Bonjour à tous !

Je suis de retour avec une nouvelle histoire.

N'hésitez pas à me donner vos avis, vos retours sont toujours les bienvenus !

à bientôt ! Ophélie :)


Chapitre 1: "Vicodin, Whisky et compagnie"

La nuit était tombée depuis un moment lorsque la voiture de Foreman s'éloigna lentement de l'immeuble de House. Cameron, assise à l'arrière, fixait distraitement la route quand une sensation désagréable la prit à la gorge. Un détail lui échappait. Elle glissa une main dans la poche de son manteau et son cœur rata un battement. Ses clés.

— Merde…

Chase, assis à l'avant, se tourna vers elle.

— Quoi ?

— J'ai oublié mes clés chez House… et mes gants.

Elle soupira en secouant la tête, agacée contre elle-même. Elle n'avait même pas fait attention en sortant. Trop secouée par la révélation de House sur ses motivations à aller à Boston, elle avait tout simplement laissé ses affaires dans l'entrée.

— Fais demi-tour, dit-elle à Foreman.

— Sérieusement ?

— Tu veux que je fasse comment pour rentrer chez moi en pleine nuit sans mes clés ? Dépose moi là-bas, je prendrai un taxi après.

Foreman grogna quelque chose d'incompréhensible mais fit demi-tour. Quelques minutes plus tard, la voiture s'arrêta devant l'immeuble de House. Cameron ouvrit la portière.

— Ne m'attendez pas.

— Si on a pas de nouvelle de toi d'ici heure par sms, on appelle une équipe du SWAT, plaisanta Chase.

Elle lui adressa un sourire crispé avant de claquer la portière et de se diriger vers la porte de House. Elle frappa deux coups secs. Une seconde. Deux. Puis la porte s'ouvrit brutalement sur un House visiblement peu ravi.

— Quoi encore ?!

Cameron le poussa légèrement sur le côté pour entrer.

— Ravi de voir que les bonnes manières se perdent…

Elle traversa le vestibule et repéra ses gants et ses clés sur la table. Elle les attrapa, puis fit volte-face vers House.

— C'est bon, vous pouvez repartir.

Elle hésita une seconde, les yeux rivés sur lui. Quelque chose dans son attitude… Son corps semblait tendu, plus que d'habitude. Et ce n'était pas seulement l'agacement, ni son plan qui avait foiré. Elle baissa les yeux vers sa jambe.

— Vous avez mal.

Il leva les yeux au ciel.

— Merci, quelle perspicacité.

— House…

— Quoi ? Vous avez retrouvé vos clés, qu'est ce que vous foutez encore là?

Elle s'avança d'un pas, son regard accroché au sien.

— Je veux juste comprendre votre démarche… Pourquoi Boston ? Pourquoi vous avez fait tout ça ?

Il la fixa un instant, les mâchoires serrées. Puis il haussa les épaules.

— A votre avis? J'ai mal voilà pourquoi! Pas seulement de temps en temps. En permanence. Boston m'offrait une chance de stopper ça.

Elle fronça les sourcils.

— Ce protocole est réservé aux patients en fin de vie House… Vous vouliez vraiment vous infliger ça ?

Il lâcha un rire sans joie.

— C'est ça ou bouffer des cachets jusqu'à ce que mon foie explose. Vous avez mieux à proposer?

Il attrapa un flacon de vicodin posait prêt de lui et s'enfila deux cachets.

Un silence s'installa. Cameron sentait son cœur battre plus vite.

— House…

Elle hésita, puis posa doucement une main sur son bras. Il ne la repoussa pas. Il ne bougea même pas.

— Ce que vous avez fait...Cette démarche c'était suicidaire.

Son regard s'assombrit, et il détourna les yeux.

— Tout le monde doit mourir un jour alors qu'est ce que ça peut faire?

Elle le fixa, cherchant à capter quelque chose en lui, une faille, un fragment de vérité qu'il ne laissait jamais transparaître. Il faisait toujours semblant. Mais pas ce soir.

— Vous dites ça, mais vous êtes toujours là.

Il laissa échapper un rire amer.

Elle s'approcha encore, réduisant la distance entre eux. Elle n'était plus sûre de ce qu'elle faisait. Mais une chose était certaine : elle ne pouvait pas le laisser dans cet état.

— On peut vous aider.

Il releva soudainement les yeux vers elle, un sourire narquois effleurant ses lèvres, teinté d'un éclat à la fois amusé et indéchiffrable.

— J'ai besoin d'un verre devant autant de naïveté, marmonna-t-il en se détournant.

Elle le laissa faire, sachant que, pour une fois, il n'avait pas trouvé d'échappatoire immédiate mais une chose était sûre : elle n'avait pas fini de creuser sous ses sarcasmes.

Cameron le regarda s'éloigner et attraper une bouteille de whisky sur l'étagère. Il se servit un verre sans un mot, l'expression fermée. Elle ne le quittait pas des yeux. Il s'enfila deux nouveaux cachets de Vicodin et se servie un whisky.

— Parce que mélanger l'alcool et les médicaments s'est une solution? lâcha-t-elle, bras croisés.

House haussa les épaules et avala une gorgée.

— Ça aide.

— Non, ça vous détruit.

Il ricana, un rire sec, sans amusement.

— Ah… Voilà la grande leçon de morale. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse, hein ? De la méditation ? Du yoga ?

Il s'appuya contre le comptoir, fit tourner son verre entre ses doigts avant de lever les yeux vers elle, un éclat ironique dans le regard.

— Enfin, si… Il y a bien quelque chose d'autre. Déclencher une autre douleur.

Cameron plissa légèrement les yeux et sentit son estomac se contracter. Elle savait où il voulait en venir.

— Se faire une belle entaille bien placée.

Cameron prit les devant et répondit à sa place

—Ça libère des endorphines, juste assez pour avoir un moment de répit. Je sais tout ça House j'étais là pour vous soigner quand vous avez fait cette connerie.

