Disclaimer : Une nouvelle fois, tout ce que vous reconnaissez de l'univers Camp Rock, appartient à Disney. J'emprunte seulement le temps d'écrire ma nouvelle folie et si je peux avoir Shane en échange, je veux bien tout remettre en place à la fin mdr. Sinon, je vais inviter quelques guest star dans cette fic mais j'en reparlerais au fur et à mesure. L'idée vient cependant de SubaruShiro (thanks sista) et d'un rêve que j'ai fait y a longtemps. Dernier point, au début de chaque chapitre, j'inclurais l'extrait d'une chanson qui est en rapport avec ce qu'il se passe dedans, selon moi. Toutes sont en anglais mais je mettrais la traduction ainsi que l'interprète, rassurez-vous. (Purée plus ça vient plus ils sont longs mes disclaimer mdr) Voilà j'ai tout dit, hormis que les reviews sont mon seul salaire.

I wanted to know how that would feel / And you made it so real / You showed me something that I couldn't see / You opened my eyes / And you made me believe. […] Baby you showed me what living is for / I don't wanna hide anymore.(J'ai voulu savoir comment ça ferait /
Et tu l'as rendu si réel / Tu m'as montré quelque chose que je ne pouvais pas voir / Tu m'as ouvert les yeux et tu m'as fait croire […] Bébé tu m'as montré à quoi ça sert de vivre /
Je ne veux plus me cacher.)

Taylor Swift, Crazier

Crazier (Plus folle)

Pov de Mitchie

L'avion décolla et je soufflais longuement et lentement pour me reprendre. J'avais encore du mal à croire ce qu'il s'était passé quelques minutes plus tôt.

Flash-back

Liam me fit rire en me proposant de me faire rencontrer Zac Efron si en échange, j'acceptais de lui faire des tartelettes aux fraises. J'acceptais tout en sachant que je me moquais comme d'une guigne de rencontrer Zac. J'avais déjà Shane et à côté de mon copain, la vedette de High School Musical pouvait aller se rhabiller.

« - Les passagers du vol sept mille huit cent trente-sept, à destination de Paris Charles de Gaulle, sont priés de se rendre à la porte d'embarquement sept, annonça une voix et je me tendis.

« - Bon… C'est ma sortie, on dirait, soupirais-je en me mordant l'intérieur de la lèvre.

« - Allez ne pleure pas Bella, on se revoit bientôt, sourit Miley en me prenant dans ses bras. Tu prends soin de toi et tu nous appelles dès que tu arrives, ok ?

« - Oui, soufflais-je doucement. Je vous envoie un sms à chacun dès mon arrivée.

« - Courage Mitchie, sourit Liam en me prenant dans ses bras. Ça va passer vite, tu verras !

Je ne pus que hocher la tête, les sanglots me nouaient la gorge. À son tour, Demi me prit dans ses bras, et j'y restais quelques instants.

« - Allez courage ma belle, et merde pour tes exams, il paraît que ça se dit en France.

« - Merci pour tes recherches, souris-je doucement. Tu me donnes des infos sur ce dont on a parlé ?

Elle me le promit alors que Jason me prenait dans ses bras me serrant fort me promettant de prendre soin de Shane. Il paraît qu'il devient instable quand je lui manque. Cette information me fit presque rire puisque selon maman, je devenais presque un zombie quand il me manquait trop. Nate me serra contre lui aussi me soufflant simplement de faire bon voyage puis me laissa dire au revoir à ma famille. Je pris Mira dans mes bras.

« - Allez ma belle, file ou je vais pleurer, souffla-t-elle.

« - D'accord mais tu prends bien soin de mon père d'accord ? J'en ai qu'un et j'y tiens !

« - C'est promis. Je vais m'assurer qu'il mange bien et dors assez. À ton retour, je serai complètement installée chez vous et tu verras il ira très bien.

« - Merci, soufflais-je avant de me jeter dans les bras de mon père. Tu vas me manquer, tu sais ?

« - Toi aussi ma petite chérie.

Je sentis qu'il me serrait fort contre lui et j'essayais de lui rendre son câlin avec autant de force.

« - Tu prends bien soin de toi, surtout d'accord ? Et tu veilles sur tout le monde d'accord ?

« - Ne t'en fais pas, je vais m'assurer que tout le monde va bien.

« - Merci… Tu n'oublies pas de repeindre mon casque ?

J'entendis tout le monde rire mais papa m'assura qu'à mon retour, il serait assorti à mon scooter et me promit même d'apprendre à faire quelques plats français puis je m'écartais de lui. Il ne me restait qu'à dire au revoir à une seule personne. Comme chaque fois, Shane m'accompagna jusqu'à la porte d'embarquement. Nous étions loin des journalistes à présent et je me tournais vers lui.

