L'univers de Harry Potter est la propriété de J.K Rowling.


8:30

Le brouhaha qui régnait dans l'hémicycle était carastéristique aux rassemblemnts du CIS, Alastor Maugrey, qui se tenait assis, son dossier en main attendait que tout le monde s'installe. Les dignitaires des différents pays installés scrutaient Maugrey, qui semblait plus déterminé que jamais.

8h45

Les derniers murmures se dissipèrent tandis que Maugrey, avec une précision rigoureuse, ouvrait son dossier et le feuilletait, jetant un coup d'œil aux documents préparés depuis des semaines.

D'un simple geste, il lança un Sonorus, amplifiant sa voix de manière autoritaire mais mesurée, avant de se lever.

« Messieurs, mesdames, » commença-t-il, la gravité de ses mots résonnant à travers l'hémicycle. « Aujourd'hui, je suis ici pour vous révéler la vérité sur l'une des organisations criminelles les plus puissantes, mais aussi les plus discrètes du monde magique : Dionysos. Une organisation qui a étendu ses tentacules à travers les continents, mais qui, étrangement, demeure ignorée par de nombreux ministères. »

Il fit une pause, son regard balayant la salle. Il était évident que les dignitaires n'étaient pas prêts à entendre ce qu'il s'apprêtait à dire.

« Dionysos n'est pas seulement un cartel de drogue. C'est une organisation mondiale aux ramifications multiples, spécialisée dans le trafic de substances magiques interdites, la traite d'êtres humains et l'assassinat ciblé de ceux qui se dressent sur son chemin. Mais ce n'est pas tout. Leur influence s'étend bien au-delà de ces crimes. Ils ont infiltré des institutions gouvernementales dans plusieurs pays. Et, en Colombie, leur emprise est totale. »

D'un geste de baguette, Maugrey fit apparaître une immense carte, flottant au-dessus de l'hémicycle, avec un point lumineux marquant une enclave mystérieuse entre la Colombie et le Brésil.

Les regards des dignitaires se croisèrent, visiblement perdus. Maugrey laissa planer un silence, scrutant les visages confus. Il reprit :

« Cette enclave, mesdames et messieurs, est le bastions de Dionysos. En Colombie, en l'absence de ministère, aucun sorcier n'a jamais pu empêcher leur implantation. Cette enclave est leur centre névralgique depuis des siècles. »

Il fit un autre geste, et des parchemins apparaissent instantanément dans les mains des dignitaires. Maugrey expliqua avec calme :

« Sur ces documents, vous trouverez les noms des hauts responsables politiques et sorciers disparus. Ces individus sont tous liés, de près ou de loin, à Dionysos. Ces preuves sont irréfutables. »

Un brouhaha s'éleva aussitôt dans l'hémicycle, des murmures et des exclamations d'incrédulité se propageant parmi les dignitaires, chacun feuilletant les parchemins avec une précipitation nerveuse. L'un après l'autre, ils prenaient conscience que l'étendue de la corruption semblait toucher les plus hautes sphères.

Alors que le tumulte s'intensifiait, Maugrey, impassible, fit un autre geste de baguette. Cette fois-ci, les parchemins contenant des preuves sur l'ONG, l'Organisation pour la Neutralisation et la Guerre magique, apparurent devant les membres de l'hémicycle.

« Et voici, » dit-il d'un ton grave, « les preuves de l'existence de l'ONG, une organisation secrète qui semble vouloir neutraliser ces complices. » Il laissa un instant de silence. « Ces gens, sous couvert de justice, semblent prêts à tout pour faire disparaître les complices de Dionysos, et ce, sans distinction. »

Le brouhaha se fit à nouveau entendre, cette fois plus intense encore. Maugrey attendit patiemment que le calme revienne, son regard perçant les yeux des dignitaires les plus ébranlés.

Enfin, après quelques instants, un dignitaire se leva. C'était le représentant du MACUSA, son visage fermé, ses yeux perçant Maugrey de son regard acéré.

« Et vous, dans votre enquête, avez-vous découvert qui est à l'origine de cette organisation ? » demanda-t-il d'une voix forte, le ton chargé d'une curiosité presque menaçante.