Cameron serra les poings. Son regard s'attarda sur son bras, comme si elle pouvait encore voir, sous la manche de sa chemise, la cicatrice de cette nuit où il s'était infligé ça car il souffrait trop et n'avait plus de vicodin.

House eut un sourire fugace, à peine perceptible, avant de lever son verre comme pour porter un toast.

— Oh il y a ça, et le sexe.

Elle haussa un sourcil, sans ciller.

— La solution finale serait que je me taillade tout en ayant une prostituée de préférence suédoise au-dessus de moi en permanence. Alors là oui peut être que là je pourrais vivre normalement.

Il la fixa, attendant une réaction. Une grimace, un froncement de sourcils, une exaspération. N'importe quoi qui lui donnerait l'occasion de la provoquer davantage. Mais Cameron ne détourna pas le regard.

Elle s'avança d'un pas. Juste assez pour réduire la distance entre eux.

— Ok

House ne bougea pas.

Il la regardait avancer vers lui, lentement, comme si chaque pas était calculé. Tout en elle indiquait la suite. Sa posture, son regard, cette façon qu'elle avait de ne pas détourner les yeux.

La veille déjà, elle avait déjà joué à ce jeu dangereux. Elle l'avait embrassé, osé défier ses barrières sous couvert de médecine, cherchant quelques gouttes de son sang avec une audace qui l'avait surpris autant que troublé.

Elle lui avait dit qu'il embrassait bien. D'un ton presque léger, mais il avait vu cette lueur fugace dans son regard, ce petit quelque chose qui lui avait échappé avant qu'elle ne détourne les yeux.

Il avait répondu avec sa désinvolture habituelle : Oh, mais je ne voulais pas que vous mouriez sans connaître ça.

C'était une boutade entre eux. Un écran de fumée. Mais il n'était pas idiot. Ce baiser avait laissé des traces. Sur elle. Sur lui.

Et peut-être qu'au fond, il y avait eu un goût de trop peu.

Cameron s'arrêta juste devant lui, si près qu'il pouvait sentir son parfum, un mélange subtil de jasmin et d'adrénaline.

— Hier, vous m'avez dit que je n'avais pas besoin de mon aiguillon pour un échantillon de sperme. Alors allons y.

Sa voix était douce, mais il y avait autre chose dessous. Quelque chose de plus incisif.

House haussa un sourcil, mais ne répondit pas. Il laissa juste son regard dériver sur elle, curieux, attentif.

Cameron ne le quitta pas des yeux. Lentement, elle glissa ses mains jusqu'au cordon de son bas de pyjama et le défit , méthodiquement.

— Vous n'avez pas de neurosyphilis ni de gomme syphilitique au cerveau, continua-t-elle. Du moins je l'espère, ce qui veut dire que tout est au vert.

Sa voix était à peine un murmure à présent.

House sentit son souffle ralentir. Son cerveau tournait à toute vitesse, tentant d'analyser ce qui se passait, de décoder la scène comme il l'aurait fait avec n'importe quel symptôme. Mais il n'y avait rien à diagnostiquer ici.

Juste une femme qui refusait de reculer.

Juste une tentation qu'il n'avait pas anticipée.

Il aurait pu l'arrêter. L'envoyer balader avec une réplique bien placée, une moquerie bien sentie. Mais il n'en fit rien.

Parce que, il voulait voir jusqu'où elle irait.

Et peut-être… Jusqu'où lui-même était prêt à aller.

House ne bougea toujours pas. Il la regardait faire, impassible en apparence, mais son corps était tendu. Cameron sentait l'électricité dans l'air, ce moment fragile qui pouvait basculer d'un côté comme de l'autre.

Elle laissa ses doigts effleurer le cordon défait, avant de redresser la tête vers lui.

— Toujours rien à dire ? murmura-t-elle.

House cligna des yeux, comme s'il sortait d'une transe. Un sourire narquois étira brièvement ses lèvres, mais il n'atteignit pas son regard.

— J'attends de voir jusqu'où ira cette démonstration de témérité.

Sa voix était rauque, plus basse que d'habitude.

Cameron ne répondit pas. Elle aurait pu, elle avait toujours une répartie prête lorsqu'il tentait de la déstabiliser. Mais ce soir, il n'était pas question de mots.

Elle posa une main sur son torse.

House ne recula pas, mais son souffle changea imperceptiblement. Un infime tremblement sous ses côtes, presque imperceptible. Pourtant, elle le sentit.

— Vous cherchez quoi, exactement ? souffla-t-il.

— Je veux que vous arrêtiez de prétendre que rien ne compte, dit-elle simplement.

House ouvrit la bouche pour répondre, mais elle ne lui en laissa pas le temps. Elle franchit le dernier centimètre qui les séparait et l'embrassa.

Ce fut un choc. Brutal.

Son corps se figea un instant, comme s'il ne savait plus comment réagir. Puis, lentement, presque à contrecœur comme la veille, il répondit.

Le baiser était tout sauf tendre. Ce n'était pas une caresse, ni une consolation. C'était un défi. Une collision entre deux âmes cabossées qui ne savaient plus très bien où elles en étaient.

Et House… House la laissa faire. Juste pour voir.

Juste pour sentir, ne serait-ce qu'un instant, quelque chose de différent que sa douleur.

Le baiser s'intensifia, urgent, incontrôlé. Cameron se pressa un peu plus contre lui, sa main remontant le long de son torse, sentant sous ses doigts la chaleur de sa peau à travers le tissu fin de son t-shirt. House ne recula pas. Il répondit avec la même ardeur, ses lèvres cherchant les siennes, ses doigts s'accrochant à l'une de ses hanches, la maintenant tout contre lui.

Un frisson la parcourut. Son cœur battait violemment, et chaque seconde qui passait la faisait plonger un peu plus dans cette fièvre étrange, cette tension électrique entre eux. Elle ne réfléchissait plus, elle se laissait simplement guider.

Sa main descendit lentement, effleurant le cordon défait du pyjama de House. Ses doigts trouvèrent le tissu, hésitants, puis décidés. Elle voulut le libérer, franchir cette frontière.