« - Tu sais, je t'aime, c'est un fait avéré depuis longtemps maintenant mais tes copains pap's je m'en passerais bien.

« - Moi aussi, m'assura-t-il en me fixant avec insistance.

« - Quoi ?

« - J'attends le moment fatidique où tu vas te mettre à pleurer.

« - Oh… Shane ?

« - Oui ?

« - Tu sais que je ne vais pas pouvoir venir te voir avant deux mois alors il faut que tu me promettes de ne pas me quitter ni me remplacer, d'accord ? Je sais que tu es quelqu'un de fidèle, le coupais-je, et assez attentionné pour ne pas me faire de mal mais s'il te plaît. Juste aujourd'hui, promets-moi ce que je sais déjà !

« - Mitchie, je te promets que je vais attendre que tu reviennes, en comptant les jours qui nous séparent et les miles. Depuis que tu es entrée dans ma vie, il n'y a plus que toi qui compte et ça ne changera pas. Je me moque des actrices ou mannequins, si belles et désirables soient-elles. Tu es la seule qui vaille le coup, la seule qui occupe mes pensées. Je t'aime my little star. Forever !

Je le fixais me mordant la lèvre pour retenir mes larmes. C'était tellement beau.

« - Ces deux mois passeront vite… N'est-ce pas ?

« - C'est certain. Entre ton stage, et tes révisions, tu ne verras rien passer et moi je t'appelle dès que j'ai une minute. Quitte à sauter un repas ou à sortir sans avoir pris ma douche !

« - C'est dégoûtant, grimaçais-je en souriant. Merci. Pour ta promesse, pour la sincérité de ton regard et pour être toi tout simplement. Pour m'aimer comme je suis, et assez pour ne pas hésiter à passer une nuit complète à discuter juste pour retarder notre séparation.

« - Si on en est aux merci, il faut que je te remercie d'avoir accepté d'être à moi et de partager ma vie. Tu es la personne qui compte le plus pour moi, en dehors de ma famille même si j'échangerai volontiers une semaine avec eux contre un week-end à Paris avec toi.

« - Excusez-moi, nous interrompit une hôtesse, l'un de vous est-il un passager du vol en direction de Paris ?

J'acquiesçais et lui tendis ma carte d'embarquement. Elle alla le pointer et j'en profitais pour regarder mon copain. Ses yeux étaient brillants et je notais les larmes qu'il retenait.

« - S'il te plaît, laisse tes larmes couler pour moi. Tu n'as pas le droit de les retenir alors que je pleure chaque départ !

« - Justement, tu ne pleures pas aujourd'hui !

« - Crois-moi je suis en train de me déshydrater de l'intérieur !

Il sourit et l'hôtesse me prévint que j'étais enregistrée. Je hochais la tête, embrassais une dernière fois mon copain puis je m'éloignais. Seulement je ne pus aller loin qu'il retint ma main avant de m'attirer contre lui pour m'embrasser. Je m'accrochais aussitôt à lui mettant autant de tendresse et de passion que lui. Ses mains s'agrippèrent à moi alors que mes joues devenaient humides.

« - Dernier appel pour les passagers du vol sept mille huit cent trente-sept, à destination de Paris Charles de Gaulles, embarquement immédiat porte sept.

Cette annonce nous sépara et je le regardais une dernière fois avant d'essuyer sa joue.

« - Merci, soufflais-je. Je t'aime.

« - Moi aussi, répondit-il la voix pleine de sanglots.

Je me mordis la lèvre puis je m'éloignais lâchant enfin ses doigts pour faire face à l'hôtesse qui me tendit mon billet, le regard ému. Gênée, je commençais à partir puis je me tournais pour noter qu'ils me faisaient tous signe de la main. Je leur répondis, leur envoyais un cœur puis je me retournais pour entrer dans l'avion.

Fin du flash-back

Je souris ne réussissant pas à croire que Shane avait pleuré. Pour une fois ce n'était pas moi mais lui qui avait pleuré mon départ. L'hôtesse nous fit signe que nous pouvions rallumer nos téléphone et je lui envoyais un message. « Adieux déchirants. Cœur brisé mais plein d'espoir quant à mon retour. Tu me manques plus que les mots ne pourraient le dire mais tes larmes sont un aveu qui me touche bien plus que tous nos je t'aime. Te quiero mi amor. » Quand il l'eut reçu, je me tournais vers le hublot pour m'apercevoir qu'il était flou. Je fronçais les sourcils avant de comprendre que je pleurais. Je souris et m'essuyais les joues tout en regardant les nuages. Mon portable vibra et je regardais l'écran. « Si mes larmes pouvaient te faire revenir plus vite, je serai prêt à pleurer des jours entiers juste pour revoir ton doux visage et embrasser tes lèvres à volonté. Mes bras souffrent déjà du manque de ta présence. I love you a little more everyday than the day before. » (Je t'aime chaque jour plus que la veille) Je m'essuyais les joues et sachant que c'était un vol direct, je fermais les yeux. L'hôtesse me proposa un oreiller que j'acceptais volontiers. Dix minutes plus tard, je dormais comme un bébé.

