vous?
«- Parce que je n'étais pas prêt à admettre que tu me plaisais et parce que je voulais voir de quoi tu étais capable Ha-Ni. Tu as une mauvaise image de toi et tu doutes sans cesse de tout à commencer par tes capacités. J'avais besoin que tu te prouves que tu pouvais réussir à l'université. Que tu n'étais peut-être pas aussi intelligente ou belle que Hae-Ra mais que tu n'étais pas une idiote pour autant.
«- Si j'étais si intelligente, j'aurais pu intégrer une meilleure université.
«- Ce n'est pas une question d'intelligence mais de volonté. Regarde de quoi tu as été capable en une semaine au lycée? Tu es passée d'avant-dernière à cinquième meilleure élève. Tu as appris le tennis en une semaine et tu as gagné dès ton second match en double. Tu as les capacités pour être au moins aussi douée que Hae-Ra, il ne te reste qu'à te le prouver.
«- Mais je ne serais jamais aussi belle, marmonne-t-elle en plongeant le nez dans son livre.
«- C'est vrai, tu ne seras jamais comme elle puisque tu n'es pas elle. Mais si son visage est agréable à regarder, c'est contempler le tien qui accélère mon cœur. C'est ton sourire qui me fait sourire et ton rire qui me rend heureux… Je n'ai jamais eu envie de faire rire Hae-Ra alors que toi… Je me suis senti comme le vainqueur d'un tournoi de Taekwondo la première fois où j'ai réussi à te faire rire.
Elle relève le nez surprise et me fixe avant de sourire. Je l'imite sans pouvoir m'en empêcher puis je retourne à mon livre. Quand je lève les yeux, c'est pour noter qu'elle a fait la même chose et je souris une nouvelle fois avant de me concentrer sur ce que je lis. Même si mon portable sonne peu après. Je grimace en notant que c'est mon rappel pour qu'on ait le temps de nous préparer avant d'aller travailler. Ce soir, nous faisons la fermeture et on a intérêt à pouvoir tenir jusqu'à minuit sans avoir faim. Je ferme donc mon livre et prépare le dîner. Ha-Ni m'aide rapidement, elle fait un excellent sous-chef et vingt minutes plus tard, on mange en discutant de la rentrée qui est la semaine prochaine. Elle a hâte de rencontrer ses nouveaux camarades et je souris quand elle m'avoue avoir peur de ne pas réussir à se faire de nouveaux amis.
«- Toi? Il t'a fallu une seule journée pour te mettre Kyung-Soo dans la poche. Pareil pour certains de mes amis en médecine. Je ne me fais pas de soucis sur ce point… Je m'inquiète davantage de te savoir armée d'une aiguille.
«- Hey, se vexe-t-elle. Que veux-tu dire par là?
«- Rien Ha-Ni-a, je souris. Je ne voudrais pas d'un vaccin nocturne.
Elle me fixe méchamment puis sourit en voyant que je ne suis pas vraiment sérieux. Une fois détendue, elle mange puis se prépare pour aller travailler. Pourtant, je vois à ses sourcils froncés que quelque chose la tracasse et une fois qu'on est en route pour le restaurant, je décide de l'interroger. Elle soupire et s'arrête pour me fixer une longue avant de se remettre à marcher.
«- Je me demandais simplement pourquoi… Pourquoi as-tu déclaré notre mariage si vite? Tu m'avais dit que tu attendrais que j'intègre la formation d'infirmière spécialisée et…
«- Je voulais simplement t'encourager à prendre tes études aux sérieux. J'avais prévu d'y aller après mes cours sans te le dire. Je comptais te prévenir quand tu intégrerais la formation.
«- Mais tu aurais continué de refuser de porter ton alliancepour que je ne le sache pas? Mais alors pourquoi as-tu décidé de la porter, me demande-t-elle quand je hoche la tête.
«- Pour rappeler à Hae-Ra que j'étais marié. Qu'elle cesse d'espérer en vain et pour te tranquilliser.