Mais avant qu'elle ne puisse aller plus loin, House saisit brusquement ses poignets.

Le baiser se brisa dans un souffle court.

Cameron releva la tête, les lèvres entrouvertes, la respiration saccadée. House ne bougeait pas, son regard plongé dans le sien, mais ses doigts serraient toujours ses poignets.

— Stop.

Sa voix était rauque, basse, mais ferme.

Cameron sentit son ventre se nouer. Son souffle chaud effleurait encore ses lèvres, et pourtant, l'instant venait de se suspendre.

— Pourquoi ? murmura-t-elle, sans chercher à dégager ses mains.

House la fixa un moment, cherchant ses mots, puis il relâcha doucement sa prise. Il ne recula pas, il resta là, si proche qu'il aurait suffi d'un mouvement pour que leurs corps se retrouvent à nouveau.

— Parce que vous ne voulez pas ça. Pas vraiment.

Cameron tressaillit, ravalant un rire sans joie.

— Vous êtes en train de m'expliquer ce que je veux ?

— Je suis en train de vous éviter de faire une erreur que vous regretterez.

Elle secoua légèrement la tête, son regard brillant d'une lueur d'incompréhension et de défi.

— Vous croyez que c'est juste… une impulsion ? Que je n'y ai jamais réfléchi ?

Elle s'avança encore, réduisant la distance qu'il s'efforçait de maintenir.

— Ca fait un moment que j'y pense, vous savez. Bien plus que vous ne le pensez.

House soutint son regard, mais il ne répondit rien.

Parce qu'une part de lui savait qu'elle disait la vérité.

Et que c'était précisément pour ça qu'il devait l'arrêter maintenant.

Le silence entre eux était chargé, presque assourdissant. Cameron ne bougeait pas, son regard ancré au sien, ses poignets encore tièdes sous la pression de ses mains. House inspira lentement, comme s'il cherchait à reprendre le contrôle d'une situation qui lui échappait.

— Vous devriez partir, dit-il finalement, la voix plus basse, presque lasse.

Cameron ne bougea pas.

— Pourquoi ?

— Parce que…

— Parce que quoi? Insista Cameron les yeux plongeaient dans les siens

Il s'interrompit, cherchant ses mots, et secoua la tête comme s'il tentait de dissiper un brouillard invisible.

— Si vous restez, je ne sais pas si... Si je pourrais vous arrêter une seconde fois.

Il n'avait pas besoin de dire ce que cela impliquait. Tout était déjà là, dans l'espace ténu entre leurs corps, dans sa respiration légèrement saccadée, dans la façon dont son regard s'attardait un peu trop longtemps sur ses lèvres.

Cameron sentit un frisson lui parcourir l'échine, mais ce n'était pas de la peur.

— Et si je ne veux pas que vous m'arrêtiez ? souffla-t-elle.

House ferma brièvement les yeux, comme si la réponse qu'il redoutait venait de tomber. Lorsqu'il les rouvrit, une ombre passa sur son visage.

— C'est une idée à la con ! Vous croyez que ça va régler quoi que ce soit ?!

— Non.

Sa réponse fusa sans hésitation. Elle ne se faisait pas d'illusions, elle savait parfaitement qui était House et ce qu'il essayait de faire en la repoussant. Mais elle savait aussi ce qu'elle ressentait, ce qu'elle voulait.

— Ça ne changera rien, dit-elle d'une voix plus douce, mais peut-être que, pour une fois, pour vous ça peut être une pause. Une façon d'échapper à la douleur, de couper avec cette souffrance incessante. Et c'est aussi l'occasion d'apaiser cette tension entre nous. Une seule fois, juste pour passer à autre chose.

Un battement de silence.

House la regarda longuement, scrutant son visage comme s'il cherchait une faille, un doute. Mais il n'y en avait pas.

Il glissa sa langue sur ses lèvres, ravalant une réplique acide qui ne venait pas. Puis, lentement, il relâcha complètement ses poignets.

Un choix.

Un instant suspendu où il pouvait encore reculer.

Mais il ne bougea pas.

House eut un léger rictus, un mélange de défi et d'hésitation. Il n'était pas du genre à se poser des questions. Il fonçait, se brûlait, et trouvait toujours un moyen de rationaliser ses erreurs après coup. Mais ce soir, face à elle, il hésitait.

Elle était trop différente. Trop vraie.

— Vous avez toujours eu un faible pour les causes perdues, murmura-t-il.

Cameron s'approcha encore, jusqu'à ce que leurs souffles se mélangent.

— Je n'ai pas l'intention de vous sauver.

House arqua un sourcil, intrigué.

— Ça, c'est nouveau.

— Peut-être que je veux être là, juste avec vous.

Il la fixa, cherchant un mensonge dans son regard, un faux prétexte. Mais il n'y en avait pas.

Puis, elle combla de nouveau l'espace entre eux et l'embrassa.

Ce n'était plus une provocation, ni un test. Ce baiser-là était plus profond, plus sincère. Cameron frissonna sous la pression de ses lèvres, sa main trouvant instinctivement son torse.

House n'attendit pas plus longtemps. D'un mouvement lent mais assuré, il la poussa doucement en arrière, l'obligeant à reculer jusqu'à ce que son dos touche le mur. Il se pressa légèrement contre elle, l'enfermant sans brutalité, mais avec une intensité qui la fit frémir.

Son souffle était court, son cœur battait plus fort qu'il ne l'aurait admis.

— C'est une connerie, souffla-t-il contre ses lèvres.

— Probablement.

Elle l'embrassa à nouveau, plus profondément, et il sentit son dernier semblant d'hésitation voler en éclats.

House abandonna tout. Il laissa tomber sa canne, oubliant tout le reste.

Il voulait la sentir, la faire frissonner sous ses doigts, prendre tout ce qu'elle lui offrait sans chercher à comprendre pourquoi.

Les mains de Cameron glissèrent sur lui, l'effleurant le provoquant. House sentit un frisson lui remonter l'échine lorsqu'elle s'attarda de nouveau sur son pantalon, et il sut qu'il n'y aurait plus de retour en arrière.