Lorsque j'ouvris les yeux, plusieurs heures plus tard, je notais qu'on survolait l'océan et je soupirais longuement avant de m'étendre. Mon regard se posa sur mon portable et je repensais au message de mon copain. « Tu me manques déjà trop ! Je ne tiendrais pas deux mois sans pouvoir me blottir dans tes bras si protecteurs et réconfortant… Donnons-nous rendez-vous rapidement ? Love » J'envoyais le sms puis je soupirais longuement. Je repartais sur les bancs de l'école lundi et je devais rendre mon rapport du mois dernier. Rapport que je devais relire au passage. Malgré moi, je repensais à ces moments, dans le jardin, où je rédigeais mon rapport, Shane à mes côtés embrassant mon épaule ou mon dos me faisant frissonner de plaisir. Ses doigts frôlant ma peau juste assez pour me rendre folle. Dans ces moments-là, il était une invitation à la détente et à la luxure. Une véritable tentation à laquelle il m'était de plus en plus dur de résister. Un message arriva me faisant revenir au présent. « Si seulement j'avais mon jet perso, je viendrais t'embrasser le plus souvent possible. On mangerait au restaurant de ta maman (ou un autre), on marcherait main dans la main au bord de la Seine et je te soufflerai à l'oreille de tendres Je t'aime. » Je gémis autant d'envie que de frustration et répondis. « D'accord, faisons ça cette nuit. Retrouvons-nous au pays des rêves et suivons ton programme si tentant (et si frustrant). » Je l'envoyais puis je regardais dehors pour m'apercevoir que l'océan était remplacé par la France… J'arrive bientôt dirait-on.

Quand l'avion se posa, je sautais de mon siège mon sac à main sur l'épaule, et mon bagage à main dans l'autre, je quittais l'appareil direction ma petite maman. Comme toujours, elle m'attendait près de la sandwicherie où on se retrouvait toujours et je lui sautais dans les bras, ravie de la revoir.

« - Tu devineras jamais, dis-je. J'ai réussi. Je n'ai pas pleuré en disant au revoir à mon petit monde là-bas ! Pas une larme n'a coulé… Sur ma joue quoi parce que Shane avait les joues humides !

« - C'est bien ma chérie, je suis très fière de toi ! C'était comment ces vacances ?

« - Trop court, mais ensoleillé. Avec un arrière-goût de punition injustifié selon moi. Mais c'était intéressant ! Mira m'a coupé les cheveux et Shane aussi… Euh ses cheveux qu'il a coupé, repris-je en quittant l'aéroport. D'ailleurs maman il faut qu'on parle d'un truc mais c'est privé, faut pas que Ludovic soit présent.

« - Privé dans le sens, ça regarde que les membres de notre famille ou privé dans le sens conversation mère-fille do not disturb ?

« - Privé dans le sens, ça concerne l'approfondissement futur de ma relation avec Shane, qui nécessiterait un rendez-vous chez le gynéco et l'usage obligatoire de protection en latex, lâchais-je en fermant la porte de la voiture.

« - Il y a quelque chose que je dois savoir ?

« - Non maman, c'est un projet et je voulais t'en parler avant d'en parler à mon copain qui doit probablement ignorer que j'ai ce genre d'idée en tête. Et puis de toute façon on n'est jamais seuls la nuit donc… Sauf durant mon premier week-end là-bas mais j'ai pas pu aller aussi loin. Tu sais tu m'as toujours dit de venir te voir avant de faire quelque chose de regrettable avec un garçon et… Là je crois que j'ai besoin de tes lumières.

« - Ah bon ?

« - Oui j'ai un tas de questions. Comme est-ce que je dois lui dire ? Comment ? Lui dire franchement ? Le sous-entendre ? Lui faire un dessin ? Lui envoyer un sms ou lui sauter dessus dès que l'occasion se présentera ? Ne rien faire et attendre qu'il fasse le premier pas ?

« - Commençons par le début ma belle, sourit-elle. On va rentrer, et tu vas me raconter où vous en êtes exactement.