9:00

À peine le mot "organisation" avait-il quitté les lèvres du dignitaire qu'une lueur soudaine envahit la salle. L'immense miroir télémagique suspendu au mur derrière Maugrey s'allumèrent brusquement, provoquant un silence immédiat dans la pièce. Un frisson parcourut l'ensemble des présents. La télévision magique, de taille imposante, ne s'allumait que lors des annonces officielles internationales, et chacun savait que ce genre de diffusion ne pouvait se faire qu'à la demande d'un dirigeant.

Le regard de Maugrey se fit plus acéré, ses yeux fixés sur l'écran derrière lui. La tension monta d'un cran, et avant qu'il ne puisse répondre à la question du représentant du MACUSA, l'image sur la télé magique se clarifia lentement…

Lord Black apparut à l'écran. Il était assis derrière son bureau au ministère de la Magie britannique, son regard froid et calculateur fixé droit devant lui. Un frisson parcourut la salle.


La maison des Weasley était en effervescence ce matin-là, l'air chargé d'une énergie joyeuse et de rires enthousiastes. La famille Weasley s'était réunie dans la salle à manger, chacun se préparant pour la grande conférence ministérielle, mais à leur manière. Il était 8h55, et les rires résonnaient, le temps semblait se suspendre dans cette maison colorée, pleine de vie et d'objets farfelus.

Arthur, l'air un peu trop sérieux pour une occasion comme celle-ci, ajustait un miroir télémagique dans le coin de la pièce. « Bon, je crois que c'est tout. » Il se tourna vers les autres. « Vous êtes tous prêts à entendre ce qu'ils ont à dire, non ? »

Molly, qui s'affairait autour de la table en préparant des gâteaux, lança avec un sourire : « On ne sait jamais, Arthur. Peut-être qu'ils vont annoncer une réforme magique concernant les balais volants ! » Elle rit doucement, mais l'excitation était palpable dans ses yeux.

Ginny, assise à côté de son frère Ron, feuilletait un journal, son visage concentré avant de lever les yeux vers lui. « Dis, tu crois que ça va vraiment être aussi excitant que ce qu'on attendait ? Je veux dire, les discussions sur les réformes ont toujours un peu cet air... ennuyeux. »

Ron, les pieds sur la table, hocha la tête tout en grignotant une biscotte. « Ah, je suis sûr qu'on va passer un moment mémorable. Je parie que ça va être encore plus captivant que les derniers trucs sur l'interdiction des balais à hydrogène ! »

Le bruit de la porte qui s'ouvrait fit sursauter tout le monde. Fred et George entraient en trombe, les visages illuminés par une joie contagieuse. « Eh bien, eh bien, la famille ! Qui aurait cru qu'un matin aussi banal finirait par être aussi... excitant ? » Fred lança à la volée. « Vous avez branché le miroir ? Parce qu'on ne veut pas manquer le spectacle. »

Leurs rires se mêlèrent à ceux de la famille. Percy, plus sérieux comme à son habitude, s'éclaircit la voix : « Vous feriez bien de ne pas prendre cette conférence à la légère. Il est possible qu'une grande annonce soit faite. »

Mais avant que l'argument de Percy ne devienne trop solennel, Ron fit une grimace exagérée. « Sérieusement, Percy ? Je suis sûr qu'il s'agit juste d'une grosse mise en scène. Pas de quoi faire tout un plat. »

À l'arrière de la salle, Bill et Charlie, les aînés, entrèrent à leur tour. Ils étaient déjà en train de discuter des événements à venir.

Les horloges indiquaient désormais 8h58. « Bon, ça ne devrait plus tarder », annonça Arthur en se tournant vers la fenêtre, observant les rayons du soleil. Les enfants, se regroupant autour du miroir télémagique, s'assirent tous en tailleur, et l'excitation monta d'un cran. Ron, toujours à moitié distrait, se tourna vers Ginny et murmura : « Tu paries qu'on va encore entendre parler de ce Lord Black ?»

Elle lui sourit et haussant les épaules. « Peut-être, mais j'espère qu'on aura des nouvelles plus intéressantes cette fois. »

Soudain, le miroir s'éclaira, un silence envahit la pièce, et tous les regards se tournèrent vers l'écran. L'instant tant attendu était enfin arrivé.