Son regard brûlant se planta dans le sien, et un sourire tordu passa sur ses lèvres.

Cette fois, il ne chercha plus d'excuses.

Le baiser s'intensifia, leurs souffles se mêlant en un rythme désordonné. House sentit Cameron se presser davantage contre lui, mais quelque chose le frustrait.

Trop de barrières entre eux.

Il recula légèrement, juste assez pour la regarder. Son regard effleura son visage rougi, sa respiration saccadée, puis descendit vers son manteau encore boutonné. Un sourire moqueur effleura ses lèvres.

— Vous avez prévu de vous envoyer en l'air en restant empaquetée comme un bibendum ?

Cameron roula des yeux mais ne put retenir un sourire.

— Vous pouvez peut être m'aider ?

— S'il s'agit de rendre service...

Ses doigts trouvèrent les boutons de son manteau et, avec une lenteur calculée, il les ouvrit un à un, effleurant au passage le tissu épais qui gardait encore la fraîcheur de l'extérieur. Lorsqu'il écarta enfin les pans du manteau, il en fit glisser le poids de ses épaules, le laissant tomber sur le sol.

Cameron ne bougea pas. Elle le fixait, les lèvres entrouvertes, comme si elle tentait d'analyser si il irait jusqu'au bout.

L'air chauffé de l'appartement vint mordre sa peau, la faisant frissonner.

— Froid ?

— Pas vraiment.

Elle retira elle-même ses chaussures, envoyant valser les talons d'un mouvement de cheville habile. House l'observa, le regard brûlant, puis attrapa le bas de son pull.

— Levez les bras.

Cameron s'exécuta sans un mot. Il saisit son pull et son tee-shirt en même temps, découvrant son ventre, puis la douceur de sa peau. Lorsqu'il retira l'ensemble, il laissa ses doigts effleurer ses côtes avant de les jeter sur le canapé.

— Adepte des vêtements éparpillés?

— J'ai l'habitude que mes conquêtes s'en occupent après.

Cameron eut un rire bref, mais il s'étrangla lorsqu'il posa ses lèvres contre son cou, juste sous l'oreille. Sa barbe de quelques jours effleura sa peau, provoquant un nouveau frisson.

— House...

Il ne répondit pas. Il descendit lentement, ses mains trouvant la fermeture de son jean.

Elle aurait pu l'arrêter là. Lui dire d'attendre. Mais au lieu de ça, elle l'aida à le déboutonner, à le faire glisser le long de ses hanches. Lorsqu'il tomba à ses pieds, elle enjamba le tissu pour s'en débarrasser complètement.

Elle se tenait désormais devant lui en sous-vêtements, sa poitrine soulevée par sa respiration rapide. House ne bougea pas immédiatement. Il se contenta de l'observer, de la détailler comme s'il voulait imprimer chaque image dans sa mémoire.

Cameron baissa les yeux un instant, un sourire timide effleurant ses lèvres.

— Vous comptez rester habillé, vous ?

House haussa un sourcil, amusé.

— Pressée ?

— Disons que j'aime équilibrer les choses.

Elle attrapa le bas de son tee-shirt et le releva, le forçant à lever les bras à son tour. House ne protesta pas, savourant la chaleur de ses mains contre sa peau. Une fois le tissu retiré, elle glissa ses doigts sur son torse, traçant une ligne légère.

House ferma brièvement les yeux, savourant son toucher. Mais il ne comptait pas la laisser prendre le contrôle si facilement.

Leurs baisers devinrent plus profonds, plus exigeants. Cameron glissa ses mains sur ses épaules, s'accrochant à lui comme pour le sentir encore plus près. House, lui, profitait du contact de ses courbes contre lui, de la façon dont son souffle se brisait légèrement à chaque fois qu'il effleurait sa peau nue.

Ses doigts descendirent le long de son dos, frôlant la dentelle de son soutien-gorge avant de se perdre sur la cambrure de ses hanches. Elle frissonna sous son toucher, ses propres mains s'accrochant à la taille de son pantalon de pyjama, caressant la peau tiède juste au-dessus de l'élastique.

La tension montait, les baisers s'intensifiaient, et l'envie devenait trop forte. Cameron se détacha légèrement, sa respiration saccadée, ses pupilles dilatées par le désir.

— House… la chambre…

Un sourire en coin étira les lèvres du dianosticien.

— Quoi, le mur ne vous plaît pas ?

Elle roula des yeux, mais un sourire amusé passa sur son visage. House haussa un sourcil avant d'incliner légèrement la tête vers le couloir. Elle comprit aussitôt l'invitation et recula lentement, sans cesser de le regarder. Il la suivit, et bientôt leurs lèvres se retrouvèrent, leurs corps s'aimantant de nouveau. Ils avancèrent ainsi, s'embrassant avec une avidité presque désespérée, s'arrêtant à peine pour reprendre leur souffle.

Lorsqu'ils atteignirent la chambre, Cameron sentit l'arrière de ses genoux heurter le bord du lit. House la fit reculer.

Il laissa ses doigts effleurer sa peau, glissant lentement de sa nuque à ses épaules, traçant des cercles imperceptibles du bout des pouces. Il sentit un frisson la parcourir, infime, mais bien réel.

Sans la quitter des yeux, il attrapa délicatement les bretelles de son soutien-gorge et les fit glisser le long de ses bras, centimètre par centimètre. Il prenait son temps, attentif à chaque réaction, chaque tressaillement de sa peau sous son toucher.

Cameron retint son souffle. L'air entre eux était devenu plus dense, chargé d'un mélange de tension et d'anticipation.

Ses doigts descendirent le long de son dos, effleurant sa colonne vertébrale jusqu'à l'attache du sous-vêtement. Un mouvement précis, une pression maîtrisée, et l'attache céda dans un léger clic.

Le tissu glissa entre eux, sans résistance.

House baissa les yeux un instant, puis les releva aussitôt vers elle, scrutant son regard, cherchant ce qu'elle ne disait pas. Cameron ne détourna pas les yeux.