Je hochais la tête en déglutissant. J'espérais qu'elle ne nous en voudrait pas trop d'avoir avancé plus loin qu'elle ne doit l'imaginer. Le reste du trajet, je restais silencieuse essayant de remettre tout dans le bon ordre histoire d'avoir un discours cohérent. Ce qui n'est pas le cas quand je parle sans réfléchir. J'ai tendance à justifier chacune de mes phrases. On arriva et je crus que j'allais pouvoir discuter avec maman seulement Ludovic était présent également avec tous mes amis. Choquée et surprise, je laissais tomber mon bagage par terre avant de crier heureuse de tous les revoir après trois semaines. Ils ne m'avaient pas manqués tant que j'étais dans les bras de Shane mais à présent c'était eux qui étaient présents. Je fus perturbée, quelques minutes, par la façon qu'avait mon cerveau de compartimenter ma vie, puis je reléguais tout ça au fond de ma tête, préférant courir dans les bras de mes amis. Ma réaction fit rire Dana, la copine de Théo, et Camille mais elles me réceptionnèrent dès que j'arrivais vers elles.

« - Bon retour chez toi, intervint Ludovic en souriant.

« - Merci beaucoup, répondis-je automatiquement refusant de penser au pincement au cœur que je venais de ressentir à l'idée de faire ma vie ici, loin de mon copain.

Une nouvelle fois, j'oubliais ce point de détail et je commençais à discuter avec mes amis, les écoutant parler de longues dissertations, ou de session révisions entre potes et je me retins de leur parler de mes soirées de folies au Club21 ou près de la piscine de papa. À chaque fois que j'abordais ma vie à LA, je voyais l'envie dans leurs yeux et c'était loin d'être agréable.

« - Maman, soufflais-je après que Claudia soit enfin partie. Tu crois qu'on pourrait parler ?… De… De plusieurs choses !

« - Tu me fais peur ma fille !

Je m'excusais puis je montais dans ma chambre pour déballer mes affaires le temps qu'elle arrive puisqu'elle faisait de la paperasse. J'eus à peine rangé mes produits de toilettes, qu'elle frappa à la porte. Je lui signalais qu'elle pouvait entrer et je stoppais mon activité du moment. Mettant de la musique, histoire de camoufler la conversation à Ludovic au maximum, je m'assis face à elle en me mordant la lèvre. Je restais silencieuse une seconde puis je me lançais. Je commençais par lui raconter ma rencontre avec Shane suite à ma rupture avec Davie et ma légère déchéance. Je savais que papa lui avait raconté mais j'avais besoin de lui dire en face puisque je ne l'avais jamais fait. Elle sourit tristement mais me confirma être déjà au courant de cette histoire.

« - En effet et ça m'a fait énormément de mal de te savoir si malheureuse. J'avais prévenu ton père qu'il n'avait qu'un mot à dire pour que je vienne l'aider.

« - Je l'ignorais. Toujours est-il que j'ai beaucoup déprimée mais Shane… Il était là. Malgré mes insultes, mes regards noirs, mon attitude effrayante et mon manque de vitalité, il était présent. Si j'avais besoin de sortir, il a même pris ma défense quand Davie m'a insulté en public. Il m'a aidé à faire mon deuil de cette histoire, et m'a convaincu que l'amour pouvait être aussi beau que dans les films que j'adore… Il… Il a accepté de passer la nuit avec moi à faire les fous, parce que je ne pouvais pas dormir après la soirée films d'horreur, il a accepté mon attitude déprimée. Doucement il m'a remis à flot tu sais ? Il a même tenu à fêter la fin de ma période « je m'habille en noir pour faire fuir tout le monde »…

« - J'ai compris, c'est le prince charmant ?

Je ris mais démentie ce point. Shane n'était pas parfait et c'est ce que j'aimais chez lui. Je listais ses quelques défauts, comme son besoin de jeter tout le monde à l'eau dès qu'on était près d'une piscine, son besoin de défendre sa petite sœur même quand elle était en tort, ou celui de m'éloigner de tout le monde juste pour m'avoir pour lui. Ce ne sont pas vraiment des défauts, je le concède mais je me moquais qu'il soit parfois têtu ou désagréable. J'aimais tout chez lui parce qu'avec moi il était… Bon ok, il était parfait mais bon. Me reprenant, j'expliquais à ma mère combien Shane était important pour moi. Autant que j'étais essentiel pour lui selon sa mère qui m'avait confié qu'elle ne l'avait jamais trouvé si heureux. Elle sourit et je repris sur le fait qu'il m'avait remis à flot si on peut dire en me faisant sourire et rire. Je lui avouais même que je m'étais toujours sentie plus proche de Shane que des autres. Malgré moi je le comparais à Davie et maman m'arrêta en me signalant que je devais pas les comparer et je ris en lui précisant que je faisais ça inconsciemment et seulement dans ma tête pour ne pas que mon copain le prenne mal… Même s'il gagnait tous les duels ! On rit quelques minutes puis je repris le fils lui relatant le réveil de Shane et mon… Anniversaire très spécial selon moi. Dans un élan d'honnêteté, j'avouais qu'on avait été plus loin que les bisous tout sage et elle me coupa.