Le miroir télémagique crépita un instant, puis l'image de Lord Black apparut, l'air implacable, assis dans son bureau au ministère de la Magie britannique. Le contraste était frappant : son visage pâle et implacable, mais ses yeux vairons trahissaient une détermination sans faille. Il portait une tenue sobre, mais son apparence imposait une certaine solennité. Derrière lui, les drapeaux du ministère flottaient silencieusement.

La voix de Lord Black résonna dans chaque foyer, chaque salle, chaque espace où le miroir était connecté. Elle était ferme, mesurée, mais tranchante comme une épée.

« Sorciers et Sorcières du Noble Monde Magique, j'ai décidé de m'adresser à vous à un moment où la sécurité de notre monde magique est en grave danger. Ces derniers mois, les autorités britanniques ont surveillé, scruté et recueilli des informations concernant une organisation secrète aux ramifications mondiales. Cette organisation, connue sous le nom de Dionysos, a pénétré des sociétés magiques sur tous les continents. Son objectif est clair : déstabiliser l'ordre magique international et, plus grave encore, perturber l'équilibre qui protège notre civilisation. »

« Dionysos, une organisation criminelle impliquée dans le trafic de substances magiques interdites, a déjà mené des opérations de manipulation et de corruption de certaines figures politiques de notre monde magique. Mais leur menace ne s'arrête pas là. Leur influence a infiltré nos plus hautes sphères, et leurs activités clandestines sont une menace directe pour la sécurité des sorciers britanniques. Les ramifications de cette organisation risquent de compromettre notre stabilité à un point tel que nous ne pouvons plus rester inactifs. »

Il marqua une pause, comme pour laisser ses mots s'imprégner dans l'esprit de ses auditeurs. À cet instant, il fit un geste discret de la main, et une carte géographique de la région entre la Colombie et le Brésil apparut derrière lui, illuminant l'écran. Le regard de Lord Black se fit plus perçant.

« Nous avons identifié un bastion majeur de Dionysos caché entre la Colombie et le Brésil, un territoire où le ministère magique n'a jamais eu d'autorité. C'est là que se trouve leur centre de contrôle pour la distribution de leur substance magique, un poison qui affecte non seulement la santé des sorciers, mais qui met en danger leurs vies. À ce titre, conformément à la législation sorcière internationale, j'ai ordonné une intervention directe de nos forces d'élite magiques pour démanteler cette organisation une fois pour toutes. »

Le miroir zooma sur son visage déterminé. Il se redressa à nouveau, son regard perçant fixant l'objectif, comme pour sonder l'âme de chaque spectateur.

« En vertu des droits conférés par la Charte Internationale des Droit Magiques, et en raison du danger que cette organisation représente pour nos communautés, le ministère magique britannique a le droit, et même le devoir, d'agir au nom de l'ensemble des sorciers. Nous ne permettrons pas à Dionysos de continuer ses activités sans réponse. »

Il attendit un instant, le silence dans la pièce semblant s'intensifier.

« Je m'adresse maintenant au ministère magique brésilien, en particulier aux autorités locales : je vous demande expressément de ne pas intervenir dans cette opération. Nous avons les moyens nécessaires pour mener cette mission à bien et pour assurer la sécurité de tous, sorciers et Moldus, dans cette région. Votre coopération implicite est cruciale pour garantir que nos forces n'entrent pas en conflit avec les vôtres. »

Il marqua une nouvelle pause, comme pour donner du poids à ses paroles, avant de conclure :

« Dionysos doit être démantelé. Cette opération, menée sous le commandement des Aurors, ne tolérera aucune entrave. Le ministère magique britannique s'assure de la sécurité de tous ses citoyens, et plus encore de la sécurité internationale de notre communauté magique. »

Lord Black fixa la caméra un instant, ses yeux empreints de l'inflexible autorité qu'il incarnait, puis il conclut sur une note glaciale : « Nous vaincrerons. »

À cet instant, le télé-miroir s'éteignit brusquement.

Chez les Weasley, un silence stupéfait envahit la pièce. Les enfants, les yeux écarquillés, échangeaient des regards incrédules. Arthur, la bouche ouverte, se tourna lentement vers sa famille, une expression d'incompréhension sur le visage.