Elle attendait.

House recula légèrement pour l'admirer. Son regard glissa sur sa poitrine nue, s'attardant un instant sur la montée et la descente rapide de son souffle. Un éclair de désir traversa ses yeux bleus, et Cameron sentit sa peau s'échauffer davantage sous cette attention silencieuse.

Il posa une main sur son ventre, l'indiquant de s'allonger sur le lit. Elle obéit sans un mot, frémissante sous ses caresses légères.

House croisa son regard une dernière fois, une lueur espiègle au fond des yeux.

— Toujours pressée ? murmura-t-il.

Cameron entrouvrit les lèvres, incapable de répondre.

Avec une lenteur calculée, House se pencha légèrement et se positionna entre ses jambes il agrippa le bord de sa culotte et la fit glisser le long de ses cuisses, puis de ses jambes, savourant chaque centimètre dévoilé. Lorsqu'il atteignit ses chevilles, il laissa tomber le dernier morceau de tissu au sol.

Elle était là, entièrement nue sous son regard perçant. Une vulnérabilité mêlée d'excitation.

House prit une seconde pour imprimer cette image dans son esprit.

— Magnifique, lâcha-t-il finalement.

Puis, doucement, il lui tendit sa main. Cameron la prit et se redressa légèrement, s'asseyant au bord du lit, son visage maintenant à hauteur de son bas ventre.

Ses doigts tremblèrent légèrement lorsqu'elle glissa ses mains sur son ventre, puis plus bas, jusqu'à l'élastique de son pantalon. Elle leva les yeux vers lui, cherchant son approbation, une dernière confirmation silencieuse.

House la regarda un instant avant d'incliner lentement la tête.

Cameron inspira légèrement et fit glisser l'élastique du tissu, dévoilant peu à peu sa peau. Mais lorsqu'elle baissa complètement son pantalon, son regard se figea non pas sur son sexe majestueux et emplie de désir mais sur sa jambe.

Elle savait. Évidemment, qu'elle savait. Mais voir sa jambe ainsi, sous cette lumière tamisée, sans le moindre filtre, c'était autre chose. Elle connaissait l'histoire, la douleur constante, l'addiction aux antidouleurs. Mais jamais elle ne l'avait vu.

Ses yeux glissèrent sur la partie marquée par la cicatrice qui laissait deviner l'atrocité de ce qu'il avait traversé. La peau était légèrement plus creusée à l'endroit où le muscle avait été retiré. Tout ce qu'il tentait d'étouffer sous le sarcasme et la Vicodin était là, sous ses yeux.

House s'en rendit compte immédiatement. Il s'immobilisa, fixant Cameron sans rien dire, lisant dans son regard ce qu'elle comprenait à cet instant précis. Il aurait pu faire une blague, lancer une pique, désamorcer la tension. Mais il n'en fit rien.

Cameron releva les yeux vers lui, et il y avait dans son regard autre chose que du désir. De la compréhension, du respect... et quelque chose d'indéfinissable qui le troubla plus qu'il ne l'aurait cru.

Elle s'approcha sans un mot et glissa doucement ses doigts sur la peau meurtrie, effleurant la cicatrice avec une lenteur infinie. House sentit un frisson remonter le long de son dos, un frisson qu'il ne savait pas interpréter.

— Ça ne change rien, murmura-t-elle enfin.

Elle le pensa sincèrement. Et c'est peut-être ça, plus que tout le reste, qui le fit capituler entièrement.

D'un geste plus brusque qu'il ne l'aurait voulu, il se pencha vers elle et captura ses lèvres avec une fougue maîtrisée. Un baiser brûlant, impatient, qui lui arracha un soupir tandis qu'elle s'accrochait à lui. Sans qu'ils ne s'en rendent compte, leurs corps basculèrent sur le lit, leurs respirations entremêlées dans la chaleur de l'instant.

House se détacha légèrement, laissant son regard errer sur le visage de Cameron. Son front légèrement plissé sous l'intensité du moment, ses joues rosies, ses lèvres entrouvertes comme si elle peinait à reprendre son souffle.

Lentement, il posa une main sur sa joue, son pouce effleurant la courbe de sa pommette. Son regard bleu acier plongea dans le sien, cherchant à y lire la moindre émotion, la moindre hésitation. Il n'y en avait pas. Seulement du désir brut, mêlé à quelque chose d'autre. Quelque chose qu'il n'était pas prêt à analyser.

Un sourire en coin étira ses lèvres, et dans un murmure moqueur, il lâcha :

— Si vous avez envie de crier mon nom, ne vous retenez pas.

Cameron esquissa un sourire amusé avant de glisser ses doigts dans ses cheveux, l'attirant de nouveau à elle.

— Vous partez du principe que ce sera si… intense ?

House haussa un sourcil.

— Vous en doutez?

Elle rit, mais son rire s'étrangla en un soupir lorsque ses lèvres se posèrent sur la courbe de son cou. Il savourait chaque frisson qu'il déclenchait sur sa peau.

Ses mains descendirent lentement, explorant chaque courbe avec une minutie presque exaspérante. Il traçait des lignes invisibles du bout des doigts sur son ventre, effleurait ses hanches avant de s'aventurer plus bas, vers l'intérieur de ses cuisses, là où la chaleur de son désir était la plus intense.

Il savait exactement ce qu'il faisait. Un simple effleurement, un soupir retenu, une caresse plus appuyée… Il jouait avec elle, la testait, ajustant ses mouvements en fonction de ses réactions. Il l'avait caressé plus tôt contre le mur, effleuré à travers sa culotte, mais cette fois, plus aucune barrière ne se dressait devant lui.

Ses doigts trouvèrent son clitoris, esquissant des cercles lents et précis. Cameron gémit contre les lèvres de House, sa respiration saccadée se mêlant aux battements affolés de son cœur. House observait entre chaque baiser partageait, chaque frisson qui parcourait sa peau, chaque mouvement de hanche trahissant son impatience.