« - Vous avez été jusqu'où ?

« - Pas très loin. Pris dans le feu de l'action il a commencé à vouloir me retirer mon jean mais j'ai dit non et ses mains sont remontées au niveau de ma taille… Même si je lui ai montré mon tatouage en retirant mon soutien-gorge.

Je m'arrêtais de parler et de respirer m'attendant à ce qu'elle crie mais elle me lança un drôle de regard et je compris que je pouvais continuer.

« - On n'a rien enlevé de plus, c'est juré, et on n'a fait que des bisous et des petites caresses pas forcément innocente mais pas très érotiques non plus, admis-je.

« - Et tu as envie de plus que ça ?

« - Disons que, pour être honnête, j'ai déjà eu plus que ça… Le week-end que j'ai passé chez lui où on était seuls, je lui ai demandé de dormir avec lui et comme papa n'avait rien précisé il a accepté. Et donc on a été plus loin… Papa a précisé à Shane que je devais revenir aussi innocente que le jour de ma naissance, ajoutais-je devant son regard intrigué, et à l'heure actuelle je suis toujours vierge, rassure-toi… Seulement avec Shane on n'est pas restés complètement sage, non plus. On s'est… Déshabillé l'un et l'autre et on a fini complètement nu pour se regarder complètement. Mais on est restés sage, ajoutais-je rapidement. Je veux dire, on n'a rien fait de grave. Juste quelques caresses pour se découvrir quoi !

« - Mitchie t'a-t-il forcé à quoi…

« - Non c'est moi qui en avait envie. La preuve quand je lui ai dit que je n'étais pas prête à aller plus loin que dormir complètement nue contre lui, il l'a accepté et m'a serré tendrement dans ses bras, avant de s'endormir après avoir embrassé mon épaule… Mais j'ai l'impression que je suis prête à… Euh à aller au bout. Mais j'ai peur que ce soit juste un truc hormonal, tu sais ? Comme ses filles qui couchent parce que tout le monde le fait et qu'elles ont envie de se la jouer catins des quartiers chics !

« - D'accord et tu me dis tout ça parce que ?

« - Parce que j'ai toujours dit que je t'en parlerai avant de perdre ma virginité, et aussi parce que je n'ai pas envie d'avoir de regret.

« - Écoute ma belle, en tant que maman, je dois te dire ceci « On ne couche pas avant le mariage », dit-elle sur un ton autoritaire qui m'étonna mais moins que la suite de son discours. En tant que femme, eh bien… Je me souviens de ma jeunesse qui même si elle n'était pas aussi libérale que la tienne… Je ne vivais pas dans un couvent. C'est à toi d'apprendre à faire la différence entre l'amour et le désir.

« - T'as pas un indice pour m'aider la différence ?

« - Eh bien le fait que tu l'arrêtes quand tu n'es pas prête prouve que tu es amoureuse de Shane, qu'il n'est pas simplement une passade. Après Judith, ma meilleure amie m'a dit que le meilleur moyen était d'imaginer que tu étais dans les bras d'un autre. Si tu te vois quand même faire l'amour avec un garçon même que tu n'aimes pas, c'est que c'est juste un désir. Si tu n'y arrives pas, c'est l'amour.

« - D'accord… D'autres conseils, demandais-je. Demi et Miley m'ont dit de ne pas me précipiter et que ma première fois était précieuse et que je ne devais pas la brader. Oh et que si Shane ne pouvait pas attendre, il pouvait toujours se servir de sa main mais si t'as des conseils à me donner, je suis preneuse.

« - Je vais seulement t'en donner un et te dire quelque chose que tu ne dois pas oublier. N'oublies jamais ma belle que ta première fois quoique tu en fasses, tu t'en souviendras toute ta vie. Parce que c'est une étape importante dans la vie d'une femme. Alors si tu rêves que ça se passe dans une luxureuse chambre d'hôtel dans un lit recouvert de pétales de rose avec des bougies partout et tout, fais en sorte que ça arrive. Quitte à casser le côté spontané du moment.