Fred, un peu plus pragmatique, se leva en fronçant les sourcils. « Ce n'est pas le genre de nouvelles qu'on attendait en famille, ça c'est sûr... »

Percy, une moue sur le visage, ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur les implications politiques. « Lord Black prend des risques. En outre, une telle action pourrait avoir des répercussions à l'échelle internationale. »


Le silence qui suivit la disparition de l'image de Lord Black dans l'immense hémicycle du Congrès International des Sorciers était aussi lourd qu'un orage prêt à éclater. Les dignitaires des différentes nations magiques restaient figés, les regards égarés, leurs esprits à peine capables de traiter l'ampleur de l'annonce qui venait de leur être infligée. L'écho de la voix autoritaire de Lord Black semblait résonner encore dans leurs têtes, chaque mot une déclaration de guerre, chaque phrase une mise en scène politique d'une ampleur inédite.

Certains membres du CIS se tenaient les mains crispées sur les accoudoirs de leurs fauteuils, tandis que d'autres échangeaient des regards furtifs, mais personne ne semblait oser prendre la parole. Le murmure de l'assemblée s'était soudainement éteint, les chuchotements se sont évanouis comme par magie, laissés place à une tension presque palpable.

Le ministre français, un homme dont la réputation de finesse diplomatique n'était plus à faire, secouait la tête avec un air déconcerté. Le ministre allemand, lui, avait un sourcil froncé, comme s'il avait du mal à assimiler que le ministère britannique osait s'immiscer dans les affaires d'un autre pays, surtout avec un conflit aussi direct. Le MACUSA, jusque-là en retrait, semblait choqué, et la représentante de l'Australie ajusta ses lunettes sans prononcer un mot, comme pour se donner l'air plus rationnel face à une situation hors de son contrôle.

Maugrey Fol-Oeil, assis au centre de la salle, observait la scène avec un regard froid et calculateur. La lumière de l'aube se reflétait sur sa lunette métallique, un éclat presque morne dans son expression. Il n'avait pas bougé depuis que Lord Black avait disparu de l'écran. Ses pensées tournaient en boucle, cherchant à démêler la toile de cette annonce, à comprendre si ce qui venait d'être révélé pouvait être un coup stratégique ou un geste irréfléchi. Mais une chose était certaine : Lord Black venait de franchir une ligne, et il était désormais impossible de revenir en arrière.

Les premières voix se firent entendre. Le ministre russe, d'un ton calme mais tranchant, posa la question qui brûlait toutes les lèvres : « Et si Dionysos n'était qu'une partie de la toile, et non son centre ? Quelle garantie avons-nous que l'Empire britannique cherche réellement à protéger l'ordre magique et non à l'imposer sous sa domination ? »

Un murmure parcourut la salle. D'autres questions suivirent, de plus en plus pressantes. Les ministres d'Amérique du Sud, surtout, se montraient inquiétés, leurs pays étant directement touchés par l'opération. « Le Brésil a-t-il été consulté ? », se demanda le ministre de l'Argentine, inquiet de voir le gouvernement britannique prendre de telles initiatives sans concertation préalable.

Le dignitaire britannique, présent parmi les représentants du Royaume-Uni, se leva pour prendre la parole. D'un ton mesuré mais ferme, il tenta de calmer les esprits. « Nous comprenons la gravité de cette situation. Les autorités britanniques ont agi dans l'intérêt de tous les sorciers, conformément à la législation internationale.»

Pendant ce temps, les représentants des petites nations, qui jusque-là étaient restés en retrait, commencèrent à murmurer entre eux, perplexes. L'Islande, représentée par un vieux sorcier aux cheveux argentés, se tourna vers ses voisins et fit un signe d'impuissance. La scène devenait une véritable chambre de jugement, où les différents pays s'étaient soudainement trouvés face à un choix : soutenir Lord Black dans cette offensive ou prendre des mesures pour punir l'Angleterre Magique.

Le silence se fit de plus en plus lourd, une sorte de préface avant que les forces et les alliances n'émergent au grand jour. La tension était palpable, chaque membre du CIS réalisant qu'aucun pays ne pourrait désormais rester spectateur. La décision de Lord Black allait forcément entraîner une réponse, et la scène était prête à se jouer.