Il accélérait parfois, la poussant à l'extrême, puis ralentissait brusquement, savourant l'anticipation qu'il faisait naître en elle. Il aimait la voir ainsi : libre, abandonnée à la sensation, entièrement offerte à lui.

Et puis, doucement, il fit glisser un doigt en elle. Cameron se cambra sous le contact, un soupir tremblant s'échappant de ses lèvres. Il sourit, satisfait. La sentir ainsi, si humide, si prête, l'électrisait bien plus qu'il ne voulait l'admettre.

Elle se mouvait sous sa main, cherchant instinctivement plus de contact, plus d'intensité. House ajouta un deuxième doigt, savourant la façon dont elle se tendait, dont elle s'agrippait à lui, dont son souffle s'accélérait. Il jouait d'elle comme d'un instrument.

— House…

Sa voix était à peine un murmure, un appel à la fois impatient et vulnérable.

— Oui ? fit-il avec un plaisir évident.

Il savait ce qu'elle voulait. Il savait qu'elle détestait cet air satisfait qu'il arborait, ce regard qui lui donnait l'impression d'être une énigme qu'il prenait plaisir à décrypter.

Mais elle n'avait plus la patience pour ses petits jeux. Dans un mouvement fluide et assuré, elle attrapa son poignet, l'arrêtant dans son exploration. House arqua un sourcil, surpris, avant de comprendre qu'elle n'était pas loin du moment de non retour. Un sourire en coin étira ses lèvres.

— Déjà à bout ? murmura-t-il, sa voix rauque trahissant son amusement.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre. Ses lèvres retrouvèrent aussitôt sa peau, parsemant son cou de baisers brûlants. Il descendit lentement, savourant chaque frisson qu'il provoquait, chaque soupir qu'elle laissait échapper. Il traça un chemin langoureux le long de sa clavicule, effleurant du bout des lèvres la ligne délicate de son épaule.

Bientôt, il atteignit sa poitrine. Il marqua une pause, l'observant comme s'il voulait graver cette image dans sa mémoire. Puis, avec une douceur exquise, il embrassa son sein droit tandis que sa main s'égarait sur le gauche, le caressant avec une sensualité maîtrisée.

Cameron frissonna sous cette double attention, un gémissement léger s'échappant de ses lèvres lorsqu'il fit glisser sa langue sur son mamelon tendu. Il alternait entre effleurements délicats et légères morsures, savourant la façon dont son corps réagissait à chacune de ses attentions.

Elle arqua légèrement le dos, s'offrant davantage à lui, tandis que ses doigts se refermaient sur ses épaules comme pour l'ancrer à elle, l'empêcher de s'arrêter.

House, lui, se délectait de ce pouvoir qu'il exerçait sur elle, de la façon dont elle s'abandonnait peu à peu sous ses caresses.

Et il comptait bien la pousser encore plus loin.

House s'arrêta brusquement, un sourire satisfait jouant sur ses lèvres alors qu'il entreprenait de descendre plus bas. Il parsema son ventre de baisers, prenant son temps, savourant chaque frisson qu'il déclenchait sur son passage. Ses lèvres effleurèrent la courbe de ses hanches, traçant un chemin langoureux vers son intimité.

Cameron retint son souffle. Elle était déjà au bord du précipice, et il le savait. House releva brièvement les yeux vers elle, captant son regard brûlant, son impatience évidente. Il laissa planer un dernier instant de tension, un sourire taquin au coin des lèvres… puis il se délecta d'elle.

Un gémissement brisé s'échappa aussitôt des lèvres de Cameron, ses doigts venant se glisser dans les cheveux de House, s'y agrippant sous l'intensité du plaisir. Elle ondulait légèrement sous lui, submergée par ses caresses expertes.

— House… non, stop…

Mais sa voix trahissait plus une supplication qu'un véritable refus, ce qui ne fit qu'amuser davantage le médecin. Il continua, savourant la façon dont elle se tordait sous lui, dont elle luttait entre l'envie de céder complètement et celle de reprendre le contrôle.

Mais elle n'avait plus la patience pour ses petits jeux.

Dans un mouvement rapide et déterminé, elle attrapa délicatement sa tête et le força à cesser. House arqua un sourcil, surpris, mais il n'eut pas le temps de protester qu'elle renversa la situation.

— Ça suffit, vous n'êtes pas le seul à pouvoir vous amuser.

Un éclat de malice traversa son regard avant qu'elle ne se redresse avec assurance, le poussant à s'allonger sous elle. Un instant plus tard, c'était House qui se retrouvait pris à son propre jeu.

Un sourire espiègle étira les lèvres de Cameron alors qu'elle le surplombait, savourant sa position de domination momentanée. House la fixa, un mélange d'amusement et de désir dans le regard, mais il ne protesta pas. Il était curieux de la voir agir.

D'un geste lent, presque théâtral, elle porta les mains à ses cheveux et défit son attache, laissant sa chevelure se déployer en une cascade ondoyante autour de son visage. House observa, captivé, le léger mouvement des mèches qui retombaient sur ses épaules et encadraient son visage.

— Vous devriez les détacher plus souvent, murmura-t-il, le regard appréciateur.

Cameron ne répondit pas, mais un sourire fugace passa sur ses lèvres alors qu'elle s'abaissait lentement, effleurant sa peau du bout des lèvres, traçant une ligne brûlante sur son torse. Ses mains suivaient le même chemin, caressantes, exploratrices, imprimant chaque relief de son corps sous ses doigts. House sentit un frisson le traverser, mais il ne bougea pas, préférant observer, savourer.

— Vous aimez jouer, n'est-ce pas ? murmura-t-elle contre sa peau.

— J'ai toujours aimé une bonne partie, répondit-il, la voix plus rauque qu'il ne l'aurait voulu.

— Alors voyons combien de temps vous tiendrez.