« - D'accord… Et le conseil ?

« - Quoique tu décides imposes le préservatif. Je suis trop jeune pour être grand-mère et toi mon bébé, t'es trop jeune pour en avoir un… Laisse-moi encore un peu de temps pour m'occuper de toi et pour consoler tes chagrins. D'accord ?

« - T'inquiète, Théo m'a déjà acheté une boite, comme il m'a dit « Je refuse que ma frangine partent trois semaines près de l'homme qu'elle aime sans avoir une arme de destruction massive contre les bébés »… Je cite !

Elle rit, me prit dans ses bras et chuchota à mon oreille qu'elle adorait mes amis puis embrassa mon front avant de partir. Elle n'avait pas fait trois pas dans le couloir qu'elle revint.

« - S'il te plaît ma belle, ne te jette pas dans ses bras parce que je semble te donner ma bénédiction ! Ce n'est pas le cas. Sache que j'espèrerais jusqu'à ton mariage que tu sois encore vierge, mais je refuse de t'imposer mon choix donc, je te le laisse… Et moi je vais me renseigner auprès de ton père pour savoir comment est ce Shane avec ses ex !

Je souris et lui promis de prendre le meilleur choix pour moi puis elle quitta l'étage au profit de la cuisine alors que je m'allongeais sur mon lit perdue. J'avais envie de lui, c'était un fait indéniable mais en même temps, je ne voulais pas me précipiter. Bon ceci dit je ne le voyais pas pendant deux mois donc j'avais le temps d'y réfléchir et de questionner mes deux amies Américaines… En parlant de ça, j'ai pas envoyé de message encore. « Salut mon amour. Je suis bien arrivée mais j'étais tellement pressée de revoir maman que j'ai zappé les sms. Et après on a fait la fête avec ma bande ^^ Love » Je l'envoyais à Shane puis je tapais un de groupe pour Nate, Jason et Liam. « Bien arrivée. stop Fatiguée. stop A trop fait la fête. stop Vous me manquez. stop Je vous aime. Stop » Quant à mes deux complices je leur en envoyais un autre. « Salut BellaS. Désolée de vous prévenir que maintenant de mon atterrissage d'il a quatre heures. J'ai fait la fête avec des amis et avec ma mère on a parlé de mon histoire avec Shane… Perdue je suis quant à mes envies. Amitié de la part de l'imbécile qui est devenue accro au BKS. PS : Miley demande des explications à Demi pour cet acronyme, il est d'elle. Bisous vous me manquez trop ! » Satisfaite, je me rallongeais pour souffler un peu quand je reçus un sms de la part de mon copain. « Free pour une visio ? » Sans me donner la peine de répondre, je pris mon portable et l'allumais avant de me connecter. Ma journée se terminait plutôt pas mal en fin de compte. Bon il est vingt-deux heures et je dois être couchée dans deux heures maxi mais bon, je m'en fiche !

Quand j'ouvris les yeux, le lendemain, je grimaçais. Il pleuvait bien qu'on soit bientôt en été. Quel temps de chien, songeais-je en rejoignant ma douche. Cela dit je ne regrette pas ma petite conversation avec mon copain. Même si j'aurais voulu qu'il soit avec moi physiquement. Enfin une partie, l'autre étant bien trop perturbée par la conversation que j'ai eu avec ma mère, je lui aurais probablement sauté dessus donc… Me souvenant de ma conversation sms avec Miley, qui m'avait mis un gage pour ne pas avoir envoyé de texto dès ma sortie d'avion, j'enfilais ma combishort en jeans avec une petite chemise blanche, me maquillais légèrement puis je descendis prendre mon petit-déj.

« - Au fait, je passe te chercher à la fac, j'ai une course à faire et j'ai besoin de toi, me prévint maman entre deux tartines.

Je hochais la tête et quand j'eus terminé de manger, je remontais terminer de me préparer. Je vérifiais que j'avais mon rapport à rendre dans mon sac puis je descendis. Prenant mon parapluie, j'enfilais mes boots cloutées de motard, ma veste et mon sac sur l'épaule, me pris en photo pour l'envoyer à Miley, puis je donnais rendez-vous à maman dans sa voiture, ce qui la fit rire. Direction la fac maintenant.

J'arrivais rapidement et me réfugiais au sec avant de rejoindre mes amis. Je croisais Beverly et vu son regard de bœuf qu'on emmène vers l'abattoir, elle a dû apprendre une mauvaise nouvelle… Probablement qu'elle n'a aucun talent et qu'elle est juste bonne à passer le ruban. Je me délectais quelques secondes de cette vision d'elle dans le rôle de l'assistante pas douée puis je me stoppais pour aller la voir. Elle me faisait de la peine à rester dans son coin son mouchoir inutilisable à la main.

