Cela se passe en 422 avant JC, en Grèce antique, où une jeune Misthios s'apprête à quitter son ile, Kephallonia. Elle se nomme Kassandra.
-Kassandra attend !
-Phoibé, tu ne peux pas venir avec moi, je te l'ai déjà dis.
-Mais je peux me rendre utile ! je veux moi aussi quitter cette ile je te signal. Surtout quitter Marcos.
-Je m'en doute, répondit la mercenaire en jetant son sac en toile dans la barque qui lui permettra de rejoindre son nouveau bateau.
Elle se retourna face à la petite fougueuse et posa un genoux à terre.
-Ecoute, Phoibé, je reviendrais le plus vite possible mais j'ai une quête personnelle à régler.
-Tu veux parler de ton père c'est ça ?
-Comment sais-tu ça toi ?
-Marcos ne sait pas tenir sa langue.
Kassandra soupira et se releva.
-Veille sur Marcos pour moi, qu'il ne fasse pas trop de bêtises.
Elle grimpa dans la barque et saisi la rame.
-Fait attention à toi ! cria Phoibé au loin.
Quand la barque cogna contre la coque de l'immense navire aux voiles noires, Kassandra saisie son sac et escalada jusqu'à sauter par dessus bord.
-Kassandra ! s'exclama Barnabas les bras ouverts. Bienvenue sur l'Adrestia ! Mon bateau est ton bateau bien sûr!
-Tous le monde est prêt ? On peut y aller ?
-Il nous faudra trouver des matelot et des commandants mais oui, mes hommes sont prêts.
-Alors allons-y.
La Trirème prit de la vitesse et la voile se tendit, le voyage pouvait commencer.
-Vas mettre tes affaires dans le coffre de la soute.
Kassandra tanga, elle n'avait pas l'habitude des grandes eaux et encore moins le pied marin, mais elle sentait qu'il fallait qu'elle l'acquière vite. La soute était dénudée de tout artifice décoratif et les marins s'occupaient au fond. Elle entra dans la cabine et vida son sac dans le coffre commun avec Barnabas.
-PIRATE EN VUE!
A l'alerte, elle grimpa les marches quatre à quatre.
-Où ça!
Barnabas lui pointa la voile noire qui se rapprochait dangereusement.
-Virez à tribord ! sortez les lances !
Les marins qui l'avaient suivit s'armèrent, s'arquèrent et tirèrent. Les lances transpercèrent la coque du bateau ennemi et déchirèrent la voile. Certains pirates furent touchés et s'effondrèrent, empalés. Le bateau percuta l'Adrestia, faisant tomber ses marins et Kassandra à genou.
-A l'abordage ! hurla-telle en levant sa lame ! Elle sauta sur le pont ennemi et se mis à tourbillonner, voler, déchirant, broyant, transperçant les pirates.
Ce fut vite terminé et elle ne déplora pas beaucoup de perte dans son camp.
-Vite Kassandra, monte à bord, le bateau s'éloigne ! l'avertit Barnabas qui n'avait pas quitter le gouvernail.
D'un bon, elle s'accrocha à la proue et l'escalada.
-Ce fut rapide, mais efficace ! félicita son second.
Barnabas était de ces marins autonomes, un œil en moins sans bandeau pour le cacher, à la barbe grisonnante et broussailleuse, la peau marquée par les années de soleil.
-Si ça pouvait être comme ça tout le temps, le voyage serait facile.
-Ne fête pas ta victoire trop vite, nous entrons dans des eaux dangereuses maintenant. Nous n'allons croiser que Trirème et pentécontère Athénienne et Spartiate qui n'hésiteront pas à nous attaquer. Il faudra garder nos distance et il te faut un commandant.
-Et où est-ce que je trouve ça moi ?
-On va passer devant une petit île, je sais qu'elle est pleines de mercenaires, tu n'as qu'à y aller discrètement et en embaucher un.
-Je vois.
L'Adrestia amarra non loin de l'île et Kassandra dû plonger pour la rejoindre. Une fois sur la plage, elle s'épousseta et se cacha dans des buissons. Déjà, des hommes approchaient, alertés par les voiles proches de leur ile. Quand ils dépassèrent sa cache elle bondit sur l'un et assena un violent coup de poing à l'autre. Les deux hommes KO, elle les attacha et attendit qu'ils se réveillent.
-Ca va pas !? s'énerva le premier qui se réveilla.
-Calme toi, si je ne t'avais pas assommer tu aurais tenté de me tuer.
-C'est juste, se calma t-il. Qu'est-ce que tu veux ? de l'or ?
-Non, un commandant.
Deux heures plus tard elle était de nouveau en route pour Megaris, un commandant en plus dans son équipage.
La route fut truffée d'embuches, des pirates profitaient de leur proximité pour tenter de les aborder et des birèmes Athéniennes faisaient barrage pour l'entrée dans les eaux de Megaris.
Bien sur, le barrage coula vite, et l'Adrestia passa, quelques planches en moins.
-Je vais m'occuper des réparations pendant que tu vas faire ce pourquoi tu es venu Kassandra, compte sur moi pour prendre soin de l'Adrestia.
-Merci Barnabas.
Des cadavres jonchaient la plage, des spartiates comme des athéniens. La guerre faisait rage en Grèce, les deux nations se battaient pour les terres. Elle lança un coup d'œil au campement spartiate au loin, vers la falaise. Elle espérait pouvoir passer sans difficulté.
-Halte ! qu'est ce que tu veux Misthios ? l'arrêta un haut gradé spartiate.
-Voir le loup, répondit-elle simplement.
Il éclata de rire.
-Seulement ça ? passe ton chemin.
Et il fit ce geste de la main pour la congédier qui ne lui plut guère.
-Je suis mercenaire, tu as peut-être besoin de mes services ?
-Des mercenaires j'en ai déjà et ouvre les yeux, la bataille est déjà finit.
-Tu n'en as pas des comme moi!
-Haha! je reconnais que tu as du culots, dans ce cas, tue moi le gérant de la ville d'à coté, et tu pourras parler à mon père.
-Ton père ?! s'étonna Kassandra en redécouvrant son soi-disant petit frère.
Non, elle avait beau regarder elle ne retrouvait rien de son père en lui.
-Tu n'es pas son fils.
-Comment ose-tu ? il m'a adopté, je suis son seul est unique fils.
Adopté... voilà qui expliquerait tout.
-Excuse moi, ça m'a juste étonné qu'il ait un fils, je vais me charger de ton gérant de ville et après tu me donneras une entrevue avec le général spartiate.
Elle partie sans demander son reste, elle était pressée et avait déjà perdu assez de temps en mer sans devoir visiter le pays.
Elle siffla longuement et Phobos, son cheval que Marcos lui avait si gentiment donné arriva. Lui aussi était content de retrouver la terre ferme.
-Calme toi mon grand, susurra t-elle en lui caressant le museau. Elle le monta et partie au galop, manquant de renverser quelques soldat de sparte