Elle poursuivit son exploration, descendant un peu plus bas, ses lèvres frôlant son bas-ventre. House ferma brièvement les yeux, sentant son souffle chaud effleurer sa peau. Mais Cameron n'était pas pressée. Elle le tortura comme il l'avait fait quelques instants plus tôt, effleurant, effaçant, frôlant sans jamais céder totalement. Ses doigts glissèrent le long de ses hanches, remontèrent doucement avant de redescendre, effleurant son sexe d'une délicatesse exaspérante.

Il voulait l'attraper, la ramener contre lui, inverser les rôles. Mais il se força à rester immobile, à lui laisser le contrôle.

Jusqu'à ce qu'elle cesse d'effleurer et décide enfin de le prendre au piège.

Elle le saisit, son membre gonflé qui dépassait largement de sa main puis elle entama un lent va-et-vient, savourant chaque réaction qu'elle déclenchait. House inspira brusquement, son dos se cambrant légèrement sous l'intensité du plaisir. Ses doigts crispés agrippèrent les draps alors qu'elle poursuivait, accélérant, ralentissant, jouant avec lui comme il l'avait fait avec elle.

— Cameron…

Sa voix était plus grave, presque tremblante.

Elle sourit, victorieuse.

— Oui ? fit-elle, reprenant ses propres mots contre lui.

House entrouvrit les lèvres, prêt à répliquer, mais un gémissement rauque s'échappa de sa gorge lorsqu'elle prit possession de lui, sa langue traçant des cercles lents et maîtrisés, alternant douceur et intensité. Il bascula la tête en arrière, ses muscles se tendant sous le plaisir.

Un instant, il se contenta de savourer, les paupières mi-closes. Puis, dans un geste lent, il glissa une main dans les cheveux de Cameron. Il écarta les mèches qui lui masquaient le visage, voulant mieux la voir.

Et ce qu'il vit lui plut.

Ses lèvres autour de lui, sa concentration, la lueur dans ses yeux lorsqu'elle leva le regard vers lui… C'était presque trop.

Son souffle s'accéléra, sa main dans ses cheveux se crispant légèrement. Il n'avait jamais été homme à se priver de commentaires sarcastiques, mais à cet instant précis, il était incapable de dire quoi que ce soit.

Cameron, elle, semblait se délecter de chaque frémissement qu'elle provoquait, savourant son contrôle éphémère sur lui.

Mais elle n'était pas ici pour uniquement le torturer.

D'un mouvement fluide, elle se redressa et vint capturer ses lèvres dans un baiser brûlant. House en profita pour la saisir fermement par la taille, ses doigts s'enfonçant légèrement dans sa peau comme s'il craignait qu'elle ne lui échappe.

Puis, dans un élan précis, il inversa leur position, la faisant basculer sur le matelas. Elle lâcha un rire étouffé, mais un frisson la parcourut en voyant l'éclat de désir brut dans le regard de House.

— Assez joué, murmura-t-il contre sa peau avant de capturer l'un de ses seins entre ses lèvres.

Ses mains glissèrent le long de son corps, caressantes, possessives. Il redécouvrait chaque courbe, chaque frisson sous ses doigts. Cameron s'agrippa à ses épaules, haletante.

Elle n'était plus maîtresse du jeu. Mais à cet instant précis, elle s'en moquait bien.

House la contemplait, son souffle court, sa peau brûlante contre la sienne. Cameron était allongée sous lui, offerte, le regard embrumé de désir. Son corps frémissait sous ses caresses, son impatience transparaissant dans chaque soupir, chaque ondulation de son bassin contre le sien.

Un sourire effleura les lèvres de House. Il adorait la voir ainsi : abandonnée, vulnérable et pourtant si affamée de lui. Il voulait la faire languir encore, mais son propre désir devenait trop brûlant pour qu'il puisse continuer à jouer plus longtemps.

D'un mouvement mesuré, il se redressa légèrement, se détachant d'elle, et tendit le bras vers le tiroir de sa table de chevet. Le bois grinça doucement lorsqu'il l'ouvrit, rompant le silence chargé d'électricité entre eux. Il fouilla un instant, sentant sous ses doigts divers objets oubliés, avant de tomber sur ce qu'il cherchait : un préservatif.

Il attrapa l'emballage argenté, le fit glisser entre ses doigts et le porta à ses lèvres pour le déchirer avec une précision étudiée. Cameron, toujours étendue sous lui, suivait chacun de ses gestes avec des yeux voilés d'anticipation. Il sentait son regard effleurer son torse nu, descendre le long de son ventre, s'attarder sur son membre tendu sous l'effet du désir.

Un sourire en coin apparut sur ses lèvres alors qu'il déroulait lentement la protection sur lui, prenant le temps de savourer chaque seconde, de prolonger l'attente insoutenable.

Il se pencha alors, capturant sa bouche dans un baiser intense, fiévreux. Ses lèvres s'écrasèrent contre les siennes avec une urgence contenue, sa langue dansant contre la sienne dans une lutte de pouvoir silencieuse. Cameron répondit avec la même ardeur, ses ongles glissant sur son dos, traçant des sillons invisibles sur sa peau.

Sans rompre leur baiser, il descendit une main le long de son ventre, effleurant sa peau soyeuse du bout des doigts, jusqu'à retrouver l'endroit où elle le désirait le plus. Il caressa son entrée avec une lenteur calculée, savourant la chaleur qui l'accueillait déjà.

— House… souffla-t-elle, presque suppliante.

Un sourire effleura ses lèvres. Il adorait l'entendre prononcer son nom ainsi, chargée de désir et d'impatience. Il savourait cet instant, la tension palpable entre eux, ce moment suspendu avant l'abandon total.

Puis, sans rompre leur baiser, il s'aligna contre elle, son membre caressant son entrée dans un effleurement brûlant qui lui arracha un gémissement plaintif.

D'un mouvement lent, il s'enfonça en elle, sentant la chaleur exquise de son corps l'envelopper centimètre après centimètre. Cameron arqua le dos sous lui, ses jambes s'accrochant autour de sa taille tandis qu'un soupir tremblant échappait de ses lèvres.