« - Un problème Beverly ?

« - En quoi ça te concerne toi, répondit-elle méchamment.

« - En rien, c'est un fait mais contrairement à toi, je ne me réjouis pas du malheur des autres et si t'es aussi triste, tu n'auras pas le cœur à critiquer mes faits et gestes en cours… Et ça va me manquer, admis-je. Mais si tu veux rien me dire, pas de problème. Tiens !

Je lui tendis un mouchoir tout neuf et commençais à m'éloigner.

« - Torrès ? Tommy m'a plaqué pour une greluche dans ton genre, bon chic, bon genre, du genre à se préserver pour le mariage et croire qu'on se marie à vingt ans ! Satisfaite ?

« - Honnêtement ? Oui. Et tu devrais te réjouir de sa déception prochaine, aucun mec normalement constitué n'a envie de sacrifier sa jeunesse sur l'autel du mariage… Elle va avoir le cœur brisé de sa seconde grosse déception après la découverte de l'inexistence du père Noël, me moquais-je.

Elle me regarda sans réaction puis sourit avant d'admettre que j'avais raison. S'essuyant les yeux, elle se leva et commença à partir, sans un merci. Ça me brise le cœur… Enfin si je ne vivais pas un rêve éveillé avec mon petit ami si génial. Secouant la tête, je rejoignis Camille et on reparla de la fête de la veille avant de chacun filer en cours. Je m'installais à côté d'Ophélie qui sourcilla en voyant mon look plus motarde que styliste.

« - J'ai perdu un pari, résumais-je, je dois garder ce look toute la journée parce qu'une amie m'a vu me balader en scooter à LA donc…

« - Je n'avais rien dit !

Je signalais que je ne la croyais absolument pas puis le prof débuta son cours en ramassant nos rapports de début de mois.

« - Mademoiselle Torrès, j'avais dit dix pages pas plus, me sermonna-t-il.

« - Pas de bol Torrès, la lèche ça ne marche pas, me signala Beverly placé derrière moi.

« - En fait, souris-je, il y a les dix pages réglementaires, admis-je en jetant un œil derrière moi avant de reprendre, mais j'ai pu assister à la Fashion Week qui s'est déroulée à Los Angeles avec ma maîtresse de stage qui a insisté pour m'emmener. Du coup j'ai ajouté mon rapport sur l'événement, pour que vous en ayez une copie.

J'entendis ma rivale avaler de travers et je souris satisfaite de ma vengeance. Rien à faire, c'est plus drôle quand l'ennemie n'est pas à terre. Le prof me remercia et me promit de jeter un œil à mon travail bonus, puis tandis qu'il ramassait les autres, je songeais à celui que je devais rendre à Dior la semaine prochaine. Il fallait que je l'imprime. Je fus distraite par ma voisine qui me demanda pourquoi j'avais parlé à Beverly avant les cours.

« - Oh c'est bête mais je trouve les cours plus passionnant quand elle essaie de me rabaisser. Ça aurait été bizarre une semaine sans aucune remarque de sa part… Et il était hors de question qu'elle ruine mon moral avec sa dépression post-rupture ! J'ai vécu de trop belles vacances pour qu'elle les gâche !

Elle rit de bon cœur et me demanda quelques infos que je consentis à lui donner. Je lui relatais la soirée au Club21, la journée à Disneyworld et ma soirée d'au revoir. Je dus m'y reprendre en plusieurs fois puisqu'on était souvent interrompu par les cours. La journée passa rapidement et je retrouvais maman sur le parking, comme prévu.

« - Tu sais avec ton père on a pensé à un truc… Et tu as raison, tu n'es pas une enfant difficile alors toi et moi allons faire un pacte.

« - Si je réussi mes examens je peux aller à Vegas me marier avec Shane, plaisantais-je.

« - Très drôle ! Non mais il m'a dit que tu avais un scooter là-bas donc j'ai décidé de t'aider à payer le tien ici, puisque tu veux absolument participer au frais.

« - Cool, merci… Attends minute, c'est quoi le 'mais' ? Non parce qu'un pacte exige un 'mais' donc ?

« - Donc si tu rates tes examens, je te reprends le scooter !

« - Je ne suis plus menacée de « Pas de vacance à LA » ?

« - Eh bien au vu de notre conversation, que je n'ai évidemment pas relaté à ton père pour éviter qu'il refuse que tu revoies ton copain, sourit-elle, je dirais que je souffrirais autant que toi si tu ne pouvais plus voir Shane donc… Mais attention tu n'auras plus de scooter sur Paris jusqu'à l'obtention de ton année et plus à LA non plus !