Au centre de la salle, les regards s'étaient tournés vers Maugrey, qui, de sa position centrale, scrutait les réactions des ministres. Son visage était indéchiffrable, mais ses yeux brillaient d'une lueur stratégique. Il savait que cette réunion venait de prendre une toute autre dimension. Une dimension dans laquelle les grandes puissances du monde magique se positionneraient, et où toutes les options étaient désormais sur la table.

Un fracas de voix s'éleva à nouveau, secouant l'air comme une onde de choc. Le CIS venait de perdre sa tranquillité.


Maugrey, assis au centre de l'hémicycle, observait la tempête qui venait de se déchaîner après l'annonce de Lord Black. Les regards des dignitaires convergeaient vers lui, certains avec des questions muettes, d'autres, comme le ministre de l'Argentine, cherchant des explications supplémentaires. Une pression de plus en plus forte pesait sur lui, un mélange d'excitation et de danger. C'était son moment, mais était-il encore le bon pour révéler ce qu'il savait sur Lord Black et les disparitions ?

Le regard de Maugrey, froid et impénétrable, se tourna lentement vers les dignitaires britannique, et plus particulièrement vers Lucius Malefoy qui l'observait avec une attention palpable. Si Maugrey se lançait dans la révélation de l'implication de Lord Black dans les disparitions mystérieuses, il risquait de mettre en péril l'opération en cours. Cela risquait aussi de provoquer une guerre ouverte avec ceux qui soutenaient Black, et d'isoler la Grande-Bretagne dans le monde magique. La scène politique était désormais en train de se transformer en un jeu d'échecs géant, où chaque mouvement pouvait avoir des conséquences catastrophiques.

De plus, Maugrey savait que tout avait changé avec l'annonce de l'offensive contre Dionysos. L'organisation criminelle était désormais sur le point d'être démantelée, et l'implication de Black dans cette entreprise, même si elle soulevait des questions éthiques et morales, devenait presque secondaire face à la situation urgente et cruciale. La priorité était de neutraliser Dionysos, et les implications de Lord Black, bien qu'importantes, pouvaient être mises en suspens pour l'instant.

Cependant, il savait qu'il ne pouvait pas rester silencieux éternellement. Les preuves qu'il détenait sur l'ONG et les disparitions étaient bien trop lourdes pour être ignorées. Mais, dans l'état actuel des choses, il n'était plus certain de pouvoir les utiliser sans que cela nuise à son objectif initial. Révéler maintenant que Lord Black était derrière ces disparitions pourrait alimenter les rumeurs, semer la confusion, et peut-être même servir les intérêts de Dionysos en divisant les forces de la communauté magique.

Maugrey tourna son regard vers l'immense carte qui trônait au centre de la salle, un peu comme une stratégie militaire étendue sous ses yeux. Les chemins qu'il pourrait emprunter à présent étaient bien plus complexes. Chaque parole prononcée ici pourrait enflammer la situation, soit pour le bien, soit pour le mal.

Il se leva lentement, son visage de fer cachant une profonde réflexion. L'heure n'était pas encore venue pour tout révéler. Ses paroles sur Dionysos avaient eu l'effet recherché : l'unité contre un ennemi commun. Mais Lord Black n'était pas encore l'ennemi immédiat de tous.

D'un geste tranquille mais déterminé, Maugrey attrapa une nouvelle pile de parchemins, les faisant circuler entre les membres du CIS, les invitant à se concentrer sur l'objectif à venir : la destruction de Dionysos et l'offensive qui allait suivre. Il posa son regard sur l'assemblée, un léger sourire en coin, presque imperceptible.

« Il est temps de nous concentrer sur le problème devant nous, mesdames et messieurs. Nous avons un ennemi à abattre, et toute autre discussion pourrait nous faire perdre cette bataille. Pour l'instant, la priorité est la sécurité magique mondiale. »

Il s'assit de nouveau, la tension de la pièce se dissipant légèrement alors que l'attention se reportait sur le problème immédiat. Mais dans son esprit, Maugrey savait que ce moment finirait par revenir. Lord Black ne pourrait pas être ignoré éternellement. Le secret de ses machinations finirait par être révélé… mais pas aujourd'hui.

Pas tant que la guerre contre Dionysos serait en cours.

Maugrey savait qu'il devait jouer ses cartes avec prudence.