Il resta immobile un instant, comme pour lui laisser le temps de s'habituer à lui, mais aussi pour s'imprégner de cette sensation enivrante. Puis, il recula légèrement avant de revenir à la charge dans une lenteur calculée, savourant la manière dont son corps se moulait parfaitement au sien.

— Bordel…lâcha t'il.

Sa voix était rauque, presque étranglée par le plaisir. Il plongea son regard dans le sien et y lut la même fièvre, le même désir insatiable.

Les mouvements s'intensifièrent, leurs respirations se faisaient erratiques, les draps s'emmêlaient autour de leurs corps enchevêtrés. Chaque coup de rein les rapprochait un peu plus de l'abîme, leur plaisir montant en puissance, inexorablement.

House sentit les muscles de Cameron se contracter autour de lui, son corps se cambrer sous l'intensité du plaisir qui montait en elle comme une vague prête à s'écraser. Il voulut prolonger l'instant, la garder au bord encore un peu, mais elle était déjà trop loin, emportée par la tempête.

— Oh mon dieu…

Son cri se perdit dans la pièce tandis qu'elle se tendit sous lui, atteignant l'orgasme avec une intensité qui lui fit presque perdre pied. La voir ainsi, la sentir se resserrer autour de lui dans les derniers spasmes de son plaisir, l'envoya à son tour basculer.

Un grondement sourd s'échappa de sa gorge alors qu'il se laissait emporter, sa tête tombant contre son épaule, son corps vibrant au rythme des dernières ondes de plaisir qui le traversaient.

Il resta en elle un instant, le souffle encore erratique, avant de déposer un dernier baiser sur sa clavicule.

Cameron, encore légèrement essoufflée, ouvrit les yeux et lui adressa un sourire paresseux.

House, lui sourie en retour et traça une ligne invisible sur son bras du bout des doigts.

Elle captura ses lèvres une dernière fois, scellant ainsi ce moment hors du temps.


Le silence s'étira dans la chambre, seulement troublé par leurs souffles encore irréguliers. Le corps de Cameron était toujours pressé contre celui de House, sa peau tiède sous ses doigts. Il sentait son cœur battre encore vite, comme s'il refusait de redescendre de cette euphorie charnelle.

Il jeta un coup d'œil à l'horloge digitale posée sur sa table de chevet. 4h48.

Cameron suivit son regard avant de soupirer doucement, détournant les yeux. House fronça légèrement les sourcils. Il connaissait ce soupir. Ce n'était pas un soupir de satisfaction. C'était un soupir chargé d'un poids invisible, celui des pensées qui reviennent une fois l'extase passée.

— Arrêtez de réfléchir, vous devriez dormir. Lâcha-t-il d'un ton plus doux qu'il ne l'aurait voulu.

— Vous aussi, répliqua-t-elle avec un léger sourire fatigué.

Mais aucun des deux ne bougea. Après quelques instants, Cameron se détacha de House et était désormais allongée sur le dos, les yeux fixés sur le plafond, et House, tournait vers elle la regardait en silence. Il n'aimait pas ça. Ce silence-là. Ce n'était pas celui d'un moment paisible partagé, c'était celui des non-dits, des questions qu'on n'ose pas poser.

Ils n'avaient pas besoin d'en dire plus. Pas maintenant.

Elle finit par fermer les yeux. Il en fit de même.

Ils s'endormirent ainsi, sans promesses, sans conclusions. Juste avec cette chaleur étrange qui les enveloppait encore.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, la lumière du matin filtrait à travers les rideaux, projetant des éclats dorés sur les draps défaits. Il cligna des paupières, le temps d'émerger complètement, puis tendit la main vers le côté du lit.

Du vide.

Le drap était froid sous ses doigts. Cameron n'était plus là.

House resta immobile un instant, fixant l'espace vacant à côté de lui. Son esprit encore engourdi tenta d'analyser la situation, de mettre un sens sur ce constat. Elle était partie. Silencieusement, sans un mot, sans un au revoir. Il aurait pu s'en amuser. Il aurait dû, même.

À la place, il poussa un soupir et roula sur le dos, fixant le plafond. Il se sentait… différent. Pas reposé, pas vraiment. Mais il y avait une légèreté inhabituelle dans ses muscles, une absence de tension qu'il n'avait pas ressentie depuis longtemps.

Et puis il y avait sa jambe.

Il plia légèrement le genou sous les draps, s'attendant à la pointe habituelle de douleur. Mais elle ne vint pas. Pas comme d'habitude, en tout cas. Ce n'était pas une disparition miraculeuse – il savait bien que rien n'effaçait vraiment cette souffrance – mais elle était plus sourde, plus lointaine. Comme si, pour une fois, son corps lui offrait un sursis.

Intrigué, il passa une main sur son visage, puis se redressa lentement. Chaque geste était calculé, comme s'il cherchait à comprendre ce qui clochait. Il attrapa son boxer, enfila son tee-shirt et, s'appuyant légèrement sur sa canne, quitta la chambre.

En arrivant dans la cuisine, il s'arrêta net.

Sur le comptoir, une cafetière encore tiède.

Un détail insignifiant en apparence, mais qui voulait dire beaucoup. Elle était partie, oui. Mais pas sans laisser une trace.

House s'approcha et attrapa une tasse propre. Il la remplit, porta le café à ses lèvres et prit une première gorgée. Le liquide chaud glissa dans sa gorge, réveillant peu à peu ses pensées.

Puis, malgré lui, un sourire effleura ses lèvres. Léger. Presque imperceptible.

Un sourire qui en disait plus qu'il n'aurait voulu l'admettre.

Il s'adossa au comptoir, la tasse entre les mains, et laissa son regard errer sur la pièce. Il ne savait pas exactement ce que cette nuit aurait comme conséquence. Il n'avait jamais été du genre à se perdre dans des analyses sentimentales inutiles, encore moins après… ça.

Mais en cet instant précis, avec la chaleur du café dans ses paumes et une douleur réduite dans sa jambe, il choisit de ne pas y penser.

Rien n'était résolu. Rien n'était dit.

Mais c'était peut-être mieux ainsi.

Fin.