Je la regardais choquée puis lui promis de bosser au maximum. Je refusais qu'on m'interdise d'utiliser mes bêtes de concours… Ou de foire, selon Jason ! Maman hocha simplement la tête puis me demanda ce que je voulais comme modèle. Je souris et lui ressortis les références de celle que j'avais à LA… Histoire de ne pas être trop dépaysée disons. Manque de bol, j'ignorais combien papa avait payé mais la version française coûtait cinq mille sept cent trente-neuf euros… Je vais devoir vendre un rein pour me l'offrir.

« - Euh finalement je vais attendre encore en un peu, dis-je au vendeur dépitée.

« - Il te manque beaucoup ?

« - A peine deux mille, grommelais-je. Mais à ma décharge, je n'économise que depuis janvier donc… Pourquoi ?

« - Parce que ce scooter, Ludovic, Mira et moi en payons une partie. Et en ajoutant une donation anonyme, d'une charmante rock star aux cheveux noirs qui espère en contrepartie que tu l'emmèneras avec toi en balade, tu as en tout… Quelques choses comme trois mille deux cent euros.

J'écarquillais les yeux et me fis une note mentale de remercier mon donateur anonyme puis je sélectionnais mon modèle, la couleur et ajoutais deux casques plus un antivol avant de filer en caisse. Je n'ai plus qu'à souscrire à une assurance et ça sera nickel. On me prévint que je serais livré samedi et plus que ravie je trépignais à l'idée de revenir à la fac autrement qu'en bus. Beverly va en faire une jaunisse… Je réagis comme une gamine ? Et alors j'ai que dix-huit ans après tout !

Cela dit, lundi, je fus ravie de pouvoir partir plus tard sans avoir peur que le bus soit en retard. Je m'habillais normalement puis je filais chez Dior. J'arrivais en même temps qu'Annie qui me proposa de garer ma monture sur le parking surveillé des employés, puis on entra dans les locaux parlant de mon moyen de locomotion. Quand on fut prête à travailler, je lui tendis mon rapport sur la Fashion Week quand une voix nous interrompit.

« - Voilà donc la petite prodige.

Je me tournais vers Raf puis observais derrière moi cherchant la fameuse prodige.

« - J'ai trouvé ceci, dit-il en me rendant mon carnet à croquis, sur un fauteuil du Carlton.

« - Je croyais l'avoir perdu. Merci beaucoup, dis-je en le récupérant.

« - Je me suis permis de regarder tes dessins… Ils sont un peu plus flous au niveau des détails ou des proportions mais j'aime beaucoup ton style. Je voulais d'ailleurs te proposer quelque chose. Si tu es intéressée par la branche stylisme, à l'état pur, dit-il en faisant référence à notre conversation à l'hôtel justement, je te prends en apprentissage. Les horaires seront les miennes et tu ne verras pas forcément ton petit ami autant que tu le voudrais mais tu gagnerais un an d'étude si tu commences dès l'an prochain.

« - Et je n'aurais plus à chercher d'autre stages ? À ce propos, faut que je demande à revenir ici l'an prochain.

« - Je m'en suis occupée, intervint Annie. Au cas où la proposition de Raf ne t'intéresserait pas.

« - Mais sinon c'est un fait, tu serais en stage avec moi jusqu'à la fin de tes études. Je te laisse y réfléchir, dit-il en quittant les locaux.

Pour ma part, je restais inerte quelques secondes, réfléchissant à ce qu'on venait de me dire. En gros, si j'accepte la proposition de Raf, je suis diplômée dans trois ans au lieu de quatre mais je vois moins Shane. Ou alors je fais quatre ans, je suis diplômée en même temps que mes amis et je vois mon copain plus souvent. Mince alors, le dilemme est grand ! Je gagne un an et j'ai l'opportunité de bosser avec un des meilleurs styliste au monde, selon moi, ou alors je fais le parcours basique avec une année de spécialisation à la fin… Faut que je consulte mes conseillers au nombre de neuf. Papa, maman, Mira, Ludovic même si son avis comptait moins, Shane, Demi, Miley, Nate, Jason et Liam.


Alors qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Moi les aux revoir m'ont vraiment trop rire. Pour une fois c'est Shane qui pleure, ça change non ? Bon sinon que pensez-vous de Mitchie qui réconforte Beverly ? Qui a deux scooters ? De sa conversation avec sa mère ? Et la proposition de Raf… Elle l'accepte ou la refuse ? ^^ Réponse soon !

Miss Tagada (L)