Elle me fixe surpris et je lui raconte les conversations avec mon amie, mais aussi ses gestes ambiguës. Je devais lui rappeler que je n'étais plus disponible. On arrive trop rapidement au restaurant et je profite qu'on est seul devant les portes des vestiaires pour lui voler un baiser avant d'aller me changer. Quand je rejoins la salle, je salue Park Joon-Ho et So Haw-Sin mes deux collègues pour ce soir. Je souris dès que j'entends la voix de mon épouse et tourne légèrement la tête pour voir qu'elle sourit heureuse. Elle salue Jang Eun-Soo et Seo Min-Su ainsi que Park Joon-Ho puis rejoint son poste libérant Choi Il-Hyun qui quitte le restaurant peu après.
A plusieurs reprises, je croise le regard de mon épouse qui me sourit à chaque fois et je grogne quand je vois le type de l'autre fois entrer. Il sourit franchement en voyant que Ha-Ni est présente et discute quelques instants avec elle avant de les inviter à la suivre. Elle les installe dans ma zone de travail et sourit en croisant mon regard avant de reprendre son poste au moment où un couple entre. Mes tables étant toutes prises, je la laisse installer le couple à une table de So Haw-Sin et je prends la commande des quatre jeunes hommes que je transmets en cuisine. Comme je n'ai rien à faire en attendant, je rejoins mon épouse et lui souris.
«- Que dirais-tu si ce week-end, on quittait Séoul?
«- Pour aller où? Incheon? Busan?
«- Je pensais plutôt à Gyongsanbuk-do. J'ai de bons souvenirs dans ce village et… Je reviens, j'ajoute en voyant une table m'appeler.
Elle hoche la tête alors que je souris en voyant son regard briller de joie et je rejoins la table d'un couple qui commande deux thés verts. Je leur promets de leur apporter rapidement et transmets en cuisine avant de récupérer la commande des étudiants que je leur apporte. Tandis que je les sers, l'étudiant en infirmerie m'interroge pour savoir si je suis ami avec Ha-Ni. Je souris et lui assure que toute l'équipe s'entend bien. Je sourcille quand il me demande si je peux transmettre un mot à Ha-Ni et je hoche la tête curieux. Je prends l'origami que je donne à mon épouse en lui précisant de qui il vient puis je vais chercher mes deux thés verts tout en me demandant ce qui est écrit sur le papier. Seulement je ne peux pas aller l'interroger devant eux, ils trouveraient ça étrange. J'attends donc la fin de notre service et une fois le restaurant propre, on va se changer puis on rentre à la lui pose la question curieux et jaloux naturellement.
«- Il a simplement écrit qu'il me trouvait très jolie et que je devrais sourire beaucoup plus souvent. Parce que j'étais plus belle ainsi.
«- Vais-je devoir lui rappeler que tu es une femme mariée?
«- Il le sait. Il l'a même regretté quand ils sont venus payer. En attendant son tour, il est venu pour discuter avec moi puisque je n'avais plus rien à faire. Il est en infirmerie mais il est presque certain qu'il va redoubler sa première année. Il était trop occupé à se trouver une petite amie pour écouter les cours selon lui.
«- Il t'a raconté sa vie. C'est bien, dis-je jaloux.
«- Baek Seung-Jo es-tu jaloux?
«- Non, dis-je un peu trop rapidement.
«- C'est trop mignon, pouffe-t-elle en s'accrochant à mon bras.
Je songe à me dégager seulement elle semble heureuse et je la laisse faire jusqu'à l'appartement. Il est minuit passé et je la laisse se laver la première avant d'y aller juste après. La journée a été trop longue et quand je vais me coucher, je note que mon épouse dort déjà. J'embrasse son front et l'attire dans mes bras pour m'endormir ravi de savoir qu'elle est d'accord pour aller voir sa mère et sa grand-mère.
…
Et voilà encore un chapitre de terminer. Qu'en avez-vous penser ? De Ha-Ni qui réussit son examen pour entrer en infirmerie ? (Oui je sais le terme est étrange mais bon) De leur quotidien ? Des projets de Seung-Jo qui réalise les rêves de son épouse ? Epouse à qui il parle franchement de ce qu'il ressent (enfin) ? Comme vous le voyez on arrive à la fin du "drama" mais rassurez-vos, ce n'est pas terminer pour autant !
Miss Tagada (L)
